RENCONTRE aux BEAUX-ARTS de PARIS

L’occasion  pour   Ernest BRELEUR d’éclairer le public sur   sa   démarche  un  public intéressé  et   attentif. Entrer dans son  style d’expression,  c’est épouser la modernité avec la féminité comme mobile de   cette    créativité  en  effervescence.

Aux questions  posées dans   son  rapport  à  l’Afrique à l’esclavage  ou  au  colonialisme,  je  doute qu’il ait   satisfait dans   ses  réponses à   la  curiosité qu’inspire  ses  oeuvres. D’ailleurs il  n’y  a aucune   référence   à l’Afrique et   sans  devoir y trouver nécessairement  quelqu’indice   de  cette   problématique fondamentale propre  à  cette   histoire,  on  a  du mal à  croire   que le « dépassement  des  racines » ou  de la  victimisation suffirait  à l’Etre pour  baigner   dans   une   sérénité que   ni  les  racines du passé ,  ni   l’angoisse  de  l’avenir   ne viendraient   troubler.

Certes  le  parcours  de   chacun façonne l’esprit avec  lequel on  avance, et   la  diversité même  de  ces  expressions témoigne  de  la  liberté qui  enrichit les univers d’une  humanité dans  ses multiples existences.

(photos  de Lp.Consel  et  C.Griffard)

 

NB.voir aussi les autres pages réservées  à  E.Breleur

Galerie

Les semaines culturelles de l’U.N.E.S.C.O

© Groupe africain auprès de l’UNESCO

22-24/05 | Célébration

Semaine africaine

« La jeunesse, notre capital »

De 10 à 18 heures, salles Miró, des pas perdus, I, IV et Piazza

Programme et invitations :
dl.benin@unesco-delegations.org   

Responsable : Groupe africain auprès de l’UNESCO

La Semaine africaine, dédiée à la réflexion, à l’échange intellectuel, met aussi à l’honneur la diversité du patrimoine culturel et artistique de l’Afrique. L’édition 2017, tout en restant fidèle à ses rendez-vous incontournables – exposition-vente d’objets d’art et de peintures contemporaines, stand de publications, projection d’un long métrage (Tourbillon à Bamakode Dominique Philippe), animations culturelles – s’étoffe avec une large réflexion autour de son thème consacré à la jeunesse, abordé sous plusieurs angles sur deux matinées (mardi et mercredi). Les contes, la mode (défilés de jeunes créateurs) et la musique (concerts de Patricia Essong et du groupe Nouvelle Aube) ont aussi la part belle dans ce programme écourté par le pont de l’Ascension. Un atelier masque, peinture faciale, danse africaine et percussions accueillera les enfants mercredi, de 10 heures à midi.

Tous droits réservés

29/05-02/06 | Célébration

Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes

« Ensemble pour Haïti »

De 10 à 18 heures, salles Miró, hall Ségur et salle IV

Programme et invitations : dl.mexique@unesco-delegations.org

Responsable : Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO

À l’instar de la Semaine africaine, la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes célèbre aussi le patrimoine culturel, mais celui des 33 pays qui constituent le Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO. Un rendez-vous qui se veut festif, tourné vers Haïti cette année. Autour d’une exposition qui mettra en lumière artistes contemporains, artisanat et patrimoine mondial, musiques, danses et défilés de costumes traditionnels rythmeront les débuts d’après-midi (à partir de 13 heures), lundi, mardi, mercredi et vendredi. Mariachis, rumba, tango argentin, entre autres, sont au programme.

LES HONNEURS DE L’AFRIQUE DU SUD pour Euzhan PALCY

La cinéaste martiniquaise Euzhan Palcy reçoit l’une des plus hautes distinctions sud-africaines

  • Par Philippe Triay
  • Publié le 28/04/2017 à 16:21, mis à jour le 28/04/2017 à 17:01

La réalisatrice Euzhan Palcy a reçu ce vendredi à Pretoria en Afrique du Sud la plus haute distinction décernée par ce pays à des personnalités étrangères, en faisant son entrée dans « l’Ordre des compagnons d’Oliver Reginald Tambo ». C’est la première Française à recevoir cet honneur.

© DR
©

Euzhan Palcy a reçu la médaille de « l’Ordre des compagnons d’Oliver Reginald Tambo » (l’équivalent de la Légion d’honneur) ce vendredi à Pretoria, à l’occasion de la Journée de la liberté (Freedom Day) en Afrique du Sud. Ce jour férié sur le plan national commémore chaque année la date des premières élections libres dans le pays, qui s’étaient tenues le 27 avril 1994 et conclues par la victoire de Nelson Mandela.

L’année 2017 est aussi l’année du centenaire de la naissance d’Oliver Tambo (1917 – 1993), ancien compagnon de route de Mandela et président du Congrès national africain (ANC) de 1967 à 1991. La distinction qui porte son nom est la plus importante décernée à des personnalités étrangères par le gouvernement sud-africain « pour leur amitié envers l’Afrique du Sud ». « C’est une distinction de paix, pour la coopération et l’expression active de solidarité et de soutien » mentionne le site de la présidence.

Mme Palcy a été récompensée « pour sa contribution exceptionnelle à la lutte de libération en exposant les injustices sociales en Afrique du Sud, dans un film de portée internationale (« Une Saison blanche et sèche » en 1989 avec Marlon Brando, ndlr) qui a renforcé la révolution contre l’apartheid », poursuit la présidence.

Je suis honorée de recevoir l’Ordre National Sud Africain: Compagnon de OR Tambo pour le Freedom Day en cette année du centenaire d’OR Tambo

« Elle a voyagé en Afrique du Sud en défiant la section spéciale du régime d’apartheid (…). Elle a risqué sa vie pour rendre compte avec précision de l’apartheid dans « Une Saison blanche et sèche » et pour donner la parole aux Sud-Africains opprimés. Elle a convaincu les studios d’employer des acteurs sud-africains (…). Elle a fait une révolution et l’histoire à Hollywood », précise le texte. « Mme Palcy peut être considérée comme la seule cinéaste noire de l’histoire à avoir réalisé un film anti-apartheid durant l’emprisonnement de Mandela et pendant l’ère de l’apartheid ».

Source  Martinique 1ère 2017

L’AVENIR N’ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES…..

UN PRESIDENT JEUNE
POUR UNE FRANCE NOUVELLE
PROGRESSISTE et PROSPERE !

« POUR L’AVENIR DE VOS ENFANTS, VOTEZ » !
(slogan imprimé par les PTT sur les courriers fin des années 50)

RECONNAISSANCE de la FRANCE AUX ANCIENS TIRAILLEURS SENEGALAIS

28 anciens tirailleurs sénégalais ont été «réintégrés»  samedi 15 avril 2017 dans la nationalité française par François Hollande sous les ors de l’Elysée, six décennies après en avoir été privés par l’indépendance des colonies africaines de la France. Le combat d’Aïssata Seck.

Elle entre dans la salle des fêtes de l’Elysée côte à côte avec le président de la République, vêtue d’une jolie robe noire et blanche et de chaussures rouges vives. Si, samedi matin, François Hollande a rendu hommage à 28 tirailleurs sénégalais en les naturalisant Français lors d’une cérémonie inédite, la vraie star du jour, c’était elle : Aïssata Seck, élue socialiste à la mairie de Bondy (Seine-Saint-Denis), sans qui ces anciens soldats, nés entre 1927 et 1939 dans d’anciennes colonies françaises, n’auraient jamais obtenu de carte d’identité tricolore au crépuscule de leur vie.

Cette Franco-Sénégalaise de 37 ans est à l’origine de la pétition, lancée en novembre dernier sur Internet, qui a poussé le chef de l’Etat à faciliter les démarches de naturalisation de ces tirailleurs dits sénégalais, en réalité originaires de toute l’Afrique subsaharienne. Ces centaines de milliers d’hommes ont combattu au sein de l’armée française dans les plus grands conflits du XXème siècle avant que leur pays d’origine n’obtienne leur indépendance. Le manifeste, notamment paraphé par l’acteur Omar Sy et le footballeur Lilian Thuram, avait recueilli plus de 64 000 signatures en quelques semaines.

«Vous êtes l’histoire de France»

LANCER LE DIAPORAMA

 

Des rencontres dans les rues de Bondy

 

Si son grand-père maternel a participé à la guerre d’Indochine (1946-54), c’est en rencontrant d’anciens soldats dans les rues de Bondy qu’Aïssata s’est s’intéressée de plus près à leur histoire. «Mon grand-père, que je n’ai pas connu puisqu’il est décédé en 1978, n’a jamais demandé la nationalité française. Il était resté au Sénégal après la guerre. Par contre, je voyais ces messieurs se promener à Bondy avec leurs médailles sur leurs vestons. J’ai sympathisé avec eux et découvert les obstacles qu’ils rencontraient pour être naturalisés.»

Depuis 2010, cette mère de famille employée dans les médias, soutient ces anciens soldats dans leurs démarches administratives. Des hommes seuls pour la plupart, vivant dans des foyers et souvent arrivés en France à la retraite pour toucher leur pension d’anciens combattants. «Jusqu’ici, la majorité de leurs demandes de naturalisation étaient refusées. Il y avait toujours des papiers qui manquaient, alors je me suis dit que la seule solution était d’alerter l’opinion publique et j’ai lancé cette pétition», explique-t-elle. Grâce à ces naturalisations, ces pères de famille vont notamment enfin pouvoir faire des allers et retours comme ils le souhaitent entre la France et leur pays d’origine.

 

«L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet»

 

Samedi, l’élue – qui est par ailleurs porte-parole du candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon – ne cachait pas sa fierté. «Quand je les ai vus monter les marches de l’Elysée, je me suis dit : Tout ça c’est grâce à toi quand même ! C’est l’aboutissement d’un long combat, pour eux comme pour moi.» Et son travail n’est pas près de s’arrêter. Aïssata a déjà rassemblé une centaine d’autres demandes de naturalisation. «On ne sait pas combien de tirailleurs vivent ici. L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet», regrette-t-elle. Lors de la cérémonie, le président de la République a assuré que des réponses favorables seraient accordées à tous les anciens soldats concernés.

 

source leparisien.fr

Ce qu’il faut retenir du colloque…

UNE  ETAPE  VIENT  D’ÊTRE  FRANCHIE……

Adams KwatehMercredi 02 novembre 2016
Conséquences de l'esclavage : une étape                  est franchie
La question des réparations abordée par Moussa Alo Iyé, responsable à l’UNESCO de La Route des esclaves.
Avec une participation de centaines de personnes par jour en Martinique, puis en Guadeloupe, le colloque scientifique international sur l’impact psychique de l’esclavage a tenu le pari en terme de fréquentation et de pistes de réflexion pour l’avenir. « Bilan plutôt satisfaisant » , se réjouit le professeur Aimé Charles-Nicolas, président de l’association First Caraïbes, initiatrice de la rencontre.
Ce sont les chercheurs de neuf pays d’Afrique, d’Europe et des Amériques qui se sont retrouvés les 26 et 27 octobre en Martinique et le 28 octobre en Guadeloupe, à l’initiative de l’association First Caraïbes. Au menu de leur rencontre, une interrogation : « L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ? » Une première dans nos pays, car les travaux ont été pluridisciplinaires, en plus de sa tenue en Guadeloupe et en Martinique. Le Mémorial ACTe, à Pointe-à-Pitre, a accueilli le dernier jour du colloque devant les responsables politiques, culturels et associatifs de l’archipel.
Deux jours plus tôt, une vingtaine d’intervenants, composés d’historiens, de psychiatres, de généticiens ou de psychologues, a alimenté la rencontre en Martinique. Ici comme en Guadeloupe, la première question pointée du doigt a été l’existence reconnue unanimement du traumatisme dans les populations dont les ancêtres ont subi l’esclavage. Le phénomène se manifeste de multiples manières démontrées dans des observations cliniques et des recherches aussi bien aux Etats-Unis qu’en Jamaïque. Le docteur Edwin Nicols, venu des Etats-Unis, 85 ans, a insisté sur « l’héritage psychologique » qui frappe les Afro-descendants.
Pour déceler les mécanismes et les ramifications qui subsistent encore, des spécialistes ont fait référence aux travaux du Martiniquais Frantz Fanon, considéré comme le précurseur de la psychiatrie dans les sociétés post-esclavage. De l’intériorisation de l’infériorité aux addictions et la sur-représentation des Noirs dans les faits de violences aux Etats-Unis, le colloque a abordé aussi le cas des Afro-descendants au Brésil, le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888. « L’esclavage, à plusieurs égards, a continué dans le présent » , a déploré une universitaire brésilienne. « Et ni nous brisions le cycle de l’infériorisation ou de la supériorisation des uns sur les autres, nous aurions la plus grande révolution planétaire » , a souhaité le docteur Benjamin Bowser.
.
Le colloque suivi attentivement par les élus et les représentants de la société civile…
« OUI, IL Y A TRANSMISSION, MAIS TOUT EST RÉVERSIBLE »
Aucune question n’a été éliminée, y compris celle sur les réparations. En Guadeloupe, elles ont été abordées à la fois sous l’angle des demandes faites par des associations comme le MIR (le Mouvement international pour les réparations) et des réponses données par des états au statut des Afro-descendants. Le débat a montré que les réparations ne forment pas un bloc unique et que la première des réparations est l’enseignement de l’histoire de l’Afrique et les formes de mise en esclavage.
Par ailleurs, les mesures d’accompagnement économique ont été soulignées par des intervenants et l’assistance, mais il ne s’agit nullement de réparations pécuniaires. L’accès à la terre et la préservation des lieux de résistance comme les Kilombos au Brésil ont été mentionnés parmi les possibilités de faire disparaître « la discrimination systémique » .
La question de la transmission du traumatisme qui suscite des interrogations a été traitée par la chercheuse suisse Ariane Giacobino. « Oui, il y a transmission, mais tout est réversible » , observe-t-elle. Dès lors comment faut-il le dépasser ? En Jamaïque, l’introduction des expressions culturelles dans les écoles a réconcilié les enfants avec leur passé. Le parallèle a été tout de suite fait par le professeur Aimé Charles-Nicolas et Ariane Giacobino avec les dessins et peintures réalisés par des élèves des écoles du Lamentin, Fort-de-France et Lamentin sur leur vision de l’esclavage. Cette manifestation s’est tenue mardi dernier au Domaine de La Pagerie en partenariat avec Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On vise donc l’avenir pour avoir une mémoire apaisée dans la longue marche vers « la réconciliation » , selon Aimé Charles-Nicolas.
Le premier colloque sur les traumatismes liés à l’esclavage est appelé à se reproduire sous diverses formes, par exemple des conférences-débats entre les professionnels du secteur sanitaire et social et les historiens ou les psychologues. Les participants ont décidé également d’aller plus loin en créant un observatoire dont la forme n’est pas révélée.
ILS ONT DIT
Aimé Charles Nicolas, président de l’association First Caraïbes : « Ce colloque n’est pas une conclusion »
Aimé Charles-Nicolas, clôturant le colloque en Guadeloupe, tire un bilan satisfaisant.
« Nous avons établi des faits psychiques, politiques ou psychiatriques. Donc nous pouvons dire que les voies sont ouvertes pour une auto-réparation personnelle et aussi une réparation collective. Il y a un impact du traumatisme de l’esclavage sur nos populations, voire toute la planète. Il faut donc poursuivre le travail personnel et collectif, car ce colloque n’est pas une conclusion, mais il permettra de revenir par des séminaires et poursuivre des discussions. »
Gilbert Pago, historien co-organisateur du colloque : « La rencontre a eu un véritable écho »
« C’est un triomphe en matière de fréquentation et de contenu. En Martinique et en Guadeloupe, une moyenne de 1000 personnes ont assisté par jour au colloque. Rapporté à la population française, c’est l’équivalent de 100 000 personnes. Donc la rencontre a eu un véritable écho. Les participants ont abordé des thèmes importants et veulent aller plus loin.
Contrairement à ce l’on pourrait penser, les sujets sont porteurs et attendent d’être développés dans un cadre interdisciplinaire. »

=*=*=*=*=*=*=*==*=

En  attendant   l’édition  des  actes  du  colloque,  retrouvez  les  différentes  interventions en  Martinique  et  en  Guadeloupe  sur  le  site  : WWW.CIPHAGE/HOME/REPLAY

COLLOQUE SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL

L’ESCLAVAGE : quel  impact   sur  la  psychologie  des  populations ?

Martinique 26 & 27 octobre 2016 – Hôtel   la  Batelière (Route  de  Schoelcher)

Guadeloupe  28  octobre 2016

 Source  http://www.CIPHAGE.COM

A l’initiative de l’Association Régionale FIRST CARAIBES, se tiendra à la Martinique les 26 et 27 octobre et en Guadeloupe le 28 octobre 2016 le Colloque Scientifique International «L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ?» dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les afro descendants 2015-2024.

Avec la présence de plus en plus insistante dans l’espace public de la thématique de l’esclavage nous nous sommes rendus compte que nous ne savions rien des conséquences psychologiques de la traite des Noirs et de leur mise en esclavage alors même que des travaux psychiatriques ont démontré la nécessité de traiter les psychotraumatismes, que des travaux d’épigénétique démontrent l’existence de traces sur l’ADN des traumatismes psychologiques et leur transmission de génération en génération, alors, enfin, que des travaux d’historiens ont mis au jour «la voix des esclaves». Il est alors apparu indispensable de faire se rencontrer historiens, psychiatres, généticiens, anthropologues et sociologues pour échanger sur cette question loin de toute posture victimaire.

En fait, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de la première manifestation scientifique sur les conséquences psychologiques de l’esclavage. Dans ce contexte l’enjeu c’est aussi le lien entre esclavage et racisme puisque, avec la traite composée exclusivement de Noirs, le changement de nature et d’échelle de l’esclavage a fait se développer à partir du XVIe siècle une vision racialisée et racialement hiérarchisée de l’humanité (Controverse de Valladolid etc.). Avec l’abolition de l’esclavage, le XIXe siècle a inventé les théories raciales qui ont rationnalisé et justifié «scientifiquement» la hiérarchie, intriquée à la colonisation et plaçant le nègre dans l’évolution darwinienne entre le singe et l’homme.

Ainsi les conséquences de l’esclavage et de ses suites (Jim Crow, lynchages, apartheid, droits civiques…) qui ont façonné les esprits pendant des siècles se révèlent incommensurables ne serait-ce qu’à la lumière des données scientifiques actuelles sur le psychotraumatisme.

La Caraïbe, qui a payé un lourd tribut à l’esclavage avec ses 10 millions d’Africains déportés, apparait bien placée pour échanger des savoirs sur cette question et créer des savoir-faire de résilience.

Certaines des questions que nous allons approfondir ont été posées par Frantz Fanon notamment celle des modèles intériorisés qu’il a englobés sous le terme «aliénation» et que les américains nomment «internalized racism».

En octobre 2011 FIRST CARAIBES a organisé en Martinique, un Congrès International consacré à l’héritage de Frantz Fanon. Il a montré, entre autres, que l’aliénation nécessitait de nouvelles recherches et, à cet égard, ce colloque de 2016 s’inscrit dans la continuité du congrès de 2011 et donnera lieu à la publication d’un ouvrage en français et en anglais

 

Professeur Aimé CHARLES–NICOLAS,

Président de l’Association First Caraïbes

Le projet

Nous souhaitons organiser un colloque scientifique international fin octobre 2016 en Martinique et en Guadeloupe sur les conséquences psychologiques de l’esclavage, problématique très peu étudiée.

L’idée est de faire le point sur les connaissances scientifiques dans ce domaine, de proposer des pistes de recherche et de résilience en faisant se rencontrer, pour la première fois, historiens, psychiatres, anthropologues et généticiens qui ont travaillé sur les stigmates actuels de l’esclavage.

Ces experts invités viennent des Etats-Unis, du Brésil, de la Caraïbe, du Sénégal et d’Europe. Du fait de leur histoire encore actuelle et du travail qu’ils ont commencé sur ce sujet, les Américains seront les plus nombreux, ils seront 11.

La généticienne spécialiste d’épigénétique du psychotraumatisme et de sa transmission transgénérationnelle vient de Genève.
Nous avons invité un expert du Portugal qui a été le premier et le dernier pays à pratiquer la traite d’esclaves et trois experts du Brésil.

C’est que la question de l’esclavage s’installe dans l’espace public.
Elle a acquis une visibilité politique, sociale et culturelle, à un niveau global, des Amériques à l’Europe, à l’Afrique, l’Océan Indien et même l’Asie. Les Nations Unies ont reconnu en 2001 l’esclavage et la traite comme «une tragédie épouvantable dans l’histoire de l’humanité» lors de la Conférence Mondiale de Durban. Des évènements consacrés à ces questions font aujourd’hui florès : colloques, commémorations, pièces de théâtre, films, livres d’histoire, bandes dessinées. Les thèses d’histoire se multiplient en Europe et dans l’hémisphère américain. Parmi les mémoriaux (Nantes, Gorée, Atlanta, Manchester, etc…) celui des Nations Unies a été inauguré à New York le 25 mars 2015 et le tout récent Mémorial ACTe en Guadeloupe a été signalé par la presse internationale comme «the world’s largest memorial devoted to the history of slavery in the western world». Même le hip-hop français et les rappeurs jamaïcains font directement référence à l’héritage de l’esclavage et réclament un accès à leur «véritable histoire».

En effet le travail récent des historiens a révélé une autre histoire décentrant le point de vue jusque-là exclusivement occidental, interrogeant les rapports de pouvoir à partir des esclaves, cherchant à retrouver leur voix, mettant en évidence leur capacité à agir. Des pans entiers de la mémoire et de l’histoire se (re)construisent ainsi par petites touches où la logique de revendication d’une identité historique est confrontée à la logique du refoulement, puissante.

Comment alors ne pas s’interroger sur la dimension psychologique des conséquences de la traite et de l’esclavage des Noirs ?
Cette ampleur du traumatisme, cette violence, «le collectif ravalement à la bête, le total outrage, la vaste insulte, (…) l’omni-niant crachat» ne peuvent pas demeurer sans conséquences psychotraumatiques alors que les recherches génétiques les plus récentes montrent l’inscription des psychotraumatismes dans l’ADN des sujets et leur transmission sur plusieurs générations. En effet, il n’est pas rare que, dans ces pays qui furent des terres d’esclavage, les psychiatres expliquent certains symptômes de leurs patients par les traces de l’esclavage. Certains comportements de la vie quotidienne courants dans ces pays et qualifiés de «pathologiques» nécessitent un examen pluridisciplinaire par les sciences humaines et sociales.

Et pourtant, curieusement, bien peu de travaux sont consacrés aux moyens de surmonter ce psychotraumatisme.

Certes, les conséquences actuelles ne sont pas en continuité linéaire avec les traumatismes initiaux, elles ont été remaniées par les contingences existentielles. Les conditions des Noirs ont été différentes dans la Caraïbe francophone, anglophone ou hispanophone, aux Etats-Unis et au Brésil, notamment après l’abolition. Comment ces conditions ont-elles imprimé leurs marques ? Qu’ont dit de leur vécu les personnes mises en esclavage ? Des facteurs de protection ont-ils permis d’enrayer la transmission transgénérationnelle ? A l’inverse, lorsque les facteurs dommageables sont plus nombreux, un cycle de la haine de soi apparaît-il ? Par une reproduction des modèles intériorisés ? Y a-t-il des dénominateurs communs aux psychismes façonnés par l’esclavage ? Quels mécanismes conduisent de l’esclavage au racisme ? Quel impact l’esclavage a-t-il eu sur la représentation du Noir actuelle et sur les relations sociales dans la Caraïbe, en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil et en Afrique ? Quelle piste pour la résilience ? (en effet, loin de toute posture victimaire, une meilleure connaissance des mécanismes devrait nous aider à alléger ce boulet psychologique).

Plusieurs de ces questions ont été posées par Frantz Fanon notamment celle des modèles intériorisés qu’il a englobés sous le terme «aliénation» et que les américains nomment «internalized racism». En octobre 2011 FIRST CARAIBES a organisé en Martinique un Congrès International consacré à l’héritage de Frantz Fanon. Il a montré, entre autres, que l’aliénation nécessitait de nouvelles recherches et, à cet égard, ce colloque de 2016 s’inscrit dans la continuité du congrès de 2011.

Il est ainsi apparu indispensable à un psychiatre Aimé CHARLES-NICOLAS (Martinique), un sociologue Benjamin BOWSER (USA), une historienne Myriam COTTIAS (Martinique), une anthropologue Hebe MATTOS (Brésil) et un politologue Ali MOUSSA IYE (République de Djibouti, UNESCO) d’organiser un colloque scientifique international durant lequel des historiens, des psychiatres, des généticiens, des sociologues et des anthropologues se rencontreront afin de faire le point sur les conséquences et les traces psychologiques de l’esclavage de nos jours, dans un échange interdisciplinaire sous forme de séances plénières, de tables-rondes et d’interactions permanentes avec la salle.
Il sera complété par des propositions artistiques. En effet, de tous temps facteur de sublimation, d’épanouissement individuel et puissant levier de reconnaissance et de résilience collective, l’art ouvre ici sur une poétique de la relation à soi et aux autres qui se fait «poétique d’émancipation». C’est surtout pour évoquer le dépassement du trauma qu’il sera présent et pas seulement comme entracte ou ornementation de journées laborieuses. Des vidéos de témoignages seront également présentées.

Ce colloque, porté par l’Association FIRST CARAIBES, aura lieu les 26-27octobre 2016 en Martinique, à La Batelière, et le 28 octobre en Guadeloupe au Mémorial ACTe dont la puissance symbolique et universelle est particulièrement pertinente pour un point d’orgue de la manifestation.

Le Colloque se situe dans le cadre de la «Décennie des Nations Unies pour les afro-descendants 2015-2024» et bénéficiera du parrainage de l’UNESCO et aussi de l’Association Mondiale de Psychiatrie et de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Il sera placé sous le haut patronage de Madame Christiane TAUBIRA, ancienne Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, auteur de la loi qui reconnait la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Elle a bien voulu accepter d’être présente et d’ouvrir le Colloque. De même Madame George PAU-LANGEVIN, Ministre des Outre-mer, a bien voulu accorder son haut patronage et prononcera une allocution d’ouverture.

Il bénéficie du parrainage – c’est un grand honneur – de la First Lady Michelle Obama qui sera peut-être présente.

Le Comité d’Honneur est composé de 4 Prix Nobel de littérature connus pour leur engagement : Mr Derek Walcott (qui a déjà annoncé qu’il sera présent), Wole Soyinka, Toni Morrison et JMG Le Clézio, et aussi de Patrick Chamoiseau (Prix Goncourt), Maryse Condé (Ecrivain), Christiane Eda-Pierre (Cantatrice), et Robert Badinter (ancien Gardes des Sceaux, Ministre de la Justice de 1981 à 1986). Ce contexte prestigieux de personnalités à nos côtés vise à donner du poids aux conclusions de ce colloque scientifique qui seront largement médiatisées à travers le monde entier (nous avons déjà l’accord de télévisions américaines, européennes, africaines).

Il s’agit d’un projet de collaboration scientifique et culturelle de grande envergure sur une question de première importance qui concerne l’humain et les fondements de notre société et dont la Martinique (terre natale d’Aimé Césaire et de Frantz Fanon) et la Guadeloupe (qui a récemment inauguré son Mémorial ACTe) seraient les bâtisseurs. La Caraïbe qui a payé un lourd tribut à l’esclavage avec ses 10 millions d’Africains déportés apparait bien placée pour échanger des savoirs sur cette question et créer des savoir-faire.

Le colloque vise à :

  • Décrire les conséquences psychologiques de l’esclavage,
  • Identifier les praticiens et les chercheurs qui pourront mettre en œuvre des recherches dans ce domaine,
  • Identifier les possiblités d’enquêtes collaboratives entre les différents pays de la Caraïbe d’une part et d’autre part entre la Caraïbe, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud afin de vérifier les hypothèses et les résultats des actions mises en place.

PROGRAMME

Introduction à la subjectivité de l’esclave

Le vécu des razzias, de l’arrachement, de la traversée. La métamorphose en objet

L’arrivée, la vie quotidienne. Le maitre et l’esclave,  les arrangements, les résistances

L’évolution au cours des siècles, selon les lieux

Les révoltes et leur retentissement sur « le moral des troupes ».

Les récits : qu’ont dit de leur vécu psychologique les personnes mises en esclavage ?  Conséquences chez les enfants et les adultes de la maltraitance au quotidien.

Divers conflits intrapsychiques. Facteurs de destruction et de protection de l’estime de soi. Y a-t-il des dénominateurs communs aux psychismes façonnés par l’esclavage ?

Qu’est-ce que le psycho-traumatisme ?

L’inscription épigénétique du psycho-traumatisme et sa transmission transgénérationnelle. Certains comportements sociaux, certains symptômes actuels de patients (violence,  comportements anti-sociaux, conduites auto-punitives, certaines obésités, certains tempéraments dépressifs, anxieux) peuvent-ils être rattachés à l’esclavage ?

Après l’abolition,les conditions des Noirs ont été différentes dans la Caraïbe francophone, anglophone ou hispanophone, aux Etats-Unis et au Brésil, comment ces conditions ont-elles imprimé leurs marques ?

Des facteurs de protection ont-ils permis d’enrayer la transmission transgénérationnelle ? A l’inverse, lorsque les facteurs dommageables sont plus nombreux, un cycle de la haine de soi apparaît-il ? Par une reproduction des modèles intériorisés (internalizedracism) ? Quels sont les mécanismes intimes de cette « aliénation » ?

Y a-t-il des dénominateurs communs aux psychismes façonnés par l’esclavage ? Quels mécanismes conduisent de l’esclavage au renforcement du racisme ? Quel impact l’esclavage a-t-il eu sur la représentation du Noir actuelle et sur les relations sociales dans la Caraïbe, en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil, et en Afrique ?

Introduction à la subjectivité du maître et de son entourage

Les affects en jeu chez les maîtres.

Pourquoi le fonctionnement mental du raciste résiste-t-il aux faits aujourd’hui ?

La loi, La loi du plus fort.

Les bénéfices secondaires du racisme.

Le sadisme.

La compassion.

Le psychisme des Blancs façonné par l’esclavage ?

Quelle continuité entre esclavage, revendication identitaire et racisme ?

Les meurtres de Noirs par des policiers aux Etats-Unis : approfondir l’analyse de ce comportement et le mettre en perspective

L’intériorisation du racisme

conséquences sur la psychologie des populations et possibilités d’intervention thérapeutique.

Quelles pistes pour la résilience ? Sortir de l’esclavage des symptômes de l’esclavage ?

 

MERCREDI  26  OCTOBRE

SOIREE  CULTURELLE  (PAYANTE) AU  DOMAINE  DE  FONDS  ST JACQUES

Vendredi 28 octobre : Mémorial ACTe, Guadeloupe

Sociologie politique

Quel impact des lois (code noir, lois instaurant l’apartheid, décrets d’abolition, loi Taubira, loi Gayssot de 1972, droits civiques et Jim Crow, législation trinidadienne, brésilienne etc.) sur la psychologie des populations dans les différents pays concernés ? Etude des résistances

Mise en place des recherches et des interventions sociales

Identification des équipes et des thèmes de recherche et des interventions sociales. Par exemple études d’opinion, par exemple mise en perspective historique de l’étude « Racisme, discrimination et intégration dans la France de 2010 » ; Recherche sur les mariages mixtes. Conclusions et éléments de langage, stratégies de communication et de valorisation des résultats du colloque. Contributeurs de l’ouvrage et propositions de titres des chapitres

Visite de l’exposition permanente au Mémorial ACTe (payante)

Initié par le président du Conseil régional Victorin LUREL et la Région Guadeloupe accompagnés par le Comité International des Peuples Noirs (CIPN), le Mémorial ACTe a pour ambition originelle de créer un lieu dédié à la mémoire collective de l’esclavage et de la traite, ouvert sur le monde contemporain. En plus d’être directement celle des Guadeloupéens et des habitants de la Caraïbe, l’histoire de l’esclavage et de la traite négrière concerne toute l’Humanité. Offrir un lieu de mémoire et de recherche, c’est, en plus de fédérer toutes les composantes de la population autour d’un passé commun, s’engager à poser la question de la liberté, de toutes les libertés et du vivre ensemble. En 2014, les ONG estimaient que 36 millions de personnes étaient asservies dans des conditions assimilables à l’esclavage, prouvant ainsi que les problématiques et réflexions menées par le 
Mémorial ACTe sont d’une incontestable actualité.

Conclusions et éléments de langage

Stratégies de communication et de valorisation des résultats du colloque.

Contributeurs de l’ouvrage et propositions de titres des chapitres

 

 

C’ETAIT UN GROS POISSON !!!

[EXCLUSIF La1ère] « Outre-m’AIR » la première compagnie aérienne qui va relier l’ensemble des Outre-mer

  • Dominique Trait – Thomas Payet
  • Publié le 01/04/2016 | 06:07, mis à jour le 01/04/2016 | 06:07

OUTRE-MER 1ÈRE François Hollande a demandé à Gérard Feldzer d’étudier la mise en place d’une compagnie aérienne reliant l’ensemble des Outre-mer. Le spécialiste des questions aéronautiques a remis son rapport au mois de septembre. Nous vous révélons en exclusivité le contenu de ce projet.

© France info - AFP Monty Rakusen / Cultura Creative
© France info – AFP Monty Rakusen / Cultura C

Deux lignes aériennes pour relier l’ensemble des Outre mer (Saint-Pierre et Miquelon, La Martinique, la Guadeloupe, les Antilles, la Polynésie, Wallis et Futuna, La Nouvelle-Calédonie, La Réunion et Mayotte), ce sera bientôt une réalité. Soucieux de resserrer le lien avec les Outre-mer mais aussi de rassurer les professionnels du tourisme, victimes des troubles politiques qui percutent de plein fouet les destinations préférées des Français, le président de la République a demandé au spécialiste de l’aéronautique Gérard Feldzer de constituer un groupe de travail.

Le choix de Gérard Feldzer n’a rien du hasard. Cet ancien pilote, consultant aéronautique et ancien patron du Musée de l’air et de l’espace au Bourget avait depuis longtemps dans ses cartons un projet de ce type.

« C’est un idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps, je l’avais d’ailleurs exposée à quelques candidats à l’élection présidentielle en 2012. L’idée a fait son chemin puisque François Hollande l’a retenue. »

Encouragé par le chef de l’Etat, Gérard Feldzer s’est entouré des meilleurs spécialistes de l’aéronautique. Le projet sera officiellement présenté à la presse le 25 avril. « Il sera détaillé  par le chef de l’Etat lui-même, mais ce que je peux d’ores et déjà vous dire c’est que deux avions A380-900 allongés avec une capacité de 900 passagers décolleront deux fois par semaine d’Orly. Le premier prendra la direction de Saint-Pierre et Miquelon, le deuxième de la Polynésie. Chacun de ces avions fera escale sur l’ensemble des territoires et département d’outre-mer : Saint-Pierre et Miquelon, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Polynésie, Wallis et Futuna, La Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Mayotte et retour à Paris. Le deuxième avion respectera les mêmes destinations mais dans le sens inverse. » 

Découvrez les rotations assurées par les deux avions A380 de la compagnie Outre-m’AIR :

Les destinations de la compagnie Outre-m’AIR
Les différentes dessertes assurées par la compagnie Outre-m’AIR

Un tour du monde à 199 euros

© Monty Rakusen / Cultura Creative
© Monty Rakusen / Cultura Creative

La révolution, précise Gérard Feldzer, n’est pas dans la mise en place de ces deux dessertes aériennes « nous savons depuis longtemps que c’est techniquement possible »mais dans le prix et les conditions exceptionnelles qui seront proposées pour « Grand tour de France ».
Chaque passager pourra prendre l’avion où qu’il se trouve à Paris, à Wallis, à Papeete, à Fort-de-France… et pour 199 euros seulement il aura la possibilité de se rendre où il veut dans les Outre-mer, de faire étape à un endroit et de poursuivre ensuite son voyage.

Pour le même tarif il peut partir de Paris, direction la Polynésie, y rester une semaine,  puis partir pour la Nouvelle-Calédonie. Ensuite deux choix s’offrent à lui: soit il revient  à Paris avec une étape à La Réunion et à Mayotte, soit il prend l’avion en sens inverse et il fait une escale en Polynésie puis retour à Paris. La révolution c’est la mise en place des deux « navettes » dans deux directions différentes, ce qui laisse le choix aux passagers. La seule contrainte: le billet sera valable un an. »

Des avions spécialement aménagés

Le seul obstacle sur lequel ces spécialistes se sont « cassés les dents »c’est le temps. Même si personne n’effectuera une boucle Paris-Paris au rythme de l’avion et de ses escales car cela représenterait plus 60 heures en total cumulé,  il est probable que des passagers profiteront du tarif exceptionnel pour se rendre, par exemple,  à Nouméa avec la contrainte des escales « C’est la raison pour laquelle les deux A380-900 seront aménagés avec des couchettes et des douches. Les services à bord seront les mêmes qu’un Paris-Los Angeles d’une grande compagnie comme Air France ou British Airways. Il n’est pas question d’aller vers le « low-cost » avec un service à bord bas-de-gamme »insiste Gérard Feldzer.

Gérard Feldzer annonce la création de la compagnie aérienne Outre-m’AIR. Regardez : 

Gérard Feldzer annonce Outre-m’AIR
Gérard Feldzer annonce la création d’Outre-m’AIR
© JOSÉ PAZOS FABIÁN / NOTIMEX
© JOSÉ PAZOS FABIÁN / NOTIMEX

Une campagne de recrutement dans les Outre-mer
Autre particularité, et non des moindre, dans ce projet de fédérer l’Hexagone et les Outre-mer, le personnel navigant sera recruté dans les territoires et départements ultramarins. Une campagne sera lancée fin avril avec l’objectif d’embaucher soixante-dix-sept stewarts et hôtesses de l’air. Les pilotes, en revanche, seront des volontaires détachés d’autres compagnies. « Nous avons passé des accords avec deux compagnies aériennes enthousiastes à l’idée de s’associer à ce projet », précise Gérard Feldzer.

Premier vol le 18 septembre à 10H10 au départ d’Orly

Cette nouvelle compagnie sera baptisée «Outre-m’AIR » et sera financée pour moitié par l’Etat, pour moitié par des investisseurs privés soucieux de s’implanter dans les Outre-mer ou d’y développer leurs activités. Le nom de ces entreprises est un secret (encore) bien gardé, tout comme le coût total de ce projet qui dépasserait selon nos calculs les plusieurs dizaines de millions d’euros « Je peux simplement vous dire que les études de marché sont très concluantes et que ce projet est parfaitement maîtrisé sur l’aspect financier »,affirme Gérard Feldzer qui ajoute que «le président de la République s’exprimera dans les tout prochains jours.» 

Une opération politique

A près d’un an de l’élection présidentielle, le lancement de cette compagnie aérienne en direction des Outre-mer laisse à penser qu’elle pourrait revêtir une dimension très politique. En effet, difficile de ne pas imaginer que derrière ce projet se cache une opération de séduction pour les électeurs des Outre-mer dont le vote pourrait-être décisif l’année prochaine dans la course à l’élection présidentielle. Gérard Feldzer s’en défend avec vigueur. « Si j’avais imaginé la moindre intention politique dans ce projet, jamais je n’aurais accepté de présider cette commission. Si le Président en récolte quelques bénéfices cela restera dérisoire du service que proposera à des millions de Français. » 

Cinq billets offerts par La1ère.fr

La1ère a décidé de s’associer à ce projet en offrant, avant même l’ouverture officielle de la billetterie, cinq billets « Outre-m’AIR ». Les cinq premiers internautes à nous contacter à l’adresse Redactionoutremer1ere@gmail.com  s’envoleront dès le 18 septembre pour un tour des Outre-mer à la carte.

QUAND LA FRANCE REVISITE L’HISTOIRE…..

En octobre 2010, environ 500 sans papiers ont occupé les lieux, et jusqu'à 300 ont dormi sur place.

En octobre 2010, environ 500 sans papiers ont occupé les lieux, et jusqu’à 300 ont dormi sur place. Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

UN MUSEE  à  l’HISTOIRE  MOUVEMENTEE…

Le principe d’un musée de l’Immigration a été arrêté par Lionel Jospin, alors  Premier  Ministre en 2001. Après une longue gestation, et une décision prise par jacques Chirac, le lieu ouvre finalement ses portes en octobre 2007, dans un climat passionnel.

À l’époque, le Parlement envisage d’instaurer des tests ADN lors des regroupements familiaux, avec l’assentiment du ministère de l’Immigration. Ce dernier exerçant la tutelle conjointe du musée (avec la Culture, l’Éducation nationale) des membres du conseil scientifique démissionnent avec fracas. Exit toute possibilité de cérémonie officielle. En mars 2009, une nouvelle tentative est organisée. Mais elle échouera à nouveau, à cause du contexte politique. Eric Besson, dont la politique à la tête du ministère de l’Immigration est contestée, essuie une telle bronca sur place qu’il ne parvient pas à prononcer le moindre discours. Il est finalement «exfiltré» par le service d’ordre.

En octobre 2010, c’est le coup de grâce pour cette maison décidément très sensible. Cornaqués par la CGT, environ 500 sans papiers occupent les lieux. Jusqu’à 300 dorment sur place, et des banderoles sont déployées sur le fronton du palais de la porte Dorée. Le gouvernement, qui veut éviter des images télévisées d’expulsions par des CRS, met quatre mois à régler le problème. Le musée sera même fermé un temps, par décision préfectorale. «Des expulsions, comme il y avait eu après l’occupation de l’église Saint-Bernard, auraient signé notre fin» juge aujourd’hui Luc Gruson, actuel  directeur  du  Musée,  succédant   à  Jacques   TOUBON aujourd’hui, « Défenseur des  droits »img008

Dérouté par toutes ces polémiques, le public boudera longtemps les expositions de la porte Dorée, pourtant d’un bon niveau. Mais depuis, les choses se sont apaisées. Le Conseil d’orientation du musée, présidé par Jacques Toubon, puis, depuis cet été, par l’historien Benjamin Stora, a compris le message. En 2013 et 2014, la muséographie a été revue de fond en comble et recentrée sur l’histoire de l’immigration, l’ethnographie et les arts. Quant à l’actualité, elle se «règle» désormais au sein de débats, de tables rondes ou de conférences. Mercedes Erra, présidente exécutive de Havas Worldwide, a été nommée à la tête du Conseil d’administration et se charge, de son côté, de mobiliser les mécènes et d’organiser la communication. On lui doit d’ailleurs une première campagne d’affichage au ton volontairement décalé («Notre ancêtres n’étaient pas tous des gaulois» ou encore «L’immigration, cela fait toujours des histoires»).

7 ans  après  son  ouverture  donc,  François   HOLLANDE  trouve  dans  l’occasion  de  cette  inauguration,  un  moyen   peut  être  de  redorer   son  blason  et  de  reconquérir   un  électorat  en  déperdition  au  moment où  N.SARKOZY pointe  son  nez  à  la  présidence  de  l’UMP encore   secouée  par les « affaires »..

mediaLe  François Hollande et le défenseur des Droits, Jacques Toubon, visitent le musée de l’histoire de l’immigration, à Paris le 15 décembre.REUTERS/Yoan Valat/Pool

Le musée a ouvert ses portes en 2007, année de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Lui avait refusé d’y mettre les pieds au nom de l’identité nationale. François Hollande a voulu au contraire dire la reconnaissance de la France pour ses immigrés, donner une vision positive de l’immigration en France.

C’était la volonté de François Hollande lors de l’inauguration de cette cité de l’immigration : « rendre aux immigrés la place qui leur revient dans leur récit national, de rendre justice à ceux qui venus en France pour libérer le pays ou tout simplement pour travailler ».

François Hollande a défendu une vision sereine de l’histoire de l’immigration en posant un regard positif sur ces hommes et ces femmes qui ont participé à a construction de la nation France. Un discours important, mais insuffisant pour les associations.

Pour Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, il s’agit d’« un discours intéressant, un discours sur la mémoire, un discours utile face aux différents populisme qui travaillent  notre pays, mais un discours qui vient bien tard, et qui n’est pas accompagné véritablement de moyens. »

Mais François Hollande a bien conscience que cette histoire, ce récit national, n’est pas le plus partagé par tous : « trop de compatriotes ne se sentent pas assez Français quand d’autres ne se sentent plus chez eux ». Le président évoque une double dislocation du pacte républicain qui porte atteinte au vivre ensemble. La faute à ceux qui jettent de l’huile sur le feu. François Hollande ne les nomme pas, mais Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen sont ceux par exemple qui veulent faire éclater Schengen. « C’est assez facile, dit-il. Schengen est la frontière de l’Europe (…) Faire éclater Schengen, faire disparaître Schengen, mais ça serait reculer, ça serait aboutir à rétablir des frontières, pays par pays. »

 

François Hollande lance un message de mobilisation alors que la lutte contre le racisme et l’antisémitisme vient d’être faite cause nationale. François Hollande dit qu’il faut reprendre le combat, répondre, ne rien laisser passer, mettre fin au fantasme. « L’immigration, rappelle François Hollande, c’est 200 000 personnes en France par an pas plus. » François Hollande avait fait du droit de vote des étrangers aux élections locales une promesse de campagne en 2012. Il acte son impuissance à faire modifier la Constitution. « Aux forces républicaines de prendre leur responsabilité », dit-il.

Pour Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, c’est une promesse de trente ans. « On entend ce discours depuis Mitterrand en 1981, nous continuons à demander que cette question ne soit pas renvoyée au prétexte qu’on a pas les 3/5e, etc. Parce que ça, ça va durer tout le temps. Et qu’il s’agit d’une question qui a un pouvoir symbolique fort, de reconnaissance fort. »

En attendant, l’alternative c’est d’accélérer et favoriser l’acquisition la nationalité. Seule annonce de ce discours au musée de l’Immigration : la naturalisation de tous les étrangers de plus de 65 ans qui ont au moins un enfant Français.

Commentaires  selon RADIO FRANCE INTERNATIONAL 2014 (et   ajouts personnels)

LETTRE D’UN AMI en période de Noël à la Martinique

Hello, hello ! sa’w fè ? Bon et joyeux noël et Bonnes, agréables fêtes de fin d’année ! pour cela je t’envoie du chaud soleil avec qq brises des douces alizées de cette période pas trop chaude mais surtout un peu de tout ce qu’il y a de bon dans notre ile « où l’air a des odeurs de sucre et de vanille’, des saveurs d’épices et de liqueurs au rh… vanillé. J’ai fait comme d’habitude mon schrub moi-même ! oui Mesieu ! Hummmmmmm ! je ne te dis pas !. Je ne suis pas prêt de perdre mes kg superflus avec tout ça malgré qq marches et bains de mer. En plus des ignames de cette période il y a des fruits à pains (hors saison) que je ne boude pas dans mon assiette. Tout est beau, tout est bon (presque) pour celui qui ne vit pas là toute l’année (comme moi) mais attention ! tout n’est pas rose dans ce pays « où on confond pistache et cacahuètes » comme le dit si bien sur BMJ. En effet, politique, commerce de supermarchés, chômage, misère, violence et autres ingrédients durs de la vie. Le Père Noêl lui est de plus en plus blanc sur son traîneau tiré par des rennes nordiques, dans la neige lointaine des paysages d’ailleurs au beau milieu des panneaux publicitaires implantés aux pieds de nos mornes et les catalogues regorgent de produits made in ailleurs où les produits dits « locaux » comme le jambon de Noêl nous arrive d’ailleurs et flirte avec les sapins, la neige sous un air de bon à consommer. D’ailleurs les pêcheurs interdits de vente de langoustes à la veille des fêtes pour cause de chlordé.. bloquent le port par où arrivent tous les containers chargés de produits d’importation. Mais pour la Noêl, il semble bien qu’il n’ait manqué aucune décoration ni de quoi se mettre dans la panse. Je me suis rabattu sur ma petite viande roussie de « ti-cho ou tcho ! tcho ! », un peu de pois d’angole, igname poule, des topinambours, mandarines et d’autres petits pâtés de cochon. Du local svp. Fout’ i té bon. Je fais pénitence pendant ces jours d’abondance et demande au Seigneur de donner un peu aussi à tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir comme moi cette si belle chance de vivre de si bons moments au chaud. Donc je pense énormément aussi à toi et à ceux qui sont restés sous la grisaille et dans le froid hivernal continental et n’ont pas tout ce bon plaisir d’être ailleurs. Joyeux Noêl et Très Bonnes Fêtes de fin d’année en attendant une nouvelle année que déjà je te souhaite excellente et meilleure que celle qui s’achève. Bon Fòs vieux Frère ! Bon courage ! ek an lòt solèy . tjinbé rêd anba frédi-a. et vivement que tu viennes faire un tour dans ce décors pour ne plus avoir envie de repartir….. Tout un programme ! N’est-ce pas ?

Serge ROISAND

Copyright (c) 2013

Annexe abréviations et  expressions :

saw’fè : comment  vas tu  ?

qq = quelques

rh… = rhum(vanillé)

BMJ =  Bondamanjak ,Revue  d’actualité « pimentée »(en référence  au  piment   du  même  nom.

chlordé.. = chlordécone produit phytosanitaire Pesticide organochloré utilisé entre 1981 et 1993 employé pour le traitement des bananiers pour lutter contre le charançon.
Le chlordecone est un polluant organique persistant, extrêmement rémanent dans l’environnement qui peut s’avérer très toxique.
A été classé comme cancérogène possible chez l’homme dès 1979 mais n’a été interdit qu’en 1993 et utilisé notamment aux Antilles

fout’i té bon = qu’est ce  que   c’était   bon !!!

bon fos vieux  frère !=  sois fort   vieux  frère

ek an  lot solèy= à une   autre  fois,  un  autre  jour

tjinbé rêd anba frédi-a = tiens  bon sous  le  froid (de  l’hiver)

Encore un effort…

 
 
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu’aucun deux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs dun même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu  seras  un  Homme  mon fils!

Rudyard KIPLING

JOURNEE MONDIALE DU LIVRE à l’UNESCO

Lire l’Afrique !  Read Africa!

De 13h à 17h30, venez découvrir des maisons d’édition, rencontrer des libraires et participer à des animations autour de la littérature africaine

Ateliers de 13h à 17h30, foyer de la salle I :

  • Présentez votre livre préféré d’un auteur africain à d’autres passionnés de littérature. Animé par Read! Club de lecture des auteurs Afro
  • Wax ton livre ! : apportez votre livre préféré ou votre carnet et faites-le recouvrir de tissu africain wax ! Atelier animé par AWAXLAND, Créateur d’objets en tissu
  • Découvrez 5 langues africaines, le lingala, le swahili, le kikongo, le tshiluba et le lari grâce à une application pour smartphone et tablette ainsi que des livres dédiés à la jeunesse Atelier animé par Alpha Mobe, éditrice

Animations de 13h à 17h30, foyer de la salle I

  • Découvrez la dynamique Conakry, Capitale mondiale du livre 2017, à travers son patrimoine culturel
  • Parcourez le magazine d’art de vivre MOYI, et laissez-vous inspirer par la créativité des designers africains

Spectacles de 13h15 à 17h30, salle II :

  • 13h15 à 14h15 : Venez écouter « Kongo Square » la performance jazz, chantée et contée d’Helmie Bellini, accompagnée des artistes slameuses, Ella Kinzonzi et Harmonie Dodé  et sillonnez les routes envoûtantes du Congo au Bénin, jusqu’aux origines des racines africaines de la Nouvelle-Orléans
  • 15h30 à 16h30 : Voyagez à travers les « Contes des sages berbères », ballade à la gloire du féminin narrée par Malika Halbaoui au son du violon et de l’oud électro-acoustique interprété par Mokrane Adlani
  • 16h45 à 17h30 : Laissez-vous conter des histoires traditionnelles par Mohamed Sylla

Tables rondes de 14h à 17h15, salle IV :

Rencontrez et échangez avec des auteurs africains autour des thèmes suivants :

14h-15h30 : Regards croisés sur l’Afrique littéraire d’aujourd’hui en présence de :

  • Christian Abegan, Chef et auteur de Patrimoine culinaire africain
  • Sophia Ammad, auteure de Ils ont honoré la patrie, Algérie des poètes et des guerrières
  • Kidi Bebey, auteure de Mon royaume pour une guitare
  • Sonia Houenoude, auteure de la bande-dessinée Gbéhanzin
  • Jussy Kiyindou, auteur de Quand tombent les lumières du crépuscule
  • Mohamed Mbougar Sarr, auteur de Terre Ceinte
  • Modérateur : à confirmer

15h45-17h15 : Femme africaine, source d’inspiration littéraire en présence de :

  • Hemley Boum, auteure de Les Maquisards
  • Selma Guettaf, auteure de Les Hommes et Toi
  • Yves Berthrand Nguyen Matoko, auteur de Les Petits Grains de sable.
  • Fathia Radjabou, auteure de Je ne sais pas quoi faire de ma vie…
  • Michelle Tanon-Lora, Ecrivaine-conteuse/Enseignante, chercheuse
  • Modératrice : Dominique Loubao, Présidente de l’association La Plume Noire et Directrice du Prix Senghor

Une séance de dédicaces sera organisée à partir de 17h15.

Maisons d’édition présentes de 13h à 17h30, foyer de la salle I :

« NOUS ET LES AUTRES » au MUSEE DE L’HOMME A PARIS

Exposition « Nous et les autres – Des préjugés au racisme »

© UNESCO / P. van Vucht Tijssen
Organisée sous le patronage de l’UNESCO, le Musée de l’Homme à Paris a lancé sa première grande exposition temporaire depuis sa réouverture. L’exposition « Nous et les autres – Des préjugés au racisme », ouverte au public du 31 mars au 8 janvier 2018, propose une scénographie immersive originale qui a pour objectif d’apporter un éclairage scientifique sur les comportements racistes et les préjugés.
L’exposition a été officiellement inaugurée par le Musée de l’Homme et l’UNESCO le 30 mars, en présence de Bruno David, le Président du Muséum national d’Histoire naturelle, et Nada Al-Nashif, Sous-Directrice générale pour les sciences sociales et humaines de l’UNESCO.

« Le racisme et la discrimination naissent et perdurent dans l’ignorance et la peur de ce qui diffère. C’est pour lutter contre l’ignorance, pour lutter contre la peur et pour célébrer nos différences que l’UNESCO accorde son patronage à cette exposition. C’est par l’accession au savoir, à la science et à la connaissance de nous-mêmes que nous réduirons nos préjugés, que nous lutterons contre le racisme. » a indiqué Nada Al-Nashif, au nom de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

Comment se construisent les préjugés ? Quelle est la réalité des « races » d’un point de vue génétique ? Quels arguments opposer aux tenants d’une division de l’humanité en « races » ? Pourquoi des États en sont-ils venus à mettre en place un racisme institutionnalisé contre des catégories données d’individus ? Autant de questions auxquelles entend répondre cette exposition qui plonge aux racines de ce phénomène de société.

Toute l’humanité est égale en droits nous disent les lois de la République. Les « races » humaines n’ont pas de légitimité scientifique nous dit la génétique. Et pourtant, les comportements racistes persistent, les préjugés résistent.

Au croisement de l’anthropologie, de la biologie, de la sociologie et de l’histoire, l’exposition s’appuie sur des études menées par les chercheurs en sciences de l’Homme et de la société. Dépourvue d’un ton moralisateur ou de jugements, elle propose un parcours qui s’attache à décrypter les raisons concernant les comportements racistes et discriminatoires à un certain moment de l’histoire des sociétés. Elle donne également des clés de compréhension à ses visiteurs et encourage leur réflexion personnelle pour déconstruire les préjugés. Le public est invité à comprendre les mécanismes individuels et collectifs qui conduisent au rejet des « autres », et à prendre conscience des discriminations dans la société aujourd’hui.

Comme constaté par Bruno David, cette exposition donne au visiteur le sentiment d’être une personne différente à la sortie du musée.

Cette exposition met également en valeur la Coalition internationale des villes inclusives et durables – ICCAR de l’UNESCO comme une plateforme robuste pour lutter contre le racisme et les discriminations, et promouvoir l’inclusion et la diversité dans les sociétés.

LA GUYANE EN CRISE

Et voilà ! rien de plus inattendu que la Guyane s’invitant dans la campagne électorale présidentielle ! Il y aurait donc ainsi des sujets politiques et sociaux dignes d’intérêt pour les citoyens que nous sommes tous en République !
Ce qui ne veut pas dire que le feuilleton des  » affaires » concernant la famille FILLON ou Marine LE PEN n’intéressait pas le citoyen lambda, de par le caractère frauduleux , actif ou passif ( la présemption d’innocence étant de rigueur), car tout de même,  vouloir rémunérer son épouse au frais du contribuable alors que beaucoup de femmes au foyer seraient en droit d’exiger une telle rémunération apparaît davantage comme un acte révolutionnaire , que de vouloir faire croire que toute épouse d’élu pourrait occuper les fonctions d’Attachée Parlementaire sans en  donner  la preuve, d’autant rajoutons le, qu’il n’existe pas de conditions de recrutement à ce titre et que l’élu dispose comme bon lui semble de l’enveloppe qui lui est remise à cet effet. Sauf que tout de même, les fonctions doivent être réelles et non fictives . Reste à le démontrer devant le Tribunal ….
Sans vouloir m’étendre sur cette élection qui pour bon nombre d’entre nous revêt un caractère particulier voir inédit, les  sondages ont  révélé leurs  failles après le  Brexit,  l’élection de Donald TRUMP  aux  usa  et  les  primaires  à Gauche comme  à  Droite en France, si  bien  que le  meilleur  sondage  serait   …  de  s’attendre  à  tout   et   n’importe quoi !

D’ailleurs

-un Président sortant non candidat
un candidat et même 2 mis en examen par la Justice , refusant de s’y soumettre ou remettant ainsi en cause l’indépendance et l’autorité de la Justice , avant de devoir à leur tour, en cas d’élection, être le garant des institutions républicaines
un candidat certes du sérail gouvernemental mais sans titre électif, et qui serait le plus jeune Président n’ayant pas atteint ses 40 ans , s’il devait être élu , mais qui regroupe autour de lui des élus de renom aussi bien de Droite que de Gauche, …. et qui propose un service militaire d’une durée de 1 mois…..!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! c’est sérieux ça ????????

Mais revenons à la Guyane qui n’avait pas prévu j’en suis certain de s’inviter … et se faire entendre plus que jamais!

Plus d’une semaine que les 500 frères se sont cagoulés en noir refusant de dialoguer avec une une mission de sous hauts fonctionnaires dépêchée sur les lieux, après qu’ils aient refusé auparavant une invitation de la Ministre …… ? ….. de venir discuter à Paris !!!
Grèves totales, manifestations de grande ampleur dans les rues de Cayenne et St Laurent du Maroni pour dénoncer l’insécurité, le retard qu’enregistre la Collectivité (depuis 2015) dans les domaines de la Santé, de l’Education et du développement tout simplement .

Ce sera donc le baptême du feu pour le nouveau Ministre de l’Intérieur (chargé des Collectivités) après la démission récente de Bruno le ROUX ( pour avoir procuré des emploi fictifs lui aussi  à ses filles mineures) mais aussi pour la Ministre de l’Outre Mer . Si dans un premier temps le dialogue n’a pu se faire c’est surtout parce que les acteurs avaient de part et d’autre une stratégie propre à des objectifs non encore dévoilées. D’où les « excuses » qu’a dû présenter la Ministre avant d’entrer dans le vif des sujets et pour un dialogue… constructif !

VOUS AVEZ DIT …. DIALOGUE CONSTRUCTIF ?
Il semblerait que les syndicats et Associations se soient regroupés pour être à l’origine pourrait on dire  » populaire » de ce mouvement de contestation et de revendications….

Mais où sont les élus ? Certainement qu’ils devront prendre le relais de ces discussions, et les projets évalués à plus de 1 milliard ne sont pas matière à faire taire la population, mais au moment où le gouvernement expédie les affaires courantes, ce n’est pas rassurant quand on ignore qui des 11 candidats à la présidence, devra(?) en assurer la réalisation et les orientations annoncées, sauf avis contraires ……. !
Nul doute que les Guyanais seront inspirés des précédents qui de la Martinique  ou   de  la   Guadeloupe,  mais ils sauront   désormais  que   le   temps   peut   parfois   être   long   entre   les  décisions  annoncées  et   les   réalisation  attendues  ….!

Le déplacement  des Ministres de  l’Intérieur et  des  Outre Mer qui  après 72 heures  dialogue et  de  discussions  se sera conclu par  une  enveloppe de plus  d’1 milliard  d’euros,  n’a pourtant  pas  calmé les  exigences évaluées  à 2,5 milliards  …  de plus ! Et la Ministre  des O M, d’ailleurs   originaire  de la  Réunion et  qui semble  avoir pris  le  pouls  véritable  de  la  situation,  a  été  ovationnée  avec ferveur,  après  les  « excuses » qu’elle jugea  bon  de présenter,  comme  pour manifester  à  son  tour sa  solidarité.

La marche  sur  Kourou  où  un  groupe  de  militants a  été  reçu  par  les  responsables  du  centre  spatial  aurait    s’est   terminée   par  un  seatting  qui  a  pu  alerter ces  mêmes  responsables   sur les conséquences  de  cette  initiative. Mais  cette   frayeur   n’aura  pas  duré , preuve  que  les  Guyanais mesurent  avec  sagesse  leurs actions et dans  le  souci   d’éviter des  affrontements involontaires.

Toujours est-il  qu’après  les échauffourées  du  week-end   du 8/9 avril,   où un  Commissaire de police métropolitain a  été  blessé,  une  délégation  des  500  lui  a  rendu  visite  à  l’hôpital toujours  dans  un  souci d’apaisement de   bon  aloi.

Mais  la  grève  se  durcit ce Lundi ,  et   on  a même  vu   un  véhicule  de  gendarmerie  faire  demi-tour sous l’instigation  d’un  piquet  de grêve.. tandis   que  la grogne des  commerçants   commence à poindre .   L’invitation  à Paris des  élus par le  Président   de  la  République s’étant  d’autre part soldée  par  une  fin  de  non-recevoir.

Décidés à  ne  rien lâcher les Guyanais après 3 semaines de  grève  générale  ?

Après un week-end  de Pâques où il  a  fallu  lâcher  du  lest   pour fêter  dignement  et  comme   à   l’habitude, un accord  est   intervenu et  signé  le 2 avril, et  dans  les  termes des  revendications fixées   à plus  de  2 milliards,  en  plus  du milliard  et  demi  obtenu  précédemment . Mais  alors que certaines  entreprises  telles  que l’hôpital  de Cayenne   et   EDF maintiennent  leur  mot  d’ordre, et  qu’un  Comité  de   suivi   est  mis  en  place, il  convient   de  réaliser  que  la  transition  qui   s’opérera  après  le  7 Mai  ne  garantie   pas une conduite raisonnée  des  projets  de développement   auxquels   aspire  la  Guyane.

A suivre …..

HENRI MELON, ACTEUR et ECRIVAIN SPIRITAIN

Henri MELON , le Spiritain
Homme de scène et de plume, il figure dans le livre Grand Témoin qu’il présentait à sa sortie en décembre 2015.

par Adams Kwateh Mardi 21 mars 2017

La médiathèque de Saint-Esprit accueille aujourd’hui un enfant de la commune qui, au fil de sa vie, s’est consacré à l’éveil des consciences par la culture. Rendez-vous à 19 heures.
Celui dont la trajectoire et le fil de la pensée seront mis en exergue à travers la Rencontre du lendemain, est un grenier qui enferme l’histoire de l’action culturelle en Martinique des 50 dernières années. Metteur en scène, acteur dans un film, homme de plume, Henri Melon est un rempart contre la négation de soi-même. Il a débuté au théâtre avec Ariane Mouchkine dans « Genjis Khan » . Depuis, ce natif de Saint-Esprit né le 16 août 1935, n’a cessé d’interroger la contribution du monde noir à l’humanisme qu’on lui a longtemps refusé. C’est sur point que Melon rejoint Césaire à travers le concept de négritude.
Et pour mettre en pratique les idées de Césaire, il fonde le Théâtre populaire martiniquais en 1968. L’année suivante, il présente sa 1re pièce à la Maison de la culture de Floréal sur un montage de « Cahier d’un retour au pays natal » . Et comme un grand événement ne se produit jamais tout seul, sa fille Corinne naquit le même jour.
En ces années où aucune collectivité n’avait mis en place une politique culturelle -le SERMAC est créé en 1972-, Henri Melon brisait, du coup, le monopole des troupes françaises qui présentaient au public martiniquais un théâtre loin de refléter une réalité à laquelle il pouvait se référer.
LA PAROLE EST DONNÉE À UN PIONNIER
La première génération de comédiens martiniquais est issue de cette troupe, la première également à porter sur les fonts baptismaux l’oeuvre de Georges Mauvois, alors banni par l’administration pour non-injonction à une mutation et le Sony Rupaire, le rebelle guadeloupéen, anti-colonialiste. Telle est l’oeuvre pionnière d’Henry Melon, le dernier d’une fratrie de trois enfants, dont Alfred qui a donné son nom à la médiathèque de Saint-Esprit. Cet enseignant a toujours mené de pair la transmission du savoir et l’action sur scène. C’est du reste, ce double rôle qu’il a incarné dans « Rue Cases-Nègres » , le long-métrage d’Euzhan Palcy. « Le théâtre de Césaire a apporté une espèce d’héroïsme racial » , nous confiait-il dans un entretien en juin 2006. L’expression pourrait paraître exclusive, mais elle témoigne pourtant de l’expérience de Melon dans la dramaturgie césairienne. Car il avait été le premier Martiniquais avec Yvan Labejoff à jouer dans la première mouture de « La Tragédie du Roi Christophe » en 1964 à Berlin et l’année suivante à l’Odéon à Paris.
C’est donc à un pionnier que la parole est donnée ce soir au cours d’une rencontre dont il est familier en apportant à chaque fois, un regard profond sur ce que nous sommes dans un monde où notre parole où la parole de Césaire garde toute sa force.

LE PREMIER GENOCIDE IGNORE DU XXe SIECLE

HERERO ET  NAMA dans  le  Sud-Ouest africain allemand (1904-1908)

par   Pascal Blanchard

 

Le Mémorial de la Shoah, qui avait déjà traité des génocides arménien et Tutsi, présente, jusqu’au 12 mars 2017, une exposition sur le génocide Herero et Nama, intitulé Le premier génocide du XXe siècle. Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand (1904-1908). L’occasion pour Pascal Blanchard, historien et chercheur au Laboratoire communication et politique du CNRS (Irisso) à l’université Paris-Dauphine, de revenir sur un épisode tragique et méconnu de la colonisation allemande, un épisode dont la reconnaissance est au centre d’un enjeu mémoriel fondamental.

En l’espace de quatre ans, entre 1904 et 1908, près de 50 % du peuple Nama (environ dix mille individus) et 80 % du peuple Herero (environ soixante-cinq mille individus), deux populations vivant dans le Sud-Ouest africain allemand (l’actuelle Namibie), sont exterminés par le Reich allemand. Depuis 1884, date de prise de possession du territoire par l’administration coloniale allemande (suite à une série d’accords passés avec les autres puissances européennes et l’Empire ottoman), le Reich y impose ses règles en employant la manière forte, multipliant les violences physiques, les meurtres et les exactions sexuelles.
En 1904, en réaction à une telle brutalité, une révolte éclate chez les Herero. Le Reich allemand la réprime avec violence et le général Lothar von Trotha émet un ordre d’extermination, le 2 octobre 1904, condamnant ainsi hommes, femmes et enfants : « C’était, et c’est aujourd’hui encore, ma politique que d’appliquer cette force par la terreur absolue, voire la cruauté. Je détruirai les tribus rebelles en versant des torrents de sang et d’argent. C’est uniquement après un tel nettoyage que quelque chose de nouveau pourra apparaître et perdurer. » Les Nama prennent, à la suite des Herero, les armes contre les Allemands et subissent le même sort que les Herero.


Les prisonniers Herero sont alors internés dans des camps de concentration (tout comme les Nama, après qu’ils aient déposés les armes). Ils sont utilisés comme travailleurs forcés et leurs terres sont confisquées. Les conditions de vie y sont terribles, entre malnutrition et violences physiques, et ils seront des milliers à y perdre la vie. Autre aspect ̶ particulièrement morbide ̶ du génocide qui s’est perpétré sur le territoire : la collecte de crânes humains à destination de la recherche anthropologique allemande et, notamment, des chercheurs de l’Institut pathologique de Berlin, qui ont travaillé à prouver la différence hiérarchique entre Européens et Africains.
La guerre s’achève officiellement en mars 1907, mais les camps ne seront pas fermés avant le début de l’année 1908. Quelques années plus tard, en 1915, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les forces sud-africaines envahissent le territoire et, en octobre, le Sud-Ouest africain allemand passe sous mandat britannique.
Si les exactions commises par des officiers allemands doivent être considérées aujourd’hui dans le contexte global de la colonisation exercée par les puissances occidentales et que le système des camps de concentration n’est pas une invention allemande (le terme a d’ailleurs été employé pour la première fois lors de la guerre des Boers en 1899 en Afrique du Sud), ce qui distingue particulièrement cet épisode de la colonisation, c’est l’ordre explicite d’extermination qui a été donné.
C’est en cela que l’expression « premier génocide du XXe siècle » est fondamentale ; une reconnaissance qui a été le fruit d’un long processus, à la fois historique et politique. Un premier principe mémoriel voit le jour dans les années 20, lorsque Herero et Nama commencent à commémorer leurs héros de la « résistance » face au colon allemand. Mais il faut attendre 1985, pour qu’un principe de reconnaissance internationale advienne, lorsque la Commission des droits de l’homme des Nations Unies approuve un rapport dans lequel est mentionné « the German massacre of Herero in 1904 ». En 1990, la Namibie devient indépendante et, avec l’ouverture des archives, c’est une véritable problématique mémorielle qui s’affirme, dans le cadre d’un processus de réconciliation national. Quelques années plus tard, en 1998, Roman Herzog, le président allemand, est interpellé sur la question de la reconnaissance du génocide, alors qu’il est en visite en Namibie.
En 2001, des Herero déposent une plainte contre le gouvernement allemand. La plainte est rejetée mais, demi-victoire, des « excuses partielles » sont présentées. Cent ans après le début du génocide, en 2004, c’est l’importante question d’une possible compensation financière qui surgit, cette fois-ci dans la presse allemande. La même année, fait majeur, le ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, Heidemarie Wieczorek-Zeul, participe à une commémoration du « massacre » des Herero en présence de soldats allemands. Il y présente le « pardon » de l’Allemagne et accepte, au nom du pays, la « responsabilité morale et historique et la culpabilité des Allemands à cette époque ». Si la question de l’indemnisation financière est alors passée sous silence, le gouvernement allemand déclare vouloir attribuer à la Namibie une aide au développement d’un montant de 11,5 millions d’euros. En 2011, une nouvelle étape fondamentale est franchie ; vingt crânes de Herero et de Nama sont restitués à la Namibie, qui en a fait la demande auprès du musée historique médical de la Charité de Berlin.
Enfin, dernière étape de ce processus de reconnaissance institutionnelle d’un crime contre l’humanité dans un territoire colonial, le 10 juillet 2015, Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères admet publiquement les notions de crime de guerre et de génocide et, en juillet 2016, il est annoncé que des « excuses officielles » vont être présentées par le gouvernement allemand. L’histoire n’est pas finie ; il reste la question de la compensation financière… Une problématique soulevée, en début d’année, par le dépôt d’un recours collectif devant un tribunal de New York contre l’Allemagne, un recours « au nom de tous les Herero et Nama dans le monde, à la recherche de réparations et de compensations pour le génocide ». C’est donc dans ce contexte, toujours éminemment sensible, que se déroule l’exposition présentée par le Mémorial de la Shoah à Paris, au moment même où le Deutsches Historisches Museum propose, jusqu’au 14 mai 2017, une exposition intitulée German Colonialism. Fragments Past and Present. Au moment, enfin, où en France, les déclarations d’Emmanuel Macron sur la notion de crime contre l’humanité associée à la question coloniale déclenche moult débats et polémiques.

GROUPE DE RECHERCHE ACHAC
Colonisation, immigration, post-colonialisme

33 Boulevard des Batignolles
75008 Paris – FRANCE
Tél : 01 43 18 38 85

Previous Older Entries

Je débute. Laissez-moi un commentaire ou un Like :)

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives