10 ANS déjà .. et les ASSISES se suivent !

https://la1ere.francetvinfo.fr/sites/regions_outremer/files/assets/documents/2017/10/06/synthese-egom-hexagone-647071.pdf

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RAI-D-INGUE sous les Tropiques

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Invitation aux COMMEMORATIONS DU 10 MAI 2019

Bonjour,

Comme chaque année, depuis 2006, nous fêtons solennellement et dignement la commémoration nationale de l’esclavage et de ses abolitions vendredi 10 mai 2019 sous l’égide du général Alexandre Dumas, père et grand-père de deux célèbres écrivains français, figure emblématique de la lutte contre l’esclavage, contre le racisme et pour l’égalité, sans distinction de couleur.

à Paris place du général-Catroux (17e arrondissement) à 17 h 30 (11e édition).

La journée commencera par une cérémonie à Villers-Cotterêts, patrie d’adoption des Dumas et future cité de la francophonie, à 10 h 30 (14e édition).

L’entrée à ces deux cérémonies sera libre, mais dans la limite des places disponibles et sous réserve d’être inscrit(e).

Les éventuelles possibilités de transport entre Villers-Cotterêts et Paris seront communiquées ultérieurement aux personnes inscrites.

En raison de la présence d’importantes personnalités et d’artistes, et le nombre de places étant limité, nous vous conseillons de vous inscrire dès que possible.

Pour cela, il vous suffit de cliquer ci-dessous :

http://signup.ymlptr4.net/xgejushbgmgh

Votre invitation personnelle vous sera adressée par email quelques jours avant l’événement.

Une fois inscrit(e) en utilisant le lien ci-dessus, merci de vous inscrire également sur Facebook, où deux événements dédiés ont été créé, ce qui permettra de dialoguer plus facilement, de vous tenir informé(e) et de montrer notre mobilisation.

Je m’inscris à l’événement Paris 10 mai 2019 sur Facebook

Je m’inscris à l’événement Villers-Cotterêts 10 mai 2019 sur Facebook

Merci également de faire inscrire vos proches et vos amis en utilisant ces deux liens Facebook ainsi que le lien Invitation.

Commencez à mobiliser pour ce 10 mai 2019 : la pérennité de cette date est entre vos mains.

10 mai 2019,
en présence de hautes personnalités
journée de commémoration de l’esclavage et de ses abolitions

Villers-Cotterêts
10h 30

Paris 17 h 30
place du général-Catroux 17e
(métro Malesherbes ligne 3 bus 94)

http://signup.ymlptr4.net/xgejushbgmgh

Claude RIBBE
Association « Les Amis du Général DUMAS »

MANIOC, 9 ans d’ une bibliothèque virtuelle … au numérique

 

À l’occasion des 9 ans de la bibliothèque numérique Manioc, nous vous proposons un retour sur son histoire, de sa genèse à aujourd’hui…

2005-2009: la naissance d’un projet de bibliothèque virtuelle

 

          En 2005, dans la continuité des fonds régionaux existants déjà physiquement dans les bibliothèques, et huit ans après la naissance de Gallica, naît l’idée de créer une bibliothèque numérique pour valoriser le patrimoine de la Caraïbe et de l’Amazonie, dans le but de permettre une meilleure accessibilité à des fonds spécialisés en leur donnant davantage de visibilité. Dès le départ en effet, Manioc se veut accessible non seulement par les universitaires et les chercheurs, mais aussi par le grand public, et ce toujours gratuitement.

 

          De nombreux passionnés, chercheurs et personnels de la documentation, ont contribué à la préparation et à la mise en œuvre de Manioc. Par exemple, les premiers livres numérisés ont été rendus accessibles grâce à M. Batrosse, un libraire guyanais qui a prêté sa collection personnelle de documents anciens pour la numérisation.

Décembre 2009 : le lancement de Manioc

          En juin 2009, la version bêta de Manioc est inaugurée au Congrès de l’association des bibliothèques de la Caraïbe, ACURIL, qui se tient en Guadeloupe. En décembre, Manioc ouvre officiellement au grand public. Si la base est à l’époque loin d’être aussi fournie qu’aujourd’hui (elle proposait au total une quarantaine de documents environ !), les fondamentaux sont là. En effet, dès l’origine, Manioc propose une diversité de supports : des livres anciens, des images, mais aussi des thèses, des audio-vidéos, un catalogue collectif de périodiques sur la Caraïbe et l’Amazonie. Manioc accompagne aussi la naissance de la revue Études Caribéennes ; ainsi, Manioc n’est pas seulement une bibliothèque numérique : c’est aussi un portail qui ouvre vers d’autres ressources spécialisées.

 

Page d’accueil de Manioc 2009

De 2009 à aujourd’hui : une base qui s’enrichit…

          Depuis 2009, la bibliothèque Manioc s’est largement enrichie et étoffée. Les collections existantes à l’ouverture se sont bien développées : aujourd’hui, Manioc permet ainsi l’accès à 2 287 livres anciens, 15 063 images, 209 documents dans la rubrique « Études et Recherche », 2 527 audio-vidéos, et plus de 30 000 documents de bibliothèques numériques partenaires, comme la B.N.P.M. ou Gallica. De plus, de nouvelles ressources ont également vu le jour : on peut par exemple citer « Tramil », un programme de recherche appliquée à l’usage populaire des plantes médicinales dans la Caraïbe, la base « Esclaves de Guyane« , qui retranscrit des registres d’état civil d’esclaves et d’affranchis de Guyane ou la plateforme « Mémoires et Créations« , qui donne à voir la perception de photographes contemporains sur le patrimoine culturel immatériel.

 

http://memoiresetcreations.manioc.org/

            Manioc comporte également un volet médiation afin de mieux valoriser ses collections. Ainsi, l’équipe anime un blog depuis novembre 2010, une page Facebook depuis 2013, et apporte également des contributions sur Wikipédia.
      

Publications Facebook

 

Manioc demain

        De nouveaux projets sont en cours, dans le but de garantir une meilleure accessibilité aux contenus de la bibliothèque numérique, et de proposer aussi des ressources nouvelles pour mieux répondre aux attentes des utilisateurs.

 

          Ainsi, une nouvelle plateforme intitulée « Écritures contemporaines Caraïbes-Amazonie » (E.C.C.A.), qui a pour but de valoriser les écrivains et les écrivaines de nos territoires, sera accessible prochainement. E.C.C.A. ouvrira une collection dédiée à Maryse Condé, qui a fait don d’archives littéraires à l’Université des Antilles. Vous pourrez découvrir des tapuscrits inédits, qui permettront notamment de comprendre le cheminement et l’évolution de la production intellectuelle de l’écrivaine.
Enfin, l’équipe de Manioc prépare également une refonte totale du site internet, en se basant sur les résultats d’une étude qui a été réalisée au préalable auprès des usagers.

Pour aller plus loin :

Rétroblog Manioc
Philippe Batrosse: transmettre, partager, dans la discrétion… (article de 2017)
Manioc : 1 an ! (article de 2010)
Les dessous de la numérisation… (article de 2017)

Vidéo Manioc
Inauguration de la bibliothèque numérique Manioc (vidéo de lancement, 2009)

FONDATION pour la MEMOIRE de L’ ESCLAVAGE (acte 2)

 

QUESTIONS-REPONSES   avec  J.M AYRAULT

Jean-Marc Ayrault est Président de la Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions dont le but est de créer une Fondation nationale sur le sujet. Annoncée par Emmanuel Macron à l’occasion du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en avril 2018, cette Fondation entend « rassembler toutes les mémoires de la France » et « transmettre l’histoire de la France mondiale ». Après une première tribune publiée le 23 novembre 2018 dans Le Monde, il accorde un entretien exclusif au Groupe de recherche Achac dans le prolongement des Ateliers de la fondation, journées de réflexion participative autour des missions de la Fondation, organisés les 24 et 25 novembre 2018.

 

Quelles sont les missions de la Fondation ?

Notre ambition peut se résumer en une phrase : faire enfin pleinement entrer l’esclavage et ses héritages dans la mémoire nationale de la France. La loi Taubira a rappelé cette nécessité. Mais il lui manquait l’institution nationale autonome et dotée de vrais moyens qu’elle appelait pour réaliser cette ambition.

La Fondation sera cet outil, pour travailler sur ces questions avec tous les partenaires à mobiliser : les chercheurs, les établissements scolaires – la question des programmes scolaires est essentielle –, les institutions culturelles et patrimoniales, les artistes, les associations, les élus, les entreprises…

 

Sur quels périmètre et thématiques historiques et mémoriels souhaitez-vous travailler ?

L’action de la Fondation se déclinera en trois objectifs, qui devraient être repris dans son objet statutaire :

– développer la connaissance et la transmission de l’histoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions comme partie intégrante de l’histoire de la France et du monde, en replaçant ce phénomène dans l’histoire longue des relations entre la France, l’Afrique, les Amériques et l’océan Indien ;

– rassembler les mémoires en valorisant les héritages culturels, artistiques et humains issus de cette histoire, dans toute leur richesse et leur variété ;

– promouvoir les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité et l’engagement de la France contre le racisme, les discriminations et les formes contemporaines d’esclavage.

 

En quoi la fondation va-t-elle se distinguer des actions ou des projets du Mémorial ACTe, du Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes ou du Comité national pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage ? Avez-vous pour objectif de coordonner l’action de ces différentes institutions ?

Le Mémorial ACTe et le Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes sont des lieux ouverts au public, ce que ne sera pas la Fondation, qui n’aura que des bureaux à l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris. La Fondation sera une institution de mutualisation, de mise en réseau et d’accompagnement, et elle sera donc en rapport avec tous ces acteurs.

Le Mémorial ACTe en Guadeloupe sera évidemment un partenaire capital, en tant que centre national dédié à cette question, et institution majeure sur les Caraïbes et au-delà. Et la Fondation travaillera avec le Mémorial de l’abolition de Nantes, comme avec les autres sites et lieux de mémoire, les musées de Nantes et Bordeaux, la Maison de l’Armateur du Havre, le musée du Nouveau Monde de La Rochelle, La Route des Abolitions… je ne saurais tous les citer.

Quant au CNMHE, qui existe depuis 2004, lors des Ateliers de la Fondation, j’ai rendu hommage au travail essentiel qu’il a mené pendant près de 15 ans, sous la conduite de ses présidentes passées, Maryse Condé, Françoise Vergès et Myriam Cottias, et de son président actuel, Frédéric Régent. Dès qu’elle sera créée, la Fondation succèdera officiellement au Comité.

 

Quels liens voyez-vous ou faites-vous entre l’histoire de l’esclavage (jusqu’aux abolitions définitives en 1848) et l’histoire de la colonisation, qui se superpose à cette première période et va se poursuive jusqu’aux années 60 et même au-delà pour certains pays ou territoires ?

L’esclavage est un phénomène global qui a transformé radicalement le monde. La France d’aujourd’hui est l’héritière de cette transformation, qui a débuté avec les premiers contacts entre les Européens et les peuples d’Afrique et d’Amérique, puis qui s’est prolongé dans la traite et l’esclavage coloniaux, puis dans la seconde colonisation, laquelle n’a d’ailleurs pas fait disparaître le travail forcé, pas plus dans les « vieilles colonies » françaises, avec l’engagisme, que dans le reste de l’Empire.

Mais surtout, l’héritage de l’esclavage et des combats pour l’abolir ont perduré jusqu’à aujourd’hui : on en retrouve l’empreinte dans notre culture, dans nos valeurs, tout simplement dans la diversité française. C’est pourquoi les chercheurs aujourd’hui parlent de l’esclavage et du post-esclavage, et c’est une approche qui nous intéresse beaucoup.

 

Selon  vous, à quoi devrait ressembler un musée de la colonisation en France ? Est-il nécessaire d’imaginer un tel projet ?

Le travail de la Fondation sera important sur ce sujet, même si elle ne sera pas un musée ; et l’exemple de la Mission du Centenaire montre comment on peut renouveler la vision d’un événement historique sans être un musée, notamment en travaillant avec les institutions existantes. La Fondation le fera, avec des acteurs aussi divers que le musée d’Orsay ou le Mémorial ACTe.

Quant à doter la France d’un musée de la colonisation en général, qui raconterait cette part de notre histoire, sur cinq siècles et sur tous les continents, beaucoup le demandent et j’ai entendu aussi cette demande lors des Ateliers de la Fondation qui ont eu lieu le 24 et 25 novembre. Pour un sujet aussi majeur, ce sera au Président de la République d’en décider. La création prochaine de la Fondation pourra aider à cette réflexion.

 

Quel bilan tirez-vous des Ateliers de la Fondation que vous mentionnez ? En quoi est-ce une étape majeure ?

En organisant cette rencontre avec la société civile, que nous avions voulu ouverte et participative, nous ignorions si notre appel serait entendu. C’est pourquoi notre première satisfaction a été de voir que près de 200 personnes y ont répondu malgré la rapidité des délais d’organisation et qu’elles sont restées pendant deux jours pour débattre de ce que devrait être la Fondation.

Notre deuxième satisfaction a été la qualité des échanges, le respect entre les participants et le sentiment commun qui s’est dégagé d’une urgence à doter la France d’une institution nationale qui fasse la place à ces sujets. Il faut enrichir notre récit national, et le faire partager à tous nos concitoyens, pour conjurer les incompréhensions, les concurrences mémorielles, le racisme : c’est le message que tous ces militants, chercheurs, artistes nous ont adressé. Ces Ateliers sont aussi une leçon pour nous : nous devrons régulièrement créer des moments forts pour que la Fondation cultive ce lien qui a été créé ce week-end.

Cette réussite doit en appeler d’autres : d’abord achever les travaux de préfiguration de la Fondation. Les propositions des participants nous disent les priorités et les attentes. Nous les partagerons avec le gouvernement et les entreprises avec lesquelles nous sommes en contact, pour que la Fondation puisse être créée en 2019 comme prévu. Puis nous aurons à mettre en œuvre tous les projets et la tâche est grande.

 

Source ACHAC Newsletter #4 – 28 novembre 2018

1948 – 2018 7O ANS de DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

 

1948 Les droits de l’Homme à Chaillot

Farid Abdelouahab, écrivain, historien et commissaire d’expositions, publie une histoire de l’élaboration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans la revue de Chaillot, l’Esplanade (mars 2018). Il y expose le rôle qu’a tenu le palais de Chaillot en devenant dès 1947 le siège de l’O.N.U. puis le 10 décembre 1948, le lieu de la troisième Assemblée générale des Nations unie. Ce lieu fête cette année les 70 ans de la ratification de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.  

 

Chaillot, le 10 décembre 1948, la troisième Assemblée générale des Nations unie adopte la Déclaration universelle des droits de l’homme. En pleine guerre froide et devant l’opposition croissante au colonialisme, quarante-huit États membres, réunis dans la grande salle du TNP, votent les trente articles proclamant les droits humains fondamentaux, quand l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud et le bloc soviétique s’abstiennent. Il faudra deux décennies aux Nations unies pour s’accorder sur des mécanismes d’application. 1948 représente ainsi une date charnière qui consacre les droits de l’homme au cœur du Palais de Chaillot. Bien avant cette déclaration qui énonce les droits fondamentaux de l’individu à l’échelle universelle, d’autres grands textes avaient défendu les droits de l’homme.

 

Une longue histoire

Le cylindre d’argile de Cyrus, daté de 539 av. J.-C., décrète la liberté de religion et l’interdiction de l’esclavage. Au XIIIe siècle, la Grande Charte (Magna Carta), imposée en 1215 par les barons anglais à Jean sans Terre, condamne l’arbitraire et deviendra par la suite un symbole pour l’état de droit. La Déclaration des droits dictée en 1689 aux souverains d’Angleterre à la suite de la guerre civile exprime quant à elle l’aspiration du peuple à la démocratie en définissant les principes de la monarchie parlementaire.

La Déclaration d’indépendance américaine de 1776, écrite en grande partie par Thomas Jefferson, déclare pour sa part : « Tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis par les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement. » Avec cette déclaration, la philosophie des Lumières a trouvé un terrain d’application pour la liberté et la gouvernance des peuples. Rédigée pendant l’été 1787 à Philadelphie, la Constitution des États-Unis d’Amérique définit les principaux organes du gouvernement, leurs juridictions et les droits fondamentaux des citoyens. Quatre ans plus tard, la Déclaration des droits vient protéger les libertés fondamentales : la liberté de parole, de religion, le droit de posséder et de transporter des armes, de se réunir et de pétitionner. Elle interdit les fouilles et les arrestations arbitraires, les maltraitances et les aveux sous contrainte.

Universaliste, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de la Révolution française représente, déjà en 1789, une grande avancée concernant les droits naturels individuels et les conditions de leur mise en œuvre.

La première convention de Genève, en 1864, édite le premier texte du droit humanitaire, instituant les obligations des individus en temps de guerre. Quatre-vingts ans plus tard, la barbarie et la violence extrême de la Seconde Guerre mondiale conduisent les Nations unies à redéfinir la notion de « crime contre l’humanité » en se donnant pour but d’actualiser à nouveau les valeurs humanistes qui doivent nous gouverner. En 1945, la conférence de San Francisco a en effet donné naissance à l’Organisation des Nations unies, en charge d’assurer la paix et la sécurité internationales. Concomitamment, la Charte des Nations unies est signée le 26 juin, et affirme les droits de l’homme et les libertés fondamentales, en attendant qu’une commission ne bâtisse une déclaration internationale. La première session de la Commission des droits de l’homme, qui réunit un comité de rédaction en provenance de huit pays, se tient en 1947 ; à sa tête, Eleanor Roosevelt, la veuve du Président américain. Le juriste français René Cassin joue un rôle préliminaire important à ses côtés, en élaborant un avant-projet dont l’objectif est d’affirmer le caractère universel de la déclaration, un « idéal commun à atteindre par tous les peuples ».

 

Chaillot : territoire international sous la juridiction de l’O.N.U.

En 1947, le gouvernement français propose de recevoir à Paris la troisième Assemblée générale des Nations unies. Le Palais de Chaillot devient alors pour quelques mois le siège de l’O.N.U. : une transformation qui n’est pas du goût de tous. Ainsi, le fondateur et directeur du musée de l’Homme, Paul Rivet, se plaint par exemple par voie de presse de cette prochaine installation. Le site doit en effet connaître des travaux d’aménagement importants pour accueillir les représentants des cinquante-huit nations appelées à se réunir en septembre 1948. Soit pas moins de cinq mille personnes. Les séances de l’Assemblée doivent se tenir dans le grand auditorium, les ailes du bâtiment se transformant en salles de réunion pour les commissions, tandis que l’on érige un restaurant et des locaux sur la place du Trocadéro. Des centaines de journalistes sont présents, venus du monde entier.

Outre la Déclaration universelle des droits de l’homme, le programme est chargé et l’on doit statuer sur de nombreux sujets : la question monétaire à Berlin, les frontières palestiniennes, les accords sur l’énergie atomique et le désarmement… Débats et tractations se déroulent sur fond de guerre froide naissante, et les tensions internationales sont vives : dès la fin du mois de septembre, une rupture se dessine entre le bloc occidental et les Soviétiques à propos du couloir aérien berlinois. Les travaux reprennent à la mi-décembre. La Commission des droits de l’homme est censée réunir dix-huit membres représentant diverses tendances politiques, culturelles et religieuses (mais il n’y a pas un seul Africain, les indépendances sont à venir…).

Eleanor Roosevelt, nommée par le président des États-Unis Harry S. Truman comme déléguée à l’Assemblée générale des Nations unies en 1946, préside donc le comité de rédaction, qui rassemble un Libanais, un Chinois, un Canadien, un Australien, un Chilien, un Anglais et un Russe. Le Français René Cassin influence notablement ce comité avec sa conception interventionniste des droits de l’homme : la souveraineté des États n’est pas supérieure à ces derniers. Ainsi, grâce à lui, la Déclaration ne sera pas dans son titre « internationale », mais bien « universelle », c’est-à-dire reconnue de tous et destinée à la communauté humaine en son entier. Mais tous les membres ne sont pas d’accord sur les objectifs à tenir : en effet, la Déclaration doit-elle se présenter comme un instrument juridique que l’on doit imposer aux nations, ou bien juste comme un texte qui doit servir de règle ? Lors de sa dernière séance au Palais de Chaillot, le 10 décembre 1948, l’O.N.U. adopte la Déclaration universelle des droits de l’homme, avec quarante-huit membres en sa faveur, plusieurs amendements repoussés et huit abstentions. Le Conseil de sécurité occupe encore une semaine le Palais, dont le nom connaît désormais une renommée mondiale, avant de s’installer, en janvier 1949, à Lake Success, ville située sur l’île de Long Island, dans l’État de New York.

 

Défendre la dignité, la justice et la démocratie

Les trente articles de la Déclaration abordent les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. Les droits au travail, à l’éducation, à la culture et à la santé, dont tous doivent bénéficier, y sont précisés. Universelle, la Déclaration s’adresse à l’ensemble de la communauté humaine, au-delà des religions, origines, milieux ou cultures : l’O.N.U. s’est ainsi engagée à défendre la dignité et la justice sur l’ensemble de la planète, en affirmant l’interdépendance et l’indivisibilité, l’égalité et la non-discrimination. De même, en déclarant que « la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics », la Déclaration énonce les droits essentiels à une véritable participation politique, indissociable de la valeur universelle qu’elle donne à la démocratie, système qui garantit au mieux la paix, le progrès et le développement. Les individus ont des devoirs de solidarité et les États des obligations pour faire respecter, protéger et satisfaire les droits de l’homme. Tous les systèmes juridiques nationaux doivent y pourvoir.

La Déclaration fait partie de la Charte internationale des droits de l’homme, qui inclut le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adoptés en 1966 seulement par l’Assemblée générale des Nations unies. Car le bloc communiste s’opposant jusqu’alors à tout consensus, il fallut une vingtaine d’années aux États membres pour débattre sur diverses dispositions de la Déclaration universelle, comme le droit à l’autodétermination et la défense des minorités. Dix années supplémentaires ont été de surcroît nécessaires pour que les décisions entrent réellement en vigueur, et c’est alors que la Déclaration universelle a trouvé force obligatoire pour les États qui l’avaient ratifiée.

Aujourd’hui, tous les États membres de l’Organisation des Nations unies ont adopté au moins un des neuf traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, et la très grande majorité d’entre eux en a ratifié quatre ou plus. La Déclaration de 1948 a entraîné dans son sillage d’autres grands textes, comme la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), signée par les États membres du Conseil de l’Europe en 1950 et entrée en vigueur trois ans plus tard. Notons que la France, qui héberge la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, n’a ratifié la Convention qu’en 1974, et n’a permis à ses résidents de la saisir qu’en 1981. De même, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) est un traité international adopté en 1989 par l’Assemblée générale des Nations unies dans le but de reconnaître et protéger les droits spécifiques des enfants. Le concept d’intérêt supérieur de l’enfant le consacre dès lors comme « sujet de droit », et non plus comme « objet de droit ». Parmi les cent quatre-vingt-treize États reconnus par l’O.N.U., seuls les États-Unis ne font pas partie de ce traité, car il interdisait toute condamnation à mort pour un crime commis par un mineur (loi abrogée en 2005 aux États-Unis).

La défense des droits de l’homme, et par extension des droits de tous les êtres vivants sur cette planète, apparaît comme un combat permanent qui traverse l’Histoire et qui restera, semble-t-il, sans fin.

Pour vous procurer la revue L’Esplanade,

rendez-vous sur le site : Chaillot Théâtre National de la Danse

 

Source ACHAC  newsletter#1 – 5 décembre 2018

250 MILLIONS de DOLLARS pour l’UNIVERSITE de BARBADE (W.I)

Esclavage : un don de 250 millions de dollars à l’Université des West Indies de Barbade ?

Jeudi 29 novembre 2018
Esclavage : un don de 250 millions de dollars à l'Université des West Indies de Barbade ?
L’Université de Glasgow a reconnu que les propriétaires d’esclaves jamaïcains avaient adopté l’Université de Glasgow comme université de choix révélant un afflux de 250 millions de dollars extraits de la Jamaïque et des Caraïbes.
L’Université des Indes occidentales (UWI) et l’Université de Glasgow, en Écosse, doivent parvenir à un accord prévoyant que l’institution des Caraïbes bénéficiera de réparations d’un montant de 256 millions de dollars liées à l’esclavage.
Versera ou ne versera pas ? Annoncé en grandes pompes il y a quelques (jours ?) comme confirmé, l’accord prévoyant le versement, par l’Université de Glasgow, en Ecosse, de 256 millions de dollars à l’Université des West Indies, n’est pas encore finalisé et validé. Cette annonce a été faite mardi par Sir Hilary Beckles, le vice-chancelier de UWI. « Le mémorandum est actuellement en cours de rédaction » , a annoncé Hilary Beckles, dans lequel devrait y figurer le terme « justice réparatrice » . Selon le vice-chancelier de UWI : « L’Université de Glasgow a reconnu que les propriétaires d’esclaves jamaïcains avaient adopté l’Université de Glasgow comme université de choix et qu’une valeur de 250 millions de dollars avait été extraite de la Jamaïque et des Caraïbes. »

Hilary Beckles a également déclaré que le vice-chancelier de l’université de Glasgow, le professeur Sir Anton Muscatelli, avait ouvert les livres de l’université, révélant ainsi un « afflux massif de subventions » et dotations de la Jamaïque.
Le vice-chancelier de UWI a précisé pour sa part que les 250 millions de dollars seraient une combinaison d’argent et d’aides en nature. « Nous ne sommes pas debouts au coin de la rue à mendier. Nous recherchons des partenariats et un développement. » L’un des projets dans lesquels l’Université de Glasgow aurait manifesté son intérêt porte sur la recherche sur les maladies chroniques dans les Caraïbes, notamment l’hypertension, le diabète et l’obésité chez les enfants.
« Les 250 millions de dollars seraient une combinaison d’argent et d’aide en nature » , a précisé Hilary Beckels président de la Commission des réparations de la Caricom (K.C)
250 MILLIONS DE DOLLARS DE LA TRAITE DES ESCLAVES
« Ils envisagent la possibilité de s’associer à nous et de créer un institut de grande envergure pour la recherche sur les maladies chroniques, destiné à prévenir leur prolifération future » , a déclaré l’historien, qui préside également la Commission des réparations de la Caricom (Communauté des Caraïbes). Un rapport intitulé l’Esclavage, l’Abolition et l’Université de Glasgow, récemment publié par l’université, révèle qu’elle a bénéficié directement de la traite des esclaves en Afrique et dans les Caraïbes aux XVIIIe et XIXe siècles, à hauteur de près de 250 millions de dollars.
L’université a annoncé qu’elle avait lancé un « programme de justice réparatrice » vaste et ambitieux, fondé sur les résultats de plus de deux années de recherche.
En outre, l’Université de Glasgow a également annoncé son intention de mettre en oeuvre des programmes et des projets prévoyant des bourses d’échange et des programmes d’échange pour les étudiants jamaïcains et autres étudiants des Caraïbes grâce à ses liens avec UWI. Objectif : accroître la diversité raciale des étudiants et du personnel et réduire l’écart de diplomation, tout en créant un centre interdisciplinaire pour l’étude de l’esclavage historique et de son héritage, y compris l’esclavage moderne et le trafic, d’être humains.
Source  France Antilles Jeudi  29 novembre  2018.

Le retour de la « race » dans (et par) le football

Dans une tribune parue sur Mediapart, l’ancien international, Lilian Thuram et les historiens, Pascal Blanchard et Yvan Gastaut reviennent sur l’affaire du fichage ethnique organisé par le PSG depuis 2013. Ils insistent sur la leçon à en tirer : « Nous devons intégrer une chose simple, la couleur et les origines d’une personne ne déterminent en rien les qualités et les défauts de cette personne. Mais il reste du travail à faire pour faire partager ce principe, dans le football et dans la société. » Leur prise de position fait écho à l’exposition Des Noirs dans les Bleus, conçue par le Groupe de recherche Achac ainsi qu’à la récente interview de Lilian Thuram pour L’Équipe.

 

N’en doutons plus : l’affaire du fichage ethnique organisé par des recruteurs du Paris Saint-Germain révélée par le dossier du Football Leaks de Mediapart confirme que la « race » n’a pas disparu. Et que le monde du football, sport pourtant si brassé, si mélangé, si métissé est une nouvelle fois une incroyable caisse de résonances des contradictions liées aux questions d’ethnicité dans notre pays.

 

Alors qu’en juillet dernier, nous nous sommes félicités du silence en France sur les références en matière d’origine des joueurs vainqueurs de la Coupe du monde en Russie, la dimension raciale revient de façon honteuse cet automne. Et pas sur n’importe quel sujet : sélectionner des enfants selon leur origine pour « avantager les enfants blancs » au sein du plus prestigieux des clubs français.

 

Cela ne nous surprend pas : l’affaire dite des « quotas » avait déjà ébranlé le monde du football sur le thème de la « race » — une affaire déjà lancée par Mediapart en 2011. Lors d’une réunion (captée à l’insu de ses participants) à la Fédération Française de Football, en novembre 2010, le Directeur Technique National François Blaquart se déclarait « tout à fait favorable » à favoriser les Français « sans origine », notamment en raison du risque que les enfants d’origine africaine ne choisissent de jouer ensuite pour l’équipe nationale du pays d’origine de leur famille.

 

Le principe des quotas est donc dans l’air du temps depuis de nombreuses années. Il est révélateur d’une problématique bien plus profonde et la « prédominance blanche ». Les affaires se suivent et se ressemblent, toujours dans le même sens, toujours reflet d’un certain regard sur la France actuelle et sur une grille de lecture racialiste. À chaque fois, il n’y a jamais de responsable dès qu’il s’agit d’une affaire de racisme dans le sport. On passe son chemin, comme pour ces jeunes joueurs « noirs » le 6 mai dernier, lors d’un match amateur entre Mackenheim et Benfeld, qui ont subi insultes et violences racistes.

 

Une longue histoire…

 

Depuis les déclarations du président du Front national, parti d’extrême droite, en 1996 lors de l’Euro en Angleterre fustigeant la présence de trop de joueurs d’origine immigrée qui ne représentent pas véritablement la France, il n’est pas rare d’entendre dans les conversations de comptoir comme dans les milieux du football professionnel les sempiternels sarcasmes sur le fait que les « Blacks » sont si nombreux dans le Onze tricolore que bientôt les « Blancs » en seraient exclus ; ou que les « musulmans » (ce qui à chaque fois veut dire les Arabes) ne doivent pas être trop nombreux sous peine d’une désagrégation de l’équipe… À chaque fois, la même petite musique que nous avions déjà signalée tous les trois dans plusieurs ouvrages, conférences, tribunes ou dans le film documentaire « Les Bleus, une autre histoire de France » (Netflix).

Quel paradoxe ! La même France qui s’est exaltée pour le « Black Blanc Beur » de 1998 est hantée par le spectre d’une France qui ne serait plus blanche ou par le débordement musulman…

Cette nouvelle affaire liée au recrutement du PSG ne vient donc qu’attester des pratiques qui, bien que cachées car condamnables, ont bien cours dans le monde du football qu’il soit professionnel ou amateur. Ces pratiques ont un nom : le clivage racial, avec un arrière fond nauséabond d’apartheid. Mais aussi la peur d’être envahi, d’une « colonisation » inversée osent même dire certains.

Laissons-là les auteurs de ces pratiques — c’est désormais une affaire de justice (la Licra a annoncé qu’elle allait saisir la justice [depuis la Licra et la LDH ont déposé plainte auprès du procureur]), une procédure en interne du club, et une décision attendue du politique que devra prendre la ministre des Sports — et interrogeons-nous plutôt sur le profond système de représentation qui les pousse à réaliser tout un système élaboré de fiches dans lesquelles sont mentionnées des catégories ethniques fondées sur des profils de joueurs comme « Français »« Maghrébin »« Africain » ou « Antillais » (on découvre même, à la lecture des derniers articles, que pour les recruteurs du PSG en Île-de-France avaient les mêmes pratiques ajoutant « MS » pour métis et « AS » pour Asiatiques).

Ce tri ethno-racial — qui existe d’ailleurs ouvertement en Grande-Bretagne — en dit long sur un état général des mentalités qui envisage la société comme un ensemble de groupes aux caractéristiques physiologiques et culturelles propres. On est sidéré de découvrir que les dirigeants du PSG n’auraient rien vu, rien entendu. Qu’un seul homme aurait organisé ce système. C’est inacceptable.

 

La FFF s’étonne de ces dérapages et son président dans Le Parisien justement dénonce le « fichage ethnique », mais existe-t-il un travail de fond sur ces problématiques au sein de la Fédération ? Colloques et déclarations se succèdent, mais des actions de fond sont-elles engagées ? Ne faut-il pas réfléchir et promouvoir une dynamique forte sur l’histoire de cette diversité en équipe nationale ou valoriser ce récit dans le siècle ? Car la France, grâce à son équipe nationale, possède une des plus belles histoires de la diversité au monde. Les beaux discours, les belles annonces en début de match, les slogans antiracistes ne suffisent pas à changer les mentalités, il faut davantage travailler en profondeur.

Lutter contre le racisme, c’est d’abord ouvrir les yeux sur ses propres pratiques, changer les mentalités de tous et surtout construire de nouveaux paradigmes. C’est nécessaire partout, dans tous les domaines de nos sociétés et plus encore dans le sport et le football dans lequel toute une génération espère trouver une réussite sociale et une reconnaissance au regard de leur effort. Sinon ces jeunes, quelles que soient leurs origines, leurs parcours ou ceux de leurs parents, ne croiront plus dans les valeurs de la République.

À ce niveau, seuls les actes comptent, seules les actions pérennes et structurantes sont efficaces. Nous serions tellement satisfaits si le PSG (et d’autres clubs en France), la FFF et la Ligue prenaient des engagements concrets et mettaient en place des programmes sérieux et en profondeur et pas donc seulement à Paris — car c’est un « cas pas forcément isolé » écrit Le Parisien le 9 novembre —, et il est plus que temps de mettre ces actions en place, 20 ans après la victoire de 1998.

C’était peut-être « commode » pour organiser un recrutement efficace pour ceux qui croient que la valeur d’un homme est le fruit direct de ses origines, mais dans cet esprit et dans cette formulation ce système porte un nom : le racisme. Et le football, alimentant les plus beaux récits de notre histoire nationale ces dernières années est aussi, malheureusement, le porteur d’une face sombre, celui du retour de la « race ». Et pour combattre le racisme, il n’y a pas de recette miracle : éduquer, enseigner l’histoire pour rappeler l’incroyable saga des joueurs issus de l’immigration en Bleu. Il faut aussi des programmes explicites et « grand public » pour construire un autre regard et d’autres pratiques. Et sanctionner ceux qui ont développé, validé et encouragé de telles pratiques.

 

Le football est toujours en première ligne des mutations de la société, c’est en son sein que les joueurs des colonies ont pu, dès 1931, être reconnus comme Français dans une société encore coloniale ; c’est en son sein que toute les vagues d’immigrations ont pu devenir visibles (Ben Barek, Kopa, Platini, Zidane, Mbappé…) ; c’est dans le football que les jeunes identifient les potentiels d’une société qui valorise les performances individuelles sans tenir compte de la couleur de la peau, de la religion ou des origines sociales.

Nous devons intégrer une chose simple, la couleur et les origines d’une personne ne déterminent en rien les qualités et les défauts de cette personne. Mais il reste du travail à faire pour faire partager ce principe, dans le football et dans la société.

 

Source ACHAC  « Newsletter #2 – 14 novembre 2018 »

MISSION FONDATION

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SALON AFRIQUE UNIE 2018

A L’espace Charenton,         

327 Rue de  Charenton PARIS 12ème


Après le succès du Salon Afrique Unie 4 avec plus de 10 000 visiteurs et 80 exposants, Da Patch Ateliers présente la quatrième édition de l’événement qui se tiendra le samedi 3 novembre 2018. 

Au programme, de nombreux artisans originaires de tout le continent africain, des Antilles et des départements et territoires d’outre-mer présenteront les richesses de la culture afro-caribéenne, ponctuées par une série de concerts et d’animations musicales pour petits et grands.

Le rendez-vous est l’occasion de voir l’Afrique réunie, responsable et solidaire, engagée dans son propre développement, soucieuse de se produire elle-même dans le respect de ses traditions séculaires.

AFRIQUE UNIE 5 , c’est la volonté pour les organisateurs d’ancrer la manifestation dans la « Connaissance » du monde afro-caribéen, la promotion de ses origines, de ses influences nombreuses dans le monde contemporain, et le témoignage de sa prodigieuse vitalité.

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Le Salon Afrique unie 5ème Edition constitue un événement incontournable pour les diasporas africaines en Europe et tout les amoureux du continent Africain et des Caraïbes. L’idée est de fédérer tout ce beau monde pour échanger, partager et promouvoir ensemble la culture et le business africain.

Seront présents plus de 100 exposants venant d’Afrique, d’Europe et des Caraïbes qui auront le plaisir de vous faire découvrir les trésors des pays dans différents domaines tel que la beauté et le bien être, le tourisme, la littérature, l’agro-alimentaire et bien plus encore.

Au programme : démonstration culinaire, conférence Nappy cheveux naturel par nos blogueuses, concert et défilé de mode. Suivez nous et voyagez le temps d’une journée.

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