Luc Kabile, Au Paradis du « Kabilisme Art »

Luc Kabile (Saint-Esprit) - Crédit Photos: Micha Photos

Sur le Chemin des Trois Gares, j’ai rencontré Luc Kabile, élève des Beaux-Arts, dans son antre, une case créole au bord de la rivière des Cacaos, toute dédiée à l’art.

Il n’y a plus l’effervescence, les bruits, les odeurs mêlées des chevaux, des wagons de cannes à sucre sur les rails, il n’y a plus les cases en paille le long de la rue de l’ancienne et prospère habitation Gueydon.

Seuls le patronyme des lieux, le manguier plus que centenaire, la vieille demeure créole au sommet du morne, recueillent la mémoire de l’ancienne l’habitation sucrière Gueydon.

C’est ici que Luc Kabile se laisse envahir par l’essence de la vie, les sens aiguisés par son appétit de saisir le monde.

L’horizon est repoussé sans cesse, car sa source d’inspiration, c’est la vie, l’univers avec ses créatures et leurs histoires.

L’artiste n’est pas resté étranger à son histoire avec le thème de l’esclavage, la douleur créatrice de la société martiniquaise d’aujourd’hui.

Dans sa case au bord de l’eau, où il dispense aussi des cours, il réalise, fresques, portraits à l’huile, au fusain, pastels, sur toile, lin bambou, feuille végétale à travers ses peintures, ses fresques et des caricatures quand il veut voir encore plus loin qu’un réel qui prétend s’imposer à lui.

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