LA REUNION FETE L’ABOLITION de L’ESCLAVAGE à PARIS

LA FÉT KAF À PARIS
Nassimah DINDAR, Sénatrice, Présidente du Conseil Départemental de La Réunion a le plaisir de vous convier aux festivités commémoratives de l’Abolition de l’Esclavage à La Réunion, le Vendredi 15 Décembre 2017, à la Grande Crypte – 69 bis, rue Boissière – 75016 Paris
(Métro 2 : Victor Hugo ou Métro 6 : Boissière)
INFORMATIONS

Sur le thème  » LE MALOYA D’HIER A AUJOURD’HUI « , nous vous invitons à participer au colloque et/ou au kabar :———————————————————————-

KABAR LA PAROLE – de 16h à 19h (COMPLET/INSCRIPTION TERMINEE)

Diffusion d’un film documentaire : Maloya, les racines de la liberté
Intervenants : Bruno MAILLARD / Docteur en Histoire et Guillaume SAMSON / Ethnomusicologue
Animatrice du colloque : Marie-Christine PONAMALE / Journaliste Outremers 360°

———————————————————————-

KABAR MUSICAL – de 19h à 23h

Cocktail debout : Riz sofé
Kabar maloya : Avec la participation exceptionnelle de FIRMIN VIRY et d’autres artistes surprises
Animateur du kabar : Maroni

———————————————————————-

BOUTIQUE ILE DE LA REUNION

Pour la première fois cette année, La Boutique Ile de La Réunion aura un stand pendant la soirée et vous proposera une vente de spécialités créoles.

———————————————————————-

Inscrivez-vous en remplissant le formulaire ci-dessous avant le 11 décembre 2017.
Attention les places sont limitées.

Département de la Réunion – Antenne de Paris
21, rue du Renard – 75004 PARIS
Tél. : 01 40 25 98 40
Courriel : antenne.paris@cg974.fr

L’image contient peut-être : 1 personne, texte
Publicités

ESCLAVAGE en LIBYE : MANIFESTATIONS et QUESTIONS à L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

 

 

 

Contre l’esclavage des migrants en Libye !

Adressée à Amnesty International Amnesty International Australia

 Fermons les marchés aux esclaves !

Actuellement, en Libye, des migrants sont vendus sur des «marchés aux esclaves».

Des milliers d’hommes, femmes et enfants originaires d’Afrique de l’Ouest transitant par la Libye sont vendus sur des « marchés aux esclaves » avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle (viol, prostitution forcée). Ces personnes sont vendues entre 200 et 500 dollars comme de la marchandise.

Originaires surtout du Nigeria, du Sénégal ou encore de Gambie, les migrants sont capturés alors qu’ils font route vers le nord de la Libye, d’où ils comptent gagner l’Europe en traversant la Méditerranée. Tout au long de ce périple, ils sont la proie de groupes armés et de réseaux de passeurs qui tentent parfois de leur extorquer de l’argent.

Ce crime, ce trafic d’êtres humains doit CESSER immédiatement !

S.V.P Signez cette pétition afin de demander aux gouvernements et Amnesty International de prendre immédiatement des mesures concrètes pour mettre fin à ce trafic d’êtres humains.

Cette pétition sera remise à:

  • Amnesty International
    Amnesty International Australia

Partagez cette pétition


Parrainez cette pétition pour la montrer à d’autres signataires potentiels.

Parrainer cette pétition

source  Journal « LIBERATION »

 Par AFP —  (mis à jour à )

Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA), évoquant des actes «inhumains», a affirmé dimanche qu’une enquête avait été ouverte sur des cas d’esclavage près de la capitale Tripoli, à la suite d’un documentaire choc de la chaîne américaine CNN.

Le gouvernement suit «avec grande attention les rapports des médias sur l’exploitation des migrants clandestins par des criminels», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué lu devant la presse.

Les faits décrits, qualifiés d’actes «inhumains et contraires à la culture et aux traditions du peuple libyen»«font l’objet d’une enquête», a-t-on poursuivi.

«Si ces allégations sont confirmées, toutes les personnes impliquées dans ces crimes seront punies», a promis ce même ministère.

Tout en rappelant «son engagement total et clair» envers la charte des Nations unies ainsi que son attachement aux textes criminalisant le commerce des personnes, Tripoli a toutefois critiqué la position des pays de la région sur le dossier.

«La Libye met en garde (…) contre les solutions internationales superficielles et stériles qui font en réalité obstacle à ses efforts pour endiguer ce phénomène, ouvrant la voie aux réseaux du crime organisé», a argué le ministère des Affaires étrangères.

L’idée d’installer des centres d’accueil en Libye avait été avancée fin août lors d’un mini-sommet à Paris en présence de pays européens, du Niger ou encore du Tchad. Elle avait toutefois été abandonnée du fait de l’insécurité persistante dans le pays.

«Mécontentement»

Plus tôt dimanche, le vice-premier ministre du gouvernement d’union libyen, Ahmed Metig, avait déjà publié un communiqué sur Facebook pour exprimer «son mécontentement» quant à «la réapparition du commerce d’esclaves dans la banlieue de Tripoli».

Metig avait indiqué qu’il chargerait «une commission d’enquêter sur ces informations de presse afin d’appréhender et soumettre les responsables à la justice».

Un récent reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères en Libye, et largement partagé sur les réseaux sociaux, a provoqué une forte émotion, suscitant des réactions indignées en Afrique et à l’ONU.

On y voit notamment, sur une image de mauvaise qualité prise par un téléphone portable, deux jeunes hommes. Le son est celui d’une voix mettant aux enchères «des garçons grands et forts pour le travail de ferme. 400… 700…» avant que la journaliste n’explique: «ces hommes sont vendus pour 1 200 dinars libyens — 400 dollars chacun».

Samedi, un millier de personnes a manifesté à Paris pour dénoncer les cas d’esclavage en Libye, selon la préfecture de police.

Depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, les passeurs, profitant du vide sécuritaire et d’une impunité totale en Libye, font miroiter à des dizaines de milliers de personnes cherchant une vie meilleure un passage vers l’Italie qui se trouve à 300 kilomètres des côtes libyennes.

Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 156 000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer depuis le 1er janvier (contre près de 341 000 durant la même période en 2016), dont 73% en Italie. Près de 3 000 sont morts en tentant la traversée.

AFP

QUELLE COMPAGNIE !!!!!!

C’est au milieu des années 1970 que Clémence Bringtown au chant, José Sébéloué et Arthur Apatout à la guitare, Guy Bevert à la batterie, et Julien Tarquin à la basse forment le groupe de La Compagnie créole. Originaires des Caraïbes, de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe, leur répertoire mélange les rythmes de ces îles, du zouk au reggae, de la soca à la biguine. Ils se font connaître dans les îles et sortent, en 1982, un premier album Blogodo qui rencontre un grand succès.

L’année suivante, ils conquièrent l’Hexagone avec Vive le Douanier Rousseau et C’est bon pour le moral. Avec eux, la bonne humeur festive des rythmes créoles envahit les années 1980. Les tubes à la tête des hit-parades, les plateaux télé, les concerts, les festivals, les passages à L’Olympia, les disques d’or et de platine s’enchaînent pour eux, avec des titres comme Bons baisers de Fort de France, Ça fait rire les oiseaux, Ma première biguine partie ou Le 14 juillet. En 1985, Le bal masqué se retrouve à la sixième place du top des ventes, un véritable triomphe. Les années 1990 sont l’occasion de nouveaux projets : José Sébéloué et Clémence Bringtown sortent un album en duo. Cette dernière édite en solo, quelque temps plus tard, une reprise des Rois mages de Sheila.

En 2005, c’est le grand retour avec le disque La Plus Grande Fiesta Créole avant le succès de Megamix 2007. En 2008, il célèbre l’arrivée du premier président noir des États-Unis avec la chanson O ! Oh ! Obama. En 2009 et 2010, ils participent à la quatrième édition de la tournée française d’Âge tendre et tête de bois, aux côtés de Sheila, Marcel Amont, Bobby Solo ou Fabienne Thibeault. En 2012, La Compagnie créole se lance dans des duos avec Hugues Aufray, Colonel Reyel ou Patrick Sébastien dans En Bonne Compagnie, qui se classe parmi les meilleures ventes françaises. En 2015, La Compagnie créole est toujours prête à faire danser les foules avec l’album Carnavals du Monde.

LE CACAO MARTINIQUAIS RECOMPENSE A PARIS

Les International Cocoa Awards sont remis ce soir au Salon du Chocolat à Paris. Parmi les 50 cacaos sélectionnés, le chocolat martiniquais tire son épingle du jeu. L’association VALCACO va être récompensée pour un cacao bien spécifique.

© Martinique 1ère
© MARTINIQUE 1ÈRE
  • Par Albane Lussien
  • Publié le , mis à jour le 
Quarante pays en compétition, 50 cacaos sélectionnés et parmi eux, le cacao martiniquais bientôt récompensé ! Au Salon du chocolat qui se tient à Paris jusqu’au 1er novembre, les fèves martiniquaises sont fièrement représentées par l’association VALCACO.

Un bel encouragement pour la filière cacao martiniquaise

VALCACO est une association martiniquaise fondée en 2015 pour relancer une filière cacao longtemps oubliée dans la région. L’idée, regrouper producteurs et transformateurs martiniquais de cacao pour mieux la structurer. « C’est très encourageant. Le fait d’être primé par des personnes extérieures, cela va nous inciter à poursuivre le développement de la filière », nous confie Kora Bernabé, présidente de l’association.

Objectif aussi de VALCACO, valoriser un cacao au goût typique de la Martinique :

« La particularité du cacao martiniquais? Il a une signature génétique propre au territoire »
(Kora Bernabé, présidente de VALCACO)

© DR
© DR

Deux plantations remarquées

L’international Cocoa Awards est un programme qui récompense, tous les deux ans, les cacaos d’excellence selon leur région d’origine. Dans ce cadre, deux domaines martiniquais en particulier, membres de VALCACO, se sont fait remarquer cette année pendant le salon : la plantation du Terrail à Saint-Joseph, d’Elizabeth Pierre Louis et l’habitation Vergées au Carbet, de Kora Bernabé. De très bon augure pour l’association qui ne cesse de s’agrandir : elle regroupe pour l’heure vingt producteurs mais devrait en compter plus d’une trentaine d’ici deux mois.

LA MARTINIQUE, ILE AUX FLEURS FLEUR DES CARAÏBES

 

La Martinique invite celles et ceux qui ne
connaissent pas encore la Martinique à venir
y faire des rencontres inattendues dans un
environnement aussi splendide
qu’accueillant !

Partagez le film avec quelqu’un avec qui vous
souhaiteriez vivre cette expérience !

La Martinique, elle vous M !
Découvrez la Martinique, ses Incontournables et organisez votre séjour : hébergements, restaurants, activités, événements, patrimoine

NB .  attendre  que la vidéo soit prête  et  cliquez  sur  la  flèche  pour lancer.

sinon,  cliquez  sur l’image  pour  choisir

ou  cliquez  sur  » en savoir plus »

 

ART CONTEMPORAIN AFRICAIN à PARIS

La Maëlle Galerie est heureuse de vous annoncer sa participation prochaine à la foire

AKAA (Also Known as Africa). Tel est le libellé de la nouvelle foire d’art contemporain africain

dont l’accent est porté cette année sur la Caraïbe.

Avec les artistes :
Jean-François Boclé
Ernest Breleur
Emmanuel Rivière

Maëlle Galerie
Stand B18
AKAA
Carreau du temple, Paris, France

/// Special Project
La Maëlle Galerie présente The Tears of Bananaman de Jean-François Boclé

La banane reste aujourd’hui l’icône d’un ailleurs exoticisé et fantasmé, comme elle nous renvoie à la figure d’une altérité radicale. Le fruit nous dit l’impossible, et pourtant nécessaire, fluidité entre endogène et exogène.

Dans Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez revient sur l’un des hauts faits de la United Fruit Company et du capitalisme, le massacre des bananeraies (Masacre de las bananeras), perpétré par l’armée colombienne à la demande de l’United Fruit Company en 1928. Près de 1000 ouvriers agricoles syndiqués sont massacrés à Ciénaga, dans la région de Santa Marta (côte caribéenne de la Colombie).

Ce fut le déclencheur dans le roman de Marquez des pluies, qui durèrent quatre ans, onze mois et deux jours, qui condamnèrent le village fictif de Mocondo. Un Déluge, comme une réponse face à l’avidité humaine, face à un homme qui s’érige au sommet de la chaîne alimentaire du vivant.

Ici débarqué d’un Cargo-Bananier le fruit nourricier, et de l’autre côté de l’Atlantique, les îles poubelles, les toxiques paradis. Ces starlettes warholienne nous apparaissent dans leur bipolarité : jaune immaculé, insouciant et oublieux, sourires débridés, exotisme à croquer, elles nous apparaissent également parcourues d’un entrelacs de lignes et de taches noires révélant des peaux blessées, scarifiées, des corps repliés ou putréfiés.

The Tears of Bananaman (2009, ongoing), 300 kg de bananes scarifiées de mots met en tension paradis et toxique, exotique et inquiétude, vivant et impuissance. The Tears of Bananaman pose la question de la part toxique de l’homme, comme elle pose la question de l’atteinte.

/// Action Participative – Dimanche 12 novembre 2017

La Maëlle Galerie et l’artiste Jean-François Boclé vous invitent  à cannibaliser le « Bananaman ».

Jean-Fançois Boclé, 2009 (on going) - 300 kg de bananes scarifiées de mots - 330 x 130 x 25 cm Courtesy Maëlle Galerie
Invitation spéciale du public, pour une performance participative
Rendez-vous le dimanche 12 novembre à 17h00 sur le stand de la Maëlle Galerie. L’artiste Jean-François Boclé propose de cannibaliser le Bananaman.
Le public se vera remettre les bananes par l’artiste et sera invité à engloutir intégralement la sculpture.
L’anthropophagie est du côté de la ré-appropriation et du « laisser traverser ». Dévorer le Bananaman, c’est ingérer notre contemporanéité toujours marquée par la violence et la dystopie.
Le mot cannibale est à l’étymologie de la Caraïbe. L’Europe conquistador construisit la figure fantasmatique de l’anthropophage : Caniba, Cariba, Caribe, Caraïbe.

Réservation >>>>>>>> http://akaafair.com/rencontres-akaa-2017#dimanche

/// Programme des conférences

* Samedi 11 novembre 2017
17h00 – Auditorium

Tracées#Noyaux lumineux
Table ronde en trois volets modérée par Seloua Luste Boulbina

CORPS
Ernest Breleur, Jeanne Wiltord
Le moi n’est pas maître dans sa propre maison… Le Baron-Samedi du vaudou montre, spectaculairement, combien le corps vivant est habité par le désir et la mort, par des forces ou des pulsions souvent inconnues. L’aveuglement prédomine. Quand un artiste montre des corps sans tête, ou réduits à leurs radiographies, des corps féminins entrant dans la ronde, des fragments de miroirs ; quand il procède par collages, que fait-il ? Qu’est-ce qui est ici, au travail dans le registre visuel ? La parole en fait-elle partie ? Retour sur l’œuvre.

* Samedi 11 novembre 2017
18h00 – Auditorium

Tracées#Noyaux lumineux
Table ronde en trois volets modérée par Seloua Luste Boulbina

DETOX
Jean-François Boclé, Véronique Kanor
Avocats du Mexique, bananes de Martinique etc. : la toxicité du monde s’incarne dans ce que nous ingérons. Le racisme, toujours présent comme le sexisme, est lui-même toxique : il empoisonne les relations. Les penseurs proposent quelquefois des « pharmacies » : Césaire, Fanon, Glissant ont fait de la critique et de la poésie une voie de sortie. Qu’en est-il des artistes ? En quoi les arts sont-ils des arts de l’existence ? On peut se demander de quoi, dans le contexte singulier de la Caraïbe, les artistes font usage et ce qu’ils proposent : remèdes, aphrodisiaques…

///

The Maëlle Gallery is pleased to announce you his upcoming participation in AKAA art fair whose focus is on the Caribbean this year.

With the artists:
Jean-François Boclé
Ernest Breleur
Emmanuel Rivière

Maëlle Galerie
Booth B18
AKAA – Also Known As Africa
Carreau du temple, Paris, France

/// Special Project

The Maëlle Gallery and the artist Jean-François Boclé present The Tears of Bananaman.

Bananas remains today an icon of an exoticised fantasized elsewhere as it takes us to the figure of a dominated otherness (or alterity). The fruit tells us the impossible, yet necessary, fluidity between the endogenous and the exogenous.

In Hundred Years of Solitude, Gabriel Garcia Marquez returns to one of the highlights of the United Fruit Company and capitalism, the banana massacre (Massacre de las bananeras), perpetrated by the Colombian army at the request of the United Fruit Company in 1928. Nearly 1,000 unionized agricultural workers are being massacred in Ciénaga, in the region of Santa Marta (the Caribbean coast of Colombia).

This massacre was the trigger in Marquez’s novel of the rains, which lasted four years, eleven months and two days, which condemned the fictional village of Macondo. A Deluge, as a response to human greed, facing a man who stands at the top of the food chain of the living. Here we see the disembarked nurturing fruit from a Banana cargo, and on the other side of the Atlantic, the garbage islands, the toxic paradises.

These Warhol starlets appear to us in their bipolarity: immaculate yellow careless and forgetful, unbridled smiles, exotic to crunch, they appear also to us traversed by a tracery of lines and black stains revealing injured skin, scarified, folded or rotten body.

As the installation The Tears of Bananaman (2009, ongoing) where 300 kg of bananas scarified of words rot for the duration of the exhibition, this series of paintings puts in tension Paradise and toxic, exotic and worry, living and impotence. It raises the question of the toxic part of humankind as it raises the question of infringement.

/// Special public invitation for interactive performance.

The Maëlle Galelery and the artist invite you to cannibalize the Bananaman.

You are invited on Sunday November 12th at 5pm to Maëlle Gallery’s booth (B18). The artist Jean-François Boclé proposes to cannibalize the Bananaman.
The public will be handed over the bananas by the artist and will be invited to completely devour the sculpture. Cannibalism represents re appropriation and lets the “cross-over” take place. To devour the Bananaman is to ingest our contemporaneity always marked by violence and dystopia. The word cannibal is the etymology of the Caribbean. Conquistador Europe constructed the fantastical figure of cannibalism: Caniba, Cariba, Caribe, Caribbean.

Facebook Copyright 2017.
 


ASSISES des OUTRE-MERS 2017-2018

Redonner la parole ! C’est parti pour les Assises des outre-mer ! 7 mois de travaux pour imaginer, penser, réinventer ensemble l’avenir de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de Mayotte, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie, de La Réunion, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Wallis-et-Futuna*. Ce rendez-vous avec les ultra-marins est ambitieux. Et en même temps, il est assez simple. Il consiste à redonner la parole. Pourquoi ? Parce que beaucoup d’ultramarins pensent que leur voix ne compte plus. Les dernières élections au printemps dernier l’ont cruellement montré, quand plus de la moitié des Français d’outre-mer ont choisi de ne pas choisir en s’abstenant à l’élection présidentielle. Malgré tout, la force des attentes des citoyens d’outre-mer et leur capacité à s’engager n’a pas diminué. A travers des ateliers locaux, nationaux, des consultations citoyennes, et un concours d’innovation, les propositions des outre-mer seront entendues et prises en compte .

http://fr.calameo.com/read/000886379b56e48135898

 

 

Le site Internet des Assises www.assisesdesoutremer.fr est désormais en ligne : j’invite dès à présent les citoyens ultramarins à s’y inscrire. Dans un premier temps, ils sont amenés à s’exprimer sur les grandes priorités pour leur territoire : équipements publics, développement économique, emploi, environnement, santé, jeunesse, culture, sécurité… Cette phase de diagnostic, qui se clôt le 22 novembre, est capitale pour orienter les travaux futurs des ateliers nationaux et locaux qui se tiendront jusqu’à janvier 2018. Je laisserai Thierry BERT, le rapporteur général des Assises, vous en dire quelques mots tout à l’heure.
A l’issue de l’ensemble de ces travaux, une consultation numérique sera lancée sur le site Internet des Assises entre le 15 janvier et le 28 février 2018 pour que les citoyens eux-mêmes puissent donner leur avis sur les premières propositions ou réformes des politiques publiques pour l’outre-mer.
A l’issue de cette consultation, la synthèse de l’ensemble des travaux aboutira sur la rédaction du Livre bleu outre-mer au Printemps 2018.
                                                                                   ***
Mais ces Assises sont aussi l’occasion idéale pour présenter les initiatives citoyennes les plus novatrices : c’est tout l’objectif du concours innovation dont je parlais tout à l’heure.
Vous le savez, je suis pragmatique et j’aime raisonner sur des projets concrets, inscrits dans les réalités quotidiennes de nos concitoyens. C’est pour cela que les solutions doivent venir des territoires et des ultra-marins eux-mêmes. Qui d’autre serait mieux placé pour décrire les problèmes et y apporter les réponses adéquates ?
À partir du 18 octobre, chaque citoyen porteur d’un projet pour son territoire est invité à poster sa candidature sur le site Internet des Assises. Les dépôts de projets pourront se faire jusqu’au 31 janvier 2018. Une présélection des projets sera faite en février pour ouvrir ensuite en mars la phase de vote du public. Ce vote est essentiel. Ces Assises sont un projet collectif et collaboratif. Elles n’auront de sens que si les citoyens ultramarins se sentent concernés. Ce concours est un bon outil pour s’impliquer. La sélection finale aura lieu en mars et les projets labélisés bleu outre-mer présentés au Printemps 2018. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement financier et technique pour concrétiser ou faire grandir leurs projets.
                                                                                         ***
Les Assises des outre-mer sont un rendez-vous fondamental pour les ultramarins. Je sais que le projet parait ambitieux pour certains ; d’autres sont même sceptiques : je peux comprendre leurs doutes, les Etats généraux des outre-mer ont moins de 10 ans.
Mais que l’on soit bien clair : l’ambition des Assises, ce n’est pas de faire un catalogue déconnecté des réalités et aboutissant à des mesures inapplicables. C’est au contraire une démarche qui associe les citoyens à la construction de leur destin. C’est un nouvel élan pour en faire des territoires d’excellence et d’innovation. C’est donc maintenant que nous avons à construire ensemble l’avenir des outre-mer.
NB . Pour  accéder  au programme  et  s’inscrire : http://www.assisesdesoutremer.fr
Contact  MOM

Service de presse : 01 53 69 26 74
Nicolas Sire : 06 49 35 11 28
Twitter – @loutremer
Facebook – @lesoutremer

C’EST LA RENTREE ….!

img004img025

ECRIVAINS HAÏTIENS A L’HONNEUR

Trois Haïtiens finalistes pour un grand prix littéraire francophone

AddThis Sharing Buttons

 

Plusieurs écrivains haïtiens et étrangers ont soumis leurs œuvres de fiction (roman, récit, nouvelles) publiées entre  le 1er mai 2016 et le 1er mai 2017. Trois Haïtiens sont en lice pour le grand Prix des cinq continents de la Francophonie.

Créé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Prix des cinq continents consacre un texte d’un écrivain important, témoignant d’une expérience culturelle spécifique enrichissant la langue française. Deux auteurs établis et un jeune auteur  en herbe figurent parmi les finalistes.

Il s’agit de Néhémie Pierre Dahomey, auteur du récit « Rapatriés » (paru chez Seuil), Gary Victor, auteur de Les temps de la cruauté (Philippe Ray) et  Louis-Philippe Dalembert  pour le récit « Avant que les ombres s’effacent », publié chez l’éditrice Sabine Wespieser.Ce roman du prolifique romancier haïtien s’est déjà vu décerner plusieurs distinctions dont le Prix France Bleue/Page des Librairies 2017, après que Louis-Philippe ait raflé le Prix Orange du Livre.

Haïti croise les bras et attend la délibération du jury : qui détrônera l’écrivaine et journaliste tunisienne Fawzia Zouari, lauréat de l’édition 2016 pour son roman « Le Corps de ma mère », édité à Tunis par Déméter et coédité à partir de Paris par Joëlle Losfeld, Gallimard.

Réunis ce mardi 11 juillet 2017 au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les représentants des cinq comités de lecture du Prix des cinq continents de la Francophonie ont choisi les 10 finalistes parmi les 122 œuvres proposées.

De l’avis des comités, « la moisson 2017 nous invite à lire des parcours de femmes et d’hommes qui, par leur force de caractère, par leur courage ou leur détermination, parviennent à se construire, au cœur de la violence de nos sociétés. Ce sont des tragédies qui nous révèlent la complexité de la nature humaine et ouvrent des horizons au-delà des époques et des frontières ».

Accueillant tout auteur d’expression française quelle que soit sa maturité littéraire, le Prix des cinq continents de la Francophonie met en valeur l’expression de la diversité culturelle et éditoriale de la langue française sur les cinq continents.

La liste complète des finalistes

Deux écrivains haïtiens finalistes du Prix Théâtre RFI 2017

Parmi les 13 textes présélectionnés pour l’édition 2017 du Prix Théâtre RFI, figurent deux œuvres haïtiennes : Reconstruction(s) de Noé Beaubrun et Quai des ombres de Faubert Bolivar.

« Le choix a été difficile et, comme tout choix, douloureux. Il a demandé beaucoup de temps et une attention rigoureuse, faisant peu cas de fautes de syntaxe ou d’orthographe. S’attachant tant au fond qu’à la forme.» C’est par ces mots que le comité de lecture du Prix Théâtre RFI 2017 dévoile la liste des textes présélectionnés pour « leurs qualités littéraires, dramaturgiques et leur originalité ». Deux auteurs haïtiens, Noé Beaubrun et Faubert Bolivar, sont en lice respectivement pour leurs pièces Reconstruction(s) et Quai des ombres.

Elles sont des œuvres représentatives de la littérature haïtienne non seulement en référence à leurs auteurs, mais aussi pour les sujets qu’elles abordent.

Reconstruction(s) de Noé Beaubrun

Le président d’Haïti s’est retiré dans l’unique bibliothèque du pays et depuis trois ans passe son temps à lire et à philosopher « pour se reconstruire ». Le peuple se plaint de cette inaction par la voix de l’opposition tandis que les ministres s’emploient à ne rien faire pour se reconstruire pour leur propre compte avec l’argent des impôts et des ONG… Le public est appelé à participer aux péripéties de cette farce politique qui brocarde un régime immobile et corrompu depuis des décennies.

Quai des ombres de Faubert Bolivar

Après le tremblement de terre en Haïti, des personnages errent dans les ruines, au milieu des fantômes. Fauchés en pleine vie. Déjà happés, morts-vivants, par le chœur des ombres…

Voici la liste des 11 autres textes  présélectionnés:

  • La poupée barbue d’Edouard Elvis Bvouma (Cameroun)
  • Verso Recto de Sylvie Dyclo-Pomos (Congo)
  • Arènes intérieures de Koukouvi Dzifa Galley (Togo)
  • La rue bleue de Sedjro Giovanni Houansu (Bénin)
  • Délestage de David-Minor Ilunga (RDC)
  • Là-bas de Fidèle Kofi (Côte d’Ivoire)
  • Les invisibles de Hicham Lasri (Maroc)
  • Longues sont mes nuits de Faustin Keoua Leturmy (Congo)
  • Le tableau pas complet de Mylene Ntamengouro (Burundi)
  • Debout un pied de Denis Sufo Tagne (Cameroun)
  • Mille et une femmes de Constantin Liberté Kouam Tawa (Cameroun)

« Ce qui nous a frappés, c’est la force des propos à l’égard des maux qui hantent ces pays. Dictature, corruption, intolérance, exclusion, poids de traditions étouffantes, calamités de tous ordres… C’est aussi l’humour qui jaillit au fil des mots, même dans les situations les plus tragiques. Manière de prendre de la hauteur, de la distance vis-à-vis de réalités difficiles », témoigne un article de RFI consacré à ce sujet.

La balle est maintenant dans le camp du jury, composé d’artistes, de professionnels et présidé cette année par l’écrivain Dany Laferrière, qui lira les pièces finalistes et designer le lauréat. Le « Prix Théâtre RFI » 2017 sera remis à Limoges, dimanche 24 septembre, dans le cadre du Festival Les Francophonies en Limousin. Le lauréat recevra, entre autres primes, une dotation financière d’un montant de 1500 euros, une résidence de création d’une durée d’un à trois, la promotion de son texte.

L’appel à candidatures pour le « Prix Théâtre RFI » 2017 a été lancé du 13 mars au 16 avril 2017, et pas moins de 172 candidatures ont été reçues en provenance de 23 pays francophones.

Le « Prix Théâtre RFI » a pour objectif de promouvoir la richesse des écritures dramatiques contemporaines francophones du Sud et de favoriser le développement de carrière de jeunes auteurs, écrivant en français. En 2014, le « Prix Théâtre RFI » a récompensé Chemin de fer, le texte de Julien Mabiala Bissila, jeune auteur congolais, en 2015 l’auteure libanaise Hala Moughanie pour Tais-toi et creuse et en 2016 le Guinéen Hakim Bah pour Convulsions.

 

 

 

ILS ONT  ETE  NOMMES  « CHEVALIER  DE  L’ORDRE   DES  ARTS  ET DES LETTRES »

Guy  REGIS junior a  été nommé  par l’ancienne ministre française de la Culture, Audrey Azouley pour sa  contribution à la promotion des valeurs culturelles de France. Le titre de Chevalier reste le premier des trois grades, officier et commandeur, de cette distinction.

Cette distinction existe depuis 1957 en France et elle récompense les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde, suivant ce que l’on peut en lire sur le site du ministère français de la Culture.

Des critères bien définis déterminent la qualification à ce titre, très respecté et envié par les artistes, les écrivains et tout professionnel du champ culturel. Le Conseil de l’Ordre des Arts et des Lettres, après collecte et instruction de sa section des distinctions honorifiques, soumet les noms de personnalités choisies au ministre chargé de la Culture, qui décide souverainement des nominations.

James Noël, acteur principal dans le film « Woch nan dlo » aux côtés de la romancière haïtienne Edwidge Danticat, directeur de la revue littéraire IntranQu’îllités a été nommé par arrêté du 21 avril 2017 Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par l’ex-ministre français de la Culture, Audrey Azouley, remplacée par Françoise Nyssen, fondatrice de la maison d’éditions Actes Sud.


Le métier de cet Haïtien est de brasser dans une revue littéraire tous les imaginaires du monde, de tailler des rêves avec des mots.

Dans la lettre de félicitation datée du 25 juillet 2017 et adressé au poète et auteur de « La migration des murs », Audrey Azouley salue le talent de James Noël et son « immense talent, son engagement au service de la culture et sa contribution au renforcement des relations entre la France et Haïti. »

Né en Haïti en 1978, James Noël est poète. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis, il écrit régulièrement des chroniques pour Mediapart et anime la revue IntranQu’îllités. Parmi ses derniers recueils de poésie parus : Le Pyromane adolescent, suivi du Sang visible du vitrier (Points, 2015); Anthologie de poésie haïtienne contemporaine (Points, 2015); La Migration des murs (Galaade, 2016).

« Belle merveille » est son tout dernier roman paru aux éditions Zulma et qui sera en librairie, en France, le jeudi 24 août.

NB. Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Makenzy Orcel, Gary Victor et Franckétienne  ont eux aussi reçu cette distinction.

 

 

LES    ECRIVAINS   HAÏTIENS  QUI ONT  MARQUE  L’ANNEE 2016

L’année 2016 s’achève et laisse derrière elle son lot de douleurs. Nous avons tant compté de cadavres, succombé aux malheurs, pleuré les nôtres et raté les rendez-vous de goûter aux joies et plaisirs de la vie. C’est qu’en Haïti, il ne nous est pas offert la chance de laisser libre cours à nos rêves vu toute la difficulté de vivre et d’exister dans ce pays sous l’emprises des ténèbres. Cependant, la littérature (nos écrivains) nous a encore permis d’espérer ce bonheur si longtemps cherché –pas encore retrouvé- aussi fugace soit-il. Voici, entre autres, quelques-uns de ces écrivains qui ont marqué l’année 2016.

Publié le 2016-12-28 | Le Nouvelliste

Culture – Dieulermesson PETIT FRERE

 

René Depestre (1926) L’on croyait qu’il avait tout abandonné de l’écriture tout comme il s’est retiré d’Haïti pour vivre des jours heureux à Lézignan-Corbières. À quatre-vingt-dix ans, il vient de remporter le Grand prix de la SGDL de Littérature 2016 pour son dernier roman, Popa Singer, paru aux éditions Zulma. Depestre a reçu en 1982 le Goncourt de la nouvelle pour « Alléluia pour une femme-jardin » et le Renaudot en 1988 pour son roman « Hadriana dans tous mes rêves ».
Joël Des Rosiers (1951) Connu surtout comme psychiatre, Joël Des Rosiers est poète et critique littéraire. Auteur de huit recueils de poèmes et de deux essais, dont le dernier, « Metaspora : essais sur les patries intimes », a reçu le Modern Language Association Price for Independent Scholars, en 2014. Il vient de se voir attribuer le prix de la poésie Fetkann-Maryse Condé 2016 pour Chaux, son dernier recueil paru en 2015 chez Triptyque. 

Martine Fidèle (1988) Invitée au salon international du livre de Québec du 13 au 17 avril 2016 à l’initiative de l’éditeur Rodney Saint-Éloi, Martine Fidèle a signé, pour le plaisir de nombreux amants des lettres haïtiennes, son roman « Double corps » qui a défrayé la chronique lors de sa parution. Mis à part sa participation à des tables rondes, elle a fait un passage à l’émission « Scène rendez-vous littéraires ». Elle a été aussi invitée d’honneur de « Livres en liberté ». Outre ses activités d’écriture, Martine fait du théâtre et publie régulièrement des articles dans la section Culture du Nouvelliste, le plus ancien quotidien de l’Amérique francophone.

 

Inema Jeudi (1981) Connu surtout comme poète créolophone de grand talent, Inéma Jeudi a publié cette année son premier recueil de poèmes en français, Le jeu d’inéma, aux éditions Le temps des cerises en France. Il a été, du coup, invité à signer son livre, à participer à des émissions sur TV5 Monde à Paris et à des soirées de lecture aux côtés de son préfacier et maître Lyonel Trouillot. Membre de l’Atelier jeudi soir à Port-au-Prince, ses poèmes sont chantés par Herby François, Wooly Saint-Louis Jean et Roosevelt Saillant, dit BIC.

 

Yanick Lahens (1953) C’est à Jacmel que la récipiendaire du prix Femina 2014 pour son roman « Bain de lune », Yanick Lahens, a atterri au début de l’année 2016 pour des échanges avec les élèves du collège Alcibiade Pommayrac. Invitée à la foire du livre de Miami, elle a pris part aux Francophonies en Limousin à Limoges en mars dans le cadre de la semaine consacrée à Haïti à l’initiative du comité Marguerite-Bourgeoys. Outre ses diverses rencontres en Haïti avec des écoliers, étudiants et autres amants des lettres, elle a multiplié les voyages dans les Antilles, en Europe pour des ventes-signatures et des conférences et pour honorer des invitations de tout genre.

 

Coutechève Lavoie Aupont (1982) Coutechève Lavoie Aupont a reçu le prix René Philoctète de la poésie dans le cadre de la deuxième édition du concours organisé par la Direction nationale du livre. Lauréat également du prix Dominique Batraville de la poésie pour son livre « Make pa », il prête ses services au centre Pen Haïti depuis plus d’une année, et est devenu un militant de la culture en multipliant çà et là des activités culturelles (surtout à Port-au-Prince).

 

Stéphane Martelly (1974) Peintre, poète et chercheure attachée à l’Université Concordia au Canada, Stéphane Martelly a signé, le 30 novembre dernier, « Les jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine » aux éditions Nota Bene, un livre critique qui tente de cerner la figure du féminin et de la folie dans le champ littéraire haïtien. Critique littéraire, auteur d’un essai extraordinaire sur l’œuvre de Magloire Saint-Aude, « Le sujet opaque. Une lecture de l’œuvre poétique de Magloire Saint-Aude », Stéphane est, entre autres, l’auteur de « Inventaires », recueil de poèmes paru chez Triptyque au Canada

 

James Noël (1978) James Noël est un écrivain voyageur. Il est sur tous les fronts. Invité spécial du 33e festival des Francophonies en Limousin, il a publié au début du troisième trimestre « La migration des murs », une sorte de pamphlet politique chez Galaade éditions. Outre l’émission « Intranquillement vôtre » diffusée sur la télévision nationale et qui fait la promotion de la culture, il dirige, avec Pascal Monnin, la revue Intranqu’Ilités dont le quatrième numéro a réuni près de deux cents contributeurs.

 

Makenzy Orcel (1983) Makenzy Orcel est ce jeune écrivain haïtien pour qui l’avenir augure des jours heureux. 2016 aura été pour lui la saison la plus florissante de sa carrière de romancier. Auteur de deux romans parus chez Mémoire d’encrier, Les immortelles (2010) et Les latrines (2011), son dernier livre, L’ombre animale, a battu les records des prix littéraires. Quatre fois primés ( Prix Éthophile, prix Louis-Guilloux, prix Littérature-Monde, ADELF-Caraïbes), L’Ombre animale, lit-on sur le site des éditions Zulma « se situe à la limite des ténèbres et de l’aurore, du rêve et de l’éveil, de l’absence et de la vie ».

 

Anthony Phelps (1928) Phelps est peut-être l’un des derniers survivants du groupe Haïti littéraire –s’il faut compter Janine Tavernier qui a fait partie du groupe et Marie Vieux-Chauvet considérées comme des antennes. Récipiendaire du prix Carbet du Tout-Monde pour l’ensemble de son œuvre, il vient de publier son dernier recueil de poèmes Je veille, incorrigible féticheur aux éditions Bruno Doucey.

 

Néhémy Pierre-Dahomay (1986) Ancien étudiant en philosophie à l’École normale supérieure de Port-au-Prince, Néhémy vient de faire un grand coup en publiant son tout premier roman, Rapatriés, aux éditions du Seuil. Connu surtout comme poète, il a déjà publié à Port-au-Prince Emmuré suivi de Mots épars. En 2004, il a été lauréat du concours de textes organisés par l’ENS pour le recueil Mots épars.

 

Guy Régis Jr (1974) Homme de théâtre, romancier et poète, Guy Régis Jr continue de dynamiser et moderniser le théâtre en Haïti en le sortant des clichés et des abysses de la facilité. Avec la création de sa troupe « Nous » en 2001, il s’est mis à développer une forme de théâtre exhibitionniste dénommée « Théâtre de rue ». Invité de la 33e édition des Francophonies en Limousin en septembre dernier à Limoges, il a profité pour faire découvrir au public les Quatre chemins en organisant des performances dans la rue. Du 21 novembre au 3 décembre, il a organisé avec succès la 13e édition du festival de théâtre Quatre chemins qui a eu comme invité d’honneur le marionnettiste Ernst St-Rome. Son premier recueil de poèmes vient de paraître chez LEGS ÉDITION.

 

Rodney Saint-Éloi (1963) Installé au Canada depuis le début des années 2000, Rodney Saint-Éloi a porté au-delà des frontières les lettres et la culture haïtiennes avec la création des éditions Mémoire d’encrier qui constituent ce « lieu-carrefour où se tissent rencontres, dialogues et échanges pour que les voix soient visibles et vivantes ». Finaliste du prix littéraire du Gouverneur général, finaliste du prix des libraires du Québec et finaliste du prix Carbet de la Caraïbe 2016 avec son recueil titré Je suis la fille du baobab brûlé paru en 2015, il a publié deux livres cette année, un recueil de poèmes : (Moi tombé. Moi levée) et un essai : (Passion Haïti).

 

Lyonel Trouillot (1956) Pour la seule année 2016, Lyonel Trouillot a publié quatre livres, dont deux romans, Kannjawou et Agase lesperans, et deux recueils de nouvelles : Le miroir d’Anabelle et d’autres récits et Histoires simples II. Outre les activités des Vendredis littéraires qu’il organise dans son antre familial à Delmas, il réunit autour de lui nombre de jeunes au sein de l’Atelier jeudi soir à qui il insuffle la passion et le goût de l’écriture. Il a codirigé la quatrième édition du festival international du livre et du film Étonnants voyageurs à Port-au-Prince.

 

Gary Victor (1958) Invité d’honneur de la quatrième édition de la Foire internationale du livre d’Haïti (Filha), Gary Victor est, dit-on, l’écrivain haïtien le plus lu et probablement le plus prolifique de sa génération. En début d’année, il a siégé comme membre du jury du prix Casa de las Americas à Cuba –prix qu’il a reçu en 2012 pour son roman « Le sang et la mer ».

 

Évains Wêche (1980) Évains Wêche est une révélation de Gary Victor et Rodney Saint-Éloi. Depuis la publication du recueil collectif (Je ne savais pas que la vie serait si longue après la mort), dans lequel il a publié ses deux nouvelles, Wêche ne cesse de nous surprendre. Invité au salon du livre de Genève aux côtés de Kettly Mars, de James Noël et du photographe Casimir Veillard, son roman Les brasseurs de la ville publié en 2014 chez Mémoire d’encrier a été réédité cette année chez Philippe Rey à Paris.

 

L’écrivain haïtien Dany Laferrière élu à l’Académie française

OUTRE-MER 1ÈRE L’écrivain haïtien naturalisé canadien Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin jeudi à l’Académie française. Il était donné favori depuis quelques semaines.

L'écrivain haïtien Dany Laferrière © Miguel Medina/AFP
© Miguel Medina/AFP L’écrivain haïtien Dany Laferrière
  • Par Philippe Triay
  • Publié le 12/12/2013 à 16:43, mis à jour le 27/05/2015 à 22:01

Son nom circulait déjà depuis quelques temps et c’était l’un des grands favoris pour succéder au fauteuil d’Hector Bianciotti, décédé en 2012, et occupé auparavant, entre autres, par Montesquieu et Alexandre Dumas fils. Les « immortels » n’ont pas déjoué les pronostics et ont voté pour l’écrivain naturalisé canadien d’origine haïtienne, âgé de 60 ans. Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin en obtenant 13 voix sur 23. Les autres candidats en lice étaient Catherine Clément, Yves-Denis Delaporte, Arthur Pauly, Jean-Claude Perrier et Georges Tayar.

Outre son dernier ouvrage, « Journal d’un écrivain en pyjama » (éditions Grasset), un petit chef d’œuvre dont nous avons déjà parlé, Dany Laferrière a publié plus d’une vingtaine de romans, dont « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer » (1985, éditions Belfond), « L’Enigme du retour » (2009, Grasset, prix Médicis), « Tout bouge autour de moi » (2010, Grasset) et « Chroniques de la dérive douce » (2012, Grasset).

Deux de ses livres « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer ? » et « Vers le Sud » (2006) ont été par ailleurs adaptés avec succès au cinéma. L’auteur a également obtenu le prix RFO du livre en 2002 pour « Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ? » (éditions Le Serpent à Plumes).

Les étapes d’une élection à l’Académie française

L’Académie française procède à une élection dans les trois mois qui suivent la déclaration de vacance d’un fauteuil. Du jour où la vacance est déclarée, les candidats notifient leur candidature par une lettre adressée au Secrétaire perpétuel (actuellement Hélène Carrère d’Encausse). Il existe aussi une procédure de présentation de candidature posée par un ou plusieurs membres de l’Académie. La date limite de dépôt de candidature est fixée à quatre semaines avant l’élection. L’âge limite pour se présenter à un fauteuil vacant est fixé à soixante-quinze ans à la date du dépôt de candidature. Aucune condition de titres ou de nationalité ne figure dans les statuts.

Le scrutin est direct, secret et requiert pour qu’un candidat soit élu qu’il ait recueilli la majorité absolue des suffrages (la moitié des voix exprimées plus une). Un scrutin ne peut avoir lieu qu’en présence d’un quorum de votants fixé à vingt.

L’élection à l’Académie française, bien qu’elle soit un corps constitué, ne devient définitive qu’après approbation du président de la République, protecteur de l’Académie, qui la manifeste en donnant audience au nouvel élu. Cette visite du nouvel élu vaut approbation.

Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre
Credit photo: Radio canada

Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre Credit photo: Radio canada

AddThis Sharing Buttons

 

Dany Laferrière, illustre écrivain francophone, poids lourd de la littérature haïtienne et académicien, a reçu du maire  Denis Coderre, l’insigne de l’Ordre de Montréal hier mercredi 17 mai, avant la fête nationale des 375 ans d’existence de cette ville du Canada.

Hier mercredi 17 mai s’est tenu le lancement officiel des festivités du 375e anniversaire  de la ville de Montréal où résident des milliers de compatriotes haïtiens. Denis Coderre en a profité pour honorer dix-sept personnalités récipiendaires de l’Ordre de Montréal, jadis appelée Académie des Grands Montréalais, créée en 1988 par la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain, qui avait elle-même repris les distinctions remises par le Canadien National (CN) en 1978.

« J’ai reçu des honneurs dans le passé mais jamais lors d’une journée historique comme  aujourd’hui », a déclaré l’auteur de « L’énigme du retour » (roman pour lequel il a reçu le prestigieux Prix Médicis en 2009) qui s’est confié au journaliste Antoni Nerestant de CBC.

La médaille de l’Ordre de Montréal rend hommage aux gens qui « contribuent de façon remarquable au développement et au rayonnement de la métropole ». À côté de Dany Laferrière (natif de Petit-Goâve, Haïti), figurent deux autres personnalités emblématiques qui ont étés elles-aussi élevées au rang d’officiers à l’issue de cette cérémonie de remise de médaille. Il s’agit de Yannick Nézet-Séguin (chef d’orhestre) et de  l’artiste visuelle Françoise Sullivan.

Previous Older Entries

Je débute. Laissez-moi un commentaire ou un Like :)

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives