RENCONTRE aux BEAUX-ARTS de PARIS

L’occasion  pour   Ernest BRELEUR d’éclairer le public sur   sa   démarche  un  public intéressé  et   attentif. Entrer dans son  style d’expression,  c’est épouser la modernité avec la féminité comme mobile de   cette    créativité  en  effervescence.

Aux questions  posées dans   son  rapport  à  l’Afrique à l’esclavage  ou  au  colonialisme,  je  doute qu’il ait   satisfait dans   ses  réponses à   la  curiosité qu’inspire  ses  oeuvres. D’ailleurs il  n’y  a aucune   référence   à l’Afrique et   sans  devoir y trouver nécessairement  quelqu’indice   de  cette   problématique fondamentale propre  à  cette   histoire,  on  a  du mal à  croire   que le « dépassement  des  racines » ou  de la  victimisation suffirait  à l’Etre pour  baigner   dans   une   sérénité que   ni  les  racines du passé ,  ni   l’angoisse  de  l’avenir   ne viendraient   troubler.

Certes  le  parcours  de   chacun façonne l’esprit avec  lequel on  avance, et   la  diversité même  de  ces  expressions témoigne  de  la  liberté qui  enrichit les univers d’une  humanité dans  ses multiples existences.

(photos  de Lp.Consel  et  C.Griffard)

 

NB.voir aussi les autres pages réservées  à  E.Breleur

Galerie

Les semaines culturelles de l’U.N.E.S.C.O

© Groupe africain auprès de l’UNESCO

22-24/05 | Célébration

Semaine africaine

« La jeunesse, notre capital »

De 10 à 18 heures, salles Miró, des pas perdus, I, IV et Piazza

Programme et invitations :
dl.benin@unesco-delegations.org   

Responsable : Groupe africain auprès de l’UNESCO

La Semaine africaine, dédiée à la réflexion, à l’échange intellectuel, met aussi à l’honneur la diversité du patrimoine culturel et artistique de l’Afrique. L’édition 2017, tout en restant fidèle à ses rendez-vous incontournables – exposition-vente d’objets d’art et de peintures contemporaines, stand de publications, projection d’un long métrage (Tourbillon à Bamakode Dominique Philippe), animations culturelles – s’étoffe avec une large réflexion autour de son thème consacré à la jeunesse, abordé sous plusieurs angles sur deux matinées (mardi et mercredi). Les contes, la mode (défilés de jeunes créateurs) et la musique (concerts de Patricia Essong et du groupe Nouvelle Aube) ont aussi la part belle dans ce programme écourté par le pont de l’Ascension. Un atelier masque, peinture faciale, danse africaine et percussions accueillera les enfants mercredi, de 10 heures à midi.

Tous droits réservés

29/05-02/06 | Célébration

Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes

« Ensemble pour Haïti »

De 10 à 18 heures, salles Miró, hall Ségur et salle IV

Programme et invitations : dl.mexique@unesco-delegations.org

Responsable : Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO

À l’instar de la Semaine africaine, la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes célèbre aussi le patrimoine culturel, mais celui des 33 pays qui constituent le Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO. Un rendez-vous qui se veut festif, tourné vers Haïti cette année. Autour d’une exposition qui mettra en lumière artistes contemporains, artisanat et patrimoine mondial, musiques, danses et défilés de costumes traditionnels rythmeront les débuts d’après-midi (à partir de 13 heures), lundi, mardi, mercredi et vendredi. Mariachis, rumba, tango argentin, entre autres, sont au programme.

LES HONNEURS DE L’AFRIQUE DU SUD pour Euzhan PALCY

La cinéaste martiniquaise Euzhan Palcy reçoit l’une des plus hautes distinctions sud-africaines

  • Par Philippe Triay
  • Publié le 28/04/2017 à 16:21, mis à jour le 28/04/2017 à 17:01

La réalisatrice Euzhan Palcy a reçu ce vendredi à Pretoria en Afrique du Sud la plus haute distinction décernée par ce pays à des personnalités étrangères, en faisant son entrée dans « l’Ordre des compagnons d’Oliver Reginald Tambo ». C’est la première Française à recevoir cet honneur.

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Euzhan Palcy a reçu la médaille de « l’Ordre des compagnons d’Oliver Reginald Tambo » (l’équivalent de la Légion d’honneur) ce vendredi à Pretoria, à l’occasion de la Journée de la liberté (Freedom Day) en Afrique du Sud. Ce jour férié sur le plan national commémore chaque année la date des premières élections libres dans le pays, qui s’étaient tenues le 27 avril 1994 et conclues par la victoire de Nelson Mandela.

L’année 2017 est aussi l’année du centenaire de la naissance d’Oliver Tambo (1917 – 1993), ancien compagnon de route de Mandela et président du Congrès national africain (ANC) de 1967 à 1991. La distinction qui porte son nom est la plus importante décernée à des personnalités étrangères par le gouvernement sud-africain « pour leur amitié envers l’Afrique du Sud ». « C’est une distinction de paix, pour la coopération et l’expression active de solidarité et de soutien » mentionne le site de la présidence.

Mme Palcy a été récompensée « pour sa contribution exceptionnelle à la lutte de libération en exposant les injustices sociales en Afrique du Sud, dans un film de portée internationale (« Une Saison blanche et sèche » en 1989 avec Marlon Brando, ndlr) qui a renforcé la révolution contre l’apartheid », poursuit la présidence.

Je suis honorée de recevoir l’Ordre National Sud Africain: Compagnon de OR Tambo pour le Freedom Day en cette année du centenaire d’OR Tambo

« Elle a voyagé en Afrique du Sud en défiant la section spéciale du régime d’apartheid (…). Elle a risqué sa vie pour rendre compte avec précision de l’apartheid dans « Une Saison blanche et sèche » et pour donner la parole aux Sud-Africains opprimés. Elle a convaincu les studios d’employer des acteurs sud-africains (…). Elle a fait une révolution et l’histoire à Hollywood », précise le texte. « Mme Palcy peut être considérée comme la seule cinéaste noire de l’histoire à avoir réalisé un film anti-apartheid durant l’emprisonnement de Mandela et pendant l’ère de l’apartheid ».

Source  Martinique 1ère 2017

L’AVENIR N’ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES…..

UN PRESIDENT JEUNE
POUR UNE FRANCE NOUVELLE
PROGRESSISTE et PROSPERE !

« POUR L’AVENIR DE VOS ENFANTS, VOTEZ » !
(slogan imprimé par les PTT sur les courriers fin des années 50)

RECONNAISSANCE de la FRANCE AUX ANCIENS TIRAILLEURS SENEGALAIS

28 anciens tirailleurs sénégalais ont été «réintégrés»  samedi 15 avril 2017 dans la nationalité française par François Hollande sous les ors de l’Elysée, six décennies après en avoir été privés par l’indépendance des colonies africaines de la France. Le combat d’Aïssata Seck.

Elle entre dans la salle des fêtes de l’Elysée côte à côte avec le président de la République, vêtue d’une jolie robe noire et blanche et de chaussures rouges vives. Si, samedi matin, François Hollande a rendu hommage à 28 tirailleurs sénégalais en les naturalisant Français lors d’une cérémonie inédite, la vraie star du jour, c’était elle : Aïssata Seck, élue socialiste à la mairie de Bondy (Seine-Saint-Denis), sans qui ces anciens soldats, nés entre 1927 et 1939 dans d’anciennes colonies françaises, n’auraient jamais obtenu de carte d’identité tricolore au crépuscule de leur vie.

Cette Franco-Sénégalaise de 37 ans est à l’origine de la pétition, lancée en novembre dernier sur Internet, qui a poussé le chef de l’Etat à faciliter les démarches de naturalisation de ces tirailleurs dits sénégalais, en réalité originaires de toute l’Afrique subsaharienne. Ces centaines de milliers d’hommes ont combattu au sein de l’armée française dans les plus grands conflits du XXème siècle avant que leur pays d’origine n’obtienne leur indépendance. Le manifeste, notamment paraphé par l’acteur Omar Sy et le footballeur Lilian Thuram, avait recueilli plus de 64 000 signatures en quelques semaines.

«Vous êtes l’histoire de France»

LANCER LE DIAPORAMA

 

Des rencontres dans les rues de Bondy

 

Si son grand-père maternel a participé à la guerre d’Indochine (1946-54), c’est en rencontrant d’anciens soldats dans les rues de Bondy qu’Aïssata s’est s’intéressée de plus près à leur histoire. «Mon grand-père, que je n’ai pas connu puisqu’il est décédé en 1978, n’a jamais demandé la nationalité française. Il était resté au Sénégal après la guerre. Par contre, je voyais ces messieurs se promener à Bondy avec leurs médailles sur leurs vestons. J’ai sympathisé avec eux et découvert les obstacles qu’ils rencontraient pour être naturalisés.»

Depuis 2010, cette mère de famille employée dans les médias, soutient ces anciens soldats dans leurs démarches administratives. Des hommes seuls pour la plupart, vivant dans des foyers et souvent arrivés en France à la retraite pour toucher leur pension d’anciens combattants. «Jusqu’ici, la majorité de leurs demandes de naturalisation étaient refusées. Il y avait toujours des papiers qui manquaient, alors je me suis dit que la seule solution était d’alerter l’opinion publique et j’ai lancé cette pétition», explique-t-elle. Grâce à ces naturalisations, ces pères de famille vont notamment enfin pouvoir faire des allers et retours comme ils le souhaitent entre la France et leur pays d’origine.

 

«L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet»

 

Samedi, l’élue – qui est par ailleurs porte-parole du candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon – ne cachait pas sa fierté. «Quand je les ai vus monter les marches de l’Elysée, je me suis dit : Tout ça c’est grâce à toi quand même ! C’est l’aboutissement d’un long combat, pour eux comme pour moi.» Et son travail n’est pas près de s’arrêter. Aïssata a déjà rassemblé une centaine d’autres demandes de naturalisation. «On ne sait pas combien de tirailleurs vivent ici. L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet», regrette-t-elle. Lors de la cérémonie, le président de la République a assuré que des réponses favorables seraient accordées à tous les anciens soldats concernés.

 

source leparisien.fr

JOURNEE MONDIALE DU LIVRE à l’UNESCO

Lire l’Afrique !  Read Africa!

De 13h à 17h30, venez découvrir des maisons d’édition, rencontrer des libraires et participer à des animations autour de la littérature africaine

Ateliers de 13h à 17h30, foyer de la salle I :

  • Présentez votre livre préféré d’un auteur africain à d’autres passionnés de littérature. Animé par Read! Club de lecture des auteurs Afro
  • Wax ton livre ! : apportez votre livre préféré ou votre carnet et faites-le recouvrir de tissu africain wax ! Atelier animé par AWAXLAND, Créateur d’objets en tissu
  • Découvrez 5 langues africaines, le lingala, le swahili, le kikongo, le tshiluba et le lari grâce à une application pour smartphone et tablette ainsi que des livres dédiés à la jeunesse Atelier animé par Alpha Mobe, éditrice

Animations de 13h à 17h30, foyer de la salle I

  • Découvrez la dynamique Conakry, Capitale mondiale du livre 2017, à travers son patrimoine culturel
  • Parcourez le magazine d’art de vivre MOYI, et laissez-vous inspirer par la créativité des designers africains

Spectacles de 13h15 à 17h30, salle II :

  • 13h15 à 14h15 : Venez écouter « Kongo Square » la performance jazz, chantée et contée d’Helmie Bellini, accompagnée des artistes slameuses, Ella Kinzonzi et Harmonie Dodé  et sillonnez les routes envoûtantes du Congo au Bénin, jusqu’aux origines des racines africaines de la Nouvelle-Orléans
  • 15h30 à 16h30 : Voyagez à travers les « Contes des sages berbères », ballade à la gloire du féminin narrée par Malika Halbaoui au son du violon et de l’oud électro-acoustique interprété par Mokrane Adlani
  • 16h45 à 17h30 : Laissez-vous conter des histoires traditionnelles par Mohamed Sylla

Tables rondes de 14h à 17h15, salle IV :

Rencontrez et échangez avec des auteurs africains autour des thèmes suivants :

14h-15h30 : Regards croisés sur l’Afrique littéraire d’aujourd’hui en présence de :

  • Christian Abegan, Chef et auteur de Patrimoine culinaire africain
  • Sophia Ammad, auteure de Ils ont honoré la patrie, Algérie des poètes et des guerrières
  • Kidi Bebey, auteure de Mon royaume pour une guitare
  • Sonia Houenoude, auteure de la bande-dessinée Gbéhanzin
  • Jussy Kiyindou, auteur de Quand tombent les lumières du crépuscule
  • Mohamed Mbougar Sarr, auteur de Terre Ceinte
  • Modérateur : à confirmer

15h45-17h15 : Femme africaine, source d’inspiration littéraire en présence de :

  • Hemley Boum, auteure de Les Maquisards
  • Selma Guettaf, auteure de Les Hommes et Toi
  • Yves Berthrand Nguyen Matoko, auteur de Les Petits Grains de sable.
  • Fathia Radjabou, auteure de Je ne sais pas quoi faire de ma vie…
  • Michelle Tanon-Lora, Ecrivaine-conteuse/Enseignante, chercheuse
  • Modératrice : Dominique Loubao, Présidente de l’association La Plume Noire et Directrice du Prix Senghor

Une séance de dédicaces sera organisée à partir de 17h15.

Maisons d’édition présentes de 13h à 17h30, foyer de la salle I :

« NOUS ET LES AUTRES » au MUSEE DE L’HOMME A PARIS

Exposition « Nous et les autres – Des préjugés au racisme »

© UNESCO / P. van Vucht Tijssen
Organisée sous le patronage de l’UNESCO, le Musée de l’Homme à Paris a lancé sa première grande exposition temporaire depuis sa réouverture. L’exposition « Nous et les autres – Des préjugés au racisme », ouverte au public du 31 mars au 8 janvier 2018, propose une scénographie immersive originale qui a pour objectif d’apporter un éclairage scientifique sur les comportements racistes et les préjugés.
L’exposition a été officiellement inaugurée par le Musée de l’Homme et l’UNESCO le 30 mars, en présence de Bruno David, le Président du Muséum national d’Histoire naturelle, et Nada Al-Nashif, Sous-Directrice générale pour les sciences sociales et humaines de l’UNESCO.

« Le racisme et la discrimination naissent et perdurent dans l’ignorance et la peur de ce qui diffère. C’est pour lutter contre l’ignorance, pour lutter contre la peur et pour célébrer nos différences que l’UNESCO accorde son patronage à cette exposition. C’est par l’accession au savoir, à la science et à la connaissance de nous-mêmes que nous réduirons nos préjugés, que nous lutterons contre le racisme. » a indiqué Nada Al-Nashif, au nom de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.

Comment se construisent les préjugés ? Quelle est la réalité des « races » d’un point de vue génétique ? Quels arguments opposer aux tenants d’une division de l’humanité en « races » ? Pourquoi des États en sont-ils venus à mettre en place un racisme institutionnalisé contre des catégories données d’individus ? Autant de questions auxquelles entend répondre cette exposition qui plonge aux racines de ce phénomène de société.

Toute l’humanité est égale en droits nous disent les lois de la République. Les « races » humaines n’ont pas de légitimité scientifique nous dit la génétique. Et pourtant, les comportements racistes persistent, les préjugés résistent.

Au croisement de l’anthropologie, de la biologie, de la sociologie et de l’histoire, l’exposition s’appuie sur des études menées par les chercheurs en sciences de l’Homme et de la société. Dépourvue d’un ton moralisateur ou de jugements, elle propose un parcours qui s’attache à décrypter les raisons concernant les comportements racistes et discriminatoires à un certain moment de l’histoire des sociétés. Elle donne également des clés de compréhension à ses visiteurs et encourage leur réflexion personnelle pour déconstruire les préjugés. Le public est invité à comprendre les mécanismes individuels et collectifs qui conduisent au rejet des « autres », et à prendre conscience des discriminations dans la société aujourd’hui.

Comme constaté par Bruno David, cette exposition donne au visiteur le sentiment d’être une personne différente à la sortie du musée.

Cette exposition met également en valeur la Coalition internationale des villes inclusives et durables – ICCAR de l’UNESCO comme une plateforme robuste pour lutter contre le racisme et les discriminations, et promouvoir l’inclusion et la diversité dans les sociétés.

LA GUYANE EN CRISE

Et voilà ! rien de plus inattendu que la Guyane s’invitant dans la campagne électorale présidentielle ! Il y aurait donc ainsi des sujets politiques et sociaux dignes d’intérêt pour les citoyens que nous sommes tous en République !
Ce qui ne veut pas dire que le feuilleton des  » affaires » concernant la famille FILLON ou Marine LE PEN n’intéressait pas le citoyen lambda, de par le caractère frauduleux , actif ou passif ( la présemption d’innocence étant de rigueur), car tout de même,  vouloir rémunérer son épouse au frais du contribuable alors que beaucoup de femmes au foyer seraient en droit d’exiger une telle rémunération apparaît davantage comme un acte révolutionnaire , que de vouloir faire croire que toute épouse d’élu pourrait occuper les fonctions d’Attachée Parlementaire sans en  donner  la preuve, d’autant rajoutons le, qu’il n’existe pas de conditions de recrutement à ce titre et que l’élu dispose comme bon lui semble de l’enveloppe qui lui est remise à cet effet. Sauf que tout de même, les fonctions doivent être réelles et non fictives . Reste à le démontrer devant le Tribunal ….
Sans vouloir m’étendre sur cette élection qui pour bon nombre d’entre nous revêt un caractère particulier voir inédit, les  sondages ont  révélé leurs  failles après le  Brexit,  l’élection de Donald TRUMP  aux  usa  et  les  primaires  à Gauche comme  à  Droite en France, si  bien  que le  meilleur  sondage  serait   …  de  s’attendre  à  tout   et   n’importe quoi !

D’ailleurs

-un Président sortant non candidat
un candidat et même 2 mis en examen par la Justice , refusant de s’y soumettre ou remettant ainsi en cause l’indépendance et l’autorité de la Justice , avant de devoir à leur tour, en cas d’élection, être le garant des institutions républicaines
un candidat certes du sérail gouvernemental mais sans titre électif, et qui serait le plus jeune Président n’ayant pas atteint ses 40 ans , s’il devait être élu , mais qui regroupe autour de lui des élus de renom aussi bien de Droite que de Gauche, …. et qui propose un service militaire d’une durée de 1 mois…..!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! c’est sérieux ça ????????

Mais revenons à la Guyane qui n’avait pas prévu j’en suis certain de s’inviter … et se faire entendre plus que jamais!

Plus d’une semaine que les 500 frères se sont cagoulés en noir refusant de dialoguer avec une une mission de sous hauts fonctionnaires dépêchée sur les lieux, après qu’ils aient refusé auparavant une invitation de la Ministre …… ? ….. de venir discuter à Paris !!!
Grèves totales, manifestations de grande ampleur dans les rues de Cayenne et St Laurent du Maroni pour dénoncer l’insécurité, le retard qu’enregistre la Collectivité (depuis 2015) dans les domaines de la Santé, de l’Education et du développement tout simplement .

Ce sera donc le baptême du feu pour le nouveau Ministre de l’Intérieur (chargé des Collectivités) après la démission récente de Bruno le ROUX ( pour avoir procuré des emploi fictifs lui aussi  à ses filles mineures) mais aussi pour la Ministre de l’Outre Mer . Si dans un premier temps le dialogue n’a pu se faire c’est surtout parce que les acteurs avaient de part et d’autre une stratégie propre à des objectifs non encore dévoilées. D’où les « excuses » qu’a dû présenter la Ministre avant d’entrer dans le vif des sujets et pour un dialogue… constructif !

VOUS AVEZ DIT …. DIALOGUE CONSTRUCTIF ?
Il semblerait que les syndicats et Associations se soient regroupés pour être à l’origine pourrait on dire  » populaire » de ce mouvement de contestation et de revendications….

Mais où sont les élus ? Certainement qu’ils devront prendre le relais de ces discussions, et les projets évalués à plus de 1 milliard ne sont pas matière à faire taire la population, mais au moment où le gouvernement expédie les affaires courantes, ce n’est pas rassurant quand on ignore qui des 11 candidats à la présidence, devra(?) en assurer la réalisation et les orientations annoncées, sauf avis contraires ……. !
Nul doute que les Guyanais seront inspirés des précédents qui de la Martinique  ou   de  la   Guadeloupe,  mais ils sauront   désormais  que   le   temps   peut   parfois   être   long   entre   les  décisions  annoncées  et   les   réalisation  attendues  ….!

Le déplacement  des Ministres de  l’Intérieur et  des  Outre Mer qui  après 72 heures  dialogue et  de  discussions  se sera conclu par  une  enveloppe de plus  d’1 milliard  d’euros,  n’a pourtant  pas  calmé les  exigences évaluées  à 2,5 milliards  …  de plus ! Et la Ministre  des O M, d’ailleurs   originaire  de la  Réunion et  qui semble  avoir pris  le  pouls  véritable  de  la  situation,  a  été  ovationnée  avec ferveur,  après  les  « excuses » qu’elle jugea  bon  de présenter,  comme  pour manifester  à  son  tour sa  solidarité.

La marche  sur  Kourou  où  un  groupe  de  militants a  été  reçu  par  les  responsables  du  centre  spatial  aurait    s’est   terminée   par  un  seatting  qui  a  pu  alerter ces  mêmes  responsables   sur les conséquences  de  cette  initiative. Mais  cette   frayeur   n’aura  pas  duré , preuve  que  les  Guyanais mesurent  avec  sagesse  leurs actions et dans  le  souci   d’éviter des  affrontements involontaires.

Toujours est-il  qu’après  les échauffourées  du  week-end   du 8/9 avril,   où un  Commissaire de police métropolitain a  été  blessé,  une  délégation  des  500  lui  a  rendu  visite  à  l’hôpital toujours  dans  un  souci d’apaisement de   bon  aloi.

Mais  la  grève  se  durcit ce Lundi ,  et   on  a même  vu   un  véhicule  de  gendarmerie  faire  demi-tour sous l’instigation  d’un  piquet  de grêve.. tandis   que  la grogne des  commerçants   commence à poindre .   L’invitation  à Paris des  élus par le  Président   de  la  République s’étant  d’autre part soldée  par  une  fin  de  non-recevoir.

Décidés à  ne  rien lâcher les Guyanais après 3 semaines de  grève  générale  ?

Après un week-end  de Pâques où il  a  fallu  lâcher  du  lest   pour fêter  dignement  et  comme   à   l’habitude, un accord  est   intervenu et  signé  le 2 avril, et  dans  les  termes des  revendications fixées   à plus  de  2 milliards,  en  plus  du milliard  et  demi  obtenu  précédemment . Mais  alors que certaines  entreprises  telles  que l’hôpital  de Cayenne   et   EDF maintiennent  leur  mot  d’ordre, et  qu’un  Comité  de   suivi   est  mis  en  place, il  convient   de  réaliser  que  la  transition  qui   s’opérera  après  le  7 Mai  ne  garantie   pas une conduite raisonnée  des  projets  de développement   auxquels   aspire  la  Guyane.

A suivre …..

HENRI MELON, ACTEUR et ECRIVAIN SPIRITAIN

Henri MELON , le Spiritain
Homme de scène et de plume, il figure dans le livre Grand Témoin qu’il présentait à sa sortie en décembre 2015.

par Adams Kwateh Mardi 21 mars 2017

La médiathèque de Saint-Esprit accueille aujourd’hui un enfant de la commune qui, au fil de sa vie, s’est consacré à l’éveil des consciences par la culture. Rendez-vous à 19 heures.
Celui dont la trajectoire et le fil de la pensée seront mis en exergue à travers la Rencontre du lendemain, est un grenier qui enferme l’histoire de l’action culturelle en Martinique des 50 dernières années. Metteur en scène, acteur dans un film, homme de plume, Henri Melon est un rempart contre la négation de soi-même. Il a débuté au théâtre avec Ariane Mouchkine dans « Genjis Khan » . Depuis, ce natif de Saint-Esprit né le 16 août 1935, n’a cessé d’interroger la contribution du monde noir à l’humanisme qu’on lui a longtemps refusé. C’est sur point que Melon rejoint Césaire à travers le concept de négritude.
Et pour mettre en pratique les idées de Césaire, il fonde le Théâtre populaire martiniquais en 1968. L’année suivante, il présente sa 1re pièce à la Maison de la culture de Floréal sur un montage de « Cahier d’un retour au pays natal » . Et comme un grand événement ne se produit jamais tout seul, sa fille Corinne naquit le même jour.
En ces années où aucune collectivité n’avait mis en place une politique culturelle -le SERMAC est créé en 1972-, Henri Melon brisait, du coup, le monopole des troupes françaises qui présentaient au public martiniquais un théâtre loin de refléter une réalité à laquelle il pouvait se référer.
LA PAROLE EST DONNÉE À UN PIONNIER
La première génération de comédiens martiniquais est issue de cette troupe, la première également à porter sur les fonts baptismaux l’oeuvre de Georges Mauvois, alors banni par l’administration pour non-injonction à une mutation et le Sony Rupaire, le rebelle guadeloupéen, anti-colonialiste. Telle est l’oeuvre pionnière d’Henry Melon, le dernier d’une fratrie de trois enfants, dont Alfred qui a donné son nom à la médiathèque de Saint-Esprit. Cet enseignant a toujours mené de pair la transmission du savoir et l’action sur scène. C’est du reste, ce double rôle qu’il a incarné dans « Rue Cases-Nègres » , le long-métrage d’Euzhan Palcy. « Le théâtre de Césaire a apporté une espèce d’héroïsme racial » , nous confiait-il dans un entretien en juin 2006. L’expression pourrait paraître exclusive, mais elle témoigne pourtant de l’expérience de Melon dans la dramaturgie césairienne. Car il avait été le premier Martiniquais avec Yvan Labejoff à jouer dans la première mouture de « La Tragédie du Roi Christophe » en 1964 à Berlin et l’année suivante à l’Odéon à Paris.
C’est donc à un pionnier que la parole est donnée ce soir au cours d’une rencontre dont il est familier en apportant à chaque fois, un regard profond sur ce que nous sommes dans un monde où notre parole où la parole de Césaire garde toute sa force.

LE PREMIER GENOCIDE IGNORE DU XXe SIECLE

HERERO ET  NAMA dans  le  Sud-Ouest africain allemand (1904-1908)

par   Pascal Blanchard

 

Le Mémorial de la Shoah, qui avait déjà traité des génocides arménien et Tutsi, présente, jusqu’au 12 mars 2017, une exposition sur le génocide Herero et Nama, intitulé Le premier génocide du XXe siècle. Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand (1904-1908). L’occasion pour Pascal Blanchard, historien et chercheur au Laboratoire communication et politique du CNRS (Irisso) à l’université Paris-Dauphine, de revenir sur un épisode tragique et méconnu de la colonisation allemande, un épisode dont la reconnaissance est au centre d’un enjeu mémoriel fondamental.

En l’espace de quatre ans, entre 1904 et 1908, près de 50 % du peuple Nama (environ dix mille individus) et 80 % du peuple Herero (environ soixante-cinq mille individus), deux populations vivant dans le Sud-Ouest africain allemand (l’actuelle Namibie), sont exterminés par le Reich allemand. Depuis 1884, date de prise de possession du territoire par l’administration coloniale allemande (suite à une série d’accords passés avec les autres puissances européennes et l’Empire ottoman), le Reich y impose ses règles en employant la manière forte, multipliant les violences physiques, les meurtres et les exactions sexuelles.
En 1904, en réaction à une telle brutalité, une révolte éclate chez les Herero. Le Reich allemand la réprime avec violence et le général Lothar von Trotha émet un ordre d’extermination, le 2 octobre 1904, condamnant ainsi hommes, femmes et enfants : « C’était, et c’est aujourd’hui encore, ma politique que d’appliquer cette force par la terreur absolue, voire la cruauté. Je détruirai les tribus rebelles en versant des torrents de sang et d’argent. C’est uniquement après un tel nettoyage que quelque chose de nouveau pourra apparaître et perdurer. » Les Nama prennent, à la suite des Herero, les armes contre les Allemands et subissent le même sort que les Herero.


Les prisonniers Herero sont alors internés dans des camps de concentration (tout comme les Nama, après qu’ils aient déposés les armes). Ils sont utilisés comme travailleurs forcés et leurs terres sont confisquées. Les conditions de vie y sont terribles, entre malnutrition et violences physiques, et ils seront des milliers à y perdre la vie. Autre aspect ̶ particulièrement morbide ̶ du génocide qui s’est perpétré sur le territoire : la collecte de crânes humains à destination de la recherche anthropologique allemande et, notamment, des chercheurs de l’Institut pathologique de Berlin, qui ont travaillé à prouver la différence hiérarchique entre Européens et Africains.
La guerre s’achève officiellement en mars 1907, mais les camps ne seront pas fermés avant le début de l’année 1908. Quelques années plus tard, en 1915, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les forces sud-africaines envahissent le territoire et, en octobre, le Sud-Ouest africain allemand passe sous mandat britannique.
Si les exactions commises par des officiers allemands doivent être considérées aujourd’hui dans le contexte global de la colonisation exercée par les puissances occidentales et que le système des camps de concentration n’est pas une invention allemande (le terme a d’ailleurs été employé pour la première fois lors de la guerre des Boers en 1899 en Afrique du Sud), ce qui distingue particulièrement cet épisode de la colonisation, c’est l’ordre explicite d’extermination qui a été donné.
C’est en cela que l’expression « premier génocide du XXe siècle » est fondamentale ; une reconnaissance qui a été le fruit d’un long processus, à la fois historique et politique. Un premier principe mémoriel voit le jour dans les années 20, lorsque Herero et Nama commencent à commémorer leurs héros de la « résistance » face au colon allemand. Mais il faut attendre 1985, pour qu’un principe de reconnaissance internationale advienne, lorsque la Commission des droits de l’homme des Nations Unies approuve un rapport dans lequel est mentionné « the German massacre of Herero in 1904 ». En 1990, la Namibie devient indépendante et, avec l’ouverture des archives, c’est une véritable problématique mémorielle qui s’affirme, dans le cadre d’un processus de réconciliation national. Quelques années plus tard, en 1998, Roman Herzog, le président allemand, est interpellé sur la question de la reconnaissance du génocide, alors qu’il est en visite en Namibie.
En 2001, des Herero déposent une plainte contre le gouvernement allemand. La plainte est rejetée mais, demi-victoire, des « excuses partielles » sont présentées. Cent ans après le début du génocide, en 2004, c’est l’importante question d’une possible compensation financière qui surgit, cette fois-ci dans la presse allemande. La même année, fait majeur, le ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, Heidemarie Wieczorek-Zeul, participe à une commémoration du « massacre » des Herero en présence de soldats allemands. Il y présente le « pardon » de l’Allemagne et accepte, au nom du pays, la « responsabilité morale et historique et la culpabilité des Allemands à cette époque ». Si la question de l’indemnisation financière est alors passée sous silence, le gouvernement allemand déclare vouloir attribuer à la Namibie une aide au développement d’un montant de 11,5 millions d’euros. En 2011, une nouvelle étape fondamentale est franchie ; vingt crânes de Herero et de Nama sont restitués à la Namibie, qui en a fait la demande auprès du musée historique médical de la Charité de Berlin.
Enfin, dernière étape de ce processus de reconnaissance institutionnelle d’un crime contre l’humanité dans un territoire colonial, le 10 juillet 2015, Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères admet publiquement les notions de crime de guerre et de génocide et, en juillet 2016, il est annoncé que des « excuses officielles » vont être présentées par le gouvernement allemand. L’histoire n’est pas finie ; il reste la question de la compensation financière… Une problématique soulevée, en début d’année, par le dépôt d’un recours collectif devant un tribunal de New York contre l’Allemagne, un recours « au nom de tous les Herero et Nama dans le monde, à la recherche de réparations et de compensations pour le génocide ». C’est donc dans ce contexte, toujours éminemment sensible, que se déroule l’exposition présentée par le Mémorial de la Shoah à Paris, au moment même où le Deutsches Historisches Museum propose, jusqu’au 14 mai 2017, une exposition intitulée German Colonialism. Fragments Past and Present. Au moment, enfin, où en France, les déclarations d’Emmanuel Macron sur la notion de crime contre l’humanité associée à la question coloniale déclenche moult débats et polémiques.

GROUPE DE RECHERCHE ACHAC
Colonisation, immigration, post-colonialisme

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75008 Paris – FRANCE
Tél : 01 43 18 38 85

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