L’ART GUADELOUPEEN S’EXPOSE à PARIS


Le 24Beaubourg est heureux de vous annoncer la prochaine exposition :

ÉCLATS D’ÎLES VOL.2
Marielle Plaisir, Shuck One, Philippe Thomarel,
François Piquet, Jean-Marc Hunt
Sous le parrainage de Maryse Condé

Du 11 au 23 octobre 2018
Du mardi au samedi de 13 à 19h

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LA BARBADE sous perfusion du F.M.I

  • Par Caroline Popovic
  • Publié le
C’était vers la fin de son discours de près d’une heure que le Premier ministre, Mia Mottley a confirmé que 1500 salariés du service public seront licenciés dans les prochaines semaines. 80% d’entre eux sont des occasionnels. Les derniers embauchés seront les premiers à partir. Tout le monde recevra la totalité des indemnités de licenciement ainsi que des offres de reconversion d’emploi, dit-elle.

Ce soir il s’agit d’une conversation difficile, a déclaré Mia Mottley, premier ministre de Barbade.

Barbade sous perfusion du FMI

Dès son élection en mai 2018, Mia Mottley a formulé son programme pour la transformation et la relance économique de la Barbade. Elle a signé un accord avec le Fonds Monétaire International pour restructurer la dette. La Barbade est le 3e pays le plus endetté au monde. Un premier versement de 290 millions de dollars a été effectué pour renflouer les réserves de devises.

Le FMI exige de la discipline fiscale. Le service public de Barbade coûte trop cher. Il n’y a pas assez de contribuables pour maintenir le niveau des dépenses.

La corruption est omniprésente

Depuis 2008, l’année de la crise financière, l’économie de Barbade est en difficulté. Au lieu de redresser la situation, le gouvernement précédent a dépensé de l’argent qu’il n’avait pas. Aujourd’hui Barbade ne peut plus emprunter.

Bridgetown, capitale de Barbade et siège du gouvernement © businessbarbados
© businessbarbados Bridgetown, capitale de Barbade et siège du gouvernement

Régime d’austérité dans tous les domaines

Selon un récent audit, la corruption est effective dans presque tous les services du gouvernement. Plusieurs contrats ont été attribués sans appels d’offres. Des millions de dollars ont été dépensés pour  les frais de consultants. L’hôpital public a trop de personnel non essentiel. Le bureau de transports, la régie des eaux et le service des logements ont tous été pointés du doigt pour des dépenses sans compter.

Selon le premier ministre, les médias du service public sont des « anachronismes ». Ils doivent tous se mettre au numérique et réduire le personnel.

Mia Mottley veut que le secteur privé stimule la croissance. Le démarrage de plusieurs projets d’investissement ainsi qu’un programme de réhabilitation du réseau routier devraient aider à embaucher des agents licenciés par le gouvernement.
Le gouvernement va également confier au secteur privé la gestion des sites touristiques d’État.

AU PARLEMENT DES ECRIVAINES FRANCOPHONES

La Guyane représentée au Parlement des écrivaines francophones

Elles se sont rendues à Orléans où se tenait du 26 au 28 septembre le Parlement des écrivaines francophones qui a réuni 70 femmes pour sa première édition. Françoise James-Ousénie, Edith Serotte et Catherine Le Pelletier étaient accompagnées de Thisséka Lobelt membre de l’association Promolivres.

Tchisséka Lobelt présidente de Promolivres, Françoise James-Ousénie et Catherine Le Pelletier écrivaines © TL
© TL Tchisséka Lobelt présidente de Promolivres, Françoise James-Ousénie et Catherine Le Pelletier écrivaines
  • Par Catherine Lama
  • Publié le , mis à jour le
C’était l’idée formulée en 2016 par Fawzia Zouari journaliste et écrivaine tunisienne, créer un Parlement des écrivaines francophones, l’occasion de réunir des femmes de 5 continents et de rendre distincte leur voix à travers le monde. Leïla Slimani a présidé cette première session orléanaise.

Solidarité, sororité, convivialité…

Selon Tchisséka Lobelt les participantes guyanaises ont beaucoup apprécié de se retrouver entre femmes de lettres pour parler des problèmes du monde et comme elle le précise :

« C’est aussi pour nous toutes, une ouverture au monde avec 70 écrivaines issues de 23 pays. Solidarité, sororité, convivialité, plus de force. Beaucoup de réflexions ont marqué ces rencontres… »

Il a été prévu des actions comme écrire un livre avec la contribution des écrivaines sur la protection de la terre nourricière au mois de juin. Ou encore marrainer une jeune fille qui aime écrire. Il ne s’agit pas seulement de l’aider mais de l’accompagner tout simplement jusqu’au bac. Il est aussi question d’un salon du livre des femmes à Orléans, une ville qui pourrait devenir une ville refuge pour les écrivaines en danger.

Ainsi que le souligne Catherine Le Pelletier :

« Cette première réunion constituante du Parlement des écrivaines francophones était très importante. il fallait que la Guyane soit présente. C’est un événement positif pour nous toutes. »

La Guyanaise a fait une communication et a parlé, notamment, de la toute première écrivaine de Guyane, Roberte Horth qui a guidé les autres femmes dans le mouvement littéraire guyanais. Elle a aussi évoqué les écrivaines contemporaines.
Cependant Catherine Le Pelletier  attend de ce parlement :

« Une réflexion un peu plus dense sur la littérature aujourd’hui et sur la place de la femme dans la littérature, sur la place des écrivaines et celles de Guyane plus singulièrement parce qu’elles méritent une attention toute particulière. Elles ont commencé à écrire et se faire connaître très tard au début du 20è. Il y a une place à occuper et à reconnaître aujourd’hui. »

LE NOBEL (alternatif ) DE LITTERATURE 2018 pour MARYSE CONDE

Après  NAIPAUL (natif  de  Trinidad & Tobago)  Prix Nobel  de  Litterature  2001 l’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé a reçu ce vendredi le prix Nobel « alternatif » de littérature lors d’une cérémonie à Stockholm, en Suède. A 81 ans, c’est une nouvelle marque de reconnaissance pour le travail de cette artiste engagée, plume majeure de la littérature caribéenne.
 « Dans ses oeuvres, avec un langage précis [Maryse Condé] décrit les ravages du colonialisme et le chaos du post-colonialisme« , ont déclaré les organisateurs du prix.
© Ulf Andersen / Aurimages / AFP
© ULF ANDERSEN / AURIMAGES / AFP
  • Marie Boscher, Christian Tortel
  • Publié le ,

Faire entendre la voix de la Guadeloupe

L’auteur de Segou, de La vie scélérate ou encore de Moi, Tituba sorcière faisait partie d’une liste de 47 auteurs, réduite ensuite à 3 nommés. Après avoir appris la nouvelle à la télévision, Maryse Condé s’est réjouie de voir entendue « la voix de la Guadeloupe« , preuve que les Antilles n’ont bien évidemment pas que des catastrophes naturelles à offrir aux yeux du monde… Ecoutez Maryse Condé, jointe par Christian Tortel juste après l’annonce du prix Nobel alternatif.

Réaction de Maryse Condé, lauréate du prix Nobel « alternatif » de littérature

Christiane Taubira, ancienne ministre de la justice, a tenu à féliciter Maryse Condé pour ce prix, faisait référence dans un tweet aux titres des oeuvres de l’écrivaine.

FÉLICITATIONS chaleureuses et amicales à Maryse Condé, lauréate du prix Nobel alternatif de littérature. La vie n’est pas toujours scélérate, elle réserve des merveilles et nous donne parfois le coeur à rire…ou à pleurer d’émotion
ChT

De même que Jacques Bangou, maire de la ville de Pointe-à-Pitre où est née l’auteur.

#prixNobelalternatif a #MaryseConde. Une reconnaissance méritée. Une nouvelle fierté pour la Guadeloupe. L’importante résidence en construction face au terminal des croisiéristes portera son nom.

Un prix alternatif et éphémère

Ce prix « alternatif » a été remis exceptionnellement cette année par des internautes, à l’initiative de la Nouvelle Académie, un collectif de 109 écrivains suédois. Il s’est constitué suite au report du prix Nobel traditionnel à 2019 sur fond de scandale. Dix des dix-huit membres de l’institution officielle s’était retirés suite à la condamnation du mari d’une académicienne dans une affaire de viol. Maryse Condé se rendra en Norvège à Oslo le 9 décembre prochain pour recevoir son prix.

Source  Outre Mer –  France tv info

ALé VIRé Martinique (témoignage)

L’audacieuse de la semaine
Faire le choix du retour au pays n’est pas toujours chose aisée et pourtant c’est le choix que Régine a fait il y a un mois. On vous laisse découvrir cette femme audacieuse et déterminée à vivre sa vie rêvée!

🔸️Bonjour Régine, qui es-tu ?
Bonjour la #TeamAudacieuse ! Je m’appelle Régine Michalon, j’ai 30 ans et je suis entrepreneure / communicante / blogueuse.

🔸️Cela fait quelques jours que tu es retournée vivre dans ton île, parle nous du déclic qui a amené ton retour en Martinique.

R-  Effectivement, je suis rentrée le 13 août dernier. Cela faisait déjà quelques temps que je songeais à rentrer. Le déclic est venu suite à une combinaison de plusieurs choses : l’envie qui se faisait plus grande, la constatation que les choses étaient en train de bouger avec l’arrivée de certains acteurs en local et aussi la réalisation de certains événements et enfin, le timing dans ma vie perso et pro qui faisait que c’était le bon moment. La décision a été prise en début d’année et 8 mois plus tard, me voilà !

🔸️Quelles émotions t’animent quant à ce retour (des craintes, des a priori, des inquiétudes, que du bonheur !) ?

R- Au début, il y a l’excitation de retrouver les siens, son île, ses racines et, passée l’euphorie il y a quand même une petite part de peur. Cela faisait 9 ans que j’étais partie et malgré quelques allers-retours pour venir en vacances, ma vie en métropole n’était plus la même que celle que j’avais laissée derrière moi. Donc, forcément il y a un peu d’appréhension mais au final l’adaptation se fait très bien. Il faut bien connaitre son île, les gens qui y vivent, le contexte dans lequel on arrive pour pouvoir jauger un peu ce qui nous attend sur place. Et depuis mon retour, je n’ai aucun regret ! Tout martiniquais qui part pour des études ou du travail, se rend compte avec l’éloignement de la chance qu’il a de vivre ici et, quand tu es dans un contexte de retour définitif, tous les jours sont à savourer car ils sont tellement à l’opposé de ce que tu t’étais habitué à vivre. Donc je savoure chaque instant. 🙂

🔸️Quels sont tes projets et perspectives ?
R- J’en ai plein ! 🙂 Autant côté privé que pro. Voici pour l’essentiel : je souhaite avant tout rester active, comme c’était le cas à Lyon, dans le monde de l’entrepreneuriat. J’ai notamment adhéré à MartiniqueTech et rejoins un groupe en tant que membre active. Je souhaite aussi continuer la rédaction web sur des sujets qui me touchent au quotidien. J’ai donc créé le blog www.chillin972.com où je partage mes aventures et mon retour au pays. Je suis en train de planifier la transmission de ma société web car je me consacrerai très bientôt à d’autres projets professionnels. Eh oui, j’ai trouvé un emploi salarié dans mes domaines de prédilection (le web, la communication digitale, l’entrepreneuriat) ! Je démarre lundi 10 septembre et c’est top

🙂
🔸️Que dirais-tu à toutes celles qui hésitent ou qui ont peur à retourner vivre en Martinique ?

R- Je dirais que c’est normal d’avoir peur et d’hésiter. Il faut bien peser le pour et le contre et faire les choses selon ses envies pour ne pas avoir de regret. N’écoutez pas forcément certaines personnes qui sont sur l’île et qui bien souvent peuvent décourager par leurs mises en garde « tu viens faire quoi en Martinique ? Il n’y a pas de travail, il n’y a rien ! » car si tout le monde réfléchit comme ça, la Martinique n’avancera pas. Au contraire, il faut des têtes bien pleines et des martiniquais qui ont envie d’œuvrer pour le bien de l’île.

Merci à Régine d’avoir accepté de répondre à nos questions et de partager son expérience.
N’hésitez pas à liker, à commenter et à partager cet article 💛#TeamAudacieuse
Nous, on se retrouve Vendredi prochain…stay connect 😉

L’image contient peut-être : une personne ou plus, océan, plage, plein air, nature et eau

POURQUOI LES JEUNES QUITTENT LES D.O.M – T.O.M

Pourquoi l’Outre Mer  ne parvient  pas  à  retenir  ses  jeunes ?
Source  SLATE.FR
Élodie Toto -12.10.2018
«Aux Antilles, il est impossible de trouver du travail»: comme nombre d’autres jeunes d’Outre-mer, Annaëlle s’est résignée à prendre un billet d’avion pour le territoire métropolitain.À Saint-Felix, en Guadeloupe, le 13 septembre 2018 | Cedrick Isham Calvados / AFP© Fournis par SLATE À Saint-Felix, en Guadeloupe, le 13 septembre 2018 | Cedrick Isham Calvados / AFP«Je ne trouvais rien.» Annaëlle a 28 ans, et elle est aide-soignante. Après plusieurs tentatives pour trouver du travail dans son département d’origine, la Guadeloupe, elle a décidé de tout plaquer et de venir s’installer dans l’Hexagone.

«J’ai passé mes concours dans le paramédical en Guadeloupe, et à chaque fois que je passais, j’étais sur liste complémentaire. J’en ai eu marre, alors j’ai passé le concours avec le CHU de Pointe-à-Pitre; j’ai eu 19,52 sur 20, et je n’ai pas eu de place. Ça m’a dégoûtée et je suis partie.» Arrivée en Île-de-France, elle a repassé son concours et obtenu dans la foulée un poste d’aide-soignante vacataire.

Avec ou sans aide de l’agence gouvernementale

Elle n’est pas la seule à avoir fait cette démarche. En 2012, l’Insee recensait 49.603 personnes âgées de 15 à 29 ans originaires de Guadeloupe venues s’installer comme elle en métropole –une mobilité qui ne cesse d’augmenter.

Une agence gouvernementale, Ladom (l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité), est même chargée de mettre en place des parcours mobilité pour les étudiantes et étudiants, ainsi que pour les demandeurs et demandeuses d’emploi.

En 2017, 3.315 personnes inscrites à Pôle emploi auraient bénéficié d’une formation en mobilité via cette agence gouvernementale; les secteurs privilégiés sont la santé / le paramédical, le transport / la logistique et le travail social. Seulement, ces formations ne préparent qu’à des diplômes de niveau CAP à Bac +2, ce qui laisse peu d’espoir de trouver un poste hautement qualifié.

À l’instar d’Annaëlle, tout le monde ne passe pas par cette agence: beaucoup de jeunes prennent la décision de partir de Guadeloupe sans accompagnement.

En cause, le taux de chômage important: 22,4% en 2017, contre 9,1% en moyenne en France métropolitaine. Et tout l’Outre-mer est touché: en Martinique, où il est le moins élevé, il s’élève tout de même à 17,8%, et il atteint 25,9% à Mayotte.

En Guadeloupe, 43,3% de la population active de 15 à 29 ans est sans emploi: le phénomène touche particulièrement les jeunes, notamment sans diplôme. Et selon le syndicaliste Élie Domota, la durée de leur chômage est souvent longue –plus d’un an et demi. Largement de quoi perdre en compétences et en qualification, dans un monde du travail en constante évolution.

Face cet obstacle, celles et ceux les plus diplômés quittent l’Outre-mer, laissant sur place les jeunes n’ayant pas d’alternative.

Un président inconscient des réalités du terrain

En visite du 27 au 30 septembre aux Antilles, Emmanuel Macron a déclaré: «Quand il y a des offres d’emploi qui existent, même si ce n’est pas exactement ce que l’on veut peut-être au début, accepter pendant quelques mois, pour se mettre le pied à l’étrier. C’est important parce que sinon, on est dans une société qui demande toujours la solution à l’autre. J’attends de chaque jeune ou moins jeune qu’il prenne ses responsabilités.»

© Fournis par SLATE

Emmanuel Macron à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, le 28 septembre 2018 | Eliot Blondet / Pool / AFP

Forcément, la pilule est mal passée. «Pour moi, c’est du baratin, sans filon. Aux Antilles, il est impossible de trouver du travail», déclare Annaëlle. Même son de cloche chez Patrice: «Je suis bien placé pour en parler, pour l’avoir fait bien avant cette phrase polémique. J’ai dû attendre vingt-quatre ans après ma formation de base pour faire un travail en phase avec mes diplômes.»

Aujourd’hui, ce Martiniquais de 45 ans vit dans l’Hexagone et cherche du travail dans l’accueil administratif. «Cela faisait quatre ans et six mois que j’étais au chômage. Je n’en pouvais plus, c’était un véritable parcours du combattant et un vrai désert d’offre disponible pour mon niveau.» On est bien loin du désormais célèbre «Je traverse la rue, je vous trouve un travail».

Pour Élie Domota, «Macron est venu aux Antilles faire un coup de pub. On a un chômage de masse, et il ne va rien y changer».

Le syndicaliste est connu du grand public depuis les grandes manifestations contre la vie chère et la grève générale de 2009. Il est aujourd’hui secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), le syndicat majoritaire sur les îles, mais aussi directeur adjoint de Pôle emploi dans la commune de Morne-à-l’Eau, à Grande-Terre.

«Faute de travail, analyse-t-il, nos travailleurs qualifiés partent. Et lorsqu’il y a des besoins, les entreprises nous disent: “Nous n’avons pas trouvé les compétences sur place.” Du coup, elles font venir des travailleurs d’ailleurs.» Un comble, quand on connaît le problème du chômage de masse en Outre-mer.

Un manque d’organisation de la formation

Pour appuyer son propos, Élie Domota évoque l’exemple du chantierdu nouveau CHU de Guadeloupe, qui devrait débuter en décembre. Lors de son passage, Emmanuel Macron a promis que l’État investirait 580 millions d’euros dans le projet, susceptible de générer de l’emploi. Élie Domota craint pourtant que la population guadeloupéenne ne profite pas de cette opportunité.

Le 3 octobre, l’UGTG a même adressé un courrier en ce sens au préfet, en espérant obtenir un meilleur accès à la formation. «Le manque d’anticipation sur les questions liées à la formation et au développement de compétences conduit inexorablement à une disqualification des travailleurs et des demandeurs d’emploi de Guadeloupe, singulièrement sur les postes d’encadrements», peut-on y lire.

Élie Domota précise: «Quand on connaît cinq ans à l’avance les besoins en terme d’emploi d’un territoire, on s’organise en terme de formation. Pour nous, ce chantier est une aubaine, on ne peut pas passer à côté.»

Le CHU n’est pas le premier chantier de grande ampleur mené en Guadeloupe. Et pourtant, le taux de chômage ne regresse pas. «Je suis convaincu qu’il y a des gens corrompus qui travaillent en sourdine pour d’autres entreprises, qui attendent que l’on dise que l’on n’a pas trouvé les compétences sur place pour déverser leurs salariés venus d’Italie, de Roumanie, etc.», conjecture Élie Domota.

À titre d’exemple, il cite le chantier de la centrale EDF à Jarry, commencé en 2011 et lui aussi financé par de l’argent public, où «des travailleurs espagnols exploités» seraient venus gonfler les rangs, sous prétexte que «les compétences nécessaires étaient inexistantes en Guadeloupe».

La situation risque selon lui de se répéter. «Cela fait quatre ans que nous demandons aux élus des formations dans le BTP, souligne le syndicaliste. Aujourd’hui, il n’existe presque pas de ces formations via Pole Emploi en Guadeloupe […]. [Le chantier] va commencer en décembre et nous n’aurons le temps de former que des carreleurs ou des peintres, mais pas de chefs de chantiers et autres postes d’encadrements. Ce n’est pas un oubli des pouvoirs publics: à ce stade, c’est volontaire.»

Celles et ceux qui choisissent de rentrer

Depuis la crise de 2008, l’Hexagone ne représente plus un eldorado de l’emploi aux yeux des jeunes d’Outre-mer; de plus en plus de jeunes ayant fait le trajet jusqu’en métropole cherchent désormais à rentrer.

Nombre d’entre elles et eux reviennent avec un diplôme d’études supérieures et un bon CV, mais se heurtent à leur retour au chômage de masse, à la compétition avec leurs semblables, également titulaires d’un diplôme d’études supérieures, mais aussi à la vie chère –en Outre-mer, le niveau général des prix à la consommation était entre 7,1% et 12,5% supérieur à celui de France métropolitaine en 2015.

Pour l’instant, il n’existe pas de statistiques sur ces jeunes décidant d’effectuer le trajet inverse, mais des forums fleurissent sur la toile, tels que «Antillais de retour au pays» ou «Alé Viré, Martinique: terre d’avenirs», où l’on partage son envie ou son expérience du retour, avec l’emploi pour préoccupation principale.

Mais pour la plupart, ces retours concernent les quelque 260.000 personnes parties entre 1963 et 1981 dans le cadre du Bumidom, l’ancêtre de Ladom, pour travailler dans la fonction publique –notamment à La Poste et dans les hôpitaux– et qui reviennent grâce à l’obtention d’une mutation ou une fois l’heure de la retraite arrivée.

FRANCE Ô .. vivra, vivra pas ?

  • La1ere.fr
  • Publié le , mis à jour le

Cette suppression de France Ô de la TNT, qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, s’accompagnera également « d’une amélioration très significative de la visibilité des Outre-mer dans les programmes à forte audience des chaînes de France Télévisions », assureun communiqué des services du Premier ministre, Édouard Philippe.

Elle s’accompagnera également « d’une amélioration très significative de la visibilité des Outre-mer dans les programmes à forte audience des chaînes de France Télévisions », selon la même source.  « La représentation des territoires et des habitants ultramarins doit trouver sa juste place au sein de l’audiovisuel public, non pas à la périphérie – comme c’est le cas aujourd’hui à travers la chaîne France Ô dont l’audience reste encore trop
confidentielle, mais par une intégration au sein de la programmation de l’ensemble des autres chaînes de France Télévisions », souligne le communiqué gouvernemental.

« Cette juste représentation doit passer par des engagements de programmation chiffrés et mesurables, qui seront présentés par France Télévisions et intégrés dans son cahier des charges et dans sa feuille de route stratégique dès 2018 », poursuit le texte, qui reprend les recommandations d’un rapport d’étape remis la veille aux patrons du secteur. En outre, le budget de France Télévisions dédié à la coproduction de programmes
ultramarins (10 millions d’euros) sera préservé, selon la même source.

Les précisions de Françoise Nyssen

Au sénat, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a apporté des précisions :

Voici le verbatim de la déclaration de François Nyssen :

Troisième priorité : donner une plus grande visibilité aux territoires ultramarins. Il s’agit de sortir les Outre-mer de la périphérie pour leur donner une vraie présence dans la programmation de toutes les chaînes de France Télévisions. Et cette juste représentation sera accompagnée d’engagements précis dans le cahier des charges qui donneront lieu à un groupe de travail associant les parlementaires concernés et les sociétés.

Chaque jour l’Outre-mer sera donc présente sur les antennes et au moins une fois par mois elle fera l’objet d’un prime time. Avec le maintien d’une entité éditoriale dédiée aux Outre-mer avec les équipes de France Ô qui jouera un rôle de tête de réseau.

Nous enrichirons également l’offre numérique et les Outre-mer 1ère passeront en Haute-Définition, ce qui permettra à échéance de 2020 de libérer le canal hetzien de France Ô, tout en augmentant la visibilité des Outre-mer.

– Françoise Nyssen, Sénat, 19 juillet 2018

Audiovisuel public : 190 millions d’euros d’économies d’ici 2022

Le gouvernement a par ailleurs fixé à 190 millions d’euros le montant total des économies que l’audiovisuel public devra réaliser dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques à l’horizon 2022. Ces économies se répartiront à hauteur de 160 millions pour France Télévisions
et 20 millions pour Radio France. Les 10 millions restants seront à la charge des autres groupes du service public audiovisuel, à savoir Arte, l’Institut national de l’audiovisuel (INA), TV5Monde et enfin France Médias Monde (maison mère de France 24 et RFI).

Et pour 2019, l’effort à réaliser sera de 35 millions, dont 25 à la charge de France Télévisions, a précisé le ministère de la Culture.

Parallèlement, l’audiovisuel public devra investir 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique d’ici 2022 grâce à des redéploiements, a confirmé le gouvernement, comme l’avait annoncé début juin la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

« La disparition de France Ô nous oblige à refonder une visibilité dans le groupe France Télévisions. Il y a toujours en outre-mer une volonté de reconnaissance, de se sentir faire partie d’un ensemble national », a déclaré Wallès Kotra, en déplacement en Nouvelle-Calédonie, archipel dont il est originaire.

Le président de la République a estimé que cette visibilité était marginale (avec France ô, ndlr). Le chantier qui est devant nous est de dire qu’on ne veut pas remplacer une visibilité marginale par aucune visibilité du tout

Accompagné de plusieurs dirigeants du pôle Outre-mer, qui ont notamment participé mardi à une « Agora » avec les téléspectateurs calédoniens, Walles Kotra a indiqué que l’année 2019 serait mise à profit pour que l’outre-mer « existe dans l’offre de programmes » de France Télévisions.

Une richesse et des spécificités que la France doit assumer

Trois axes ont notamment été définis: une plus grande présence de l’actualité ultramarine dans les informations sur France 2, France 3 et Franceinfo, la création d’un portail numérique et celle d’une unité de programmes, à disposition des chaines.

« Cette réforme doit nous permettre de dire qu’on a une richesse et des spécificités, que la France doit assumer », a également déclaré le patron de France Ô et des neuf stations décentralisées dans les territoires ultramarins.

Le référendum en Nouvelle-Calédonie, une opportunité

Directeur de Nouvelle-Calédonie la 1ère (NC 1ère), Jean-Philippe Pascal a expliqué que « le référendum sur l’indépendance qui aura lieu le 4 novembre en Nouvelle-Calédonie sera une opportunité pour traduire concrètement cette nouvelle relation avec les rédactions nationales ».    

La soirée électorale, pilotée par la rédaction de Nouméa, sera notamment diffusée sur Franceinfo en plus de France Ô, tandis que des interventions en direct seront organisées dans les JT de France2 et France3.

La suppression de France Ô a été décidée en juillet par le gouvernement dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public. Elle doit s’accompagner, selon les termes alors employés par Matignon, d’« une amélioration très significative de la visibilité des outre-mer dans les programmes à forte audience des chaînes de France Télévisions ».

ETAT des LIEUX de la BIODIVERSITE en MARTINIQUE

Photo de La terre vue du coeur.
OCT16

Hubert Reeves – La Terre vue du Cœur | Schoelcher (Martinique)

  • clock
    du 16 oct 19:30 au 21 oct 14:00
    Semaine prochaine
  • pin
    Palais des Congrès de Madiana – Schoelcher

Dans le cadre des séances VO de Tropiques Atrium Scène Nationale : Deux séances exceptionnelles du documentaire HUBERT REEVES – LA TERRE VUE DU CŒUR, au Palais des Congrès de Madiana à Schoelcher, en Martinique :
* mardi 16 octobre à 19h30
Avec des intervenants sur les thématiques :
– État des lieux de la biodiversité de notre île
– Pollution des sols et alimentation locale
– Action concrète citoyenne intervention de Lokal Life 972 sur la responsabilité de chacun et présentation du blog recensant les alternatives en Martinique

* dimanche 21 octobre à 14h.

En partenariat avec le collectif CINÉ Ô : KaleidoSphère, Les Jardins partagés de Gaïac, Lokal Life 972 & SEL Martinique – Centre !

* * * *
Autour de Hubert Reeves et Frédéric Lenoir, des scientifiques, auteurs et artistes nous interpellent : la biodiversité est aujourd’hui menacée. Si certains humains sont à l’origine de la crise, d’autres, de plus en plus nombreux, s’y attaquent à bras le corps et créent des solutions.
Ensemble, dans ce film dédié aux générations futures, ils nous rappellent à quel point le vivant sous toutes ses formes est un fascinant et touchant mystère… qu’il ne tient qu’à nous de préserver !

Semaine du film de la Caraïbe et des Outre-Mer

LE COIN DES LIBRAIRES

Samedi à partir de 15h00
José PENTOSCROPE
présente les auteurs du prix littéraire
FETKANN Maryse CONDÉ

Présence de l’éditeur
« Au vent des îles »

Marraine de la semaine

EXPOSITION

Peinture – José Pentoscrope
Dessins cinématographiques –
Chantaléa Commin
Photos –
Lucien Coutil

Programme

DECOLONISER… les imaginaires et les corps

Déconstruire « l’éroticolonie »

en partenariat avec la Sorbonne Nouvelle

Cycle de rencontres proposé par le laboratoire SeFeA de la Sorbonne Nouvelle

Autour de la création contemporaine afrodiasporique qui travaille à décoloniser les imaginaires et les corps et à redonner aux femmes noires leur place dans l’arc-en-ciel du vivre ensemble.

Responsable scientifique : Sylvie Chalaye

 

AUTOUR DE JAZ

 

jeudi 11 octobre | à l’issue de la représentation

Qu’est-ce que « l’éroticolonie » ?  avec Pénélope Dechaufour et Ludmila Dabo

 

samedi 13 octobre | 17h30

Actrices noires de France, rencontre autour du livre Noire n’est pas mon métier (Le Seuil), avec Aïssa Maïga et Alii

 

mardi 16 octobre | 18 h 30

Sexe, race et colonies avec Pascal Blanchard, Sylvie Chalaye et Alii autour de la sortie du livre paru à la Découverte

 

mardi 16 octobre | à l’issue de la représentation

Corps chantant et corps dansant dans le théâtre de Kwahulé avec Pierre Letessier et Koffi Kwahulé.

 

• jeudi 18 octobre | à l’issue de la représentation

Reconstruire « l’autre » corps, avec Sylvie Chalaye, l’équipe artistique de Jaz, les musiciens du Mister Jazz band et Alexandre Zeff

 

AUTOUR DE DÉSOBÉIR

 

samedi 17 novembre | 17h30

Décoloniser les corps et les représentations

 

AUTOUR DE 100% Pop

 

• samedi 15 décembre | 18h

Afroféminisme, afrofuturisme et résilience, conférence performative d’Anne-Laurence Tjé

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