10 MAI 2009 à PARIS BORDEAUX et…. BLANC-MESNIL(photos)

 
      BORDEAUX  ayant  été  choisie pour  relayer la  commémoration,  cela  arrangeait  bien   le  Président  Sarkozy  plus  préoccupé en ces  temps  d’élections Européennes  pour  redorer  son blason  en se déplaçant  en  Allemagne;  et  MAM le Ministre  des Collectivités comme  Yves JEGO le  Secrétaire d’Etat  à l’Outre Mer n’ont   pas  trouvé meilleure connivence auprès d’Alain  JUPPE, Maire  de  Bordeaux  tandis que  J.M EYRAULT ,  Maire  socialiste  de NANTES,  première  ville  négrière vers  les Amériques,  attend  son  tour pour  l’an  prochain,  sûrement. Excellente  initiative  donc  s’il  en est,  du  Comité  pour la Memoire de l’Esclavage, en  souhaitant  que  les  Villes  du  Havre , Dunkerque , Joux, Champagney etc…, et  pourquoi  pas  Fessenheim la patrie de Schoelcher !! toute  ville  en  somme   qui  de  près  ou  de  loin  a  joué  un  rôle  ou   s’est  trouvée   mêlée à  l’Histoire qui  nous  rassemble.
 
         Mais  l’important  n’est il  pas  dans  l’hommage  rendu  par ceux la même qui  jugent utile   nécessaire  de faire  honneur  à  leurs  ancêtres  esclaves ? Ainsi, le  Général  Dumas  par   ses  faits  de  guerre  devient  -il  une  figure de  cette   histoire, histoire à  la  découverte de laquelle nombre  d’antillais  se sentent aujourd’hui attelés pour  mieux  s’approprier  son  espace mental,  pour  mieux  vivre  et   faire partager cette  conscience  ….collective !
 
         Indisposé ce  jour là, je n’ai  pu  assister comme les années  précédentes à  la  céremonie, à  Paris cette année  en l’honneur  du  Général  DUMAS .Mais  les  JTV en ont  rendu  compte fort   justement.  D’ailleurs,  qu’en plusieurs  lieux  une  cérémonie  se déroule  en  souvenir  ne  saurait   que donner  plus  d’écho  aux  faits  de l’histoire oubliée, mais  rendant  ainsi  aux  descendants   d’esclaves une  existence pleinement  légitime et comme  intégrante à  cette Europe.
 
 
NB. voir  le  site: www.general-dumas.com
Sur  la  photo,devant   le  monument  érigé  en l’honneur  du  Général DUMAS (Paris 17e) M. J C PRUSKI Maire de Villers Cotterêts(02) et  ses adjoints lors d’une interview le 4 Avril 2009.
 
 
 
 23 MAI  2009  – U.N.E.S.C.O 
 
12e journée internationale de la traite négrière et de son abolition
 
Instaurée par l’UNESCO en 1998, dans le cadre de la "route de l’esclave", le 23 août est la journée internationale de la traite négrière et de son abolition. Elle a été marquée cette année par un important colloque à Haïti, au cours duquel il a été proposé d’inscrire ce pays né de la révolte contre l’esclavage au "patrimoine de l’humanité", et par une importante déclaration du directeur général de l’UNESCO en appelant à une histoire commune de la traite et de l’esclavage.

Le choix du 23 août comme date de la journée internationale de la traite négrière et de son abolition renvoie à l’un des événements les plus célèbres de l’histoire de la résistance à l’oppression : la révolte des esclaves de Saint-Domingue, l’actuelle Haïti, commencée dans la nuit du 22 au 23 aout 1791 qui devait conduire à l’émancipation des esclaves dans la partie française de l’ile en 1793 et à la première abolition de l’esclavage par la république en France en 1794.

Pour célébrer cet anniversaire, un colloque consacré à l’apport de la révolution haïtienne à l’universalité des droits de l’hommes s’est tenu à Port-au-Prince. Haïti est en effet le symbole de la résistance et de la lutte des esclaves pour la liberté. Le rétablissement de l’esclavage par Napoléon Ier en 1802 déboucha sur une véritable guerre d’indépendance et la création d’Haïti en 1804. Le héros de cette révolution et de l’indépendance haïtienne, fut un esclave noir prénommé Toussaint, dit Toussaint Louverture, devenu général de la République après s’être retourné contre les espagnols en 1793, puis véritable maître de Saint-Dominque quelques années plus tard, s’oppose aux troupes françaises venus rétablir l’ordre et l’esclavage en 1802, fut capturé et enfermé en France, au Chateau de Joulx (Doubs), où il mourrut dans de grandes souffrances en raison des conditions de sa captivité.

Le sous-directeur général de l’UNESCO, M. Pierre Sané, a préconisé qu’en vertu de ce refus de l’esclavage, Haïti soit déclarée "patrimoine de l’humanité".

De son côté, le directeur général de l’UNESCO depuis 1999, M. Koïchiro MATSUURA à l’occasion de la Journée internationale de la traite négrière et de son abolition, a fait la déclaration suivante :

"La Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition est un moment unique pour la communauté internationale de concilier ensemble devoir de mémoire et devoir d’histoire. Depuis le lancement en 1994 du projet sur la Route de l’esclave, l’UNESCO entend ouvrir le champ de la coopération scientifique sur l’étude de l’esclavage et de la traite à la pluralité des mémoires, des cultures et des représentations. Un tel respect de la diversité des mémoires est une exigence démocratique qui doit répondre à la demande sociale et s’accompagner de la recherche de références communes. Nous pouvons le faire grâce à une éducation de qualité, pluridisciplinaire, qui intègre dans les manuels et programmes scolaires les enjeux de mémoire et de transmission de mémoire liés à l’histoire de la traite, de façon scientifique et rigoureuse. Nous pouvons le faire également grâce à des politiques de sauvegarde du patrimoine culturel qui rendent compte de la diversité et complexité de cette histoire : ouverture de musées interdisciplinaires, numérisation de cartes et archives, collecte et préservation de traditions orales, identification de lieux de mémoire comme sites reconnus de valeur universelle, promotion d’un tourisme durable respectueux des individus et des environnements socioculturels.

Enfin, et c’est là un choix désormais encouragé par l’UNESCO, il convient de diversifier les approches par aires géoculturelles, et replacer l’histoire de l’esclavage et de la traite dans le contexte d’une histoire globale, couvrant aussi bien la traite atlantique que les traites dite « orientales ».

Un dialogue interculturel durable ne peut s’épanouir que dans un rapport apaisé à l’histoire et à la mémoire. Contre toute forme de sacralisation de la mémoire, et pour conjurer les effets dévastateurs des concurrences mémorielles, nous devons promouvoir une recherche et un enseignement de l’histoire qui permette à la fois d’expliquer et de comprendre, de restituer la trame des récits conflictuels, et de combler les silences.

En nous rassemblant autour d’une vision partagée de l’histoire de la traite et de l’esclavage, nous pourrons ainsi construire une histoire commune et poser les fondements d’un dialogue interculturel qui délivre un message universel de savoir et de tolérance.

Koïchiro Matsuura"

Pour plus d’informations et des ressources historiques, n’hésitez pas à consulter les pages dédiées au projet "La route de l’esclave" sur le site de l’UNESCO, http://www.unesco.org/fr/

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