VOYAGE du PRESIDENT MACRON en AFRIQUE

Le président français Emmanuel Macron a créé la surprise lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest en déclarant vouloir « un retour du patrimoine africain à l’Afrique ». Une phrase qui redonne de l’espoir au Bénin, après des mois de tractations.

« Le patrimoine africain (…) doit être mis en valeur à Paris, mais aussi à Dakar, Lagos, Cotonou », a déclaré le président français.

« Ce sera l’une de mes priorités. D’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique », a-t-il lancé.

Dans son discours à l’université de Ouagadougou, cette phrase a surtout résonné au Bénin, dont le président Patrice Talon a fait une demande officielle d’une restitution d’une partie du patrimoine béninois en juillet 2016.

Pour le président Talon, qui a notamment fait campagne contre l’influence de la France dans son ancienne colonie, le rapatriement de ces oeuvres permettra de « mieux faire connaître à nos populations la valeur de nos biens culturels et historiques » et « faire du tourisme un pilier majeur de l’économie béninoise ».

Irénée Zevounou, l’ambassadeur de la délégation du Bénin à l’UNESCO, estime que « 4.500 à 6.000 objets (béninois) sont en France, y compris dans des collections privées ».

L’accaparement des trésors du Royaume du Dahomey s’est fait lors des batailles coloniales entre 1892 et 1894, mais aussi par les missionnaires qui ont « dépossédé les populations de ce qu’ils considéraient comme des fétiches », explique M. Zevounou.

– ‘Historique’ –

« C’est la première fois qu’un président français aborde le sujet frontalement et fait part de sa volonté d’aller dans le sens de la restitution », écrivait aussitôt Marie-Cecile Zinsou, créatrice de la Fondation Zinsou à Cotonou sur sa page Facebook.

Le président Emmanuel Macron salue la foule à Abidjan le 30 novembre 2017

Le président Emmanuel Macron salue la foule à Abidjan le 30 novembre 2017 ( AFP/Archives / ISSOUF SANOGO )

« Il se pourrait que le discours de Ouagadougou marque un tournant majeur dans la suite des procédures », se réjouit cette amatrice d’art franco-béninoise.

De nombreux autres partisans d’un retour des oeuvres du royaume du Dahomey – trônes royaux, récades (sceptres royaux), portes sacrées du Palais d’Abomey, statues anthropomorphes… – se sont exprimés depuis, comme Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).

Dans une tribune publiée dans la presse, le président du CRAN se félicite d’une « rupture historique » dans le débat, et propose que le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies participe aux négociations entre les deux pays: « il s’agit d’une question de culture, mais aussi d’un enjeu de droit ».

Le droit, c’est bien ce qui bloque dans ce dossier épineux et particulièrement sensible.

Les autorités françaises s’étaient jusqu’à présent rangé derrière « les principes juridiques d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité (…) des collections publiques », pour argumenter leur refus de restituer des oeuvres, désormais tombées dans le patrimoine français.

Pour Yves-Bernard Debie, avocat spécialisé en droit du commerce de l’art, le discours « tranché » d’Emmanuel Macron rompt avec la tradition juridique française établie en 1566 par « l’édit de Moulins ».

« Depuis cette époque, le domaine royal devenu ensuite le domaine public, est inaliénable et imprescriptible. Il est interdit, sauf exceptions rares, au prince, roi ou Président de la République, de disposer de ce domaine. Les chefs d’Etat passent, le domaine public reste! », explique l’avocat à l’AFP.

Une telle restitution demanderait donc de changer la loi française.

« C’est peut-être un peu naïf de ma part, mais j’espére que les relations s’améliorent entre le France et ses partenaires d’Afrique », ose Ousmane Alédji, directeur du centre culturel béninois ARTISTTIK AFRICA. « Je préfère être aujourd’hui dans l’espérance du mieux ».

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TOUSSAINT LOUVERTURE, le Spartacus noir …

Toussaint Louverture, le Spartacus noir

Toussaint Louverture, le Spartacus noir

Héros oublié de la Révolution française, homme politique des Antilles, descendant d’esclaves noirs, le personnage de Toussaint Louverture a, à 50 ans passés, joué un rôle historique de premier plan dans la Révolution haïtienne contre les colons blancs en 1791 et engagea l’indépendance de la plus riche des colonies française et de l’hémisphère occidental, devenant ainsi une des grandes figures des mouvements anticolonialiste, abolitionniste et d’émancipation des Noirs. Retour sur la vie de cet ancien esclave noir affranchi qui s’est retrouvé propulsé chef militaire et d’esclaves insurgés.

Qui est Toussaint Louverture ?

François-Dominique Toussaint de Breda, est né vers 1743 dans une plantation sucrière près du Cap-Français sur l’île de Saint-Domingue. On raconte de son vivant, au sujet de ses origines, qu’il aurait été le fils d’un prince africain de l’actuel Bénin. Il sert d’abord comme esclave sur l’habitation Bréda, sur laquelle enfant il bénéficie de la protection du gérant de la plantation, ce qui lui permet de ne jamais travailler dans les champs, mais à l’habitation, auprès de son maître. Il fait partie de la mince catégorie d’esclaves aux maîtres humains et il occupa les fonctions de domestique, de cocher, s’occupe des bêtes… Son maître, le comte de Breda, l’encourage vivement à apprendre à lire et à écrire. Il développe alors une passion pour les livres. Ses lectures eurent une grande influence sur sa vie politique.

Un esclave affranchi

A 33 ans, en 1776 Toussaint est affranchi et prend le nom de l’habitation dont il avait été l’esclave : Bréda. Il prend la tête d’une petite plantation de café sur laquelle travaillent 13 esclaves. Il a donc une situation confortable et fait ainsi partie des anciens esclaves noirs bénéficiant d’une ascension sociale.

Après la Révolution française de 1789 une guerre civile éclate à Saint-Domingue ; les Noirs libres, devenus citoyens français revendiquent l’application de la Déclaration des droits de l’homme. Fin 1791, des commissaires débarquent pour y faire appliquer un nouveau décret qui revient sur l’égalité des droits des hommes de couleur. La guerre menace de se généraliser quand survient un nouvel ordre qui accorde la citoyenneté à tous les libres, mais n’accorde pas encore la liberté aux esclaves. Toute la colonie sombre dans l’anarchie, seuls quelques Blancs et mulâtres résistent dans quelques villes.

La révolte

Toussaint combat aux côtés esclaves révoltés en tant que l’un des principaux organisateurs de la révolte des esclaves, dite Révolution haïtienne, l’unique révolte d’esclave victorieuse de l’histoire. Il tient les rôles de conseiller militaire, organisant une garde disciplinée à l’européenne et celui de médecin grâce à ses talents médicaux et connaissances des herbes médicinales.

En 1794, la législation révolutionnaire ratifie l’abolition de l’esclavage dans tous les territoires français, ce qui détermine Toussaint à rejoindre l’armée française où son commandement à la tête de son armée de 3 à 4000 Noirs, apporte la victoire face aux forces anglaises et espagnoles. On le surnomme « L’ouverture » en raison de son habileté à enfoncer les brèches. Il est promu lieutenant-général. Son nouveau rang le mène à développer des ambitions politiques.

En 1795, les Espagnols vaincus signent la paix avec la France et lui cèdent leur partie de l’île. En août 1798, Toussaint obtient la reddition des Britanniques occupant encore l’ouest de l’île. En juin 1799, Toussaint mène la « guerre du Sud », : conflit entre la « caste » des Noirs (représentés par lui) et la « caste » des Mulâtres. Une guerre est menée contre les mulâtres du Sud dont près de 10 000 meurent. En juillet 1800 il remporte la victoire et envahit la partie espagnole, officiellement française depuis 1795. En février 1801, Bonaparte le nomme capitaine général de Saint-Domingue et il est le premier Noir à devenir gouverneur d’une colonie..

En moins d’une dizaine d’années, Toussaint Louverture, plébiscité par les Noirs et les Blancs, est parvenu à se hisser à la plus haute fonction de Saint-Domingue, celle de premier gouverneur noir d’une colonie. Il met en place un nouvel ordre profitant aux militaires de couleur, surtout aux Noirs.

La révolte contre Bonaparte

À la suite de son coup d’État, Bonaparte rétablit l’esclavage dans les colonies. Informé de cela, Toussaint, qui administre son île en toute indépendance, élabore une constitution autocratique qui institue l’autonomie de l’île, reconnaît la liberté générale et le nomme gouverneur à vie proclamant ainsi une société multiraciale noire, blanche et mulâtre. Il signe même des accords commerce avec les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Toussaint Louverture portrait par Nicolas Eustache Maurin (1838).

Apprenant d’autant plus la prise de possession de la partie espagnole de Saint-Domingue, Napoléon Bonaparte entre dans une grande colère et voit cette constitution comme un affront de trop de Toussaint Louverture. Il est d’autant plus irrité quand il reçoit du gouverneur Toussaint une lettre intitulée :« Du Premier des Noirs au Premier des Blancs »dans laquelle il s’adresse à lui d’égal à égal.

Un héros en Haiti

En réaction Bonaparte envoi un corps expéditionnaire de 17 000 hommes puis un second de 6000 hommes afin de mettre fin à l’émancipation dominguoise. Toussaint dispose de 30 000 hommes, mais malgré leur supériorité numérique, ils sont rapidement vaincus. Au mois de mai 1802, s’avouant vaincu il capitule et est assigné à résidence dans sa propriété dans l’île. Plus tard, il est déporté avec sa famille à en France à Brest et est ensuite emprisonné avec son fidèle serviteur Mars Plaisir au Fort de Joux dans le Doubs, région au climat rude. Il y meurt le  7 avril 1803,  à l’âge de 60 ans.

Saint-Domingue reste sous administration française jusqu’en novembre 1803. Les Noirs se sont à nouveau soulevés sous la conduite de Dessalines ancien lieutenant de Toussaint et Christophe après avoir appris le rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe par le général Richepanse. Alors que la France n’abolira l’esclavage qu’en 1848, le 1 janvier 1804, la colonie devient la première république noire sous le nom d’Haïti consacrant sa victoire posthume à Toussaint Louverture l’érigeant en héros national.

Pièce de monnaie à l'effigie de Toussaint Louverture

Lettre de Toussaint Louverture à Bonaparte

Lettre de Toussaint Louverture à Bonaparte

Découvrez la teneur de la lettre que Toussaint Louverture a adressé à Napoléon Bonaparte quand ce dernier a décidé de rétablir l’esclavage

 

Lettre du « Premier des Noirs » au « Premier des blancs. »


« Citoyen Consul,

Votre lettre m’a été transmise par le citoyen Leclerc, votre beau-frère, que vous avez nommé capitaine-général de cette île : titre qui n’est point reconnu par la constitution de Saint-Domingue. Le même messager a rendu deux enfants innocents aux embrassements et à la tendresse de leur père. Mais quelques chers que me soient mes fils, je ne veux point avoir d’obligation à mes ennemis, et je les renvoie à leurs geôliers.

Les forces destinées à faire respecter la souveraineté du peuple français ont aussi effectué une descente ; elles répandent partout le carnage et la dévastation. De quel droit veut-on exterminer, par le fer et par le feu, un peuple grossier, mais innocent ? Nous avons osé former une constitution adaptée aux circonstances. Elle contient de bonnes choses, comme vous en convenez vous-même ; mais il s’y trouve aussi, dites-vous, des articles contraires à la souveraineté du peuple français. En quoi consiste donc cette souveraineté ? Quelle est son étendue ? Doit-elle être sans mesures et sans limites ?

Saint-Domingue, cette Colonie, qui fait partie intégrante de la République française, aspire, dit-on, à l’indépendance. Pourquoi non ? Les Etats-Unis d’Amérique ont fait comme nous ; et avec l’assistance du gouvernement français, ils ont réussi à consolider leur liberté. Mais, répondez-vous, il y a des défauts dans votre constitution. Je le sais. Quelle institution humaine en est exempte ? Néanmoins, je suis persuadé que le système que vous avez adopté pour votre République, ne peut garantir, d’une manière plus certaine, la liberté individuelle ou politique, la liberté de la presse ni les droits de l’homme. Le poste élevé que j’occupe n’est pas de mon choix ; des circonstances impérieuses m’y ont placé contre mon gré. Je n’ai pas détruit la constitution que j’avais juré de maintenir. Je vis cette malheureuse île en proie à la fureur des factieux. Ma réputation, ma couleur, me donnèrent quelque influence sur le peuple qui l’habite ; et je fus, presque d’une voix unanime, appelé à l’autorité. J’ai étouffé la sédition, apaisé la révolte, rétabli la tranquillité ; j’ai fait succéder le bon ordre à l’anarchie ; enfin, j’ai donné au peuple la paix et une constitution. Citoyen Consul, vos prétentions sont-elles fondées sur des titres plus légitimes ? Si le peuple ne jouit pas ici de toute la liberté qu’on trouve sous d’autres gouvernements, il en faut chercher la cause dans sa manière de vivre, dans son ignorance et dans la barbarie inséparable de l’esclavage. Le gouvernement que j’ai établi pouvait seul convenir à des malheureux à peine affranchis du joug oppresseur ; il laisse, en plusieurs endroits, prise au despotisme, nous n’en saurions disconvenir ; mais la constitution de la France, cette partie la plus éclairée de l’Europe, est-elle tout à fait exempte de ces inconvénients ? Si trente millions de Français trouvent, comme je l’entends dire, leur bonheur et leur sécurité dans la Révolution du 18 brumaire, on ne devrait pas m’envier l’amour et la confiance des pauvres noirs, mes compatriotes. La postérité décidera si nous avons été obéis par affection, par apathie ou par crainte.

Vous offrez la liberté aux noirs en disant que, partout où vous avez été, vous l’avez donnée à ceux qui ne l’avaient pas. Je n’ai qu’une connaissance imparfaite des événements qui ont eu lieu récemment en Europe, mais les rapports qui me sont parvenus ne s’accordent pas avec cette assertion. La liberté dont on peut jouir en France, en Belgique, en Suisse, ou dans les républiques Batave, Ligurienne et Cisalpine, ne satisferait jamais le peuple de Saint-Domingue. Nous sommes loin d’ambitionner une pareille indépendance.

Vous me demandez si je désire de la considération, des honneurs, des richesses. Oui, sans doute ; mais je ne veux point les tenir de vous. Ma considération dépend du respect de mes compatriotes, mes honneurs de leur attachement, ma fortune de leur fidélité. Me parle-t-on de mon agrandissement personnel dans l’espoir de m’engager à trahir la cause que j’ai embrassée ? Vous devriez apprendre à juger des autres par vous-même. Si le monarque qui sait avoir des droits au trône sur lequel vous êtes assis, vous commandait d’en descendre, que répondriez-vous ?… La puissance que je possède est aussi légitimement acquise que la vôtre ; et la voix unanime du peuple de Saint-Domingue peut seule me forcer à l’abandonner. Elle n’est point cimentée par le sang. Les hommes cruels, dont j’ai arrêté les persécutions ont reconnu ma clémence. Si j’ai éloigné de cette île certains esprits turbulents qui cherchaient à entretenir le feu de la guerre civile, leur crime a d’abord été constaté devant un tribunal compétent, et enfin avoué par eux-mêmes. Est-il quelqu’un d’entre eux qui puisse dire avoir été condamné sans être entendu ? Cependant, ces mêmes hommes vont revenir encore une fois ; ils vont déchaîner de nouveau les assassins de Cuba pour nous dévorer, et ils osent prendre le nom de chrétiens. Pourquoi vous étonnez-vous de ce que j’ai protégé la religion et le culte du Dieu créateur de toutes choses ! Hélas ! j’ai toujours honoré et glorifié cet être plein de douceur, dont la parole sacrée n’a que depuis peu trouvé grâce auprès de vous. C’est dans son appui que j’ai cherché ma consolation au milieu des périls ; et jamais je n’ai été trompé dans mes espérances. Je suis, dites-vous, responsable devant lui et devant vous des massacres qui se commettent dans cette île infortunée ; j’y consens. Que notre sort dépende de sa justice ! qu’il décide entre moi et mes ennemis, entre ceux qui ont violé ses préceptes et abjuré son saint nom, et l’homme qui n’a jamais cessé de l’adorer.

Signé : TOUSSAINT LOUVERTURE, mi-février 1802

(

Toni Morrison, la consécration d’une écrivaine afro-américaine

En quelques romans, Toni Morrisson s’est imposée comme un monument de la littérature afro-américaine. Son oeuvre et son parcours forcent l’admiration.

Tout semble réussir à Toni Morrison, première écrivaine noire américaine à être nommée pour le prix Pulitzer et à le remporter. C’était  en 1988  pour le livre Beloved, plus tard adapté au cinéma.

Le parcours sans faute de Toni Morrison est marqué par la mort de on fils Slade, avec qui elle a écrit 4 livres pour enfant.

En 2005, Toni Morrison est nommée Docteure honoris causa en Arts et Littérature de l’Université d’Oxford, puis en 2011, de l’Université de Genève.

Parallèlement, elle enseigne à l’Université d’État de New York, avant d’obtenir un poste de professeure de littérature à l’Université de Princeton où elle devient également titulaire de la chaire de littérature anglaise.

La même année, le jury du supplément littéraire du New York Times consacre Beloved « meilleur roman de ces 25 dernières années » et en novembre 2006, le Musée du Louvre fait de Toni Morrison son invitée d’honneur.  

 Aujourd’hui retraitée de l’enseignement, Toni Morrison, toujours active, a présenté l’adaptation de son livre Desdemona inspiré du Othello de William Shakespeare en 2012.Il s’agit d’une comédie musicale réalisée en collaboration avec Peter Sellars et la chanteuse malienne Rokia Traoré.

La même année elle est décorée de la Médaille présidentielle de la Liberté par le président Barack Obama et à l’automne 2016, elle reçoit le Pen/Saul Bellow Award pour son succès dans la réalisation de fiction américaine. 

Toni Morrison et Barack Obama

 Toni Morrison a apporté un nouveau souffle à la littérature américaine  et afro-américaine.  Entre rêve et réalité, ses romans dont les personnages principaux sont généralement des femmes, décrivent le folklore, les croyances et la misère des Noirs aux États-Unis.

Les thèmes de l’identité bafouée, de l’origine et du déracinement occupent une place centrale.

Des romans à lire, et une auteure à découvrir absolument ! 

  Romans 

  • L’Œil le plus bleu, titre VO The Bluest Eye,  1970 
  • Sula, 1973, 
  • Le Chant de Salomon, titre VO Song of Solomon,1977 
  • Tar Baby, en anglais, 1981  
  • Beloved, 1987  
  • Jazz, 1992 
  • Paradis, titre VO Paradise, 1994 
  • Love, titre VO Love, 2003,  
  • Un don, titre VO A Mercy, 2008) 
  • Home, 2012  
  • Délivrances, titre VO God Help the Child, 2015) 

 

Lucien Degras, figure de la recherche et du monde agricole

Ce samedi marque la disparition de Lucien Degras, chercheur émérite et passionné du jardin créole. Il avait 90 ans.

© Rodrigue Lami
© RODRIGUE LAMI
  • Guadeloupe 1ère
  • Publié le , mis à jour le 
Lucien Degras, agronome, généticien, ethnobotaniste… La nature a été son terrain de jeu et de recherche durant toute sa carrière. Lucien Degras, est décédé.
Né en Martinique, en 1927, Lucien Degras a été l’un des co-fondateurs du centre INRA (Institut national de la recherche agronomique) des Antilles et de la Guyane.

Une vocation d’enseignant, il devient chercheur

Une carrière qui a fait de lui une référence dans le milieu… Un chemin qui n’était pourtant pas tout tracé… Lors de ses études, au lycée Schoelcher, à Fort-de-France, il appréciait la poésie et la littérature. Ses professeurs le destinaient d’ailleurs à des études de philosophie. Lui, se voyait plutôt enseignant.
Il obtient son Baccalauréat en 1947 et embarque à bord du premier bateau emmenant des étudiants dans l’Hexagone, après la Seconde Guerre mondiale.
La guerre de 14-18 qu’il a vécu à distance et son impact sur les Antilles. « Nous avons connu le manque de nourriture… Nous faisions la queue le matin à partir de 4 heures pour avoir droit à une tranche de peau de bœuf de 10 centimètres sur 20 qui tenait lieu de viande. Nous avons mangé durant tout un mois, matin, midi et quelquefois le soir, des bananes vertes, cuites dans de l’eau de mer. Il n’y avait pas de sel. Cette période a été physiquement et physiologiquement très dure et je ne pesais pas lourd » confiait-il en 2008 dans une interview réalisée pour l’INRA.
Lucien Degras, arrive donc à Montpellier où il suit des études de Sciences naturelles, des cours de génétique végétale et de cytologie (l’étude des cellules isolées).

Ses débuts en Afrique

A l’âge de 23 ans, jeune marié, il s’envole pour la Guinée. Durant 5 années, il est responsable du réseau de recherche en matière d’amélioration du riz en milieu inondé pour l’ensemble de l’Afrique occidentale française à l’ORSTOM, l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer.
En 1958, il est interdit de séjour en Afrique, l’époque « de l’effervescence pour l’indépendance africaine -le référendum franco-africain, la sécession de la Guinée » explique t-il. Son amitié avec un syndicaliste est vue d’un mauvais oeil.

L’agriculture et la recherche étroitement liées

Il retourne donc à l’INRA, à Paris, jusqu’en 1964, où il obtient sa mutation aux Antilles. Lucien Degras est « bombardé » directeur de station d’amélioration des plantes, selon ses propres termes. Une fonction qu’il occupe durant 17 ans, de 1964 à 1981.
Après une année sabbatique, il regagne son laboratoire, travaillant sur les plantes vivrières jusqu’à son départ à la retraite, en 1994.
Il est aussi le créateur en 1992 de l’association Archipel des sciences, dont il a été l’un des fers de lance jusqu’en 2007.
Les ouvrages du chercheur font autorité dans le milieu des spécialistes. Ils lui ont valu plusieurs distinctions venues du Japon à la Côte-d’Ivoire en passant par Trinidad ou Cuba.

L’igname, son cheval de bataille

En 1986, il écrit L’Igname, plante à tubercule tropicale, Techniques agricoles et productions tropicales. Un ouvrage référence dans le monde agricole, de 400 pages, traduit également en anglais. Pour Lucien Degras, l’igname doit être une plante de base de notre alimentation. Elle correspond à tout un ensemble culturel et rituel très important couvrant toute l’Afrique occidentale humide ou à peu près, région d’où l’Europe a prélevé la majorité des esclaves pour les Antilles.
« On trouve dans toute la Caraïbe, dans toutes les régions tropicales humides américaines, comme une révérence pour l’igname sans que l’on puisse bien dire pourquoi. En fait, c’est qu’elle correspond à tout un ensemble culturel et rituel très important… couvrant toute l’Afrique occidentale humide ou à peu près, région d’où l’Europe a prélevé la majorité des esclaves pour les Antilles. Il s’ensuit une résonance culturelle considérable. Travaillant sur cette plante qui m’avait paru très originale sur le plan biologique, j’avais l’impression de permettre vraiment une avancée considérable dans sa connaissance scientifique et agronomique, tout en épousant une valeur socio-culturelle » précise t-il.

Le jardin créole, pan de notre patrimoine

Dans son dernier ouvrage, Le jardin créole,  il présente cet espace représentatif du mode de culture traditionnel des Antilles-Guyane  comme un élément à part entière de notre patrimoine. Un patrimoine agricole et culturel dans lequel les plantes cultivées manuellement y sont associées.
« C’est assez significatif que mon nom Degras, qui provient du vieux créole où il se dit Dégras, signifie “défrichement pour la préparation des jardins traditionnels”. J’ai appris cela sur le tard lorsque je me suis intéressé aux jardins créoles. J’étais donc déjà “marqué” sans le savoir pour m’occuper de jardins créoles » disait-il avec humour.

https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/lucien-degras-figure-recherche-du-monde-agricole-est-decede-538071.html

LA REUNION FETE L’ABOLITION de L’ESCLAVAGE à PARIS

LA FÉT KAF À PARIS
Nassimah DINDAR, Sénatrice, Présidente du Conseil Départemental de La Réunion a le plaisir de vous convier aux festivités commémoratives de l’Abolition de l’Esclavage à La Réunion, le Vendredi 15 Décembre 2017, à la Grande Crypte – 69 bis, rue Boissière – 75016 Paris
(Métro 2 : Victor Hugo ou Métro 6 : Boissière)
INFORMATIONS

Sur le thème  » LE MALOYA D’HIER A AUJOURD’HUI « , nous vous invitons à participer au colloque et/ou au kabar :———————————————————————-

KABAR LA PAROLE – de 16h à 19h (COMPLET/INSCRIPTION TERMINEE)

Diffusion d’un film documentaire : Maloya, les racines de la liberté
Intervenants : Bruno MAILLARD / Docteur en Histoire et Guillaume SAMSON / Ethnomusicologue
Animatrice du colloque : Marie-Christine PONAMALE / Journaliste Outremers 360°

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KABAR MUSICAL – de 19h à 23h

Cocktail debout : Riz sofé
Kabar maloya : Avec la participation exceptionnelle de FIRMIN VIRY et d’autres artistes surprises
Animateur du kabar : Maroni

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BOUTIQUE ILE DE LA REUNION

Pour la première fois cette année, La Boutique Ile de La Réunion aura un stand pendant la soirée et vous proposera une vente de spécialités créoles.

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Inscrivez-vous en remplissant le formulaire ci-dessous avant le 11 décembre 2017.
Attention les places sont limitées.

Département de la Réunion – Antenne de Paris
21, rue du Renard – 75004 PARIS
Tél. : 01 40 25 98 40
Courriel : antenne.paris@cg974.fr

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Philippe Pilotin

Mardi 5 décembre 2017, cela fera 4 ans que le docteur et homme politique Pierre Aliker nous a quittés.

Pierre Aliker (né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique et mort le 5 décembre 2013 à Fort-de-France à l’âge de 106 ans1) est un médecin et un homme politique français de Martinique partisan de l’autonomie de son île. Il est aussi cofondateur du Parti progressiste martiniquais. Étudiant en médecine, Pierre Aliker est le premier Martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. En 1938, titulaire d’un doctorat en médecine, spécialiste en chirurgie, il retourne en Martinique et exerce le métier de chirurgien.

Il est le frère cadet d’André Aliker (1894-1934), journaliste du journal Justice, assassiné en 1934 dont il portait le deuil en s’habillant symboliquement de blanc.

En 1945, il s’engage en politique auprès d’Aimé Césaire, et figure sur la liste communiste conduite par ce dernier aux élections municipales à Fort-de-France. Aimé Césaire remporte brillamment les municipales et devient maire de Fort-de-France en 1945. Pierre Aliker devient logiquement l’un de ses adjoints.

Le 28 mars 1958, Pierre Aliker fonde avec Aimé Césaire un nouveau parti politique, le PPM (Parti progressiste martiniquais) dont le mot d’ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé. Pierre Aliker devient le vice-président du PPM, fonction qu’il occupera jusqu’au 17e congrès du parti en 2005.

Pierre Aliker est premier adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001.

Il est conseiller général du canton 3 de Fort-de-France de 1958 à 1970.

Pierre Aliker est également à l’origine du SICEM (Syndicat intercommunal du Centre de la Martinique) qu’il présidera de 1997 à 2001. Le SICEM devient le 27 décembre 2000 la CACEM (Communauté d’agglomération du Centre de la Martinique).

En mars 2001, après avoir dirigé la ville de Fort-de-France durant 56 ans, Aimé Césaire et Pierre Aliker annoncent qu’ils ne brigueront pas de nouveaux mandats et soutiennent Serge Letchimy, candidat PPM aux élections municipales de 2001, qui devient le nouvel édile.

Pierre Aliker a été le bras droit d’Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France pendant plus d’un demi-siècle. Lorsqu’on lui demande les raisons de la longévité de cette collaboration, il explique que c’est parce que nous avons comme étoile polaire une citation de Karl Marx qui dit : « Il ne faut jamais permettre que l’intérêt général soit noyé dans les eaux glacées des intérêts privés ».

Le 9 février 2007, pour ses 100 ans, la municipalité de Fort-de-France décide de baptiser le stade de Dillon à Fort-de-France (16 000 places), Stade Pierre Aliker, lui rendant ainsi hommage.

Le 20 avril 2008, dans le stade portant son nom, il rend un dernier et poignant hommage à son ami et compagnon de lutte, Aimé Césaire, lors des obsèques de ce dernier, et rappelle dignement, en présence du Président de la République et de nombreux ministres, que « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises, ce sont les Martiniquais », recueillant une pluie d’applaudissements. Après son vibrant discours, il a été salué par une ovation debout.

Le 31 janvier 2009, quelques jours avant son 102e anniversaire, il épouse Marcelle Landry (1929-2011), une infirmière rencontrée soixante ans plus tôt et avec laquelle il vivait depuis3. Celle-ci meurt chez elle à Redoute, le 1er avril 2011 à l’âge de 82 ans.
Le 27 octobre 2013, il est hospitalisé à la suite d’une chute à son domicile. Il meurt un mois plus tard le 5 décembre 2013 à l’hôpital de Fort-de-France à l’âge de 106 ans. Le docteur Pierre Aliker qui est considéré comme un sage, un exemple pour les nouvelles générations a une devise qu’il défend avec acharnement, « les Martiniquais doivent viser l’excellence » dans tout ce qu’ils entreprennent et se garder de se complaire dans la médiocrité, ne jamais se contenter de l’à-peu-près ou du « I bon kon sa ».

Il rappelait souvent le conseil de Boileau : « Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse et le repolissez. »

LA CITE DES OUTRE MERS … un projet en sursis?

La   cité  des Outre-mer se fera « avec un an de retard », en « 2020 »,

a dit la ministre des Outre-mer Annick Girardin aujourd’hui sur Public Sénat.

« Elle aura lieu, cette Cité des Outre-mer, elle se fera, elle se fera avec un an de retard », a déclaré la ministre, précisant que le bâtiment sera prêt en « 2020 ».
« Rénover un bâtiment pour en faire une Cité des Outre-mer, c’est bien, penser son fonctionnement dans la durabilité, c’est mieux », a-t-elle dit.
Début novembre, elle avait annoncé aux députés que la Cité « existerait », mais que le projet avait « besoin d’être repensé » et d’être « davantage collectif », regrettant ainsi que le ministère de la Culture n’en soit pas « partenaire ».

Voir aussi : Le projet de cité des outre-mer

La Cité est destinée à promouvoir et valoriser les cultures, les arts, les traditions et coutumes des territoires ultramarins. Elle est une promesse de campagne de François Hollande, qui l’avait officiellement lancée le 17 mars au parc de La Villette à Paris.
La Cité devait être installée dans un ancien cinéma désaffecté du parc du nord-est parisien. Elle était censée ouvrir ses portes en 2019.

Source : AFP

CANTIQUES DE NOEL

Allez mon voisin – Page 2
Allons-y donc – Page 4
Dans le calme – Page 6
Douce Nuit/ Mi bel lan nuit – Page 9
Il est né le divin enfant – Page 10
Joseph mon cher fidèle – Page 11
Alléluia – Page 15
Les anges dans nos campagnes – Page 17
L’heureux moment – Page 18
Michaud veillait – Page 19
Naissez – Page 21
Ô Nwel ô – Page 23
Oh la bonne nouvelle – Page 24
Petit papa noël – Page 25
Pour un maudit péché – Page 26
Quand Dieu naquit à noël – Page 28
Quand Jésus naquit – Page 30
Satan crève – Page 31
Souvenez-vous en – Page 32
Un enfant vient de naître – Page 34
Voisin – Page 37

2 ALLEZ MON VOISIN

Promptement levez-vous
Mon voisin,
Le Sauveur de la terre,
Est, enfin parmi nous
Mon voisin
Envoyé de son père
Mon voisin.
Allez mon voisin, allez (bis)
Allez mon voisin, à la crèche
Mon voisin.
Allez mon voisin, allez (bis)
Allez mon voisin, à la crèche
Mon voisin.
Veillant sur mon troupeau
Mon voisin,
Autour de ce village,
J’entends un air nouveau
Mon voisin,
Et du plus doux langage
Allez mon voisin, etc.
Rempli d’étonnement
Mon voisin,
Je laisse ma houlette,
Pour voir le Dieu naissant,
Mon voisin,
Qu’annonçait le prophète,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Dans 1’admiration
Mon voisin,
Entrant dedans l’étable,
J’adore ce poupon,
Mon voisin,
Mais Jésus ineffable,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Après quelques moments,
Mon voisin,
Ayant fait ma prière,
Je porte mes présents,
Mon voisin,
A l’enfant à la Mère,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Je ne suis point trompeur
3 Mon voisin

Les choses sont certaines.
Notre divin Sauveur,
Mon voisin,
Finit toutes nos peines,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Mon Dieu manque de tout
Mon voisin
Portez-lui quelque chose.
S’il souffre c’est pour nous
Mon voisin
Nous en sommes la cause
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Choisissez le meilleur,
Mon voisin,
De votre bergerie.
Donnez-le de bon cœur,
Mon voisin.
A Joseph et Marie
Mon voisin.
Allez mon voisin. etc.
L’enfer est confondu
Mon voisin,
Le ciel a la victoire.
Du messie attendu,
Mon voisin,
Chantons, chantons la gloire,
Mon voisin.
Allez, mon voisin, à la crèche !
Mon voisin
Allez, mon voisin, à la crèche !
Ritournelle
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka monté môn an mazincoin pa oublié
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka monté môn an ti rhum lan pa oublié
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka viré desann ti kraz la pa oublié
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka viré monté mazincoin pa oublié

4 Allons-y donc

Deux bergers s’entrent disant :
Courons adorer l’enfant,
Qui vient de naître vraiment
Pour finir notre misère
Allons-y donc, mon compère
Allons-y donc gaiement.
Courons adorer l’enfant,
Allons-y donc gaiement,
C’est le dieu du firmament
Le créateur de la terre
Allons-y donc, etc.
C’est le Dieu du firmament
Allons-y donc gaiement,
Portons-lui quelque présent
Afin qu’il nous soit prospère,
Allons-y donc, etc.
Portons-lui quelques présents
Allons-y donc gaiement,
Et faisons-lui compliment
Nous ferions mal de nous taire.
Allons-y donc, etc.
Et faisons-lui compliment
Allons-y donc gaiement,
Sur son saint avènement
Qui nous est si salutaire.
Allons-y donc, etc.
Sur son saint avènement
Allons-y donc gaiement,
Lui demander humblement
D’un cœur droit, pur et sincère.
Allons-y donc, etc.
Lui demander humblement
Allons-y donc gaiement,
Un parfait amendement
Du mal qu’on a pu lui faire.
Allons-y donc, etc.
Un parfait amendement
Allons-y donc gaiement,
Il est doux, il est clément,

5 Il est bon et débonnaire

Allons-y donc. etc.
Il est doux, il est clément
Allons-y donc gaiement,
Il nous aime tendrement
Puisqu’il s’est fait notre frère.
Allons-y donc, etc.
Il nous aime tendrement
Allons-y donc gaiement,
Pour réussir sûrement
Adressons-nous à sa Mère.
Allons-y donc, etc.
Pour réussir sûrement
Allons-y donc gaiement
Promettons-lui fermement
De l’aimer comme un bon Père.
Allons-y donc, mon compère
Allons-y donc gaiement,
Refrain Autre:
Allons-y donc z’y z’y mon compère
Allons-y donc gaiement
Ritournelle
3 fois 20 patché karot, sé 30 pou mawen 30 pou sousou mwen
oguitch ich mwen édé ma tant ou mwen kay pôté dé ti patat ba’w
mwen té ka désann an vil, la riviè blanch baré mwen
si sé té misié sébastien lariviè a té ké néyé mwen

6 Dans le calme

Dans le calme de la nuit, (bis)
S’est entendu un grand bruit
Une voix
Plusieurs fois
Plus angélique qu’humaine
Une voix
Plusieurs fois
Rendait gloire au Roi des Rois.
Je n’entendais qu’à demi, (bis)
Car j’étais tout endormi,
Cependant
Ce doux chant
M’a fait ouvrir les oreilles
Cependant
Ce doux chant
M’a fait lever promptement.
Plus en plus je m’approchais (bis)
Et mieux en mieux j’entendais
Ravissant
Je n’ai ouï voix pareille
Oh ! le chant
Ravissant !
M’écriai-je hautement.
J’ai couru dans le hameau, (bis)
Tête nue et sans chapeau ;
Tout dormait
Et ronflait
Dans un repos bien tranquille
Tout dormait
Et ronflait
Et personne ne m’entendait.
Sus, levez-vous, compagnons,
L’autre nuit nous dormirons,
Dépêchez
Et sortez
Venez avec moi entendre
Dépêchez
Et sortez
Et tous ravis vous serez.
Aussitôt fait comme on dit

7 Et les grands et les petits

Me suivant
En sortant
Ils ont ouï la musique
Me suivant
En sortant
Ils admirent ce beau chant.
L’ange qui si bien chantait,
Clairement nous instruisait :
Cette nuit
A minuit
Est né le Sauveur des hommes
Cette nuit
A minuit
Sur le foin il est réduit.
Allons voir ce bel enfant
Pasteurs, dit-il, promptement.
Sans douter
Ni errer
Croyons à cette nouvelle
Sans douter
Ni errer
Allons vite l’adorer.
De cet oracle divin
Ayant appris le chemin
Le suivant
Promptement
Avons trouvé le messie
Le suivant
Promptement
Avons adorer l’enfant.
Il était ce beau poupon
En pitoyable façon,
De grand froid
Il tremblait
A peine avait-il des langes
De grand froid
Il tremblait
Sa pauvre mère en pleurait.
Ritournelle

8 An vandredi apré midi

Man té couché an ka kabann mwen
Ti sè mwen an ka krié mwen
I ka di mwen difé ki pri
Lè mwen soti alé gadé
Pou mwen pé wè sa ka pasé
Lè mwen rivé tibren pi lwenLa persepsyon té ka brilé
Mwen krié Marin
Marin pa ka répon’n
Krié fransoi i di y pa ka vini
Rivièr Pilot tout tuyotri’y bouché
Si sé pa té comenne Voklen
Tout St Espri té ké’y brilé
La joi de viv sé an ti sosiété
Ké nou formé i pa ni bien lontan
Nou ka bouè rum sé pou nou anmizé
Si nou boulé nou boulé
Si nou tchimbé nou tchimbé
La joie de vivre, la joie de vivre (bis)
La joie de vivre, la joie de boire
La joie de boire, la joie de boulé
La joie de boulé, de roulé à tè
De roulé à tè, trin nin tou patou
Trin nin tou patou, tonbé an kan’nal
Y a pas comme nous (bis)
S’il y en a, …………….
Petit papa noël…

9 Douce Nuit

Douce nuit, Sainte nuit !
Tout s’endort au dehors
Marie et Joseph veillent
Sur l’Enfant qui sommeille
Au ciel l’astre reluit (bis)
Douce nuit, Sainte nuit !
Quel bonheur dans les cœurs
Quand les bergers entendent
Les Saints Anges qui chantent
Il est né le Sauveur (bis)
Douce nuit, Sainte nuit !
Jetez-vous à genoux
Bergers, c’est le Messie
Jésus, né de Marie
Dieu fait homme pour nous (bis)
Mi bel lan nuit
Mi bel lan nuit, fout’ ça jolie
Tout’ moune ja ka dômi.
Marie épi Joseph ka veillé
Assou Jésus qui ka sommeillé,
Dans ciel la ni z’étoiles chè,
Ni z’étoiles qui ka clairé.
Mi bel lan nuit, fout’ ça jolie,
Mi bonheu pou nous tout’
A minuit an pauvr’ gadien moutons
Ka ten-ne plusieu voix qui ka chanté
Mammaille la nous sauvé
Pass Jésus né jôdi-à
Mi bel lan nuit, fout’ ça jolie
An nous tout’ bô l’église,
Adoré ti Jésus qui couché,
Bras-ï en l’ai, i envi nous quimbé-ï
Nous ké prend-ï dans cœu nous,
Nous ké gadé-ï pou toujou.
10 Il est né le Divin Enfant

Il est né le Divin Enfant
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le Divin Enfant
Chantons tous son avènement.
Depuis plus de quatre mille ans
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans
Nous attendions cet heureux temps
Ah! qu’il est beau, qu’il est charmant
Ah ! que ces grâce sont parfaites
Ah! qu’il est beau, qu’il est charmant
Qu’il est doux ce Divin Enfant.
Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette
Une étable est son logement
Pour un Dieu quel abaissement !
Il vient en faire la conquête
Il veut nos cœurs, il les attend
Qu’ils soient à lui dès ce moment.
Oh ! bergers, venez promptement,
Près de lui votre place est prête.
Oh ! bergers, venez promptement,
Il aime votre empressement.
Partez, ô Rois de l’Orient
Venez-vous unir à nos fêtes.
Partez, ô Rois de l’Orient
Venez adorez cet enfant.
Ô Jésus, ô Roi tout-puissant !
Tout petit Enfant que vous êtes,
Ô Jésus, ô Roi tout-puissant !
Régnez sur nous entièrement.
11 Joseph mon cher fidèle

Joseph mon cher fidèle,
Cherchons un logement
Le temps presse et m’appelle
A mon accouchement
Je sens le fruit de vie
Ce cher enfant des Cieux
Qui d’une sainte vie
Va paraître à nos yeux.
Joseph
Dans ce triste équipage,
Marie allons chercher
Par tout le voisinage,
Un endroit pour loger
Ouvrez voisin la porte
Ayez compassion
D’une vierge qui porte
Votre rédemption.
Les voisins de Bethléem
Dans toute la bourgade
On craint trop les dangers
Pour donner la passade
A des gens étrangers
Au logis de la lune
Vous n’avez qu’à loger
Le chef de la commune
Pourrait bien se venger.
Marie
Ah ! changez de langage
Peuple de Bethléem !
Dieu vient chez vous pour gage
Hélas ! ne craignez rien
Mettez-vous aux fenêtres
Ecoutez ce destin
Votre Dieu votre Maître
Va sortir de mon sein.
Les voisins de Bethléem
C’est quelque stratagème
On peut faire la nuit
Quelque tour de Bohême
Quand le soleil ne luit,

12 Sans voir ni éclair ni lune

Les méchants font leurs coups
Gardez votre infortune
Passants retirez-vous.
Joseph
O ciel ! quelle aventure,
Sans trouver un endroit
Dans ce temps de froidure
Pour coucher sous un toit ;
Créature barbare
Ta rigueur te fait tort,
Ton cœur déjà s’égare
En ne plaignant mon sort.
Marie
Puisque la nuit s’approche
Pour nous mettre à couvert
Ah ! fuyons ce reproche
J’aperçois un désert
Une vieille cabane
Allons mon cher époux
J’entends le bœuf et l’âne
Qui nous serons plus doux.
Joseph
Que ferons nous Marie
Dans un si méchant lieu
Pour conserver la vie
Au petit enfant-Dieu
Le monarque des anges
Naîtra dans un bercail
Sans feu, sans drap, sans langes
Et sans Palais Royal.
Marie
Le ciel je vous assure
Pourra nous secourir
Je porte bon augure
Sans craindre de périr
J’entends déjà les anges
Qui font d’un ton joyeux
Retentir les louanges
Sous la voûte des cieux.

13 Joseph

Trop heureuse retraite
Plus noble mille fois
Plus riche et plus parfaite
Que le Louvre des Rois !
Logeant un Dieu fait homme
L’auteur du Paradis
Que le prophète nomme
Le Messie promis.
Marie
J’entends le coq qui chante,
C’est l’heure de Minuit
O ciel ! un Dieu m’enchante
Je vois mon sacré fruit ;
Je pâme, je meurs d’aise
Venez mon bien-aimé
Que je vous serre et baise
Mon cœur est tout charmé.
Joseph
Vers Joseph votre père
Nourrisson plein d’appas,
Du sein de votre mère
Venez entre mes bras,
Ah ! que je vous caresse
Victime des pécheurs
Mêlons, mêlons sans cesse
Nos soupirs et nos pleurs.
Ritournelle
Man lé’y dou (bis)
Man lé’y dou manmay la
Man lé’y dou (bis)
Man lé’y dou manmay la
Man lé’y dou (bis)
Man lé’y dou manmay la
Si ‘w pa ka ba mwen sa dou
Pa kryé mwen ti roro
Ya pas d’meilleur noël
Que le noël de chez nous
Pa ni pli bon nwèl
Ki nwèl la kay’ nou
Tanbou ka palé
tobodobodo
14
Ti-bwa ka frapé
Yo pa lé kouté
Chacha ka soukoué
….
Rum lan ka dévidé
Ohoh
Man tan’n an chanté kantik
ka woulé
Sé la ki ni ritounèl
ka tonbé

15 Alléluia

Chantons les louanges
D’un Dieu plein d’amour
Imitons les anges
Dans un si beau jour,
Melons nos trompettes
Avec leurs hautbois,
Et dans nos retraites,
Disons mille fois :
Alléluia ! alléluia !
Kyrie Christe ! kyrie eleison !
Jésus vient de naître
Pour nous rendre heureux,
Il fait disparaître
Tous nos soins fâcheux.
Nos plaintes finissent
Nous sortons des fers,
Les airs retentissent
Alléluia, etc.
Que chacun s’assemble
Dans Ces lieux charmants
Montrons tous ensemble
Notre empressement.
Que l’écho fidèle
Du fond de nos bois
Voyant notre zèle
Réponde à nos voix.
Alléluia, etc.
Que tout soit sensible
A notre bonheur
Que l’hiver terrible
Calme sa rigueur.
Que tous nos bocages
Nos prés, nos vallons,
Bravent les ravages
Des fiers aquilons
Alléluia, etc.
Paisibles fontaines,
Tranquilles ruisseaux,
Faites sur les plaines,
Serpenter vos eaux.
16 Que ce doux murmure,

Echo du printemps,
Rende la verdure
Et les fleurs aux champs.
Alléluia, etc.
Pourquoi tant attendre
Aimables oiseaux,
De nous faire entendre
Vos concerts nouveaux ?
De vos saints hommages
Devenez jaloux
Et dans vos ramages,
Dites avec nous :
Alléluia, etc.
Brebis innocentes
Et vous chers moutons,
Sur les fleurs naissantes
Faites mille bonds.
Trop heureux troupeau,
Il te vient de naître,
Un pasteur nouveau.
Alléluia, etc.
Oh ! quelle allégresse
Règne en ces bas lieux
Chacun s’intéresse
Dans ces champs joyeux.
A peine on voit luire
Ce jour fortuné
Que tout semble dire :
Le sauveur est né !
Alléluia ! alléluia !
Kyrie Christe ! kyrie eleison !

17 Les Anges dans nos campagnes

Les anges dans nos campagnes
Ont entonné 1’hymne des cieux ;
Et l’écho de nos montagnes
Redit ces chants mélodieux :
Gloria iu excelsis Déo (bis)
Bergers pour qui cette fête ?
Quel est l’objet de tous ces chants ?
Quel vainqueur, quelle conquête
Mérite ces chants triomphants ?
Gloria in excelsis Déo (bis)
Ils annoncent la naissance
Du Saint Rédempteur d’Israël
Et plein de reconnaissance
Chantent en ce jour solennel :
Gloria in excelsis Déo (bis)
Allons tous de compagnie
Sous l’humble toit qu’il s’est choisi
Voir l’adorable Messie,
Auquel nous chanterons aussi :
Gloria in excelsis Déo (bis)
Tous dociles à leur exemple
Seigneur, nous viendrons désormais
Au milieu de votre temple
Dire en publiant vos bienfaits :
Gloria in excelsis Déo (bis)
Ritournelle
Et l’écho, et l’écho (bis)
Et l’écho de nos montagnes
Redit ces chants, redit ces chants (bis)
Mélodieux, mélodieux
Redit ces chants mélodieux

18 L’heureux moment

Il s’approche l’heureux moment
Qui doit finir notre misère
Il va venir l’auguste Enfant
Qui donne la paix à la terre (bis)
Tournons vers lui (bis) tous nos soupirs
Appelons-le par nos désirs (bis)
O nations, consolez-vous
De vos souhaits l’objet aimable
Vient enfin répandre sur nous
Les dons de son cœur ineffable (bis)
Tournons vers lui (bis) tous nos soupirs
Appelons-le par nos désirs (bis)
Paraissez, ô divin Enfant
Pour nous à jamais désirable
L’univers entier vous attend.
Montrez votre face adorable, (bis)
Ah ! rendez-vous (bis) à nos soupirs
Venez combler tous nos désirs. (bis)
Daignez choisir votre palais.
Dans nos cœurs remplis de tendresse
Pour vous dès longtemps, ils sont prêts
Venez notre amour vous empresse (bis)
Ah! rendez-vous (bis) à nos soupirs
Venez combler tous nos désirs. (bis)
Ritournelle
Katrine pikan, diab’la déyè nou
Chandelle brilé, voyé dlo monté (bis)
Ablo blo blo blo blo (ter)
Lanné tala pa lanné pasé
Ou kay’y pasé bô la kuisin-ka
Ou kay’y trouvé dé môso ban-nann
Ou kay’y trouvé môso lanmori
Si-i pa asé, ou-a bouè bouillon-a (bis)

19 Michaud veillait

Michaud veillait (bis)
La nuit dans sa chaumière,
Près du hameau
En gardant son troupeau;
Le ciel brillait
D’une vive lumière,
Il se mit à chanter
Je vois (ter)
L’étoile du berger.
Au bruit qu’il fit,
Les pasteurs de Judée
Tout en sursaut
Vinrent retrouver Michaud,
Auxquels il dit :
La vierge est accouchée
Sur l’heure de minuit:
Voilà (ter)
Ce que l’ange a prédit
Un pauvre toit
Servait de couverture
A la maison
De ce Roi de Sion ;
Le vent sifflait
D’une horrible froidure
Au milieu de l’hiver
Il vient (ter)
Pour nous tirer des fers.
Sa Mère était
Assise près de la crèche ;
L’âne mangeait
Le bœuf les réchauffait;
Joseph priait
Sans chandelle ni mèche,
Dans ce triste appareil,
Jésus (ter)
Brillait comme un soleil.
Fasse, Seigneur,
Que notre sainte enfance
Nous place au cieux

20 Parmi les bienheureux !

Ah ! Quel bonheur
Si dans votre souffrance,
Nous pouvons mériter
Un bien (ter)
Que l’on ne peut ôter.
Ritournelle
Mwen dan l’église, man ka gadé
Misié ka gadé mwen
Mwen la savann man ka gadé
Misié ka gadé mwen
Mwen au marché mwen ka gadé
Misié ka gadé mwen
Alé misié, aléa lé lavé fidji fiyèl fan-m ou (bis)
Perinèl o ! mawen lé bonbé o !
Mwen lé bonbé pays a pa bon pou mwen chè (bis)
Pa dot ki konpè michaud
Ki di saint Joseph pa papa bondiéPa dot ki konpè michaud
Pa dot ki konpè michaud
Ki di parol la pou fè nou la pèn
Piman ou a ba mwen piman
Ah citron ou a ba mwen citron
A kay misié henri tô kolibri kasé kanari (bis)
Eti ou janmen wè sa (ter) kolibri kasé kanari (bis)
Mwen la jol mwen pa sa dôli
Mwen lé manjé mwen pasa manjé
Mwen lé bwè mwen pasa bwè tèlman pawol la ka fè mwen lapèn
Moun an (bis) moun na kif è la jol la (bis)
Moun oui moun an, moun moun an kif è la jol la
Moun tala kif è la jol la kè ni an pènn poté ba bondié (bis)
A pa dot (ter) ki konpè Michaud (ter)
A pa dot ki konpè michaud ki ki saint joseph pa papa bondié
A pa dot ki konpè michaud ki di parol la pou fè nou la pèn

 

21 Naissez

Naissez l’amour vous y convie,
Naissez pour changer nos destins.
(bis)
Grand Emmanuel, divin fils de Marie,
Venez réparer les pertes des humains,
Naissez l’amour vous y convie,
Naissez pour changer nos destins.
Le ciel est sensible à nos larmes
Le ciel nous accorde un sauveur.
La charmante paix succède à nos alarmes
Le jour fortuné comble notre bonheur
Le ciel est sensible à nos larmes
Le ciel nous accorde un sauveur.
Il naît ce messie adorable
Il naît ce grand Dieu fait enfant.
Peut-il ô mortels, se rendre plus aimable
Pour nous racheter, il se livre en naissant.
Il naît ce messie adorable
Il naît ce grand Dieu fait enfant.
Pour nous, jusqu’à nous il s’abaisse
Pour nous il s‘immole aujourd’hui.
Chantons à jamais l’excès de sa tendresse
Et que tous les cœurs brûlent d’amour pour lui
Pour nous, jusqu’à nous il s’abaisse
Pour nous il s’immole aujourd’hui.
Ritournelle
Version 1
sé pa lanmou ka kondui mwen
sé mwen ka kondui lanmou mwen (bis)
Jenn jan paf è bagaï konsa
palésé lanmou condui zot bis)
Version 2
Henriette man Zakari mété man gason dérô (ter)
Minui ja ka sonnen i lè pou li rantré
Rhum blanc-an mwen paka bwè li encô (ter)
22
Mwen paka bwè li ancô pas i ka brilé gôj mwen
Version 3
adèl voyé dlo, voyé dlo
Paedan manman pa la : voyé dlo
Pandan papa pala : voyé dlo
Padan ti frè pa la : voyé dlo
Gôj mwen ka brilé mwen : voyé dlo

 

22 Oh !La Bonne Nouvelle
Oh! la bonne nouvelle
Qu’on vient nous annoncer
Une Mère est Vierge
Un Sauveur nous est né.
Bon, bon, bon, accourons-y vite,
Bon, bon, bon, accourons-y donc.
Tous les bergers en fête
Ont quitté leurs troupeaux,
Chantant des chansonnettes
Dessus leurs chalumeaux.
Bon, bon, bon, etc.
Pour Joseph qui admire
Ce prodige nouveau,
Il ne peut que nous dire :
Voyez comme il est beau !
Nous verrons cette Mère
Belle comme le jour,
Qui sur son sein le serre
Dans des transports d’amour.
Bon, bon, bon, etc.
Soyons de la partie,
Allons rendre nos vœux
Au beau fils de Marie
Qui est le Roi des Cieux.
Bon, bon, bon, etc.

23 Petit Papa Noël

C’est la belle nuit de Noël
La neige étend son manteau blanc
Et les yeux levés vers le ciel,
A genoux, les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière.
{Refrain:}
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier
Mais, avant de partir,
Il faudra bien te couvrir
Dehors tu vas avoir si froid
C’est un peu à cause de moi
Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m’as apporté
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t’ai commandés
Le marchand de sable est passé
Les enfants vont faire dodo
Et tu vas pouvoir commencer
Avec ta hotte sur le dos
Au son des cloches des églises
Ta distribution de surprises
{Refrain}
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier
Mais, avant de partir,
Il faudra bien te couvrir
Dehors tu vas avoir si froid
C’est un peu à cause de moi
Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d’abord sur notre maison
Je n’ai pas été tout le jour très sage
Mais j’en demande pardon
26
Pour un maudit péché
Pour un maudit péché
L’auteur de la nature
Pour un maudit péché
Jésus-Christ est couché
Tout nu dessus la dure
Ah! qu’il me fait pitié
Dedans une masure
Caché!
Ce petit Dieu d’amour
Se charge de nos peines
Ce petit Dieu d’amour
Vient nous donner le jour
Et soulager nos chaînes
Ayons donc du retour
Pour un Dieu qui nous aime
Toujours !
Il naît dans le recoin
Du débris d’une étable,
Il naît dans le recoin
Sur la paille et le foin,
Sa bonté charitable
Le réduit à ce point
Qu’il veut ce fils aimable
Nos soins.
Il n’a pas de berceau,
Le poupon de Marie,
Il n’a pas de berceau,
Cet innocent agneau.
Il commence une vie
Entre deux animaux,
Languissante et suivie
De maux.
Trois Mages d’Orient
Apprenant la nouvelle
Trois Mages d’Orient
Ont porté leurs présents
L’un lui offre la myrrhe,
L’un l’or, 1’autre l’encens,
(Et tous ensemble ) adorent
L’Enfant.
27
Il attache ses yeux
Dessus l’aimable face
Il attache ses yeux
En dépit des envieux
Dessus la belle glace
De ce miroir précieux,
Qui nous fait voir la grâce
Des cieux.
Il adore l’Enfant,
Puis il salue la Mère,
Il adore l’Enfant,
Qui vient donner son sang :
Il apaise son père
Que le péché d’Adam
Avait mis en colère
Longtemps.
Tous ces bergers, de peur
De ne pouvoir y être,
Tous ces bergers, de peur
De ne voir ce Sauveur,
Accourent en lui portant
Ce qu’ils ont de meilleur
Mais le premier lui laisse
Son cœur.
Les pasteurs d’alentour
Font entre eux une bande
Les pasteurs d’alentour
Viennent faire leur cour
En même temps que l’ange
Leur a dit le séjour,
Chimel sans plus attendre
Y court.
28
Quand Dieu naquit à Noël
Quand Dieu naquit à Noël
Dans la Palestine,
On vit ce jour solennel
Une joie divine.
Il n’était ni petit ni grand
Qui n’apportât son présent
Et no, no, no, no,
Et n’offrit, frit, frit,
Et no, no et frit, frit,
Et n’offrit sans cesse
Toute sa richesse (bis).
L’un apportait un agneau
Avec un grand zèle,
L’autre un peu de lait nouveau
Au fond d’une écuelle
Et sous ses pauvres habits
Cachait un peu de pain bis
Pour la, la, la, la,
Pour la sain, sain, sain,
Pour la, la, Pour la sain,
Pour la Sainte Vierge
Et Joseph concierge (bis).
Ce bon père putatif
De Jésus mon maître
Que le pasteur plus chétif
Désirait connaître,
D’un air obligeant et doux
Recevant le don de tous
Sans cé, cé, cé, cé,Sans ré, ré, ré, ré,
Sans cé cé, sans ré, ré,
Sans cérémonie,
Pour le fruit de vie(bis).
Il ne fut pas jusqu’aux rois
Du rivage maure
Qui joints au nombre de trois
Ne vinssent encore
Ces bons princes d’Orient
Offrirent en le priant
L’en, l’en, l’en, l’en
Cens, cens, cens, cens, cens,
29
L’encens et la myrrhe
Et l’or qu’on admire (bis)..
Quoi qu’il n’en eût pas besoin
Jésus notre maître
En prit avec un grand soin
Pour faire connaître
Qu’il avait les qualités
Par ces dons, représentées
D’un vrai, vrai, vrai, vrai
D’un roi, roi, roi, roi
D’un vrai, vrai, d’un roi, roi
D’un vrai roi de gloire
En qui l’on doit croire (bis)..
Plaise à ce divin enfant
Nous faire la grâce
Dans son séjour triomphant
D’avoir une place
Si nous n’y sommes jamais
Nous goûterons une paix
De lon, lon, lon, lon
De gue, gue, gue gue,
De longue durée
Dans cet empyrée (bis)..
30
Quand Jésus Naquit
Quand Jésus naquit du sein
De la vierge sa Mère
Plusieurs Anges ayant eu dessein
D’annoncer ce mystère
Tombé du ciel, tombé du ciel,
Tombé du ciel en terre.
Pour aller chercher les bergers
L’un vole, l’autre trotte
Dans les champs et dans les vergers
On les trouva par botte
Qui faisaient la, la, la, la,
Qui faisaient la ribote.
Margot porta des écus neufs,
Toinon une layette,
Et moi je lui portai trois oeufs,
Dit la grosse Pierrette,
Pour faire une o, Pour faire une o,
Pour faire une omelette.
Bien bonjour Monsieur Saint Joseph
Et la Vierge Marie,
Bien bonjour Monseigneur Jésus
Le chef-d’œuvre de la vie
Et bonjour la, la, la, la,
Bonjour la compagnie.
Ritournelle
Man ka kaliko téni dé jen ti fi afos yo fi yo pa ka janbé dalo (Bis)
Padan man kakiko pala
Sé tifi ka janbé dalo
Pandan man kaliko pala
Sé tifi a ka joué klarinèt

 

31 Un enfant vient de naître
Un enfant vient de naître
Qui commande en tous lieux
Pasteurs, il est le Maître
De la terre et des cieux
Il est dans une crèche
Ce lieu n’est pas bien loin
Sur de la paille sèche
Et sur un peu de foin.
A voir ce roi des anges,
Chacun serait trompé.
De lambeaux et de langes
Il est enveloppé.
Pour soulager sa peine
Pour adoucir ses maux,
Il se sert de l’haleine
De deux vils animaux.
Près de cette demeure
Dormaient quelques bergers,
Un ange à la même heure
D’un vol des plus légers,
Fend l’air et les réveille
Et leur dit : à l’instant
Venez voir la merveille
Que l’Univers attend.
Ayant fait son message,
Cet Ange disparut,
Pour aller au village.
Plus d’un Pasteur courut.
Ils vont droit à l’étable
Chercher le nouveau-né.
A sa vue adorable,
Chacun s’est prosterné.
Que faisiez-vous Marie,
Quand vous les voyiez tous
Laisser la bergerie
A la merci des loups ?
Vous vous disiez vous-même,
Comme à tous les chrétiens :
Que pour le bien suprême
35
On quitte tous les biens.
Ritournelle :
Zim alléluia, alléluia (bis)
Zim alléluia souris a bwè l’huile la dan lamp la
alé ma kalalou
alé man diri douUn enfant vient de naître
Un enfant vient de naître
Qui commande en tous lieux
Pasteurs, il est le Maître
De la terre et des cieux
Il est dans une crèche
Ce lieu n’est pas bien loin
Sur de la paille sèche
Et sur un peu de foin.
A voir ce roi des anges,
Chacun serait trompé.
De lambeaux et de langes
Il est enveloppé.
Pour soulager sa peine
36
Pour adoucir ses maux,
Il se sert de l’haleine
De deux vils animaux.
Près de cette demeure
Dormaient quelques bergers,
Un ange à la même heure
D’un vol des plus légers,
Fend l’air et les réveille
Et leur dit : à l’instant
Venez voir la merveille
Que l’Univers attend.
Ayant fait son message,
Cet Ange disparut,
Pour aller au village.
Plus d’un Pasteur courut.
Ils vont droit à l’étable
Chercher le nouveau-né.
A sa vue adorable,
Chacun s’est prosterné.
Que faisiez-vous Marie,
Quand vous les voyiez tous
Laisser la bergerie
A la merci des loups ?
Vous vous disiez vous-même,
Comme à tous les chrétiens :
Que pour le bien suprême
On quitte tous les biens.
krié mwen bélévan
krié mwen tèt moutonou a ba mwen la jan mwen
sé lajan mwen mwen lé
ou ba mwen lajan mwen
37
sé lajan mwen mwen ka mandé’w
Voisin
Voisin d’où venait ce grand bruit
Qui m’a réveillé cette nuit
Et tout ceux de mon voisinage !
Vraiment, j’étais bien en courroux
D’entendre par tout le village
Sus, sus bergers (bis) réveillez-vous
Sus, sus bergers (bis) réveillez-vous
Quoi donc Colin ne sais-tu pas
Qu’un Dieu vient de naître ici-bas
Qu’il est logé dans une étable ?
Qu’il n’a ni lange ni drapeau
Et dans cet état misérable
On ne peut voir (bis) rien de plus beau.
On ne peut voir (bis) rien de plus beau.
Il t’a dit voisin qu’en ses lieux
Voudrait bien s’abaisser un Dieu
Pour qui rien n’est trop magnifique
Les Anges vous l’ont fait savoir
38
Par cette charmante musique
Qui s’entendit (bis) hier au soir.
Qui s’entendit (bis) hier au soir.
Plusieurs déjà s’y sont rendus,
Quelques-uns en sont revenus,
En disant que c’est le Messie,
Que c’est l’aimable Sauveur
Qui, suivant notre prophétie
Nous doit causer (bis) tant de bonheur.
Nous doit causer (bis) tant de bonheur.
Allons donc, bergers, il est temps,
Allons lui porter nos présents
Et lui faire la révérence
Voyez comme Jeannot y va
Suivons-le tous en diligence
Et nos troupeaux (bis) laissons-les là.
Et nos troupeaux (bis) laissons-les là.
Sans plus tarder, allons donc tous,
Allons saluer à genoux
Notre Seigneur et notre Maître ;
39
Et dans cet adorable jour,
Où pour nous l’amour l’a fait naître
Allons pour lui (bis) mourir d’amour.
Allons pour lui (bis) mourir d’amour.
Après avoir fait nos présents
Avec nos petits compliments
Autour de lui tout en cadence,
Nous lui souhaiterons le bonsoir
Et lui ferons la révérence.
Adieu poupon (bis) jusqu’au revoir.
Adieu poupon (bis) jusqu’au revoir.
Ah! Colin que dis-tu donc là
Il ne faut pas faire cela:
J’aimerais mieux perdre la vie
Restons toujours dans ce saint lieu
Tenons-lui toujours compagnie,
Et ne disons (bis) jamais adieu.
Et ne disons (bis) jamais adieu.
Pour moi je suis plutôt d’avis
De retirer ce petit fils
Où j’ai préparé sur deux bancs,
Un lit en forme de couchette,
Et des linceuls (bis) qui sont tout blancs.
Et des linceuls (bis) qui sont tout blancs.
Je vais faire de mon mieux
Pour retirer en ces lieux
Jésus, Joseph et Marie,
Quand ils seront tous trois chez moi,
Ma maison sera plus jolie
Que le palais (bis) des plus grands rois.
Que le palais (bis) des plus grands rois.
Dès aujourd’hui dans ce dessein
Sans attendre jusqu’à demain
Je veux quitter ma bergerie
Et j’abandonne mon troupeau
Pour mieux garder toute ma vie
Dans ma maison (bis) ce seul agneau.
Dans ma maison (bis) ce seul agneau.

 

fin – fin – fin- fin -fin

UN SPECTACLE TOTAL ET UNIVERSEL

« Notre Dame d’Haïti », au théâtre de Belleville : révolutions sur scène

Le spectacle « Notre Dame d’Haïti » de la compagnie réunionnaise Lolita Monga, au Théâtre de Belleville , raconte trois expériences vécues en trois lieux qui ont connu leur lot de petites et grandes révolutions : Haïti, Notre Dame des Landes et La Réunion.

© Sebastien Marchal
© SEBASTIEN MARCHAL
  • Patrice Elie Dit Cosaque
  • Publié le , mis à jour le 

Sur scène, le décor évoque ces ZAD, ces zones à défendre, comme celle que l’on a largement aperçu dans les medias du côté de Notre Dame des Landes, quand plusieurs opposants tentaient d’y empêcher l’implantation d’un nouvel aéroport, et n’est évidemment pas un hasard… Ce pourrait aussi être un campement de guérilleros comme ceux que l’on imagine en Amérique du Sud ou ailleurs… Ou le bout d’un quartier pauvre d’Haïti, pas un hasard non plus.. Sur scène encore, quatre personnages en quête de hauteur, en quête d’un idéal plus haut encore que leurs aspirations personnelles. Quatre personnages prêts à en découdre avec le système, avec la société et à faire voler en éclat les carcans qui nous emprisonnent. Bref, prêts à faire la révolution.

Regardez la Bande-Annonce :

La révolution pour quoi faire ?

Qu’est-ce qui poussent certains d’entre nous à se révolter ? A mener, par exemple dans la rue, ces combats politiques, idéologiques qui mènent parfois à l’affrontement ? Qu’est-ce qui entraîne les uns à agir et les autres à subir ? Jusqu’où l’idéal d’un monde meilleur, jusqu’où l’utopie peuvent –ils nous faire rêver ? Le rêve pour le rêve ? Le rêve jusqu’à sa concrétisation et à quel prix ?

© Sébastien Marchal
© Sébastien Marchal

Ce sont là quelques-unes des questions que Lolita Monga, auteur et metteur en scène nous pousse à nous poser dans ce spectacle. Non contente de convoquer le vent de la révolte haïtienne ou de convier l’actualité brûlante liée à Notre Dame des Landes,elle y intègre en plus l’Histoire de la Réunion, le marronnage. Trois dimensions qui s’allient parfaitement, se répondent tantôt par les chants de maloya magnifiquement interprétés par Judith Profil – connue aussi sous le pseudonyme de Kaloune, tantôt par les chansons et la poésie créole venues d’Haïti dans la voix de Sachernka Anacassis. Campant les figures masculines des révolutionnaires-type, Laurent Robert et Olivier Corista complètent ce quatuor d’acteurs tous excellents. Généreux, investis, incarnant avec une belle énergie ces aspirants à la liberté, ces révoltés parfois en quête de convictions, ces révolutionnaires agissant au nom des peuples et des sociétés et parfois aussi en leur propre nom.

Un spectacle total et universel

© DR

Chants, masques, poésie, textes, percussions, musique, vidéos… Notre Dame d’Haïti brasse toutes les ficelles qu’offre le théâtre. C’est une synthèse, un collage, un spectacle total et universel… Seule vraie critique à lui opposer : l’absence d’histoire formelle. Le spectacle est parfois si puissant avec ses évocations tantôt drôles, tantôt émouvantes des petites et grandes révolutions et l’interprétation, l’incarnation des figures si bien réussies qu’il est un peu dommage de ne pas davantage avoir inscrit ces personnages dans un récit, dans une histoire, dans une narration. Sans doute un excès de gourmandise de la part du spectateur et une envie inassouvie de voir comment les uns et les autres trouveraient, chacun à sa façon, la résolution de ses doutes, de ses questionnements, de ses engagements.

Il n’en demeure pas moins que ce spectacle « Notre Dame d’Haïti » nous montre, aussi bien par les choix des textes qui le composent que par sa mise en scène ou le jeu des comédiens, la force de la croyance de l’être humain en ses utopies. Illustration qui fait du bien, par les temps qui courent…

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