LE RENOUVEAU du… « COURRIER de L’U.N.E.S.C.O »

 

 

« Rien que le nom de cette publication emblématique évoque l’essence même de notre Organisation. Depuis le premier numéro, publié en février 1948, jusqu’à celui que je tiens dans les mains, le Courrier est resté fidèle à sa mission : promouvoir les idéaux de l’UNESCO, servir de plate-forme au dialogue entre les cultures, constituer une tribune de débats internationaux. »

C’est en ces termes qu’Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO s’est exprimée lors de la relance du Courrier de l’UNESCO à la Diaoyutai State Guesthouse de Beijing, Chine, le 13 mai 2017. Après cinq années d’interruption, pour des raisons budgétaires, la revue a recommencé une nouvelle vie en avril 2017, grâce au généreux soutien de la République de Chine.

Trimestriel imprimé dans un nombre d’exemplaires limités, le Courrier est de nouveau disponible en ligne (fr.unesco.org/ courier) en sept langues : anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe. L’abonnement à la version numérique est gratuit et il suffit de quelques clics pour accéder aux archives. Une stratégie pour déployer sa présence numérique est actuellement élaborée et des partenariats pour de nouvelles versions linguistiques sont en vue. « Dans les années 1980, la revue existait dans plus de 35 langues, grâce à la coopération des Commissions nationales », a rappelé Irina Bokova, lors de la relance du Courrier au siège de l’UNESCO, le 27 avril 2017, avant d’exprimer sa conviction que la partenariat avec la Chine encouragera « de nombreux acteurs des secteurs public et privé, à devenir nos partenaires dans le développement du Courrier à l’échelle mondiale ».

http://unesdoc.unesco.org/images/0025/002523/252318f.pdf

des  extraits ……

SCIENCES HUMAINES l’IMPORTANCE DES RECITS AUTOCHTONES

par John Ayotunde Isola Bewaji

L’accent mis dans les études sur les sciences exactes et la technologie, disciplines rémunératrices, au détriment des sciences de l’homme, menace la capacité des peuples de la Jamaïque et des Caraïbes à raconter et valoriser leurs propres histoires, indispensables à la transmission des connaissances et au développement

Depuis qu’ils en sont capables, les hommes ont cherché à comprendre la vie dans tous ses aspects et le monde qui les entoure. Pour comprendre et décrire leur environnement, ils ont utilisé non seulement la littérature, la philosophie, l’éducation, la religion, les arts, l’histoire, l’anthropologie, l’archéologie et la sociologie, mais également l’économie, la psychologie, l’information, le développement, les sports, le genre, la finance, le commerce, les sciences politiques, les études environnementales, les études en communication, les études culturelles et le droit. Par souci de validité scientifique, certaines de ces disciplines ont été classées sous la rubrique « sciences sociales », mais je suis persuadé qu’elles jouent aussi un rôle dans les sciences humaines.

Par le langage, les êtres humains ont produit leurs propres récits, qu’ils ont privilégié par rapport à ceux qui provenaient d’autres régions.
Toutes les civilisations sont attachées aux récits qui incarnent leurs cultures, leurs systèmes de connaissances et les manières d’être qu’elles ont créés. Trois événements ont joué un rôle déterminant dans la place qu’ont fini par occuper les sciences humaines dans les universités occidentales : la révolution scientifique, la révolution industrielle et le logicisme [école moderne de pensée mathématique, fondée par le philosophe et mathématicien allemand Friedrich Ludwig Gottlob Frege (1884-1925). Théorie qui consiste à appliquer les lois de la logique à des domaines étrangers à la logique]. La conjugaison des révolutions scientifiques et industrielles a donné naissance au positivisme logique et à la conviction que toute quête de connaissance doit reposer sur une méthodologie scientifique, au risque de perdre validité et pertinence. Cela a eu des conséquences désastreuses pour les héritages intellectuels des sociétés non européennes, généralement présentées comme primitives, non civilisées, païennes et arriérées – point de vue qui a autorisé l’appropriation économique de toutes les ressources de ces sociétés par le biais du colonialisme et de l’esclavage.

QUAND UN RECIT CHASSE L’AUTRE

Le pire des enseignements a consisté à faire des récits de l’Europe (et de l’Arabie) des vérités universelles, et à les substituer pour les supplanter à ceux des sociétés autochtones partout dans le monde. C’est pourquoi les Africains sont ignorants de leur ascendance : ils se servent de noms, de langues, de religions, de sciences et de technologies qui sont ceux des autres, au point d’oublier − et parfois même de haïr − les systèmes de connaissances, manières d’être, valeurs et philosophies qui leur sont propres, et de se perdre dans l’univers des autres.

Cela soulève une série de questions. D’abord, l’industrialisation a conduit à la mondialisation de toutes les formes de réalité. La mondialisation est inévitable, mais on ne voit pas pourquoi elle empêcherait les peuples des Caraïbes de faire appel à leur héritage africain pour trouver le sens et la direction d’une vie civilisée. Il n’est pas nécessaire de s’opposer à la mondialisation, mais chacun peut l’enrichir grâce aux cultures historiques de ses ancêtres.

Ensuite, le plaidoyer en faveur de l’enseignement des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) crée un impératif faussé : à savoir que les autres disciplines, qui apparemment ne procurent pas de bénéfices concrets directs à la société, n’ont guère d’utilité. En Jamaïque et aux Antilles, l’accent a été mis sur les sciences, les technologies et les sciences sociales dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. Des matières comme les beaux-arts, la musique, l’éthique, l’histoire, la culture et le patrimoine voient leur enseignement réduit ou supprimé à tous les niveaux d’éducation, parce qu’elles ne sont pas considérées comme utiles au développement humain.

À l’université des Indes occidentales (UIO), université partagée par dix-sept pays des Caraïbes, cette suprématie accordée aux sciences exactes a pour effet que la Faculté de sciences humaines et d’éducation attire systématiquement moins du quart de la population étudiante, leur contribution au développement national et régional étant sous-évaluée. Plusieurs éditoriaux du quotidien jamaïcain The Gleaner ont exhorté le gouvernement à cesser de financer l’enseignement de l’histoire, des langues, de la philosophie et des arts, pour se concentrer sur des disciplines qui permettraient à la Jamaïque et à l’ensemble de la région de rattraper le premier monde sur le plan technologique. Nul besoin, argue le quotidien, de savoir qui nous sommes, à quelle réalité et société nous appartenons et qui étaient nos ancêtres, il suffit d’atteindre la parité technologique avec l’Occident, et tout ira bien.

Enfin, la troisième question est liée à une santé financière déclinante au niveau national, régional et individuel. L’éducation, notamment en ce qui concerne les sciences humaines, fait généralement les frais des ajustements structurels. Les familles et les individus préfèrent investir dans des disciplines « commercialisables, productives et valorisantes ». Il en va de même des pays qui pensent qu’il faut privilégier l’enseignement des sciences, du génie, de la médecine et des technologies, parce que ces disciplines sont censées améliorer la capacité productive.

IDENTITE ET PATRIMOINE

L’étude des sciences humaines est indispensable à la valorisation, à la configuration et à la projection identitaires d’une société. Une société qui néglige de comprendre, d’apprécier et de disséminer les sciences humaines s’expose aux abus de toutes sortes, à la dégradation de son patrimoine et à l’appropriation de son essence. L’épistémicide [le massacre des systèmes de connaissances ou la destruction des savoirs existants] infligé aux populations africaines sous la forme d’un « syndrome de la valise vide » a conduit à déposséder les Africains du Nouveau Monde de leurs identités et de leur patrimoine, laissant des individus désemparés, désorientés et désaxés. Les incivilités rampantes au sein de la société jamaïcaine en sont l’une des manifestations.

Même si la Jamaïque a toujours dépassé les attentes dans tous les domaines, il y persiste une préférence pour l’euro-occidental. La pensée, au sein de l’UIO, a été la victime des événements historiques relatés par le professeur jamaïcain Errol Miller : la dépendance des économies régionales après l’abolition de l’esclavage et l’affranchissement. C’est pourquoi elle n’a pas su adopter les paradigmes éducatifs salutaires, axés sur l’enseignement des sciences humaines, et n’ayant plus à se soucier des bénéfices immédiatement perceptibles de cet enseignement.

L’UNESCO n’a cessé de jouer un rôle prépondérant dans la poursuite d’un monde plus humain, qui valorise la raison, la réflexion et la diversité. Cependant, compte tenu de la résistance à toute indemnisation des populations qui ont vécu les horreurs de la traite atlantique, soit la pire forme d’inhumanité de l’histoire humaine, il est compréhensible que les pays de la région caraïbe soient réduits à l’état de mendiants, incapables de prendre les décisions qui sortiraient leurs citoyens de la misère.
Cela explique sans doute que la Jamaïque affiche l’un des taux d’homicides les plus élevés du monde, alors qu’elle est le pays natal de Marcus Mosiah Garvey [dirigeant politique jamaïcain, journaliste, éditeur et précurseur du panafricanisme (1887-1940)],  de  Bob  Marley(1945-1981) avec le reggae (genre musical mondialement apprécié] et d’Usain Bolt [sprinteur recordman médaillé des derniers championnats  et  jeux olympiques.)

LA CLE : FORMER DES ENSEIGNANTS

Que faire pour améliorer l’enseignement des sciences humaines en Jamaïque et dans les Caraïbes ? Il faut y renforcer et encourager les projets de formation des enseignants de l’UNESCO, en chargeant l’UIO de montrer la voie par une réflexion sur son rôle dans l’enseignement des sciences humaines.

Il faut créer au sein de cette université un département ou une école d’études philosophiques à part entière, avec pour mission de favoriser la pensée critique dans de nombreuses autres disciplines, comme le commerce, le tourisme, la résolution des conflits et les études environnementales.
Il est important que les sciences humaines soient enseignées dans les établissements d’éducation primaire, secondaire et postsecondaire en Jamaïque et dans la région, parce que c’est dans l’esprit des hommes que se construit la paix. Les genres culturels et musicaux nés en Jamaïque ont influencé le monde entier, mais on n’a guère fait d’efforts pour enseigner et développer ces traditions auprès des jeunes Jamaïcains.

Ces connaissances pourraient être utilisées pour mobiliser leur créativité et assurer leur indépendance économique. Enfin, il est important de comprendre que les sciences humaines sont à la base de toute la production de connaissances, qu’il s’agisse de les conserver, de les stocker, de les collecter, de les diffuser ou de les appliquer. Les pays riches et puissants ne confient pas à d’autres l’éducation de leurs citoyens. De même, les sociétés pauvres et faibles doivent comprendre qu’elles doivent produire elles-mêmes leurs propres récits et assurer la saine transmission de ceux-ci pour le bien de notre humanité collective, y compris dans notre magnifique diversité.

De nationalité jamaïcaine, mais né au Nigéria, John Ayotunde Isola Bewaji est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont The Rule of Law and Governance in Indigenous Yoruba Society – an Essay in African Philosophy (L’État de droit et la gouvernance dans la société indigène yoruba. Un essai de philosophie africaine). Il a dirigé plusieurs publications, comme le Caribbean Journal of Philosophy (CJP).

*

LE   POETE AU COEUR DE LA CITE
par Tanella Boni

La poésie, comme toute création artistique, est l’un des piliers des humanités. En empruntant les chemins de l’émotion, de la sensibilité, de l’imagination, elle transmet les connaissances et les valeurs humaines. Mieux : elle forme l’être humain, corps et âme.

L’art ne raisonne pas. Il relève de l’émotion, de la sensibilité, de l’imagination. L’expérience artistique ne renvoie ni à l’argumentation, ni à la vérification, ni à la preuve, puisqu’il ne s’agit pas de connaissance scientifique. Et pourtant, par des voies qui lui sont propres, en dehors des sentiers battus des sciences, l’art joue un rôle primordial dans la formation de l’individu : il transmet la connaissance du monde et des valeurs humaines indispensables pour s’ouvrir à l’Autre. La création artistique établit ainsi des liens très forts entre les humains, par-delà les langues, les croyances et les cultures. C’est pourquoi l’art peut être considéré comme l’un des piliers des humanités.

LE TEMPS DES HUMANITES

Bien présente dans le monde anglophone, les humanities désignent les disciplines littéraires, linguistiques, philosophiques, historiques ou artistiques, dans lesquelles l’ouverture d’esprit et la vie de l’humain sont mises en exergue dans la société. Dans de nombreux pays francophones, le terme est tombé en désuétude ou presque, sauf dans certains milieux universitaires. Cependant, jadis, dans le système éducatif français, on « faisait ses humanités ». Cela signifiait apprendre « ses » classiques, étudier des langues anciennes, lire Homère, Virgile et d’autres auteurs anciens, acquérir une vision aussi large que possible par l’étude des manières d’être, de vivre, de parler des humains appartenant à d’autres civilisations

Ailleurs dans le monde, dans les cultures africaines, par exemple, il existe un équivalent à cet apprentissage de « ses » classiques. C’est le moment de l’initiation, celui où l’on transmet aux jeunes filles et aux jeunes hommes l’héritage des temps anciens, qui permet de vivre au temps présent. C’est le temps des humanités. Chaque époque, chaque culture a ses classiques, ses textes incontournables. Et parmi ceux-là, la poésie a toujours occupé une place de prestige. Toujours, sauf aujourd’hui : nous avons tendance à oublier son existence, dans notre monde désenchanté. J’aimerais m’y attarder précisément pour déjouer cet oubli et montrer comment la poésie fait partie intégrante des humanités.

CE QUE PEUT LA POESIE

Il n’existe pas de société sans poètes. Même si l’acte de création se fait dans la solitude, ils ne vivent pas dans une bulle. Ce ne sont pas des ermites enfermés dans leurs tours d’ivoire, mais des créateurs d’univers qu’ils donnent en partage. Que leurs poèmes soient écrits ou chantés, les poètes jouent un rôle éducatif de première importance. Les philosophes de la Grèce antique n’ont pas manqué de le remarquer. La poésie incarnait à leurs yeux une expérience d’apprentissage, une culture générale précédant toute spécialisation scientifique ou politique. Ils savaient à quel point l’apprentissage d’Homère et d’autres poètes était important pour la formation de l’esprit chez les jeunes Grecs libres (ceux qui n’étaient ni esclaves, ni métèques).

C’est pourquoi Platon s’inquiéta, dans la République, qu’Homère donnât une mauvaise idée des dieux dans ses poèmes, et il finit par bannir les poètes de la cité ! Le reproche qu’il fit au poète tient sans doute tout autant à ce qu’est la poésie qu’à ce qu’elle ne saurait être. Mais qui peut dire, hier comme aujourd’hui, ce qu’est la poésie ? Pour l’écrivain argentin Jorge Luis Borges, une définition de la poésie comme « l’expression de la beauté par l’intermédiaire de mots combinés avec art », pourrait figurer dans un dictionnaire, certes, mais resterait plutôt « faible ». « Il s’agit de réalités si profondes », ajoute-t-il, « qu’elles ne peuvent s’exprimer qu’au moyen des symboles que tous les hommes ont en partage ».

:-:-:-:

A noter qu’Edouard  GLISSANT a  été  directeur  de  cette  publication,  direction  au  cours  de laquelle un numéro  du  Courrier   traitait  de la  Caraibe.

autres  titres :
7 Le journalisme éthique refait la Une AidanWhite

10 Fake news : ce qu’en pensent les journalistes

12 Développer l’esprit critique contre les « infaux » Divina Frau-Meigs

16 Aftenposten versus Facebook : une controverse éclairante Marina Yaloyan avec EgilHansen et Richard Allan

20 Le pari réussi d’une télé en ligne Andrius Tapinas

22 Un phare grâce au Net Carlos Dada

24 Le journalisme d’investigation contre vents et marées Sanita Jemberga

37 L’humanitude ou comment étancher la soif d’humanité Adama Samassékou

Courrier de l’Unesco juillet/septembre 2017 http://unesdoc.unesco.org/images/0025/002523/252318f.pdf</</strong>

At this time/A ce jour…

5 years after its opening with 7 000 visits, you are more than 3 000 visitors to have crossed the doors of « LUCKYLAND ». Congratulations and Thank you!
I thank you all, some for their loyalty, if not for their curiosity for others, because it proves how fruitful it is to share and share a look, a point of view, an event, a bit of everything That offers the life of this world to our sensitivity, our curiosity, our wonder sometimes.

You will not be surprised if I told you, that American readers are in good place, between Martinique with a difference of 300 approx.  In addition, and Guadeloupe which has 300 less, unlike France reaching the record of more than 4 000 visits reducing its 1/5 score from Martinique. When I tell you that the meeting, the French Guiana and the Canada follow with less than 50 each, you will also know that the world of 1500 visits about come from 82 other countries.

the  most   visited pages? Will you surprise me if I told you: « The origin of the slaves in Martinique and the population »? It is clear that the return on history and that of our origins interests the Martiniquais nevertheless, especially since the « International Colloquium » of last October has retained many attentions! Then come the « Prix Aimé Césaire de poésie 2015 », « Kapistrel », a site entirely devoted to Creole, « Historical figures » and of course … « News and politics ».
Here is a picture which encourages us to continue, to add whenever I judge it opportune the page that we will share in a friendship always virtual.
Thousand THANK YOU …!
Kind regards to all, and good continuation!
Your friend,

Luckbrown.

…………

5  années  après  son  ouverture  avec   7 000 visites, vous êtes  plus de 3 000  visiteurs  à  avoir  franchi  les  portes  de   » LUCKYLAND ».!!!  Bravo  et Merci !

Je  vous  remercie toutes  et  tous,  certains  pour leur  fidélité  sinon  de  leur  curiosité pour  d’autres,   car cela prouve  combien il  peut être  fructueux  de  partager  et  de  faire  partager un  regard, un point de  vue,  un évènement, un peu de   tout  ce  qu’ offre la  vie de  ce monde à notre sensibilité, notre  curiosité, notre  émerveillement parfois.

Vous  ne serez pas  surpris  si  je  vous  confiais,  que les lecteurs américains  sont  en  bonne place, entre la Martinique  avec  une différence  tout  de même de 300 env.  en plus,  et  la Guadeloupe qui compte à l’inverse 300  de moins , l’Hexagone  atteignant  le  record de  plus de 4 000  visites soit 5 fois le  score  de la Martinique. Quand je  vous  aurai  dit  que  La Réunion, La Guyane  et  le  Canada  suivent avec moins  d’une  cinquantaine  chacun,  vous  saurez aussi   que de par le monde  1500 visites environ proviennent de 82  autres pays.

Les  pages   les  plus visitées ?  Vous  surprendrai – je  si  je  vous annonçais : »De l’origine des  esclaves en Martinique et de la population »  ? il est  clair  en  effet  que  le  retour  sur l’histoire  et celle de  nos  origines intéresse les Martiniquais malgré  tout,  d’autant    que  le  » Colloque  scientifique international »  d’ Octobre  dernier a retenu  bien  des attentions ! Viennent  ensuite, le « Prix Aimé Césaire  de poésie 2015 », « Kapistrel », site  entièrement dédié  au  créole, « Personnages historiques » et bien sûr … »Actualités et politique ».

Voilà un  tableau qui incite à continuer ,  à  ajouter chaque  fois  que  je  le  jugerai opportun  la  page  que  nous partagerons dans  une  amitié toujours  virtuelle.

Mille  MERCI  encore …!

Bien  cordialement à toutes et  tous, et  bonne  continuation !

Votre  ami,

Luckbrown

 

RENCONTRE aux BEAUX-ARTS de PARIS

L’occasion  pour   Ernest BRELEUR d’éclairer le public sur   sa   démarche  un  public intéressé  et   attentif. Entrer dans son  style d’expression,  c’est épouser la modernité avec la féminité comme mobile de   cette    créativité  en  effervescence.

Aux questions  posées dans   son  rapport  à  l’Afrique à l’esclavage  ou  au  colonialisme,  je  doute qu’il ait   satisfait dans   ses  réponses à   la  curiosité qu’inspire  ses  oeuvres. D’ailleurs il  n’y  a aucune   référence   à l’Afrique et   sans  devoir y trouver nécessairement  quelqu’indice   de  cette   problématique fondamentale propre  à  cette   histoire,  on  a  du mal à  croire   que le « dépassement  des  racines » ou  de la  victimisation suffirait  à l’Etre pour  baigner   dans   une   sérénité que   ni  les  racines du passé ,  ni   l’angoisse  de  l’avenir   ne viendraient   troubler.

Certes  le  parcours  de   chacun façonne l’esprit avec  lequel on  avance, et   la  diversité même  de  ces  expressions témoigne  de  la  liberté qui  enrichit les univers d’une  humanité dans  ses multiples existences.

(photos   Lp.Consel  et  C.Griffard)

 

NB.voir aussi les autres pages réservées  à  E.Breleur

Galerie

Les semaines culturelles de l’U.N.E.S.C.O

© Groupe africain auprès de l’UNESCO

22-24/05 | Célébration

Semaine africaine

« La jeunesse, notre capital »

De 10 à 18 heures, salles Miró, des pas perdus, I, IV et Piazza

Programme et invitations :
dl.benin@unesco-delegations.org   

Responsable : Groupe africain auprès de l’UNESCO

La Semaine africaine, dédiée à la réflexion, à l’échange intellectuel, met aussi à l’honneur la diversité du patrimoine culturel et artistique de l’Afrique. L’édition 2017, tout en restant fidèle à ses rendez-vous incontournables – exposition-vente d’objets d’art et de peintures contemporaines, stand de publications, projection d’un long métrage (Tourbillon à Bamakode Dominique Philippe), animations culturelles – s’étoffe avec une large réflexion autour de son thème consacré à la jeunesse, abordé sous plusieurs angles sur deux matinées (mardi et mercredi). Les contes, la mode (défilés de jeunes créateurs) et la musique (concerts de Patricia Essong et du groupe Nouvelle Aube) ont aussi la part belle dans ce programme écourté par le pont de l’Ascension. Un atelier masque, peinture faciale, danse africaine et percussions accueillera les enfants mercredi, de 10 heures à midi.

Tous droits réservés

29/05-02/06 | Célébration

Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes

« Ensemble pour Haïti »

De 10 à 18 heures, salles Miró, hall Ségur et salle IV

Programme et invitations : dl.mexique@unesco-delegations.org

Responsable : Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO

À l’instar de la Semaine africaine, la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes célèbre aussi le patrimoine culturel, mais celui des 33 pays qui constituent le Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO. Un rendez-vous qui se veut festif, tourné vers Haïti cette année. Autour d’une exposition qui mettra en lumière artistes contemporains, artisanat et patrimoine mondial, musiques, danses et défilés de costumes traditionnels rythmeront les débuts d’après-midi (à partir de 13 heures), lundi, mardi, mercredi et vendredi. Mariachis, rumba, tango argentin, entre autres, sont au programme.

LES HONNEURS DE L’AFRIQUE DU SUD pour Euzhan PALCY

La cinéaste martiniquaise Euzhan Palcy reçoit l’une des plus hautes distinctions sud-africaines

  • Par Philippe Triay
  • Publié le 28/04/2017 à 16:21, mis à jour le 28/04/2017 à 17:01

La réalisatrice Euzhan Palcy a reçu ce vendredi à Pretoria en Afrique du Sud la plus haute distinction décernée par ce pays à des personnalités étrangères, en faisant son entrée dans « l’Ordre des compagnons d’Oliver Reginald Tambo ». C’est la première Française à recevoir cet honneur.

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Euzhan Palcy a reçu la médaille de « l’Ordre des compagnons d’Oliver Reginald Tambo » (l’équivalent de la Légion d’honneur) ce vendredi à Pretoria, à l’occasion de la Journée de la liberté (Freedom Day) en Afrique du Sud. Ce jour férié sur le plan national commémore chaque année la date des premières élections libres dans le pays, qui s’étaient tenues le 27 avril 1994 et conclues par la victoire de Nelson Mandela.

L’année 2017 est aussi l’année du centenaire de la naissance d’Oliver Tambo (1917 – 1993), ancien compagnon de route de Mandela et président du Congrès national africain (ANC) de 1967 à 1991. La distinction qui porte son nom est la plus importante décernée à des personnalités étrangères par le gouvernement sud-africain « pour leur amitié envers l’Afrique du Sud ». « C’est une distinction de paix, pour la coopération et l’expression active de solidarité et de soutien » mentionne le site de la présidence.

Mme Palcy a été récompensée « pour sa contribution exceptionnelle à la lutte de libération en exposant les injustices sociales en Afrique du Sud, dans un film de portée internationale (« Une Saison blanche et sèche » en 1989 avec Marlon Brando, ndlr) qui a renforcé la révolution contre l’apartheid », poursuit la présidence.

Je suis honorée de recevoir l’Ordre National Sud Africain: Compagnon de OR Tambo pour le Freedom Day en cette année du centenaire d’OR Tambo

« Elle a voyagé en Afrique du Sud en défiant la section spéciale du régime d’apartheid (…). Elle a risqué sa vie pour rendre compte avec précision de l’apartheid dans « Une Saison blanche et sèche » et pour donner la parole aux Sud-Africains opprimés. Elle a convaincu les studios d’employer des acteurs sud-africains (…). Elle a fait une révolution et l’histoire à Hollywood », précise le texte. « Mme Palcy peut être considérée comme la seule cinéaste noire de l’histoire à avoir réalisé un film anti-apartheid durant l’emprisonnement de Mandela et pendant l’ère de l’apartheid ».

Source  Martinique 1ère 2017

L’AVENIR N’ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES…..

UN PRESIDENT JEUNE
POUR UNE FRANCE NOUVELLE
PROGRESSISTE et PROSPERE !

« POUR L’AVENIR DE VOS ENFANTS, VOTEZ » !
(slogan imprimé par les PTT sur les courriers fin des années 50)

RECONNAISSANCE de la FRANCE AUX ANCIENS TIRAILLEURS SENEGALAIS

28 anciens tirailleurs sénégalais ont été «réintégrés»  samedi 15 avril 2017 dans la nationalité française par François Hollande sous les ors de l’Elysée, six décennies après en avoir été privés par l’indépendance des colonies africaines de la France. Le combat d’Aïssata Seck.

Elle entre dans la salle des fêtes de l’Elysée côte à côte avec le président de la République, vêtue d’une jolie robe noire et blanche et de chaussures rouges vives. Si, samedi matin, François Hollande a rendu hommage à 28 tirailleurs sénégalais en les naturalisant Français lors d’une cérémonie inédite, la vraie star du jour, c’était elle : Aïssata Seck, élue socialiste à la mairie de Bondy (Seine-Saint-Denis), sans qui ces anciens soldats, nés entre 1927 et 1939 dans d’anciennes colonies françaises, n’auraient jamais obtenu de carte d’identité tricolore au crépuscule de leur vie.

Cette Franco-Sénégalaise de 37 ans est à l’origine de la pétition, lancée en novembre dernier sur Internet, qui a poussé le chef de l’Etat à faciliter les démarches de naturalisation de ces tirailleurs dits sénégalais, en réalité originaires de toute l’Afrique subsaharienne. Ces centaines de milliers d’hommes ont combattu au sein de l’armée française dans les plus grands conflits du XXème siècle avant que leur pays d’origine n’obtienne leur indépendance. Le manifeste, notamment paraphé par l’acteur Omar Sy et le footballeur Lilian Thuram, avait recueilli plus de 64 000 signatures en quelques semaines.

«Vous êtes l’histoire de France»

LANCER LE DIAPORAMA

 

Des rencontres dans les rues de Bondy

 

Si son grand-père maternel a participé à la guerre d’Indochine (1946-54), c’est en rencontrant d’anciens soldats dans les rues de Bondy qu’Aïssata s’est s’intéressée de plus près à leur histoire. «Mon grand-père, que je n’ai pas connu puisqu’il est décédé en 1978, n’a jamais demandé la nationalité française. Il était resté au Sénégal après la guerre. Par contre, je voyais ces messieurs se promener à Bondy avec leurs médailles sur leurs vestons. J’ai sympathisé avec eux et découvert les obstacles qu’ils rencontraient pour être naturalisés.»

Depuis 2010, cette mère de famille employée dans les médias, soutient ces anciens soldats dans leurs démarches administratives. Des hommes seuls pour la plupart, vivant dans des foyers et souvent arrivés en France à la retraite pour toucher leur pension d’anciens combattants. «Jusqu’ici, la majorité de leurs demandes de naturalisation étaient refusées. Il y avait toujours des papiers qui manquaient, alors je me suis dit que la seule solution était d’alerter l’opinion publique et j’ai lancé cette pétition», explique-t-elle. Grâce à ces naturalisations, ces pères de famille vont notamment enfin pouvoir faire des allers et retours comme ils le souhaitent entre la France et leur pays d’origine.

 

«L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet»

 

Samedi, l’élue – qui est par ailleurs porte-parole du candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon – ne cachait pas sa fierté. «Quand je les ai vus monter les marches de l’Elysée, je me suis dit : Tout ça c’est grâce à toi quand même ! C’est l’aboutissement d’un long combat, pour eux comme pour moi.» Et son travail n’est pas près de s’arrêter. Aïssata a déjà rassemblé une centaine d’autres demandes de naturalisation. «On ne sait pas combien de tirailleurs vivent ici. L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet», regrette-t-elle. Lors de la cérémonie, le président de la République a assuré que des réponses favorables seraient accordées à tous les anciens soldats concernés.

 

source leparisien.fr

Ce qu’il faut retenir du colloque…

UNE  ETAPE  VIENT  D’ÊTRE  FRANCHIE……

Adams KwatehMercredi 02 novembre 2016
Conséquences de l'esclavage : une étape est franchie
La question des réparations abordée par Moussa Alo Iyé, responsable à l’UNESCO de La Route des esclaves.
Avec une participation de centaines de personnes par jour en Martinique, puis en Guadeloupe, le colloque scientifique international sur l’impact psychique de l’esclavage a tenu le pari en terme de fréquentation et de pistes de réflexion pour l’avenir. « Bilan plutôt satisfaisant » , se réjouit le professeur Aimé Charles-Nicolas, président de l’association First Caraïbes, initiatrice de la rencontre.
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Ce sont les chercheurs de neuf pays d’Afrique, d’Europe et des Amériques qui se sont retrouvés les 26 et 27 octobre en Martinique et le 28 octobre en Guadeloupe, à l’initiative de l’association First Caraïbes. Au menu de leur rencontre, une interrogation : « L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ? » Une première dans nos pays, car les travaux ont été pluridisciplinaires, en plus de sa tenue en Guadeloupe et en Martinique. Le Mémorial ACTe, à Pointe-à-Pitre, a accueilli le dernier jour du colloque devant les responsables politiques, culturels et associatifs de l’archipel.
Deux jours plus tôt, une vingtaine d’intervenants, composés d’historiens, de psychiatres, de généticiens ou de psychologues, a alimenté la rencontre en Martinique. Ici comme en Guadeloupe, la première question pointée du doigt a été l’existence reconnue unanimement du traumatisme dans les populations dont les ancêtres ont subi l’esclavage. Le phénomène se manifeste de multiples manières démontrées dans des observations cliniques et des recherches aussi bien aux Etats-Unis qu’en Jamaïque. Le docteur Edwin Nicols, venu des Etats-Unis, 85 ans, a insisté sur « l’héritage psychologique » qui frappe les Afro-descendants
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Pour déceler les mécanismes et les ramifications qui subsistent encore, des spécialistes ont fait référence aux travaux du Martiniquais Frantz Fanon, considéré comme le précurseur de la psychiatrie dans les sociétés post-esclavage. De l’intériorisation de l’infériorité aux addictions et la sur-représentation des Noirs dans les faits de violences aux Etats-Unis, le colloque a abordé aussi le cas des Afro-descendants au Brésil, le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888.
« L’esclavage, à plusieurs égards, a continué dans le présent » , a déploré une universitaire brésilienne. « Et ni nous brisions le cycle de l’infériorisation ou de la supériorisation des uns sur les autres, nous aurions la plus grande révolution planétaire » , a souhaité le docteur Benjamin Bowser.
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Le colloque suivi attentivement par les élus et les représentants de la société civile…
« OUI, IL Y A TRANSMISSION, MAIS TOUT EST RÉVERSIBLE »
Aucune question n’a été éliminée, y compris celle sur les réparations. En Guadeloupe, elles ont été abordées à la fois sous l’angle des demandes faites par des associations comme le MIR (le Mouvement international pour les réparations) et des réponses données par des états au statut des Afro-descendants. Le débat a montré que les réparations ne forment pas un bloc unique et que la première des réparations est l’enseignement de l’histoire de l’Afrique et les formes de mise en esclavage.
Par ailleurs, les mesures d’accompagnement économique ont été soulignées par des intervenants et l’assistance, mais il ne s’agit nullement de réparations pécuniaires. L’accès à la terre et la préservation des lieux de résistance comme les Kilombos au Brésil ont été mentionnés parmi les possibilités de faire disparaître « la discrimination systémique » .
La question de la transmission du traumatisme qui suscite des interrogations a été traitée par la chercheuse suisse Ariane Giacobino. « Oui, il y a transmission, mais tout est réversible » , observe-t-elle. Dès lors comment faut-il le dépasser ? En Jamaïque, l’introduction des expressions culturelles dans les écoles a réconcilié les enfants avec leur passé. Le parallèle a été tout de suite fait par le professeur Aimé Charles-Nicolas et Ariane Giacobino avec les dessins et peintures réalisés par des élèves des écoles du Lamentin, Fort-de-France et Lamentin sur leur vision de l’esclavage.
Cette manifestation s’est tenue mardi dernier au Domaine de La Pagerie en partenariat avec Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On vise donc l’avenir pour avoir une mémoire apaisée dans la longue marche vers « la réconciliation » , selon Aimé Charles-Nicolas.
Le premier colloque sur les traumatismes liés à l’esclavage est appelé à se reproduire sous diverses formes, par exemple des conférences-débats entre les professionnels du secteur sanitaire et social et les historiens ou les psychologues. Les participants ont décidé également d’aller plus loin en créant un observatoire dont la forme n’est pas révélée.
ILS ONT DIT
Aimé Charles Nicolas, président de l’association First Caraïbes : « Ce colloque n’est pas une conclusion »
Aimé Charles-Nicolas, clôturant le colloque en Guadeloupe, tire un bilan satisfaisant.
« Nous avons établi des faits psychiques, politiques ou psychiatriques. Donc nous pouvons dire que les voies sont ouvertes pour une auto-réparation personnelle et aussi une réparation collective. Il y a un impact du traumatisme de l’esclavage sur nos populations, voire toute la planète. Il faut donc poursuivre le travail personnel et collectif, car ce colloque n’est pas une conclusion, mais il permettra de revenir par des séminaires et poursuivre des discussions. »
Gilbert Pago, historien co-organisateur du colloque : « La rencontre a eu un véritable écho »
« C’est un triomphe en matière de fréquentation et de contenu. En Martinique et en Guadeloupe, une moyenne de 1000 personnes ont assisté par jour au colloque. Rapporté à la population française, c’est l’équivalent de 100 000 personnes. Donc la rencontre a eu un véritable écho. Les participants ont abordé des thèmes importants et veulent aller plus loin.
Contrairement à ce l’on pourrait penser, les sujets sont porteurs et attendent d’être développés dans un cadre interdisciplinaire. »

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En  attendant   l’édition  des  actes  du  colloque,  retrouvez  les  différentes  interventions en  Martinique  et  en  Guadeloupe  sur  le  site  : WWW.CIPHAGE/HOME/REPLAY

COLLOQUE SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL

L’ESCLAVAGE : quel  impact   sur  la  psychologie  des  populations ?

Martinique 26 & 27 octobre 2016 – Hôtel   la  Batelière (Route  de  Schoelcher)

Guadeloupe  28  octobre 2016

 Source  http://www.CIPHAGE.COM

A l’initiative de l’Association Régionale FIRST CARAIBES, se tiendra à la Martinique les 26 et 27 octobre et en Guadeloupe le 28 octobre 2016 le Colloque Scientifique International «L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ?» dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les afro descendants 2015-2024.

Avec la présence de plus en plus insistante dans l’espace public de la thématique de l’esclavage nous nous sommes rendus compte que nous ne savions rien des conséquences psychologiques de la traite des Noirs et de leur mise en esclavage alors même que des travaux psychiatriques ont démontré la nécessité de traiter les psychotraumatismes, que des travaux d’épigénétique démontrent l’existence de traces sur l’ADN des traumatismes psychologiques et leur transmission de génération en génération, alors, enfin, que des travaux d’historiens ont mis au jour «la voix des esclaves». Il est alors apparu indispensable de faire se rencontrer historiens, psychiatres, généticiens, anthropologues et sociologues pour échanger sur cette question loin de toute posture victimaire.

En fait, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de la première manifestation scientifique sur les conséquences psychologiques de l’esclavage. Dans ce contexte l’enjeu c’est aussi le lien entre esclavage et racisme puisque, avec la traite composée exclusivement de Noirs, le changement de nature et d’échelle de l’esclavage a fait se développer à partir du XVIe siècle une vision racialisée et racialement hiérarchisée de l’humanité (Controverse de Valladolid etc.). Avec l’abolition de l’esclavage, le XIXe siècle a inventé les théories raciales qui ont rationnalisé et justifié «scientifiquement» la hiérarchie, intriquée à la colonisation et plaçant le nègre dans l’évolution darwinienne entre le singe et l’homme.

Ainsi les conséquences de l’esclavage et de ses suites (Jim Crow, lynchages, apartheid, droits civiques…) qui ont façonné les esprits pendant des siècles se révèlent incommensurables ne serait-ce qu’à la lumière des données scientifiques actuelles sur le psychotraumatisme.

La Caraïbe, qui a payé un lourd tribut à l’esclavage avec ses 10 millions d’Africains déportés, apparait bien placée pour échanger des savoirs sur cette question et créer des savoir-faire de résilience.

Certaines des questions que nous allons approfondir ont été posées par Frantz Fanon notamment celle des modèles intériorisés qu’il a englobés sous le terme «aliénation» et que les américains nomment «internalized racism».

En octobre 2011 FIRST CARAIBES a organisé en Martinique, un Congrès International consacré à l’héritage de Frantz Fanon. Il a montré, entre autres, que l’aliénation nécessitait de nouvelles recherches et, à cet égard, ce colloque de 2016 s’inscrit dans la continuité du congrès de 2011 et donnera lieu à la publication d’un ouvrage en français et en anglais

 

Professeur Aimé CHARLES–NICOLAS,

Président de l’Association First Caraïbes

Le projet

Nous souhaitons organiser un colloque scientifique international fin octobre 2016 en Martinique et en Guadeloupe sur les conséquences psychologiques de l’esclavage, problématique très peu étudiée.

L’idée est de faire le point sur les connaissances scientifiques dans ce domaine, de proposer des pistes de recherche et de résilience en faisant se rencontrer, pour la première fois, historiens, psychiatres, anthropologues et généticiens qui ont travaillé sur les stigmates actuels de l’esclavage.

Ces experts invités viennent des Etats-Unis, du Brésil, de la Caraïbe, du Sénégal et d’Europe. Du fait de leur histoire encore actuelle et du travail qu’ils ont commencé sur ce sujet, les Américains seront les plus nombreux, ils seront 11.

La généticienne spécialiste d’épigénétique du psychotraumatisme et de sa transmission transgénérationnelle vient de Genève.
Nous avons invité un expert du Portugal qui a été le premier et le dernier pays à pratiquer la traite d’esclaves et trois experts du Brésil.

C’est que la question de l’esclavage s’installe dans l’espace public.
Elle a acquis une visibilité politique, sociale et culturelle, à un niveau global, des Amériques à l’Europe, à l’Afrique, l’Océan Indien et même l’Asie. Les Nations Unies ont reconnu en 2001 l’esclavage et la traite comme «une tragédie épouvantable dans l’histoire de l’humanité» lors de la Conférence Mondiale de Durban. Des évènements consacrés à ces questions font aujourd’hui florès : colloques, commémorations, pièces de théâtre, films, livres d’histoire, bandes dessinées. Les thèses d’histoire se multiplient en Europe et dans l’hémisphère américain. Parmi les mémoriaux (Nantes, Gorée, Atlanta, Manchester, etc…) celui des Nations Unies a été inauguré à New York le 25 mars 2015 et le tout récent Mémorial ACTe en Guadeloupe a été signalé par la presse internationale comme «the world’s largest memorial devoted to the history of slavery in the western world». Même le hip-hop français et les rappeurs jamaïcains font directement référence à l’héritage de l’esclavage et réclament un accès à leur «véritable histoire».

En effet le travail récent des historiens a révélé une autre histoire décentrant le point de vue jusque-là exclusivement occidental, interrogeant les rapports de pouvoir à partir des esclaves, cherchant à retrouver leur voix, mettant en évidence leur capacité à agir. Des pans entiers de la mémoire et de l’histoire se (re)construisent ainsi par petites touches où la logique de revendication d’une identité historique est confrontée à la logique du refoulement, puissante.

Comment alors ne pas s’interroger sur la dimension psychologique des conséquences de la traite et de l’esclavage des Noirs ?
Cette ampleur du traumatisme, cette violence, «le collectif ravalement à la bête, le total outrage, la vaste insulte, (…) l’omni-niant crachat» ne peuvent pas demeurer sans conséquences psychotraumatiques alors que les recherches génétiques les plus récentes montrent l’inscription des psychotraumatismes dans l’ADN des sujets et leur transmission sur plusieurs générations. En effet, il n’est pas rare que, dans ces pays qui furent des terres d’esclavage, les psychiatres expliquent certains symptômes de leurs patients par les traces de l’esclavage. Certains comportements de la vie quotidienne courants dans ces pays et qualifiés de «pathologiques» nécessitent un examen pluridisciplinaire par les sciences humaines et sociales.

Et pourtant, curieusement, bien peu de travaux sont consacrés aux moyens de surmonter ce psychotraumatisme.

Certes, les conséquences actuelles ne sont pas en continuité linéaire avec les traumatismes initiaux, elles ont été remaniées par les contingences existentielles. Les conditions des Noirs ont été différentes dans la Caraïbe francophone, anglophone ou hispanophone, aux Etats-Unis et au Brésil, notamment après l’abolition. Comment ces conditions ont-elles imprimé leurs marques ? Qu’ont dit de leur vécu les personnes mises en esclavage ? Des facteurs de protection ont-ils permis d’enrayer la transmission transgénérationnelle ? A l’inverse, lorsque les facteurs dommageables sont plus nombreux, un cycle de la haine de soi apparaît-il ? Par une reproduction des modèles intériorisés ? Y a-t-il des dénominateurs communs aux psychismes façonnés par l’esclavage ? Quels mécanismes conduisent de l’esclavage au racisme ? Quel impact l’esclavage a-t-il eu sur la représentation du Noir actuelle et sur les relations sociales dans la Caraïbe, en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil et en Afrique ? Quelle piste pour la résilience ? (en effet, loin de toute posture victimaire, une meilleure connaissance des mécanismes devrait nous aider à alléger ce boulet psychologique).

Plusieurs de ces questions ont été posées par Frantz Fanon notamment celle des modèles intériorisés qu’il a englobés sous le terme «aliénation» et que les américains nomment «internalized racism». En octobre 2011 FIRST CARAIBES a organisé en Martinique un Congrès International consacré à l’héritage de Frantz Fanon. Il a montré, entre autres, que l’aliénation nécessitait de nouvelles recherches et, à cet égard, ce colloque de 2016 s’inscrit dans la continuité du congrès de 2011.

Il est ainsi apparu indispensable à un psychiatre Aimé CHARLES-NICOLAS (Martinique), un sociologue Benjamin BOWSER (USA), une historienne Myriam COTTIAS (Martinique), une anthropologue Hebe MATTOS (Brésil) et un politologue Ali MOUSSA IYE (République de Djibouti, UNESCO) d’organiser un colloque scientifique international durant lequel des historiens, des psychiatres, des généticiens, des sociologues et des anthropologues se rencontreront afin de faire le point sur les conséquences et les traces psychologiques de l’esclavage de nos jours, dans un échange interdisciplinaire sous forme de séances plénières, de tables-rondes et d’interactions permanentes avec la salle.
Il sera complété par des propositions artistiques. En effet, de tous temps facteur de sublimation, d’épanouissement individuel et puissant levier de reconnaissance et de résilience collective, l’art ouvre ici sur une poétique de la relation à soi et aux autres qui se fait «poétique d’émancipation». C’est surtout pour évoquer le dépassement du trauma qu’il sera présent et pas seulement comme entracte ou ornementation de journées laborieuses. Des vidéos de témoignages seront également présentées.

Ce colloque, porté par l’Association FIRST CARAIBES, aura lieu les 26-27octobre 2016 en Martinique, à La Batelière, et le 28 octobre en Guadeloupe au Mémorial ACTe dont la puissance symbolique et universelle est particulièrement pertinente pour un point d’orgue de la manifestation.

Le Colloque se situe dans le cadre de la «Décennie des Nations Unies pour les afro-descendants 2015-2024» et bénéficiera du parrainage de l’UNESCO et aussi de l’Association Mondiale de Psychiatrie et de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Il sera placé sous le haut patronage de Madame Christiane TAUBIRA, ancienne Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, auteur de la loi qui reconnait la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Elle a bien voulu accepter d’être présente et d’ouvrir le Colloque. De même Madame George PAU-LANGEVIN, Ministre des Outre-mer, a bien voulu accorder son haut patronage et prononcera une allocution d’ouverture.

Il bénéficie du parrainage – c’est un grand honneur – de la First Lady Michelle Obama qui sera peut-être présente.

Le Comité d’Honneur est composé de 4 Prix Nobel de littérature connus pour leur engagement : Mr Derek Walcott (qui a déjà annoncé qu’il sera présent), Wole Soyinka, Toni Morrison et JMG Le Clézio, et aussi de Patrick Chamoiseau (Prix Goncourt), Maryse Condé (Ecrivain), Christiane Eda-Pierre (Cantatrice), et Robert Badinter (ancien Gardes des Sceaux, Ministre de la Justice de 1981 à 1986). Ce contexte prestigieux de personnalités à nos côtés vise à donner du poids aux conclusions de ce colloque scientifique qui seront largement médiatisées à travers le monde entier (nous avons déjà l’accord de télévisions américaines, européennes, africaines).

Il s’agit d’un projet de collaboration scientifique et culturelle de grande envergure sur une question de première importance qui concerne l’humain et les fondements de notre société et dont la Martinique (terre natale d’Aimé Césaire et de Frantz Fanon) et la Guadeloupe (qui a récemment inauguré son Mémorial ACTe) seraient les bâtisseurs. La Caraïbe qui a payé un lourd tribut à l’esclavage avec ses 10 millions d’Africains déportés apparait bien placée pour échanger des savoirs sur cette question et créer des savoir-faire.

Le colloque vise à :

  • Décrire les conséquences psychologiques de l’esclavage,
  • Identifier les praticiens et les chercheurs qui pourront mettre en œuvre des recherches dans ce domaine,
  • Identifier les possiblités d’enquêtes collaboratives entre les différents pays de la Caraïbe d’une part et d’autre part entre la Caraïbe, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud afin de vérifier les hypothèses et les résultats des actions mises en place.

PROGRAMME

Introduction à la subjectivité de l’esclave

Le vécu des razzias, de l’arrachement, de la traversée. La métamorphose en objet

L’arrivée, la vie quotidienne. Le maitre et l’esclave,  les arrangements, les résistances

L’évolution au cours des siècles, selon les lieux

Les révoltes et leur retentissement sur « le moral des troupes ».

Les récits : qu’ont dit de leur vécu psychologique les personnes mises en esclavage ?  Conséquences chez les enfants et les adultes de la maltraitance au quotidien.

Divers conflits intrapsychiques. Facteurs de destruction et de protection de l’estime de soi. Y a-t-il des dénominateurs communs aux psychismes façonnés par l’esclavage ?

Qu’est-ce que le psycho-traumatisme ?

L’inscription épigénétique du psycho-traumatisme et sa transmission transgénérationnelle. Certains comportements sociaux, certains symptômes actuels de patients (violence,  comportements anti-sociaux, conduites auto-punitives, certaines obésités, certains tempéraments dépressifs, anxieux) peuvent-ils être rattachés à l’esclavage ?

Après l’abolition,les conditions des Noirs ont été différentes dans la Caraïbe francophone, anglophone ou hispanophone, aux Etats-Unis et au Brésil, comment ces conditions ont-elles imprimé leurs marques ?

Des facteurs de protection ont-ils permis d’enrayer la transmission transgénérationnelle ? A l’inverse, lorsque les facteurs dommageables sont plus nombreux, un cycle de la haine de soi apparaît-il ? Par une reproduction des modèles intériorisés (internalizedracism) ? Quels sont les mécanismes intimes de cette « aliénation » ?

Y a-t-il des dénominateurs communs aux psychismes façonnés par l’esclavage ? Quels mécanismes conduisent de l’esclavage au renforcement du racisme ? Quel impact l’esclavage a-t-il eu sur la représentation du Noir actuelle et sur les relations sociales dans la Caraïbe, en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil, et en Afrique ?

Introduction à la subjectivité du maître et de son entourage

Les affects en jeu chez les maîtres.

Pourquoi le fonctionnement mental du raciste résiste-t-il aux faits aujourd’hui ?

La loi, La loi du plus fort.

Les bénéfices secondaires du racisme.

Le sadisme.

La compassion.

Le psychisme des Blancs façonné par l’esclavage ?

Quelle continuité entre esclavage, revendication identitaire et racisme ?

Les meurtres de Noirs par des policiers aux Etats-Unis : approfondir l’analyse de ce comportement et le mettre en perspective

L’intériorisation du racisme

conséquences sur la psychologie des populations et possibilités d’intervention thérapeutique.

Quelles pistes pour la résilience ? Sortir de l’esclavage des symptômes de l’esclavage ?

 

MERCREDI  26  OCTOBRE

SOIREE  CULTURELLE  (PAYANTE) AU  DOMAINE  DE  FONDS  ST JACQUES

Vendredi 28 octobre : Mémorial ACTe, Guadeloupe

Sociologie politique

Quel impact des lois (code noir, lois instaurant l’apartheid, décrets d’abolition, loi Taubira, loi Gayssot de 1972, droits civiques et Jim Crow, législation trinidadienne, brésilienne etc.) sur la psychologie des populations dans les différents pays concernés ? Etude des résistances

Mise en place des recherches et des interventions sociales

Identification des équipes et des thèmes de recherche et des interventions sociales. Par exemple études d’opinion, par exemple mise en perspective historique de l’étude « Racisme, discrimination et intégration dans la France de 2010 » ; Recherche sur les mariages mixtes. Conclusions et éléments de langage, stratégies de communication et de valorisation des résultats du colloque. Contributeurs de l’ouvrage et propositions de titres des chapitres

Visite de l’exposition permanente au Mémorial ACTe (payante)

Initié par le président du Conseil régional Victorin LUREL et la Région Guadeloupe accompagnés par le Comité International des Peuples Noirs (CIPN), le Mémorial ACTe a pour ambition originelle de créer un lieu dédié à la mémoire collective de l’esclavage et de la traite, ouvert sur le monde contemporain. En plus d’être directement celle des Guadeloupéens et des habitants de la Caraïbe, l’histoire de l’esclavage et de la traite négrière concerne toute l’Humanité. Offrir un lieu de mémoire et de recherche, c’est, en plus de fédérer toutes les composantes de la population autour d’un passé commun, s’engager à poser la question de la liberté, de toutes les libertés et du vivre ensemble. En 2014, les ONG estimaient que 36 millions de personnes étaient asservies dans des conditions assimilables à l’esclavage, prouvant ainsi que les problématiques et réflexions menées par le 
Mémorial ACTe sont d’une incontestable actualité.

Conclusions et éléments de langage

Stratégies de communication et de valorisation des résultats du colloque.

Contributeurs de l’ouvrage et propositions de titres des chapitres

 

 

C’ETAIT UN GROS POISSON !!!

[EXCLUSIF La1ère] « Outre-m’AIR » la première compagnie aérienne qui va relier l’ensemble des Outre-mer

  • Dominique Trait – Thomas Payet
  • Publié le 01/04/2016 | 06:07, mis à jour le 01/04/2016 | 06:07

OUTRE-MER 1ÈRE François Hollande a demandé à Gérard Feldzer d’étudier la mise en place d’une compagnie aérienne reliant l’ensemble des Outre-mer. Le spécialiste des questions aéronautiques a remis son rapport au mois de septembre. Nous vous révélons en exclusivité le contenu de ce projet.

© France info - AFP Monty Rakusen / Cultura Creative
© France info – AFP Monty Rakusen / Cultura C

Deux lignes aériennes pour relier l’ensemble des Outre mer (Saint-Pierre et Miquelon, La Martinique, la Guadeloupe, les Antilles, la Polynésie, Wallis et Futuna, La Nouvelle-Calédonie, La Réunion et Mayotte), ce sera bientôt une réalité. Soucieux de resserrer le lien avec les Outre-mer mais aussi de rassurer les professionnels du tourisme, victimes des troubles politiques qui percutent de plein fouet les destinations préférées des Français, le président de la République a demandé au spécialiste de l’aéronautique Gérard Feldzer de constituer un groupe de travail.

Le choix de Gérard Feldzer n’a rien du hasard. Cet ancien pilote, consultant aéronautique et ancien patron du Musée de l’air et de l’espace au Bourget avait depuis longtemps dans ses cartons un projet de ce type.

« C’est un idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps, je l’avais d’ailleurs exposée à quelques candidats à l’élection présidentielle en 2012. L’idée a fait son chemin puisque François Hollande l’a retenue. »

Encouragé par le chef de l’Etat, Gérard Feldzer s’est entouré des meilleurs spécialistes de l’aéronautique. Le projet sera officiellement présenté à la presse le 25 avril. « Il sera détaillé  par le chef de l’Etat lui-même, mais ce que je peux d’ores et déjà vous dire c’est que deux avions A380-900 allongés avec une capacité de 900 passagers décolleront deux fois par semaine d’Orly. Le premier prendra la direction de Saint-Pierre et Miquelon, le deuxième de la Polynésie. Chacun de ces avions fera escale sur l’ensemble des territoires et département d’outre-mer : Saint-Pierre et Miquelon, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Polynésie, Wallis et Futuna, La Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Mayotte et retour à Paris. Le deuxième avion respectera les mêmes destinations mais dans le sens inverse. » 

Découvrez les rotations assurées par les deux avions A380 de la compagnie Outre-m’AIR :

Les destinations de la compagnie Outre-m’AIR
Les différentes dessertes assurées par la compagnie Outre-m’AIR

Un tour du monde à 199 euros

© Monty Rakusen / Cultura Creative
© Monty Rakusen / Cultura Creative

La révolution, précise Gérard Feldzer, n’est pas dans la mise en place de ces deux dessertes aériennes « nous savons depuis longtemps que c’est techniquement possible »mais dans le prix et les conditions exceptionnelles qui seront proposées pour « Grand tour de France ».
Chaque passager pourra prendre l’avion où qu’il se trouve à Paris, à Wallis, à Papeete, à Fort-de-France… et pour 199 euros seulement il aura la possibilité de se rendre où il veut dans les Outre-mer, de faire étape à un endroit et de poursuivre ensuite son voyage.

Pour le même tarif il peut partir de Paris, direction la Polynésie, y rester une semaine,  puis partir pour la Nouvelle-Calédonie. Ensuite deux choix s’offrent à lui: soit il revient  à Paris avec une étape à La Réunion et à Mayotte, soit il prend l’avion en sens inverse et il fait une escale en Polynésie puis retour à Paris. La révolution c’est la mise en place des deux « navettes » dans deux directions différentes, ce qui laisse le choix aux passagers. La seule contrainte: le billet sera valable un an. »

Des avions spécialement aménagés

Le seul obstacle sur lequel ces spécialistes se sont « cassés les dents »c’est le temps. Même si personne n’effectuera une boucle Paris-Paris au rythme de l’avion et de ses escales car cela représenterait plus 60 heures en total cumulé,  il est probable que des passagers profiteront du tarif exceptionnel pour se rendre, par exemple,  à Nouméa avec la contrainte des escales « C’est la raison pour laquelle les deux A380-900 seront aménagés avec des couchettes et des douches. Les services à bord seront les mêmes qu’un Paris-Los Angeles d’une grande compagnie comme Air France ou British Airways. Il n’est pas question d’aller vers le « low-cost » avec un service à bord bas-de-gamme »insiste Gérard Feldzer.

Gérard Feldzer annonce la création de la compagnie aérienne Outre-m’AIR. Regardez : 

Gérard Feldzer annonce Outre-m’AIR
Gérard Feldzer annonce la création d’Outre-m’AIR
© JOSÉ PAZOS FABIÁN / NOTIMEX
© JOSÉ PAZOS FABIÁN / NOTIMEX

Une campagne de recrutement dans les Outre-mer
Autre particularité, et non des moindre, dans ce projet de fédérer l’Hexagone et les Outre-mer, le personnel navigant sera recruté dans les territoires et départements ultramarins. Une campagne sera lancée fin avril avec l’objectif d’embaucher soixante-dix-sept stewarts et hôtesses de l’air. Les pilotes, en revanche, seront des volontaires détachés d’autres compagnies. « Nous avons passé des accords avec deux compagnies aériennes enthousiastes à l’idée de s’associer à ce projet », précise Gérard Feldzer.

Premier vol le 18 septembre à 10H10 au départ d’Orly

Cette nouvelle compagnie sera baptisée «Outre-m’AIR » et sera financée pour moitié par l’Etat, pour moitié par des investisseurs privés soucieux de s’implanter dans les Outre-mer ou d’y développer leurs activités. Le nom de ces entreprises est un secret (encore) bien gardé, tout comme le coût total de ce projet qui dépasserait selon nos calculs les plusieurs dizaines de millions d’euros « Je peux simplement vous dire que les études de marché sont très concluantes et que ce projet est parfaitement maîtrisé sur l’aspect financier »,affirme Gérard Feldzer qui ajoute que «le président de la République s’exprimera dans les tout prochains jours.» 

Une opération politique

A près d’un an de l’élection présidentielle, le lancement de cette compagnie aérienne en direction des Outre-mer laisse à penser qu’elle pourrait revêtir une dimension très politique. En effet, difficile de ne pas imaginer que derrière ce projet se cache une opération de séduction pour les électeurs des Outre-mer dont le vote pourrait-être décisif l’année prochaine dans la course à l’élection présidentielle. Gérard Feldzer s’en défend avec vigueur. « Si j’avais imaginé la moindre intention politique dans ce projet, jamais je n’aurais accepté de présider cette commission. Si le Président en récolte quelques bénéfices cela restera dérisoire du service que proposera à des millions de Français. » 

Cinq billets offerts par La1ère.fr

La1ère a décidé de s’associer à ce projet en offrant, avant même l’ouverture officielle de la billetterie, cinq billets « Outre-m’AIR ». Les cinq premiers internautes à nous contacter à l’adresse Redactionoutremer1ere@gmail.com  s’envoleront dès le 18 septembre pour un tour des Outre-mer à la carte.

QUAND LA FRANCE REVISITE L’HISTOIRE…..

En octobre 2010, environ 500 sans papiers ont occupé les lieux, et jusqu'à 300 ont dormi sur place.

En octobre 2010, environ 500 sans papiers ont occupé les lieux, et jusqu’à 300 ont dormi sur place. Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

UN MUSEE  à  l’HISTOIRE  MOUVEMENTEE…

Le principe d’un musée de l’Immigration a été arrêté par Lionel Jospin, alors  Premier  Ministre en 2001. Après une longue gestation, et une décision prise par jacques Chirac, le lieu ouvre finalement ses portes en octobre 2007, dans un climat passionnel.

À l’époque, le Parlement envisage d’instaurer des tests ADN lors des regroupements familiaux, avec l’assentiment du ministère de l’Immigration. Ce dernier exerçant la tutelle conjointe du musée (avec la Culture, l’Éducation nationale) des membres du conseil scientifique démissionnent avec fracas. Exit toute possibilité de cérémonie officielle. En mars 2009, une nouvelle tentative est organisée. Mais elle échouera à nouveau, à cause du contexte politique. Eric Besson, dont la politique à la tête du ministère de l’Immigration est contestée, essuie une telle bronca sur place qu’il ne parvient pas à prononcer le moindre discours. Il est finalement «exfiltré» par le service d’ordre.

En octobre 2010, c’est le coup de grâce pour cette maison décidément très sensible. Cornaqués par la CGT, environ 500 sans papiers occupent les lieux. Jusqu’à 300 dorment sur place, et des banderoles sont déployées sur le fronton du palais de la porte Dorée. Le gouvernement, qui veut éviter des images télévisées d’expulsions par des CRS, met quatre mois à régler le problème. Le musée sera même fermé un temps, par décision préfectorale. «Des expulsions, comme il y avait eu après l’occupation de l’église Saint-Bernard, auraient signé notre fin» juge aujourd’hui Luc Gruson, actuel  directeur  du  Musée,  succédant   à  Jacques   TOUBON aujourd’hui, « Défenseur des  droits »img008

Dérouté par toutes ces polémiques, le public boudera longtemps les expositions de la porte Dorée, pourtant d’un bon niveau. Mais depuis, les choses se sont apaisées. Le Conseil d’orientation du musée, présidé par Jacques Toubon, puis, depuis cet été, par l’historien Benjamin Stora, a compris le message. En 2013 et 2014, la muséographie a été revue de fond en comble et recentrée sur l’histoire de l’immigration, l’ethnographie et les arts. Quant à l’actualité, elle se «règle» désormais au sein de débats, de tables rondes ou de conférences. Mercedes Erra, présidente exécutive de Havas Worldwide, a été nommée à la tête du Conseil d’administration et se charge, de son côté, de mobiliser les mécènes et d’organiser la communication. On lui doit d’ailleurs une première campagne d’affichage au ton volontairement décalé («Notre ancêtres n’étaient pas tous des gaulois» ou encore «L’immigration, cela fait toujours des histoires»).

7 ans  après  son  ouverture  donc,  François   HOLLANDE  trouve  dans  l’occasion  de  cette  inauguration,  un  moyen   peut  être  de  redorer   son  blason  et  de  reconquérir   un  électorat  en  déperdition  au  moment où  N.SARKOZY pointe  son  nez  à  la  présidence  de  l’UMP encore   secouée  par les « affaires »..

mediaLe  François Hollande et le défenseur des Droits, Jacques Toubon, visitent le musée de l’histoire de l’immigration, à Paris le 15 décembre.REUTERS/Yoan Valat/Pool

Le musée a ouvert ses portes en 2007, année de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Lui avait refusé d’y mettre les pieds au nom de l’identité nationale. François Hollande a voulu au contraire dire la reconnaissance de la France pour ses immigrés, donner une vision positive de l’immigration en France.

C’était la volonté de François Hollande lors de l’inauguration de cette cité de l’immigration : « rendre aux immigrés la place qui leur revient dans leur récit national, de rendre justice à ceux qui venus en France pour libérer le pays ou tout simplement pour travailler ».

François Hollande a défendu une vision sereine de l’histoire de l’immigration en posant un regard positif sur ces hommes et ces femmes qui ont participé à a construction de la nation France. Un discours important, mais insuffisant pour les associations.

Pour Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, il s’agit d’« un discours intéressant, un discours sur la mémoire, un discours utile face aux différents populisme qui travaillent  notre pays, mais un discours qui vient bien tard, et qui n’est pas accompagné véritablement de moyens. »

Mais François Hollande a bien conscience que cette histoire, ce récit national, n’est pas le plus partagé par tous : « trop de compatriotes ne se sentent pas assez Français quand d’autres ne se sentent plus chez eux ». Le président évoque une double dislocation du pacte républicain qui porte atteinte au vivre ensemble. La faute à ceux qui jettent de l’huile sur le feu. François Hollande ne les nomme pas, mais Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen sont ceux par exemple qui veulent faire éclater Schengen. « C’est assez facile, dit-il. Schengen est la frontière de l’Europe (…) Faire éclater Schengen, faire disparaître Schengen, mais ça serait reculer, ça serait aboutir à rétablir des frontières, pays par pays. »

 

François Hollande lance un message de mobilisation alors que la lutte contre le racisme et l’antisémitisme vient d’être faite cause nationale. François Hollande dit qu’il faut reprendre le combat, répondre, ne rien laisser passer, mettre fin au fantasme. « L’immigration, rappelle François Hollande, c’est 200 000 personnes en France par an pas plus. » François Hollande avait fait du droit de vote des étrangers aux élections locales une promesse de campagne en 2012. Il acte son impuissance à faire modifier la Constitution. « Aux forces républicaines de prendre leur responsabilité », dit-il.

Pour Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, c’est une promesse de trente ans. « On entend ce discours depuis Mitterrand en 1981, nous continuons à demander que cette question ne soit pas renvoyée au prétexte qu’on a pas les 3/5e, etc. Parce que ça, ça va durer tout le temps. Et qu’il s’agit d’une question qui a un pouvoir symbolique fort, de reconnaissance fort. »

En attendant, l’alternative c’est d’accélérer et favoriser l’acquisition la nationalité. Seule annonce de ce discours au musée de l’Immigration : la naturalisation de tous les étrangers de plus de 65 ans qui ont au moins un enfant Français.

Commentaires  selon RADIO FRANCE INTERNATIONAL 2014 (et   ajouts personnels)

LETTRE D’UN AMI en période de Noël à la Martinique

Hello, hello ! sa’w fè ? Bon et joyeux noël et Bonnes, agréables fêtes de fin d’année ! pour cela je t’envoie du chaud soleil avec qq brises des douces alizées de cette période pas trop chaude mais surtout un peu de tout ce qu’il y a de bon dans notre ile « où l’air a des odeurs de sucre et de vanille’, des saveurs d’épices et de liqueurs au rh… vanillé. J’ai fait comme d’habitude mon schrub moi-même ! oui Mesieu ! Hummmmmmm ! je ne te dis pas !. Je ne suis pas prêt de perdre mes kg superflus avec tout ça malgré qq marches et bains de mer. En plus des ignames de cette période il y a des fruits à pains (hors saison) que je ne boude pas dans mon assiette. Tout est beau, tout est bon (presque) pour celui qui ne vit pas là toute l’année (comme moi) mais attention ! tout n’est pas rose dans ce pays « où on confond pistache et cacahuètes » comme le dit si bien sur BMJ. En effet, politique, commerce de supermarchés, chômage, misère, violence et autres ingrédients durs de la vie. Le Père Noêl lui est de plus en plus blanc sur son traîneau tiré par des rennes nordiques, dans la neige lointaine des paysages d’ailleurs au beau milieu des panneaux publicitaires implantés aux pieds de nos mornes et les catalogues regorgent de produits made in ailleurs où les produits dits « locaux » comme le jambon de Noêl nous arrive d’ailleurs et flirte avec les sapins, la neige sous un air de bon à consommer. D’ailleurs les pêcheurs interdits de vente de langoustes à la veille des fêtes pour cause de chlordé.. bloquent le port par où arrivent tous les containers chargés de produits d’importation. Mais pour la Noêl, il semble bien qu’il n’ait manqué aucune décoration ni de quoi se mettre dans la panse. Je me suis rabattu sur ma petite viande roussie de « ti-cho ou tcho ! tcho ! », un peu de pois d’angole, igname poule, des topinambours, mandarines et d’autres petits pâtés de cochon. Du local svp. Fout’ i té bon. Je fais pénitence pendant ces jours d’abondance et demande au Seigneur de donner un peu aussi à tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir comme moi cette si belle chance de vivre de si bons moments au chaud. Donc je pense énormément aussi à toi et à ceux qui sont restés sous la grisaille et dans le froid hivernal continental et n’ont pas tout ce bon plaisir d’être ailleurs. Joyeux Noêl et Très Bonnes Fêtes de fin d’année en attendant une nouvelle année que déjà je te souhaite excellente et meilleure que celle qui s’achève. Bon Fòs vieux Frère ! Bon courage ! ek an lòt solèy . tjinbé rêd anba frédi-a. et vivement que tu viennes faire un tour dans ce décors pour ne plus avoir envie de repartir….. Tout un programme ! N’est-ce pas ?

Serge ROISAND

Copyright (c) 2013

Annexe abréviations et  expressions :

saw’fè : comment  vas tu  ?

qq = quelques

rh… = rhum(vanillé)

BMJ =  Bondamanjak ,Revue  d’actualité « pimentée »(en référence  au  piment   du  même  nom.

chlordé.. = chlordécone produit phytosanitaire Pesticide organochloré utilisé entre 1981 et 1993 employé pour le traitement des bananiers pour lutter contre le charançon.
Le chlordecone est un polluant organique persistant, extrêmement rémanent dans l’environnement qui peut s’avérer très toxique.
A été classé comme cancérogène possible chez l’homme dès 1979 mais n’a été interdit qu’en 1993 et utilisé notamment aux Antilles

fout’i té bon = qu’est ce  que   c’était   bon !!!

bon fos vieux  frère !=  sois fort   vieux  frère

ek an  lot solèy= à une   autre  fois,  un  autre  jour

tjinbé rêd anba frédi-a = tiens  bon sous  le  froid (de  l’hiver)

Encore un effort…

 
 
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun deux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs dun même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu  seras  un  Homme  mon fils!

Rudyard KIPLING

« MEMOIRE DE L’HUMANITE » : UN FESTIVAL DU FILM EN AOUT 2017 AU BENIN

« Mémoire de l’Humanité »: Un Festival du film au Bénin qui relie la Caraïbe à l’Océan Indien

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©Site Source de l’Humanité

Du 11 au 26 août prochain aura lieu, au Bénin, le Festival itinérant « Mémoire de l’Humanité ». Durant ce Festival, plusieurs films seront projetés dans plusieurs villes du Bénin afin de rappeler l’Histoire de l’esclavage et favoriser la réconciliation entre les Afro-descendants et les Africains.

Organisé par un collectif d’associations, qui ont décidé de mutualiser leurs moyens, le Festival « Mémoire de l’Humanité » a pour objectif « de favoriser la réconciliation, la rencontre entre les Afro-descendants et les Africains », explique Marie-Ange Thébaud, Réunionnaise et Présidente de l’association Ecrans sans Frontières. C’est notamment lors d’une rencontre avec le Prince de Savè et d’Abomey, Serge Guézo, qu’est née l’idée de ce Collectif et de ce Festival. « Le Prince Serge Guézo est opérateur culturel pour le Ministère de la Culture du Bénin. Il travaille beaucoup pour le développement de son pays », explique-t-elle. « C’est un projet mémoriel: Il faut prendre en compte l’Histoire », indique de son côté le Prince Serge Guézo, qui rappelle que le 23 août, Journée Internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, aura lieu pendant la durée du Festival. Cette date avait été choisie par l’UNESCO afin de rappeler l’insurrection de Saint-Domingue.

Serge Guézo, Prince de Savè et d'Abomey, devant la piste des captifs à Ouidah ©Marie-Ange Thébaud

Durant ce Festival, pas moins de 15 films seront projetés dans plusieurs villes du Bénin: de Savè à Ouidah, en passant par Nikki, Parakou, Natitingou, Cotonou, Porto-Novo et Abomey. Les projections seront également ponctuées d’interventions de personnalités venant de la Caraïbes, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Océan Indien. « Le Festival « Mémoire de l’Humanité » sera un circuit qui va avoir le label de l’UNESCO: « Route de l’Esclave ». Et les villes que nous visiterons aurons le label « Site de Mémoire associé à la Route de l’Esclave » », poursuit Marie-Ange Thébaud. Qui plus est, le Festival est dans l’attente du label « Action de la décennie des personnes d’ascendances africaines » auprès des Nations Unies.

Marie-Ange Thébaud, Présidente de l'association Ecrans sans Frontières ©DR

« Pendant la Traite transatlantique, les Peuples d’Afrique ont été emmenés aux Etats-Unis, dans les îles des Caraïbes et aussi, une petite partie, vers La Réunion et l’île Maurice » raconte Marie-Ange Thébaud. « Il y a des sentiers qui existaient pour emmener les captifs vers le port de Ouidah ou Lagos. Et ils n’étaient pas que Béninois, ça concerne toute la région de l’Afrique de l’Ouest. Il y a une cartographie de ces sentiers qui existent et on va pouvoir interviewer les sages qui sont encore vivants, dont un qui va nous expliquer ces sentiers ».

Nikki, un des points étapes du Festival "Mémoire de l'Humanité" ©Site Source de l'Humanité

Le Collectif ne compte pas s’arrêter à ce Festival. « Nous allons faire d’autres circuits sur d’autres thématiques, notamment autour des Royaumes, autour du Cultuel, autour de la Fête du Vaudou le 10 janvier », indique Marie-Ange Thébaud. « Ce projet est aussi un projet de formation et de développement: on va former des jeunes qui, dans 3 ans, seront capables de prendre le circuit du Festival en main et d’autres seront formés pour créer leur entreprise ». Par la suite, le Collectif « prévoit de déplacer le Festival à La Réunion au mois de mai 2018, avec toujours ce projet de formation et de développement dédié aux jeunes » et « Mémoire de l’Humanité » sera également amené à se déplacer dans les Pays de la région du Golfe de Guinée.

En attendant, le Festival « Mémoire de l’Humanité » dispose de sa propre application baptisée « Source de l’Humanité », téléchargeable via l’Apple Store ou Google Play.

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Marie-Josèphe YOYOTTE , monteuse en cinéma n’est plus…

Marie-Josèphe Yoyotte, légende du montage, est décédée lundi 17 juillet 2017. Elle laisse son empreinte sur un demi-siècle de cinéma hexagonal, de Truffaut à Corneau.Le chagrin est dans le cœur de tous les cinéphiles à l’annonce de la mort de Marie-Josèphe Yoyotte à l’âge de 87 ans. La monteuse aux trois César et aux cinq nominations avait commencé sa carrière à la fin des années 1950, en signant des chefs d’œuvre comme Moi, un noir de Jean Rouch et, dans la foulée, Les quatre cent coups de François Truffaut.

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La monteuse  de plus 60 films  dont   «  Les 400 coups » de  François Truffaut, « la Boum »  de  Claude pinoteau ,  « Rue Cases-nègres » et  «Siméon »  d’Euzhan Palcy avait   vu  le  jour  le   9  Novembre 1929 à  Saint Fons(69 Rhône).

De Jean Cocteau à Jacques Perrin en passant par Jean-Pierre Melville et Claude Pinoteau, tout le cinéma français s’est arraché les services de cette papesse du montage dont le nom était synonyme d’excellence. Après avoir été récompensée pour son travail sur Police Python 357 en 1977, Microcosmos en 1997 et Le Peuple migrateur en 2002, décorée aussi de la Légion d’Honneur, elle prend sa retraite en 2007.

Son dernier film sera d’ailleurs le remake d’un film Jean-Pierre Melville : Le Deuxième souffle, dans sa version signée Alain Corneau. Melville avec lequel elle avait collaboré pour le film Léon Morin, prêtre.

De père antillais et de mère bretonne, première monteuse noire du cinéma français, Marie-Josèphe Yoyotte  a été  incinérée  le 17 juillet  2017 au  cimetière du Père Lachaise.

UNE NUIT des MUSEES …exceptionnelle !

C’était  l’occasion   à   ne  pas râter : visiter   à   la   fois  la   Fondation Louis  Vuitton  et  l ‘exposition qui s’y   déroulait   simultanément :

cette  même   exposition  qui  a  été abondamment  commentée par Alain  Mabanckou*   lors   d’une  émission  de   télévision d’Alain Baddou intitulée : »Drôle d’endroit pour une rencontre » en Juin dernier sur la chaîne France 3.

 

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