La ville de Basse-Pointe honore un Maître de la culture Tamoul en Martinique.

B.-R. T.Mardi 23 janvier 2018
Une rue porte le nom d'Albert Allemele

La mémoire d’Albert Allemele, Pointois dépositaire de la culture indienne en Martinique, a été honorée dimanche avec l’inauguration d’une rue qui porte désormais son nom. La cérémonie, qui s’est déroulée en présence de ses enfants, était placée sous le signe de la tradition hindoue.

C’est la rue du Stade, quartier Hackaërt, qui a été rebaptisée au nom d’Albert Allemele. L’inauguration s’est déroulée devant l’entrée de sa maison. Décédé le 13 mars 2017 à l’âge de 90 ans, Albert Allemele était une figure emblématique pointoise.
Vatialou, c’est à dire maître du sacré, dansant, chantant lors des cérémonies religieuses hindoues, il parlait la langue tamoule et faisait partie de la troisième génération de descendants indiens installés en Martinique depuis 1853. Cette dénomination de rue a pu être réalisée, grâce à la démarche des enfants d’Albert Allemele auprès du maire de Basse-Pointe. Marie-Thérèse Casimirius a été séduite par la proposition et les membres du conseil municipal ont ensuite voté favorablement.
Lors de cette inauguration, la maire a déclaré que « les rues racontent une histoire et que celle-ci sera gravée à jamais dans la pérennité de l’histoire indienne de la commune » . Représentant la Collectivité Territoriale de Martinique, Marie-Thérèse Léotin, conseillère exécutive en charge du patrimoine et de la culture, n’a pas manqué de dire que « la culture indienne a marqué la Martinique de son empreinte » . Et de poursuivre : « Albert Allemele continue à jamais d’exister, de traverser le pays et nos esprits. Dès que le centre culturel du Grand Nord de Gradis fonctionnera, nous y exposeront les diverses pièces du « Naret » (ensemble de coiffes, de costumes traditionnels du sud de l’Inde), confectionné et transmis en héritage par Albert Allemele » , a conclu Marie-Thérèse Léotin. L’inauguration s’est poursuivie par une cérémonie hindoue au son du tapou, constituée de prières et d’offrandes végétales.
Les festivités ont pris fin à l’hôtel de ville où des danseurs indiens ont évolué sur le parvis. C’est ensuite un documentaire retraçant la vie d’Albert Allemele qui a été montré aux personnalités.
>La maire de Basse-Pointe, Marie-Thérèse Casimirius, coupe symboliquement le ruban tricolore barrant la rue du Stade, appelée désormais rue Albert-Allemele.
Une mémoire vivante
Dès l’âge de 8 ans, Albert Allemele (en médaillon) travaille avec son père à l’habitation Pécoul à Saint-Pierre, s’occupant des animaux, besogne qu’il réitérera à Basse-Pointe dans une autre habitation. Mais à côté de ce travail dédié au soin des animaux et des cultures agricoles, Albert Allemele a su transmettre et véhiculer la culture indienne tamoule de ses lointains aïeux à plusieurs générations d’Indiens installés dans les diverses îles caribéennes et surtout en Martinique. Papa de six enfants, cinq filles et un garçon, Albert Allemele a perpétué la culture indienne auprès des siens. L’une de ses filles, Maryse, disait lors de la cérémonie que son papa était à lui seul une encyclopédie, en raison de ses connaissances extraordinaires sur l’indianité et la place qu’elle détient dans les communes du Grand Nord, comme Basse-Pointe.
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