FELIX EBOUE , L HOMME ET L HISTOIRE

21 novembre 2015 par Rédac Creoleways

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Félix Eboué est le premier Gouverneur Général noir nommé par l’Etat français à plusieurs postes stratégiques durant la période coloniale, notamment en Afrique (Madagascar, Oubangui-Chari, Tchad) et aux Antilles (Martinique et Guadeloupe).

Né le 26 décembre 1884 à Cayenne (Guyane) dans un milieu modeste, Félix Eboué meurt le 17 mai 1944 en Egypte. Ce résistant de la première heure aura œuvré au ralliement de l’Empire colonial français au général de Gaulle durant la Seconde Guerre mondiale. En 1949, trois ans après la départementalisation des « quatre vieilles colonies », en présence des députés Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas, Félix Eboué fut inhumé au Panthéon aux côtés de l’abolitionniste alsacien Victor Schœlcher. A cette occasion, le guyanais Gaston Monnerville, président du Conseil de la République rappelle que « c’est (un) message d’humanité qui a guidé Félix Éboué, et nous tous, Résistants d’outre-mer, à l’heure où le fanatisme bestial menaçait d’éteindre les lumières de l’esprit et où, avec la France, risquait de sombrer la liberté ». Félix Éboué est le premier homme noir à reposer au panthéon.

Petit fils d’esclave, ennemi résolu du régime de Vichy, médaille de l’Ordre de la Libération, administrateur colonial et homme politique français, humaniste, franc-maçon, Adolphe Sylvestre Félix Éboué fut membre de la SFIO jusqu’en septembre 1939. Il fut l’ami et soutien littéraire du guyanais René Maran (prix Goncourt en 1921). Léopold Sédar Senghor, qui sera son gendre, lui consacrera un poème de son recueil Hosties Noires. Le 4 janvier 2012, l’aéroport de Cayenne a été rebaptisé de son illustre nom. Partout où il est passé, Félix Eboué s’est intéressé à l’homme et à la culture. Ci-après, quelques-uns de ses écrits :

Langues Sango, Banda, Baya, Mandjia : notes grammaticales, mots groupés d’après les sens, phrases usuelles, vocabulaire. E. Larose, Paris, 1918

Les sociétés d’initiés en pays Banda. Brazzaville, 1931

Les peuples de l’Oubangui-Chari. Essai d’ethnographie, de linguistique et d’économie sociale, Paris 1933

La clef musicale des langages tambourinés et sifflés, Imprimerie du gouvernement, Koulouba 1935

Jouer le jeu. Message aux adultes et aux jeunes, Editions Basse-Terre (Guadeloupe), 1937

L’Afrique française libre, Bureau d’information de la France combattante, New Delhi, 1942

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