BLACK OUT sur les évènements de MAYOTTE

Les journalistes font-ils de la rétention d’information?
est ce pour ne pas accabler davantage les responsables politiques actuellement en prise avec « les nuits debout » qui inquiètent de jour en jour à cause de casseurs infiltrés ?

Toujours est il que la presse télévisée s’est limitée à 3 minutes dans un journal du soir …alors que cette population vit ces premières incohérences d’une départementalisation voulue par référendum .

« Depuis le 30 mars, l’île de Mayotte, dans l’océan Indien, est paralysée par une grève générale lancée par une intersyndicale du territoire. Les Mahorais, qui réclament une « égalité réelle » entre leur île et la métropole française, sont à cran. Des violences urbaines marquent le quotidien des habitants. Témoignages d’expatriés et de touristes bretons pris dans la tourmente.

Il y a douze jours, quand Jean (*) s’est envolé du Pays bigouden avec son fils pour passer des vacances à Mayotte, il ne pensait pas devoir y séjourner cloîtré dans la maison de sa cousine Léa*, « expatriée » bretonne, là-bas, depuis deux ans. « L’île est totalement bloquée et on est dans un climat proche de la guerre civile. Il y a deux nuits, 85 voitures ont été incendiées pas loin d’ici, des bandes de jeunes mènent des attaques avec des tronçonneuses ! C’est comme une guérilla urbaine ! », explique le Breton joint mercredi soir par téléphone.

La colère sociale embrase la capitale Mamoudzou

Jean est arrivé sur zone au moment où débutaient les manifestations de l’intersyndicale (CGT, FSU, UDFO, SNUipp, CFDT, SAEM…). Motifs ? Un code du travail qui n’intègre, à Mayotte, que 25 % de la législation en vigueur dans l’Hexagone, des prestations sociales (allocations familiales, retraites…) avec des montants bien inférieurs, de piètres infrastructures publiques (routes, écoles…) et des taxes et un nouvel impôt foncier égaux, eux, à ceux de la métropole… Le mouvement social mahorais s’est donc lancé pour réclamer « l’égalité réelle » entre Mayotte et l’Hexagone. Mais, rapidement, la situation a dégénéré dans la capitale Mamoudzou. « Des bandes de jeunes armés de  » chumbos « , de grands coupe-coupe, et de  » m’pangas « , des machettes, ont mis en place des barrages sauvages où ils rackettent les automobilistes. Si tu paies, tu passes, sinon, tu risques de te prendre une caillasse sur la figure ou de te faire agresser », témoigne la cousine Léa. Avec son mari et ses enfants, elle travaille depuis deux ans à Grande Terre. Lui, dans le milieu de l’énergie, elle, dans le milieu scolaire.

« On n’ose plus sortir pour aller au travail »

Les scènes de ces derniers jours la marquent : « Des blindés de la gendarmerie traversent le village, un hélicoptère tourne en permanence avec des projecteurs la nuit et lance des bombonnes lacrymogènes pour faire fuir les groupes de délinquants. L’autre jour, une chasse aux « n’zungus » (ndlr, les blancs) a été lancée par des jeunes. On n’ose plus sortir pour aller au travail. Mes enfants sont déscolarisés depuis le début des événements, on croule sous les immondices parce que le ramassage d’ordures ne se fait plus, des magasins sont pillés, les rayons se vident, il n’y a plus de frais… Je vis dans l’angoisse de ne plus avoir à manger pour mes enfants…

Pour la Bretonne, la situation à Mayotte est critique depuis septembre dernier : « En plus de la crise économique, il y a des dissensions ethniques, des guerres de villages et de quartiers… ». Dans la nuit de lundi à mardi, en effet, de violents affrontements ont opposé des bandes rivales des villages de Doujani et Cavani. Des bandes constituées de jeunes mineurs livrés à eux-mêmes.

« Avec la « chimique », ils deviennent fous ! »

À Mayotte, près de la moitié de la population a moins de 18 ans et… 6.000 mineurs vivent seuls et sans toit. Avec un fléau : « la chimique ». « C’est une drogue de synthèse qu’ils fabriquent eux-mêmes à partir de je ne sais pas trop quoi… Ça les désinhibe complètement. Ils deviennent fous ! », raconte Léa qui dénonce l’insécurité grandissante sur l’île : « Les agressions, les viols… Ça a augmenté de 50 % en 2015. Un élève a été assassiné, il y a un mois, dans un collège, tué par d’autres élèves. Chez moi, j’ai des alarmes partout, un chien, un gardien… »

Des expatriés qui partent

Et Léa est en colère : « Ici, c’est pourtant magnifique. Il y a des baobabs partout, le lagon est magnifique, on nage avec les dauphins et les raies mantas, la barrière de corail est exceptionnelle… Alors, ce qui se passe, c’est un vrai gâchis ! En tant que citoyenne française, je suis fâchée après l’État. J’ai l’impression d’être oubliée. Je vis quand même dans un département français, non ? Aujourd’hui, la question que je me pose, c’est : est-ce que je rapatrie mes enfants en métropole ? ».

Jean, lui, finit ses « vacances » et redécolle dimanche, direction la métropole. Selon les observateurs, de nombreux « expatriés », parmi lesquels bon nombre de Bretons, envisagent aussi de quitter l’île. Même les plus anciennement installés.

À Mayotte, près de la moitié de la population a moins de 18 ans et… 6.000 mineurs vivent seuls et sans toit. Avec un fléau : « la chimique ». « C’est une drogue de synthèse qu’ils fabriquent eux-mêmes à partir de je ne sais pas trop quoi… Ça les désinhibe complètement. Ils deviennent fous ! », raconte Léa qui dénonce l’insécurité grandissante sur l’île : « Les agressions, les viols… Ça a augmenté de 50 % en 2015. Un élève a été assassiné, il y a un mois, dans un collège, tué par d’autres élèves. Chez moi, j’ai des alarmes partout, un chien, un gardien… »

L’immigration pointée

« Cette tension sociale a mis le feu mais le problème de la violence est surtout lié à l’immigration venue des autres îles de l’union des Comores. » Tous les jours, les « kwassas-kwassas », les barques des passeurs, font traverser le lagon illégalement à ces migrants de l’Océan indien.

« Des jeunes de parfois 10-12 ans se retrouvent sans toit… Ils créent des bandes, s’affrontent, volent… Et lors de pics de tensions sociales, ça explose ! », analyse Patrick Millan qui garde foi en le peuple mahorais et en cette île récemment entrée dans l’Union européenne : « Avec un peu de fonds de l’UE et de l’État, on pourrait en faire le joyau de la République ».,

MAYOTTE 1ère ‏@Mayotte1ere Apr 14

Un écolier à #Mayotte écrit à @fhollande pour demander des chaises,des tables: http://bit.ly/1Mw2m5r #SaveMayotte
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