ENCORE UNE ATTEINTE AU PATRIMOINE, A LA MEMOIRE !!

La maison natale de l’écrivain Saint-John Perse,

Monument historique inscrit par arrêté MH. 95-IMM n° 95-783 AD/114 et propriété de la communauté d’agglomération Cap Excellence, a été démolie le samedi 23 septembre 2017, suite à un arrêté municipal signé par la Ville de Pointe-à-Pitre, le vendredi 22 septembre courant. Pointe-à-Pitre est labellisée Ville d’Art et d’Histoire depuis 2003.

L’absence d’affichage réglementaire en application de la législation sur les monuments historiques suggère qu’aucune autorisation de travaux n’a été délivrée par le service des monuments historiques. L’ensemble du corps principal a été démoli et, notamment, la façade sur rue, à pans de bois, qui présentait un mur en maçonnerie de moellons au niveau rez-de-chaussée, ainsi que la toiture, des ouvrages concernés par l’inscription au titre des Monuments historiques.

Une raison sécuritaire a été tardivement évoquée par la Ville de Pointe-à-Pitre, pour justifier cette démolition. Si cela avait été le cas, une procédure de péril ordinaire ou d’urgence aurait dû être engagée par la Ville que le service des monuments historiques aurait accompagnée. Un complément aux travaux de confortement à des fins conservatoires co-financés par la DAC et la Ville, en 2010, aurait pu être exécuté.

Dans ce contexte discutable, il conviendrait :

que le tribunal administratif, examine et statue sur la procédure administrative ayant conduit à cette démolition de monument historique. En effet, l’application de la loi sur les monuments historiques, a été publiquement bafouée, à Pointe-à-Pitre. Ce fait est d’autant plus inacceptable, que Monsieur Le Président de la République Emmanuel MACRON, vient de charger Monsieur Stéphane BERN de la réalisation d’une liste de monuments historiques en péril et des ressources innovantes qu’il serait possible d’y affecter ;

– que la demande de renouvellement du label de cette Ville d’Art et d’Histoire soit analysée sous l’angle du respect des engagements pris dans la précédente convention de labellisation, notamment celui de la mise en œuvre d’un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) et ceux relatifs aux actions visant à conférer une présentation digne de son label, à la Ville d’Art et d’Histoire ;

– que les défenseurs du patrimoine guadeloupéen, emboîtent le pas à l’Etat, permettant ainsi, de faire, une nouvelle fois, face « aux démolisseurs », dans l’intérêt national. Nous nous devons d’être dignes des batailles menées par Victor Hugo et Prosper Mérimée pour la sauvegarde du patrimoine bâti de la France. Nous nous devons de faire respecter la loi de 1913 sur les monuments historiques qui a découlé de ces luttes ancestrales pour la sauvegarde de nos patrimoines. De même, les guadeloupéenne, très fiers de compter Saint-John Perse parmi leurs illustres, sont très attachés à son œuvre littéraire.

– que ce précédent ne se répète pas et ne fasse pas écho ni Guadeloupe, ni en Martinique, où les propriétaires de monuments historiques demeurent dans l’expectative du dénouement de cette affaire très médiatisée localement.

– que nos mémoires métissées soient défendues en tant que socles de nos identités.

Enfin, « quelques soient les droits de propriété, la destruction d’un édifice historique et monumental ne doit pas être permise à ces ignobles spéculateurs que leur intérêt aveugle sur leur honneur ; misérables hommes et si imbéciles qu’ils ne comprennent même pas qu’ils sont des barbares ! » Victor Hugo, Guerre aux démolisseurs, in Revue des deux mondes, 1832 .

 

Je viens de signer la pétition

 » Faites respecter la loi sur les monuments historiques à Pointe-à-Pitre ».

C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/llll-faites-respecter-la-loi-sur-les-monuments-historiques-à-pointe-à-pitre?utm_medium=email&utm_source=petition_signer_receipt&utm_campaign=triggered&share_context=signature_receipt&recruiter=804906028

 

La société pour la protection des paysages et l’esthétique de la France et l’association des architectes du patrimoine ont attaquer en justice la décision de la mairie de démolir « l’ex-maison de Saint-John Perse ». La bâtisse a été détruite parce qu’elle tombait en ruine. Si les deux associations ont obtenu l’annulation de l’arrêté, elles n’ont pas obtenu la reconstruction à l’identique de cette maison.

Peggy Robert Guadeloupe .1 La Radio

Dans un communiqué le maire de Pointe-à-Pitre prend acte de cette décision du tribunal administratif et indique que cela ne change rien la décision prise en vertu du principe de précaution. Par ailleurs la mairie affirme que Cap Excellence a déjà pris l’engagement de reconstruire à l’identique cette maison. Un espace à vocation culturelle sera même mis a disposition.

L'emplacement désormais béant de la maison natale d'Alexis Léger (Saint John Perrse) © R. Defrance
© R. Defrance L’emplacement désormais béant de la maison natale d’Alexis Léger (Saint John Perse)

VOIR AUSSI :

PATRIMOINE ARCHITECTURAL DE POINTE A PITRE
Guadeloupe 1ere
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