ASSISES DES OUTRE – MERS 2017-2018

Redonner la parole ! C’est parti pour les Assises des outre-mer ! 7 mois de travaux pour imaginer, penser, réinventer ensemble l’avenir de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de Mayotte, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie, de La Réunion, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Wallis-et-Futuna*. Ce rendez-vous avec les ultra-marins est ambitieux. Et en même temps, il est assez simple. Il consiste à redonner la parole. Pourquoi ? Parce que beaucoup d’ultramarins pensent que leur voix ne compte plus. Les dernières élections au printemps dernier l’ont cruellement montré, quand plus de la moitié des Français d’outre-mer ont choisi de ne pas choisir en s’abstenant à l’élection présidentielle. Malgré tout, la force des attentes des citoyens d’outre-mer et leur capacité à s’engager n’a pas diminué. A travers des ateliers locaux, nationaux, des consultations citoyennes, et un concours d’innovation, les propositions des outre-mer seront entendues et prises en compte .

http://fr.calameo.com/read/000886379b56e48135898

 

 

Le site Internet des Assises www.assisesdesoutremer.fr est désormais en ligne : j’invite dès à présent les citoyens ultramarins à s’y inscrire. Dans un premier temps, ils sont amenés à s’exprimer sur les grandes priorités pour leur territoire : équipements publics, développement économique, emploi, environnement, santé, jeunesse, culture, sécurité… Cette phase de diagnostic, qui se clôt le 22 novembre, est capitale pour orienter les travaux futurs des ateliers nationaux et locaux qui se tiendront jusqu’à janvier 2018. Je laisserai Thierry BERT, le rapporteur général des Assises, vous en dire quelques mots tout à l’heure.
A l’issue de l’ensemble de ces travaux, une consultation numérique sera lancée sur le site Internet des Assises entre le 15 janvier et le 28 février 2018 pour que les citoyens eux-mêmes puissent donner leur avis sur les premières propositions ou réformes des politiques publiques pour l’outre-mer.
A l’issue de cette consultation, la synthèse de l’ensemble des travaux aboutira sur la rédaction du Livre bleu outre-mer au Printemps 2018.
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Mais ces Assises sont aussi l’occasion idéale pour présenter les initiatives citoyennes les plus novatrices : c’est tout l’objectif du concours innovation dont je parlais tout à l’heure.
Vous le savez, je suis pragmatique et j’aime raisonner sur des projets concrets, inscrits dans les réalités quotidiennes de nos concitoyens. C’est pour cela que les solutions doivent venir des territoires et des ultra-marins eux-mêmes. Qui d’autre serait mieux placé pour décrire les problèmes et y apporter les réponses adéquates ?
À partir du 18 octobre, chaque citoyen porteur d’un projet pour son territoire est invité à poster sa candidature sur le site Internet des Assises. Les dépôts de projets pourront se faire jusqu’au 31 janvier 2018. Une présélection des projets sera faite en février pour ouvrir ensuite en mars la phase de vote du public. Ce vote est essentiel. Ces Assises sont un projet collectif et collaboratif. Elles n’auront de sens que si les citoyens ultramarins se sentent concernés. Ce concours est un bon outil pour s’impliquer. La sélection finale aura lieu en mars et les projets labélisés bleu outre-mer présentés au Printemps 2018. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement financier et technique pour concrétiser ou faire grandir leurs projets.
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Les Assises des outre-mer sont un rendez-vous fondamental pour les ultramarins. Je sais que le projet parait ambitieux pour certains ; d’autres sont même sceptiques : je peux comprendre leurs doutes, les Etats généraux des outre-mer ont moins de 10 ans.
Mais que l’on soit bien clair : l’ambition des Assises, ce n’est pas de faire un catalogue déconnecté des réalités et aboutissant à des mesures inapplicables. C’est au contraire une démarche qui associe les citoyens à la construction de leur destin. C’est un nouvel élan pour en faire des territoires d’excellence et d’innovation. C’est donc maintenant que nous avons à construire ensemble l’avenir des outre-mer.
NB . Pour  accéder  au programme  et  s’inscrire : http://www.assisesdesoutremer.fr
Contact  MOM

Service de presse : 01 53 69 26 74
Nicolas Sire : 06 49 35 11 28
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C’EST LA RENTREE ….!

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ECRIVAINS HAÏTIENS A L’HONNEUR

Trois Haïtiens finalistes pour un grand prix littéraire francophone

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Plusieurs écrivains haïtiens et étrangers ont soumis leurs œuvres de fiction (roman, récit, nouvelles) publiées entre  le 1er mai 2016 et le 1er mai 2017. Trois Haïtiens sont en lice pour le grand Prix des cinq continents de la Francophonie.

Créé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Prix des cinq continents consacre un texte d’un écrivain important, témoignant d’une expérience culturelle spécifique enrichissant la langue française. Deux auteurs établis et un jeune auteur  en herbe figurent parmi les finalistes.

Il s’agit de Néhémie Pierre Dahomey, auteur du récit « Rapatriés » (paru chez Seuil), Gary Victor, auteur de Les temps de la cruauté (Philippe Ray) et  Louis-Philippe Dalembert  pour le récit « Avant que les ombres s’effacent », publié chez l’éditrice Sabine Wespieser.Ce roman du prolifique romancier haïtien s’est déjà vu décerner plusieurs distinctions dont le Prix France Bleue/Page des Librairies 2017, après que Louis-Philippe ait raflé le Prix Orange du Livre.

Haïti croise les bras et attend la délibération du jury : qui détrônera l’écrivaine et journaliste tunisienne Fawzia Zouari, lauréat de l’édition 2016 pour son roman « Le Corps de ma mère », édité à Tunis par Déméter et coédité à partir de Paris par Joëlle Losfeld, Gallimard.

Réunis ce mardi 11 juillet 2017 au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les représentants des cinq comités de lecture du Prix des cinq continents de la Francophonie ont choisi les 10 finalistes parmi les 122 œuvres proposées.

De l’avis des comités, « la moisson 2017 nous invite à lire des parcours de femmes et d’hommes qui, par leur force de caractère, par leur courage ou leur détermination, parviennent à se construire, au cœur de la violence de nos sociétés. Ce sont des tragédies qui nous révèlent la complexité de la nature humaine et ouvrent des horizons au-delà des époques et des frontières ».

Accueillant tout auteur d’expression française quelle que soit sa maturité littéraire, le Prix des cinq continents de la Francophonie met en valeur l’expression de la diversité culturelle et éditoriale de la langue française sur les cinq continents.

La liste complète des finalistes

Deux écrivains haïtiens finalistes du Prix Théâtre RFI 2017

Parmi les 13 textes présélectionnés pour l’édition 2017 du Prix Théâtre RFI, figurent deux œuvres haïtiennes : Reconstruction(s) de Noé Beaubrun et Quai des ombres de Faubert Bolivar.

« Le choix a été difficile et, comme tout choix, douloureux. Il a demandé beaucoup de temps et une attention rigoureuse, faisant peu cas de fautes de syntaxe ou d’orthographe. S’attachant tant au fond qu’à la forme.» C’est par ces mots que le comité de lecture du Prix Théâtre RFI 2017 dévoile la liste des textes présélectionnés pour « leurs qualités littéraires, dramaturgiques et leur originalité ». Deux auteurs haïtiens, Noé Beaubrun et Faubert Bolivar, sont en lice respectivement pour leurs pièces Reconstruction(s) et Quai des ombres.

Elles sont des œuvres représentatives de la littérature haïtienne non seulement en référence à leurs auteurs, mais aussi pour les sujets qu’elles abordent.

Reconstruction(s) de Noé Beaubrun

Le président d’Haïti s’est retiré dans l’unique bibliothèque du pays et depuis trois ans passe son temps à lire et à philosopher « pour se reconstruire ». Le peuple se plaint de cette inaction par la voix de l’opposition tandis que les ministres s’emploient à ne rien faire pour se reconstruire pour leur propre compte avec l’argent des impôts et des ONG… Le public est appelé à participer aux péripéties de cette farce politique qui brocarde un régime immobile et corrompu depuis des décennies.

Quai des ombres de Faubert Bolivar

Après le tremblement de terre en Haïti, des personnages errent dans les ruines, au milieu des fantômes. Fauchés en pleine vie. Déjà happés, morts-vivants, par le chœur des ombres…

Voici la liste des 11 autres textes  présélectionnés:

  • La poupée barbue d’Edouard Elvis Bvouma (Cameroun)
  • Verso Recto de Sylvie Dyclo-Pomos (Congo)
  • Arènes intérieures de Koukouvi Dzifa Galley (Togo)
  • La rue bleue de Sedjro Giovanni Houansu (Bénin)
  • Délestage de David-Minor Ilunga (RDC)
  • Là-bas de Fidèle Kofi (Côte d’Ivoire)
  • Les invisibles de Hicham Lasri (Maroc)
  • Longues sont mes nuits de Faustin Keoua Leturmy (Congo)
  • Le tableau pas complet de Mylene Ntamengouro (Burundi)
  • Debout un pied de Denis Sufo Tagne (Cameroun)
  • Mille et une femmes de Constantin Liberté Kouam Tawa (Cameroun)

« Ce qui nous a frappés, c’est la force des propos à l’égard des maux qui hantent ces pays. Dictature, corruption, intolérance, exclusion, poids de traditions étouffantes, calamités de tous ordres… C’est aussi l’humour qui jaillit au fil des mots, même dans les situations les plus tragiques. Manière de prendre de la hauteur, de la distance vis-à-vis de réalités difficiles », témoigne un article de RFI consacré à ce sujet.

La balle est maintenant dans le camp du jury, composé d’artistes, de professionnels et présidé cette année par l’écrivain Dany Laferrière, qui lira les pièces finalistes et designer le lauréat. Le « Prix Théâtre RFI » 2017 sera remis à Limoges, dimanche 24 septembre, dans le cadre du Festival Les Francophonies en Limousin. Le lauréat recevra, entre autres primes, une dotation financière d’un montant de 1500 euros, une résidence de création d’une durée d’un à trois, la promotion de son texte.

L’appel à candidatures pour le « Prix Théâtre RFI » 2017 a été lancé du 13 mars au 16 avril 2017, et pas moins de 172 candidatures ont été reçues en provenance de 23 pays francophones.

Le « Prix Théâtre RFI » a pour objectif de promouvoir la richesse des écritures dramatiques contemporaines francophones du Sud et de favoriser le développement de carrière de jeunes auteurs, écrivant en français. En 2014, le « Prix Théâtre RFI » a récompensé Chemin de fer, le texte de Julien Mabiala Bissila, jeune auteur congolais, en 2015 l’auteure libanaise Hala Moughanie pour Tais-toi et creuse et en 2016 le Guinéen Hakim Bah pour Convulsions.

 

 

 

ILS ONT  ETE  NOMMES  « CHEVALIER  DE  L’ORDRE   DES  ARTS  ET DES LETTRES »

Guy  REGIS junior a  été nommé  par l’ancienne ministre française de la Culture, Audrey Azouley pour sa  contribution à la promotion des valeurs culturelles de France. Le titre de Chevalier reste le premier des trois grades, officier et commandeur, de cette distinction.

Cette distinction existe depuis 1957 en France et elle récompense les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde, suivant ce que l’on peut en lire sur le site du ministère français de la Culture.

Des critères bien définis déterminent la qualification à ce titre, très respecté et envié par les artistes, les écrivains et tout professionnel du champ culturel. Le Conseil de l’Ordre des Arts et des Lettres, après collecte et instruction de sa section des distinctions honorifiques, soumet les noms de personnalités choisies au ministre chargé de la Culture, qui décide souverainement des nominations.

James Noël, acteur principal dans le film « Woch nan dlo » aux côtés de la romancière haïtienne Edwidge Danticat, directeur de la revue littéraire IntranQu’îllités a été nommé par arrêté du 21 avril 2017 Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par l’ex-ministre français de la Culture, Audrey Azouley, remplacée par Françoise Nyssen, fondatrice de la maison d’éditions Actes Sud.


Le métier de cet Haïtien est de brasser dans une revue littéraire tous les imaginaires du monde, de tailler des rêves avec des mots.

Dans la lettre de félicitation datée du 25 juillet 2017 et adressé au poète et auteur de « La migration des murs », Audrey Azouley salue le talent de James Noël et son « immense talent, son engagement au service de la culture et sa contribution au renforcement des relations entre la France et Haïti. »

Né en Haïti en 1978, James Noël est poète. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis, il écrit régulièrement des chroniques pour Mediapart et anime la revue IntranQu’îllités. Parmi ses derniers recueils de poésie parus : Le Pyromane adolescent, suivi du Sang visible du vitrier (Points, 2015); Anthologie de poésie haïtienne contemporaine (Points, 2015); La Migration des murs (Galaade, 2016).

« Belle merveille » est son tout dernier roman paru aux éditions Zulma et qui sera en librairie, en France, le jeudi 24 août.

NB. Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Makenzy Orcel, Gary Victor et Franckétienne  ont eux aussi reçu cette distinction.

 

 

LES    ECRIVAINS   HAÏTIENS  QUI ONT  MARQUE  L’ANNEE 2016

L’année 2016 s’achève et laisse derrière elle son lot de douleurs. Nous avons tant compté de cadavres, succombé aux malheurs, pleuré les nôtres et raté les rendez-vous de goûter aux joies et plaisirs de la vie. C’est qu’en Haïti, il ne nous est pas offert la chance de laisser libre cours à nos rêves vu toute la difficulté de vivre et d’exister dans ce pays sous l’emprises des ténèbres. Cependant, la littérature (nos écrivains) nous a encore permis d’espérer ce bonheur si longtemps cherché –pas encore retrouvé- aussi fugace soit-il. Voici, entre autres, quelques-uns de ces écrivains qui ont marqué l’année 2016.

Publié le 2016-12-28 | Le Nouvelliste

Culture – Dieulermesson PETIT FRERE

 

René Depestre (1926) L’on croyait qu’il avait tout abandonné de l’écriture tout comme il s’est retiré d’Haïti pour vivre des jours heureux à Lézignan-Corbières. À quatre-vingt-dix ans, il vient de remporter le Grand prix de la SGDL de Littérature 2016 pour son dernier roman, Popa Singer, paru aux éditions Zulma. Depestre a reçu en 1982 le Goncourt de la nouvelle pour « Alléluia pour une femme-jardin » et le Renaudot en 1988 pour son roman « Hadriana dans tous mes rêves ».
Joël Des Rosiers (1951) Connu surtout comme psychiatre, Joël Des Rosiers est poète et critique littéraire. Auteur de huit recueils de poèmes et de deux essais, dont le dernier, « Metaspora : essais sur les patries intimes », a reçu le Modern Language Association Price for Independent Scholars, en 2014. Il vient de se voir attribuer le prix de la poésie Fetkann-Maryse Condé 2016 pour Chaux, son dernier recueil paru en 2015 chez Triptyque. 

Martine Fidèle (1988) Invitée au salon international du livre de Québec du 13 au 17 avril 2016 à l’initiative de l’éditeur Rodney Saint-Éloi, Martine Fidèle a signé, pour le plaisir de nombreux amants des lettres haïtiennes, son roman « Double corps » qui a défrayé la chronique lors de sa parution. Mis à part sa participation à des tables rondes, elle a fait un passage à l’émission « Scène rendez-vous littéraires ». Elle a été aussi invitée d’honneur de « Livres en liberté ». Outre ses activités d’écriture, Martine fait du théâtre et publie régulièrement des articles dans la section Culture du Nouvelliste, le plus ancien quotidien de l’Amérique francophone.

 

Inema Jeudi (1981) Connu surtout comme poète créolophone de grand talent, Inéma Jeudi a publié cette année son premier recueil de poèmes en français, Le jeu d’inéma, aux éditions Le temps des cerises en France. Il a été, du coup, invité à signer son livre, à participer à des émissions sur TV5 Monde à Paris et à des soirées de lecture aux côtés de son préfacier et maître Lyonel Trouillot. Membre de l’Atelier jeudi soir à Port-au-Prince, ses poèmes sont chantés par Herby François, Wooly Saint-Louis Jean et Roosevelt Saillant, dit BIC.

 

Yanick Lahens (1953) C’est à Jacmel que la récipiendaire du prix Femina 2014 pour son roman « Bain de lune », Yanick Lahens, a atterri au début de l’année 2016 pour des échanges avec les élèves du collège Alcibiade Pommayrac. Invitée à la foire du livre de Miami, elle a pris part aux Francophonies en Limousin à Limoges en mars dans le cadre de la semaine consacrée à Haïti à l’initiative du comité Marguerite-Bourgeoys. Outre ses diverses rencontres en Haïti avec des écoliers, étudiants et autres amants des lettres, elle a multiplié les voyages dans les Antilles, en Europe pour des ventes-signatures et des conférences et pour honorer des invitations de tout genre.

 

Coutechève Lavoie Aupont (1982) Coutechève Lavoie Aupont a reçu le prix René Philoctète de la poésie dans le cadre de la deuxième édition du concours organisé par la Direction nationale du livre. Lauréat également du prix Dominique Batraville de la poésie pour son livre « Make pa », il prête ses services au centre Pen Haïti depuis plus d’une année, et est devenu un militant de la culture en multipliant çà et là des activités culturelles (surtout à Port-au-Prince).

 

Stéphane Martelly (1974) Peintre, poète et chercheure attachée à l’Université Concordia au Canada, Stéphane Martelly a signé, le 30 novembre dernier, « Les jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine » aux éditions Nota Bene, un livre critique qui tente de cerner la figure du féminin et de la folie dans le champ littéraire haïtien. Critique littéraire, auteur d’un essai extraordinaire sur l’œuvre de Magloire Saint-Aude, « Le sujet opaque. Une lecture de l’œuvre poétique de Magloire Saint-Aude », Stéphane est, entre autres, l’auteur de « Inventaires », recueil de poèmes paru chez Triptyque au Canada

 

James Noël (1978) James Noël est un écrivain voyageur. Il est sur tous les fronts. Invité spécial du 33e festival des Francophonies en Limousin, il a publié au début du troisième trimestre « La migration des murs », une sorte de pamphlet politique chez Galaade éditions. Outre l’émission « Intranquillement vôtre » diffusée sur la télévision nationale et qui fait la promotion de la culture, il dirige, avec Pascal Monnin, la revue Intranqu’Ilités dont le quatrième numéro a réuni près de deux cents contributeurs.

 

Makenzy Orcel (1983) Makenzy Orcel est ce jeune écrivain haïtien pour qui l’avenir augure des jours heureux. 2016 aura été pour lui la saison la plus florissante de sa carrière de romancier. Auteur de deux romans parus chez Mémoire d’encrier, Les immortelles (2010) et Les latrines (2011), son dernier livre, L’ombre animale, a battu les records des prix littéraires. Quatre fois primés ( Prix Éthophile, prix Louis-Guilloux, prix Littérature-Monde, ADELF-Caraïbes), L’Ombre animale, lit-on sur le site des éditions Zulma « se situe à la limite des ténèbres et de l’aurore, du rêve et de l’éveil, de l’absence et de la vie ».

 

Anthony Phelps (1928) Phelps est peut-être l’un des derniers survivants du groupe Haïti littéraire –s’il faut compter Janine Tavernier qui a fait partie du groupe et Marie Vieux-Chauvet considérées comme des antennes. Récipiendaire du prix Carbet du Tout-Monde pour l’ensemble de son œuvre, il vient de publier son dernier recueil de poèmes Je veille, incorrigible féticheur aux éditions Bruno Doucey.

 

Néhémy Pierre-Dahomay (1986) Ancien étudiant en philosophie à l’École normale supérieure de Port-au-Prince, Néhémy vient de faire un grand coup en publiant son tout premier roman, Rapatriés, aux éditions du Seuil. Connu surtout comme poète, il a déjà publié à Port-au-Prince Emmuré suivi de Mots épars. En 2004, il a été lauréat du concours de textes organisés par l’ENS pour le recueil Mots épars.

 

Guy Régis Jr (1974) Homme de théâtre, romancier et poète, Guy Régis Jr continue de dynamiser et moderniser le théâtre en Haïti en le sortant des clichés et des abysses de la facilité. Avec la création de sa troupe « Nous » en 2001, il s’est mis à développer une forme de théâtre exhibitionniste dénommée « Théâtre de rue ». Invité de la 33e édition des Francophonies en Limousin en septembre dernier à Limoges, il a profité pour faire découvrir au public les Quatre chemins en organisant des performances dans la rue. Du 21 novembre au 3 décembre, il a organisé avec succès la 13e édition du festival de théâtre Quatre chemins qui a eu comme invité d’honneur le marionnettiste Ernst St-Rome. Son premier recueil de poèmes vient de paraître chez LEGS ÉDITION.

 

Rodney Saint-Éloi (1963) Installé au Canada depuis le début des années 2000, Rodney Saint-Éloi a porté au-delà des frontières les lettres et la culture haïtiennes avec la création des éditions Mémoire d’encrier qui constituent ce « lieu-carrefour où se tissent rencontres, dialogues et échanges pour que les voix soient visibles et vivantes ». Finaliste du prix littéraire du Gouverneur général, finaliste du prix des libraires du Québec et finaliste du prix Carbet de la Caraïbe 2016 avec son recueil titré Je suis la fille du baobab brûlé paru en 2015, il a publié deux livres cette année, un recueil de poèmes : (Moi tombé. Moi levée) et un essai : (Passion Haïti).

 

Lyonel Trouillot (1956) Pour la seule année 2016, Lyonel Trouillot a publié quatre livres, dont deux romans, Kannjawou et Agase lesperans, et deux recueils de nouvelles : Le miroir d’Anabelle et d’autres récits et Histoires simples II. Outre les activités des Vendredis littéraires qu’il organise dans son antre familial à Delmas, il réunit autour de lui nombre de jeunes au sein de l’Atelier jeudi soir à qui il insuffle la passion et le goût de l’écriture. Il a codirigé la quatrième édition du festival international du livre et du film Étonnants voyageurs à Port-au-Prince.

 

Gary Victor (1958) Invité d’honneur de la quatrième édition de la Foire internationale du livre d’Haïti (Filha), Gary Victor est, dit-on, l’écrivain haïtien le plus lu et probablement le plus prolifique de sa génération. En début d’année, il a siégé comme membre du jury du prix Casa de las Americas à Cuba –prix qu’il a reçu en 2012 pour son roman « Le sang et la mer ».

 

Évains Wêche (1980) Évains Wêche est une révélation de Gary Victor et Rodney Saint-Éloi. Depuis la publication du recueil collectif (Je ne savais pas que la vie serait si longue après la mort), dans lequel il a publié ses deux nouvelles, Wêche ne cesse de nous surprendre. Invité au salon du livre de Genève aux côtés de Kettly Mars, de James Noël et du photographe Casimir Veillard, son roman Les brasseurs de la ville publié en 2014 chez Mémoire d’encrier a été réédité cette année chez Philippe Rey à Paris.

 

L’écrivain haïtien Dany Laferrière élu à l’Académie française

OUTRE-MER 1ÈRE L’écrivain haïtien naturalisé canadien Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin jeudi à l’Académie française. Il était donné favori depuis quelques semaines.

L'écrivain haïtien Dany Laferrière © Miguel Medina/AFP
© Miguel Medina/AFP L’écrivain haïtien Dany Laferrière
  • Par Philippe Triay
  • Publié le 12/12/2013 à 16:43, mis à jour le 27/05/2015 à 22:01

Son nom circulait déjà depuis quelques temps et c’était l’un des grands favoris pour succéder au fauteuil d’Hector Bianciotti, décédé en 2012, et occupé auparavant, entre autres, par Montesquieu et Alexandre Dumas fils. Les « immortels » n’ont pas déjoué les pronostics et ont voté pour l’écrivain naturalisé canadien d’origine haïtienne, âgé de 60 ans. Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin en obtenant 13 voix sur 23. Les autres candidats en lice étaient Catherine Clément, Yves-Denis Delaporte, Arthur Pauly, Jean-Claude Perrier et Georges Tayar.

Outre son dernier ouvrage, « Journal d’un écrivain en pyjama » (éditions Grasset), un petit chef d’œuvre dont nous avons déjà parlé, Dany Laferrière a publié plus d’une vingtaine de romans, dont « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer » (1985, éditions Belfond), « L’Enigme du retour » (2009, Grasset, prix Médicis), « Tout bouge autour de moi » (2010, Grasset) et « Chroniques de la dérive douce » (2012, Grasset).

Deux de ses livres « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer ? » et « Vers le Sud » (2006) ont été par ailleurs adaptés avec succès au cinéma. L’auteur a également obtenu le prix RFO du livre en 2002 pour « Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ? » (éditions Le Serpent à Plumes).

Les étapes d’une élection à l’Académie française

L’Académie française procède à une élection dans les trois mois qui suivent la déclaration de vacance d’un fauteuil. Du jour où la vacance est déclarée, les candidats notifient leur candidature par une lettre adressée au Secrétaire perpétuel (actuellement Hélène Carrère d’Encausse). Il existe aussi une procédure de présentation de candidature posée par un ou plusieurs membres de l’Académie. La date limite de dépôt de candidature est fixée à quatre semaines avant l’élection. L’âge limite pour se présenter à un fauteuil vacant est fixé à soixante-quinze ans à la date du dépôt de candidature. Aucune condition de titres ou de nationalité ne figure dans les statuts.

Le scrutin est direct, secret et requiert pour qu’un candidat soit élu qu’il ait recueilli la majorité absolue des suffrages (la moitié des voix exprimées plus une). Un scrutin ne peut avoir lieu qu’en présence d’un quorum de votants fixé à vingt.

L’élection à l’Académie française, bien qu’elle soit un corps constitué, ne devient définitive qu’après approbation du président de la République, protecteur de l’Académie, qui la manifeste en donnant audience au nouvel élu. Cette visite du nouvel élu vaut approbation.

Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre
Credit photo: Radio canada

Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre Credit photo: Radio canada

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Dany Laferrière, illustre écrivain francophone, poids lourd de la littérature haïtienne et académicien, a reçu du maire  Denis Coderre, l’insigne de l’Ordre de Montréal hier mercredi 17 mai, avant la fête nationale des 375 ans d’existence de cette ville du Canada.

Hier mercredi 17 mai s’est tenu le lancement officiel des festivités du 375e anniversaire  de la ville de Montréal où résident des milliers de compatriotes haïtiens. Denis Coderre en a profité pour honorer dix-sept personnalités récipiendaires de l’Ordre de Montréal, jadis appelée Académie des Grands Montréalais, créée en 1988 par la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain, qui avait elle-même repris les distinctions remises par le Canadien National (CN) en 1978.

« J’ai reçu des honneurs dans le passé mais jamais lors d’une journée historique comme  aujourd’hui », a déclaré l’auteur de « L’énigme du retour » (roman pour lequel il a reçu le prestigieux Prix Médicis en 2009) qui s’est confié au journaliste Antoni Nerestant de CBC.

La médaille de l’Ordre de Montréal rend hommage aux gens qui « contribuent de façon remarquable au développement et au rayonnement de la métropole ». À côté de Dany Laferrière (natif de Petit-Goâve, Haïti), figurent deux autres personnalités emblématiques qui ont étés elles-aussi élevées au rang d’officiers à l’issue de cette cérémonie de remise de médaille. Il s’agit de Yannick Nézet-Séguin (chef d’orhestre) et de  l’artiste visuelle Françoise Sullivan.

« MEMOIRE DE L’HUMANITE » : UN FESTIVAL DU FILM EN AOUT 2017 AU BENIN

« Mémoire de l’Humanité »: Un Festival du film au Bénin qui relie la Caraïbe à l’Océan Indien

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©Site Source de l’Humanité

Du 11 au 26 août prochain aura lieu, au Bénin, le Festival itinérant « Mémoire de l’Humanité ». Durant ce Festival, plusieurs films seront projetés dans plusieurs villes du Bénin afin de rappeler l’Histoire de l’esclavage et favoriser la réconciliation entre les Afro-descendants et les Africains.

Organisé par un collectif d’associations, qui ont décidé de mutualiser leurs moyens, le Festival « Mémoire de l’Humanité » a pour objectif « de favoriser la réconciliation, la rencontre entre les Afro-descendants et les Africains », explique Marie-Ange Thébaud, Réunionnaise et Présidente de l’association Ecrans sans Frontières. C’est notamment lors d’une rencontre avec le Prince de Savè et d’Abomey, Serge Guézo, qu’est née l’idée de ce Collectif et de ce Festival. « Le Prince Serge Guézo est opérateur culturel pour le Ministère de la Culture du Bénin. Il travaille beaucoup pour le développement de son pays », explique-t-elle. « C’est un projet mémoriel: Il faut prendre en compte l’Histoire », indique de son côté le Prince Serge Guézo, qui rappelle que le 23 août, Journée Internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, aura lieu pendant la durée du Festival. Cette date avait été choisie par l’UNESCO afin de rappeler l’insurrection de Saint-Domingue.

Serge Guézo, Prince de Savè et d'Abomey, devant la piste des captifs à Ouidah ©Marie-Ange Thébaud

Durant ce Festival, pas moins de 15 films seront projetés dans plusieurs villes du Bénin: de Savè à Ouidah, en passant par Nikki, Parakou, Natitingou, Cotonou, Porto-Novo et Abomey. Les projections seront également ponctuées d’interventions de personnalités venant de la Caraïbes, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Océan Indien. « Le Festival « Mémoire de l’Humanité » sera un circuit qui va avoir le label de l’UNESCO: « Route de l’Esclave ». Et les villes que nous visiterons aurons le label « Site de Mémoire associé à la Route de l’Esclave » », poursuit Marie-Ange Thébaud. Qui plus est, le Festival est dans l’attente du label « Action de la décennie des personnes d’ascendances africaines » auprès des Nations Unies.

Marie-Ange Thébaud, Présidente de l'association Ecrans sans Frontières ©DR

« Pendant la Traite transatlantique, les Peuples d’Afrique ont été emmenés aux Etats-Unis, dans les îles des Caraïbes et aussi, une petite partie, vers La Réunion et l’île Maurice » raconte Marie-Ange Thébaud. « Il y a des sentiers qui existaient pour emmener les captifs vers le port de Ouidah ou Lagos. Et ils n’étaient pas que Béninois, ça concerne toute la région de l’Afrique de l’Ouest. Il y a une cartographie de ces sentiers qui existent et on va pouvoir interviewer les sages qui sont encore vivants, dont un qui va nous expliquer ces sentiers ».

Nikki, un des points étapes du Festival "Mémoire de l'Humanité" ©Site Source de l'Humanité

Le Collectif ne compte pas s’arrêter à ce Festival. « Nous allons faire d’autres circuits sur d’autres thématiques, notamment autour des Royaumes, autour du Cultuel, autour de la Fête du Vaudou le 10 janvier », indique Marie-Ange Thébaud. « Ce projet est aussi un projet de formation et de développement: on va former des jeunes qui, dans 3 ans, seront capables de prendre le circuit du Festival en main et d’autres seront formés pour créer leur entreprise ». Par la suite, le Collectif « prévoit de déplacer le Festival à La Réunion au mois de mai 2018, avec toujours ce projet de formation et de développement dédié aux jeunes » et « Mémoire de l’Humanité » sera également amené à se déplacer dans les Pays de la région du Golfe de Guinée.

En attendant, le Festival « Mémoire de l’Humanité » dispose de sa propre application baptisée « Source de l’Humanité », téléchargeable via l’Apple Store ou Google Play.

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NB.Le prochain festival international de films itinérant de la route de l’esclave s’exporte en mai 2018 à la Réunion. Invité d’honneur : le Bénin.
Au Bénin, en août 2018, les invités d’honneur seront les afro-descendants des Etats-Unis.
Entre temps autres évènements en décembre, janvier (le 10) et tout au long de l’année. Réservez vos places. Voir l’application et site sourcedelhumanité.com

 

Les semaines culturelles de l’U.N.E.S.C.O

© Groupe africain auprès de l’UNESCO

22-24/05 | Célébration

Semaine africaine

« La jeunesse, notre capital »

De 10 à 18 heures, salles Miró, des pas perdus, I, IV et Piazza

Programme et invitations :
dl.benin@unesco-delegations.org   

Responsable : Groupe africain auprès de l’UNESCO

La Semaine africaine, dédiée à la réflexion, à l’échange intellectuel, met aussi à l’honneur la diversité du patrimoine culturel et artistique de l’Afrique. L’édition 2017, tout en restant fidèle à ses rendez-vous incontournables – exposition-vente d’objets d’art et de peintures contemporaines, stand de publications, projection d’un long métrage (Tourbillon à Bamakode Dominique Philippe), animations culturelles – s’étoffe avec une large réflexion autour de son thème consacré à la jeunesse, abordé sous plusieurs angles sur deux matinées (mardi et mercredi). Les contes, la mode (défilés de jeunes créateurs) et la musique (concerts de Patricia Essong et du groupe Nouvelle Aube) ont aussi la part belle dans ce programme écourté par le pont de l’Ascension. Un atelier masque, peinture faciale, danse africaine et percussions accueillera les enfants mercredi, de 10 heures à midi.

Tous droits réservés

29/05-02/06 | Célébration

Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes

« Ensemble pour Haïti »

De 10 à 18 heures, salles Miró, hall Ségur et salle IV

Programme et invitations : dl.mexique@unesco-delegations.org

Responsable : Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO

À l’instar de la Semaine africaine, la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes célèbre aussi le patrimoine culturel, mais celui des 33 pays qui constituent le Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO. Un rendez-vous qui se veut festif, tourné vers Haïti cette année. Autour d’une exposition qui mettra en lumière artistes contemporains, artisanat et patrimoine mondial, musiques, danses et défilés de costumes traditionnels rythmeront les débuts d’après-midi (à partir de 13 heures), lundi, mardi, mercredi et vendredi. Mariachis, rumba, tango argentin, entre autres, sont au programme.

LA GUYANE EN CRISE

Et voilà ! rien de plus inattendu que la Guyane s’invitant dans la campagne électorale présidentielle ! Il y aurait donc ainsi des sujets politiques et sociaux dignes d’intérêt pour les citoyens que nous sommes tous en République !
Ce qui ne veut pas dire que le feuilleton des  » affaires » concernant la famille FILLON ou Marine LE PEN n’intéressait pas le citoyen lambda, de par le caractère frauduleux , actif ou passif ( la présemption d’innocence étant de rigueur), car tout de même,  vouloir rémunérer son épouse au frais du contribuable alors que beaucoup de femmes au foyer seraient en droit d’exiger une telle rémunération apparaît davantage comme un acte révolutionnaire , que de vouloir faire croire que toute épouse d’élu pourrait occuper les fonctions d’Attachée Parlementaire sans en  donner  la preuve, d’autant rajoutons le, qu’il n’existe pas de conditions de recrutement à ce titre et que l’élu dispose comme bon lui semble de l’enveloppe qui lui est remise à cet effet. Sauf que tout de même, les fonctions doivent être réelles et non fictives . Reste à le démontrer devant le Tribunal ….
Sans vouloir m’étendre sur cette élection qui pour bon nombre d’entre nous revêt un caractère particulier voir inédit, les  sondages ont  révélé leurs  failles après le  Brexit,  l’élection de Donald TRUMP  aux  usa  et  les  primaires  à Gauche comme  à  Droite en France, si  bien  que le  meilleur  sondage  serait   …  de  s’attendre  à  tout   et   n’importe quoi !

D’ailleurs

-un Président sortant non candidat
un candidat et même 2 mis en examen par la Justice , refusant de s’y soumettre ou remettant ainsi en cause l’indépendance et l’autorité de la Justice , avant de devoir à leur tour, en cas d’élection, être le garant des institutions républicaines
un candidat certes du sérail gouvernemental mais sans titre électif, et qui serait le plus jeune Président n’ayant pas atteint ses 40 ans , s’il devait être élu , mais qui regroupe autour de lui des élus de renom aussi bien de Droite que de Gauche, …. et qui propose un service militaire d’une durée de 1 mois…..!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! c’est sérieux ça ????????

Mais revenons à la Guyane qui n’avait pas prévu j’en suis certain de s’inviter … et se faire entendre plus que jamais!

Plus d’une semaine que les 500 frères se sont cagoulés en noir refusant de dialoguer avec une une mission de sous hauts fonctionnaires dépêchée sur les lieux, après qu’ils aient refusé auparavant une invitation de la Ministre …… ? ….. de venir discuter à Paris !!!
Grèves totales, manifestations de grande ampleur dans les rues de Cayenne et St Laurent du Maroni pour dénoncer l’insécurité, le retard qu’enregistre la Collectivité (depuis 2015) dans les domaines de la Santé, de l’Education et du développement tout simplement .

Ce sera donc le baptême du feu pour le nouveau Ministre de l’Intérieur (chargé des Collectivités) après la démission récente de Bruno le ROUX ( pour avoir procuré des emploi fictifs lui aussi  à ses filles mineures) mais aussi pour la Ministre de l’Outre Mer . Si dans un premier temps le dialogue n’a pu se faire c’est surtout parce que les acteurs avaient de part et d’autre une stratégie propre à des objectifs non encore dévoilées. D’où les « excuses » qu’a dû présenter la Ministre avant d’entrer dans le vif des sujets et pour un dialogue… constructif !

VOUS AVEZ DIT …. DIALOGUE CONSTRUCTIF ?
Il semblerait que les syndicats et Associations se soient regroupés pour être à l’origine pourrait on dire  » populaire » de ce mouvement de contestation et de revendications….

Mais où sont les élus ? Certainement qu’ils devront prendre le relais de ces discussions, et les projets évalués à plus de 1 milliard ne sont pas matière à faire taire la population, mais au moment où le gouvernement expédie les affaires courantes, ce n’est pas rassurant quand on ignore qui des 11 candidats à la présidence, devra(?) en assurer la réalisation et les orientations annoncées, sauf avis contraires ……. !
Nul doute que les Guyanais seront inspirés des précédents qui de la Martinique  ou   de  la   Guadeloupe,  mais ils sauront   désormais  que   le   temps   peut   parfois   être   long   entre   les  décisions  annoncées  et   les   réalisation  attendues  ….!

Le déplacement  des Ministres de  l’Intérieur et  des  Outre Mer qui  après 72 heures  dialogue et  de  discussions  se sera conclu par  une  enveloppe de plus  d’1 milliard  d’euros,  n’a pourtant  pas  calmé les  exigences évaluées  à 2,5 milliards  …  de plus ! Et la Ministre  des O M, d’ailleurs   originaire  de la  Réunion et  qui semble  avoir pris  le  pouls  véritable  de  la  situation,  a  été  ovationnée  avec ferveur,  après  les  « excuses » qu’elle jugea  bon  de présenter,  comme  pour manifester  à  son  tour sa  solidarité.

La marche  sur  Kourou  où  un  groupe  de  militants a  été  reçu  par  les  responsables  du  centre  spatial  aurait    s’est   terminée   par  un  seatting  qui  a  pu  alerter ces  mêmes  responsables   sur les conséquences  de  cette  initiative. Mais  cette   frayeur   n’aura  pas  duré , preuve  que  les  Guyanais mesurent  avec  sagesse  leurs actions et dans  le  souci   d’éviter des  affrontements involontaires.

Toujours est-il  qu’après  les échauffourées  du  week-end   du 8/9 avril,   où un  Commissaire de police métropolitain a  été  blessé,  une  délégation  des  500  lui  a  rendu  visite  à  l’hôpital toujours  dans  un  souci d’apaisement de   bon  aloi.

Mais  la  grève  se  durcit ce Lundi ,  et   on  a même  vu   un  véhicule  de  gendarmerie  faire  demi-tour sous l’instigation  d’un  piquet  de grêve.. tandis   que  la grogne des  commerçants   commence à poindre .   L’invitation  à Paris des  élus par le  Président   de  la  République s’étant  d’autre part soldée  par  une  fin  de  non-recevoir.

Décidés à  ne  rien lâcher les Guyanais après 3 semaines de  grève  générale  ?

Après un week-end  de Pâques où il  a  fallu  lâcher  du  lest   pour fêter  dignement  et  comme   à   l’habitude, un accord  est   intervenu et  signé  le 2 avril, et  dans  les  termes des  revendications fixées   à plus  de  2 milliards,  en  plus  du milliard  et  demi  obtenu  précédemment . Mais  alors que certaines  entreprises  telles  que l’hôpital  de Cayenne   et   EDF maintiennent  leur  mot  d’ordre, et  qu’un  Comité  de   suivi   est  mis  en  place, il  convient   de  réaliser  que  la  transition  qui   s’opérera  après  le  7 Mai  ne  garantie   pas une conduite raisonnée  des  projets  de développement   auxquels   aspire  la  Guyane.

A suivre …..

La Ville de SARCELLES(95) rend hommage à JP. PASSE-COUTRIN

Galerie

JOURNEE MONDIALE de la PHILOSOPHIE

Message de Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

Cette année, nous célébrons la Journée mondiale de la philosophie au lendemain de la Journée internationale de la tolérance. Cette coïncidence est profondément significative tant la tolérance et la philosophie sont liées. La philosophie se nourrit du respect, de l’écoute et de la compréhension de la diversité des opinions, des réflexions et des cultures qui enrichissent notre manière d’être au monde. Comme la tolérance, la philosophie est un art de vivre ensemble, dans le respect des droits et des valeurs communes. Elle est une capacité à voir le monde à travers un œil critique, informé du regard des autres, fortifié par la liberté de pensée, de conscience et de croyance.

  …la philosophie est davantage qu’une discipline académique ou universitaire – c’est une pratique quotidienne qui aide à vivre mieux, et plus humainement. 

Irina Bokova
Directrice générale de l’UNESCO

Pour toutes ces raisons, la philosophie est davantage qu’une discipline académique ou universitaire – c’est une pratique quotidienne qui aide à vivre mieux, et plus humainement. L’interrogation philosophique, dès le plus jeune âge, s’apprend et se perfectionne, comme une clé essentielle pour animer le débat public et défendre l’humanisme, si malmené par la violence et les tensions du monde. Elle n’offre aucune solution prête à l’emploi, mais une quête perpétuelle pour interroger le monde et tenter d’y trouver sa place. Sur ce chemin, la tolérance est à la fois une vertu morale et un outil pratique de dialogue. Elle n’a rien à voir avec le relativisme naïf qui prétend que tout se vaut : c’est une exigence individuelle d’écoute, d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un engagement résolu à défendre des principes universels de dignité et de liberté.

L’UNESCO célèbre cet année les anniversaires de deux éminents philosophes, Aristote et Leibniz, qui ont contribué au développement de la métaphysique et de la science, de la logique et de l’éthique. Ils avaient en commun, à quelques siècles d’écart et dans des contextes culturels très différents, de placer la philosophie au cœur de la vie publique, comme un élément central d’une vie digne et libre. A notre tour célébrons cet esprit, osons ouvrir des espaces pour la pensée libre, ouverte et tolérante. Sur la base de ce dialogue, nous pourrons construire une coopération plus forte entre les citoyens, les sociétés et les états, comme fondement durable de la paix.

RADIO DES NATIONS UNIES

POURQUOI CÉLÉBRER LA PHILOSOPHIE ?

En célébrant la Journée mondiale de la philosophie chaque année, le troisième jeudi de Novembre, l’UNESCO souligne la valeur durable de la philosophie pour le développement de la pensée humaine, pour chaque culture et pour chaque individu.

« Face à la complexité du monde actuel, la réflexion philosophique est d’abord un appel à l’humilité, à la prise de recul et au dialogue raisonné, pour construire ensemble des solutions aux défis qui nous dépassent. Elle est le moyen privilégié de former des citoyens éclairés, prémunis contre la bêtise et les préjugés. Plus les difficultés sont grandes, plus la philosophie est utile pour donner du sens aux questions de la paix et du développement durables. »

Irina Bokova
Directrice générale de l’UNESCO

Trois jours et une nuit pour célèbrer la philosophie à l’UNESCO
A l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie, l’UNESCO organise une série d’événements du 16 au 19 novembre pour célébrer cette discipline en donnant à voir sa créativité et sa diversité. Point d’orgue de ces manifestations : une nuit entière consacrée à la philosophie au siège de l’Organisation le 18 novembre.
Les 16 et 17 novembre, l’UNESCO accueillera la 15e édition des Rencontres internationales sur les nouvelles pratiques philosophiques, en partenariat avec l’association Philolab. Ce rendez-vous annuel est l’occasion d’ouvrir la philosophie à un large public, en dehors de ses espaces et modes d’expression traditionnels. Des ateliers sont notamment prévus avec des enfants et des adolescents ainsi que des tables-rondes sur des thèmes tels que les villes philosophes ou la formation à la philosophie.
Une table-ronde intitulée « Parler haut et fort, ensemble pour la tolérance » aura lieu le 17 novembre de 14 à 17h00 (Salle II). Elle portera sur les problématiques philosphiques liées au concept de tolérance.
Du 18 au 19 novembre de 19h00 à 7h00, l’UNESCO ouvrira ses portes à l’occasion d’une nuit de la philosophie (Programme). Concerts, spectacles de danse, représentantions théâtrales, débats, lectures et conférences mobiliseront 24 artistes et 45 philosophes venus du monde entier parmi lesquels entre autres Paul Boghossian, Barbara Cassin, Vincent Descombes, Maurizio Ferraris et Frédéric Nef.

LA LETTRE AUX MARTINIQUAIS signée Alain JUPPE, candidat « les Républicains »

 


JUPPE

En tête des sondages pour la primaire de la droite et du centre, grand favori de la présidentielle, Alain Juppé a franchi sans encombres le premier débat des primaires qui se tenait le 13 octobre à Paris. Un débat après lequel il reste en tête de tous les sondages. dans le cadre de sa campagne, le candidat a tenu à s’adresser aux citoyens de Martinique. 

« Paris, le 03 octobre 2016 Mes chers compatriotes et amis de Martinique,

Mon projet pour la France, c’est aussi mon projet pour les outre-mer. Tout au long de ces deux années, je suis allé à la rencontre de tous les Français. J’ai voulu me rendre dans nos territoires des trois Océans. A la suite de tous ces moments d’échange et de partage, j’ai réuni dans ces cahiers de l’outre-mer, les axes essentiels de l’ambition et la vision que je porterai si vous me désignez à la primaire de la droite et du centre.

Lors de mon déplacement en Martinique en avril dernier, vous m’avez fait part de plusieurs défis auxquels est confronté votre territoire qui méritent un engagement fort de l’Etat au côtés des acteurs locaux, élus, responsables économiques et associatifs pour permettre un nouvel élan.

Mais vous m’avez aussi fait partager votre conviction que la Martinique est porteuse de multiples atouts: tissu entrepreneurial dynamique et innovant, biodiversité exceptionnelle, patrimoine naturel, culturel, gastronomique au service d’un tourisme synonyme d’emploi et de richesse, niveau élevé des services et équipements publics, appareil de formation diversifié et enfin une identité riche ancrée dans une triple réalité caribéenne, française et européenne !

Je veillerai d’abord à consolider le nouvel équilibre dans les institutions locales créé par la mise en place au 1er janvier 2016 de la collectivité territoriale de Martinique : le prochain quinquennat doit être celui de l’accompagnement de la CTM, si elle le souhaite, par les services de l’Etat dans le cadre fixé par les lois actuelles, dans un esprit de loyauté et de transparence dans le respect de l’identité de la Martinique.

C’est ce même esprit qui guidera la position de l’Etat au regard de la participation de la Martinique aux organisations régionales de la zone caribéenne et de l’accueil de représentants de la CTM dans les représentations diplomatiques françaises à l’étranger comme la loi le permet désormais.

Je souhaite aussi que l’Etat assume pleinement ses responsabilités dans le domaine de la sécurité des Martiniquais, en liaison étroite avec les élus et les associations qui œuvrent dans le domaine de la prévention et de l’accompagnement. Le niveau des violences contre les personnes ne saurait être accepté comme une forme de fatalité contre laquelle rien ne serait possible ! Je ne me résous pas à cette situation. C’est pourquoi je veillerai à ce que les services chargés de la lutte contre la délinquance et la criminalité ainsi que les services relevant de la Justice bénéficient des moyens humains et matériels adaptés aux enjeux.

Le développement économique et de l’emploi sera une autre de mes priorités, en lien avec la collectivité territoriale de Martinique qui dispose de nombreux moyens dans ces domaines. Une attention particulière sera portée aux questions touchant au tourisme et à la plaisance, au développement de filières agricoles mieux organisées et intégrées permettant de conforter les filières de diversification aux côtés des filières traditionnelles de la banane et de la canne, au développement d’activités liées à la « silver economy » pour accompagner le vieillissement de la population martiniquaise désormais engagé. Je souhaite aussi encourager le développement de filières à haute valeur technologique autour des énergies renouvelables et des technologies de l’information.

J’encouragerai la création de nouveaux clusters et grappes d’entreprises, outils adaptés au tissu des entreprises martiniquaises. Je demanderai à la BPI de mobiliser des financements adaptés à cet effet. Les projets de modernisation du Grand Port de Fort de France et de l’Aéroport Aimé Césaire seront soutenus dans le cadre de la gouvernance partagée régissant ces équipements.

Dans le domaine de la Santé, je veillerai à ce que la modernisation du CHUM soit poursuivie à l’occasion de la mise en service du nouveau plateau technique qui confortera la place d’hôpital de référence de cet établissement dans toute la Caraibe.

La formation fera également l’objet d’une attention soutenue . Elle est la clé d’une bonne insertion dans la vie professionnelle et de l’épanouissement personnel. Il est ainsi essentiel de conforter la place et le rayonnement de l’Université des Antilles, dont je souhaite le maintien de l’unité tout en garantissant l’identité de chacun de ses pôles et qui doit pouvoir s’ouvrir davantage sur l’international.

Enfin, j’ai eu l’occasion de rencontrer des artistes et créateurs passionnés, porteurs de valeurs et d’une identité ouverte, tournée vers l’avenir ; J’ai pu aussi voir combien les enjeux de protection du patrimoine historique sont réels. Je veillerai, en liaison là encore avec les acteurs associatifs et les collectivités à mobiliser les moyens nécessaires au rayonnement de ce tissu d’acteurs locaux incomparables.

Tout cela je le ferai avec un respect profond de ce qu’est la Martinique, son histoire, sa complexité, et, encore une fois, ses atouts. là où l’Etat ne peut agir seul, je demanderai aux collectivités et aux acteurs économiques de s’engager, par le biais de contrats dans une vision que je souhaite partagée, sur la base d’échéances précises. C’est comme cela que nous pourrons, ensemble, avancer !

Je suis convaincu de notre réussite collective et de notre capacité à porter ensemble une ambition nouvelle pour la France et pour la Martinique.

Je vous demande de vous mobiliser pour faire gagner la droite et le centre et de participer à l’élection primaire du mois de novembre qui sera décisive. »

Sources :  « Politiques publiques.com

PARTICIPEZ à l’enquête de BORDEAUX !

 

Enquête sur la mémoire de l’esclavage sur le territoire de Bordeaux

Le développement de la Ville de Bordeaux au 18e siècle est en grande partie dû au commerce triangulaire (la traite négrière) et au commerce en droiture (transports de denrées coloniales). Bordeaux fut en effet l’un des principaux port négrier en France, et le 1er port colonial. La Ville a engagé il y a plus de 10 ans un important travail de mémoire, car comme le disait le très regretté  Aimé Césaire, « le racisme a commencé avec la colonisation car il a fallu légitimer cette entreprise ».
Ce travail s’est traduit par différentes actions. Mais aujourd’hui, la ville de Bordeaux veut aller plus loin. Alain Juppé a donc confié le soin à une commission d’experts de lui faire des propositions d’ici la fin de l’année 2016 pour poursuivre et amplifier ce travail. Cette commission a souhaité être à l’écoute des demandes du grand public, c’est la raison pour laquelle elle a élaboré ce questionnaire dont le temps de réponse ne prend que quelques minutes.
Nous vous remercions par avance du temps que vous pourrez y consacrer.

La politique mémorielle menée à Bordeaux

Savez-vous que Bordeaux a été un port négrier ?

Savez-vous qu’il existe une commémoration annuelle chaque 10 mai pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ?

Saviez-vous qu’un travail mémoriel a déjà été mené à Bordeaux ?

Selon vous, l’offre mémorielle portant sur l’esclavage au sein de la ville de Bordeaux est

Merci de préciser
Quel(s) rôle(s) ont à jouer selon vous les associations dans la politique mémorielle menée par la Ville de Bordeaux ?

Quelles sont celles que vous connaissez (pouvez-vous si possible préciser les coordonnées de chaque structure citée) ?

Représenter, montrer, figurer l’esclavage

Avez-vous déjà visité un lieu lié à l’esclavage à Bordeaux ?

Lequel ou lesquels ?

Parmi les sites de mémoire et d’histoire de l’esclavage ci-dessous, quels sont ceux que vous connaissez

(plusieurs réponses possibles)
L’offre de mémoire locale est-elle selon vous représentative de l’histoire de la ville ?

Pourquoi ?

Que manque-t-il à la ville de Bordeaux afin de compléter son travail entamé relativement à la mémoire de l’esclavage ?

Effets et impacts de la connaissance de la mémoire

Quelle signification donnez-vous à la commémoration annuelle nationale du 10 mai pour les mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ?

(plusieurs réponses possibles)
Merci de préciser laquelle
Pensez-vous que la reconnaissance des mémoires traumatiques (esclavage, Shoah, colonisation,…) participe à une meilleure cohésion sociale et à une meilleure compréhension et acceptation d’autrui ?

Expliquez :

Remarques et suggestions :

Vous

Vous êtes

Age ans
Commune de résidence
Vous sentez-vous concerné par la mémoire et l’histoire de l’esclavage ?

Pourquoi ?

Cette étude respecte les directives de la Commission Nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Toutes les données récoltées sont anonymes et protégées.

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