HISTOIRE DE L’ESCLAVAGE TRANSATLANTIQUE AU BENIN (ancien Dahomey)

Profondément marquée, la  tradition dahoméenne sait rendre une grande quantité de  détails  très précis  sur l’histoire de l’esclavage….

http://www.symbole-amitie.com/histoire-de-lesclavage-selon-la-tradition-dahomeenne/

 

Une  étude plus  locale  à Adjarra a été  l’occasion  d’un  séminaire autour  de  chercheurs  nationaux  et  internationaux, d’historiens, de magistrats,  et de conservateurs  de musées en Novembre 2015.

http://www.symbole-amitie.com/seminaire-esclavage-transatlantique-a-adjarra-benin/#

 

La base de données des dahoméens  réduits en esclavage est le fruit de plusieurs années de recherches historiques du groupe Universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin grâce à la coopération technique des patriarches et des reines-mères qui sont des gardiens de la tradition orale. La découverte et le recensement de ces milliers de noms d’ancêtres africains est un travail fondé sur un spécial décodage Scientifique des génériques aux panégyriques claniques et de la prise en compte des centaines de scarifications corporelles; inscrites sur le corps d’un adepte et qui signifiait chacune un nom d’ancêtre déporté. Pour ceux qui veulent s’assurer de l’efficacité des données inscrites dans cette base des dahoméens mis en esclavage, elle est  le résultat d’une coopération étroite et intime avec des centaines d’adeptes porteurs de ces  meurtrissures sur leur corps qui représente chacune la biographie d’un ancêtre arraché à l’affection de ses  parents et de ses proches  qui ont choisi cette méthode d’immortalisation de la mémoire orale. Il s’agit d’un des processus efficaces de retransmission intergénérationnelle de l’oralité codé qui a su franchir des barrières d’histoire que constitue l’évangélisation de l’Afrique, pour parvenir au XXIe siècle où il risque de mourir si rien n’est fait d’urgence dans un espace  de 5 à 10 ans, à cause de la diabolisation accélérée des cultes endogènes opérée par la domination illégale des religions révélées.

En hommage aux  milliers d’Africains notamment pour le repos de leurs âmes au profit du bien être spirituel de l’Afrique et sa diaspora, le groupe Universitaire de recherche en histoire et culture du BÉNIN organise en effet un culte d’enlèvement de deuil qui aura lieu à compter du 26 au 28 octobre prochain sur la rivière des deuils de Togbota. N’hésitez pas à nous parvenir vos différentes participations qui permettront de faire aux charges des offrandes à savoir les mets naturels, des fleurs et des fruits qui leur seront présentés sur cette rivière mystiques du royaume de Togbota et bien dans d’autres lieux à savoir des mausolées abritant des autels qui leurs sont dressés il y a encore deux siècles.

Faites y un tour sur ce liens pour plus de détails sur le nom et la formation professionnelle de nos ancêtres avant leur capture et leur déportation. Merci

http://www.symbole-amitie.com/comprendre-la-base-de-donnees-esclavage-benin/

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ESCLAVAGE, MEMOIRE ET LITTERATURE PARIS 18 et 19 OCTOBRE 2017

Organisateurs
Mads-Anders Baggesgaard, Université D’Aarhus
Myriam Cottias, CNRS & CIRESC&LC2S
Madeleine Dobie, Université de Columbia
Karen-Margrethe Simonsen, Université D’Aarhus

Octobre 18
Columbia University Global Center, 4 rue de Chevreuse.

9.30-10.00 : inscription et café

10.00-10.15 : remarques liminaires
Mads-Anders Baggesgaard & Karen-Margrethe Simonsen

10.15-12.00:
Session 1 : souvenirs publics et privés, président : M. Mads
Les musées de la maison historique de St. Louis
Jean Hébrard : appropriation et reformulation de l’histoire d’origine : la production et l’utilisation des souvenirs familiaux de l’esclavage atlantique
Jane-Marie Collins : trop proche pour le confort : cultures de cruauté à debret, Machado et firmina dos reis

13.00-14.45:
Session 2 : relations transatlantiques et traductions, président elvan zabunyan
Anne c. Bailey : L’esclavage, la mémoire et les voix transatlantiques
Marie-Jeanne Rossignol : Traduction des récits d’esclaves nord-Américains en français et pour un public français : questions sur la série récits d’esclaves et une mémoire de de l’esclavage
Tatiana Petrovich Njegosh : Aferim ! (2015) et la mémoire silencieuse de l’esclavage des roms en Europe

14.45-15.00 : café

15.00-16.45
Session 3 : souvenirs poétique et visuel du passage moyen, Président Jean Hébrard
Ellen Howley : les voix du massacre de zong : postcoloniales approche de la mémoire
Noni Carter : fabriqué dans le ventre du navire : représenter l’esclave dans l’ère des lumières et la littérature contemporaine
Elvan Zabunyan : sur l’imaginaire d’Ellen Gallagher, une lecture afrofuturist de l’histoire de l’esclavage

18.30-20.30
Evénement public :
Race, genre et cinéma : une conversation entre le cinéaste euzhan palcy et l’historien Myriam Cottias.

20:30 réception

Octobre 19
EHESS, 105 Boulevard Raspail

9.15-11.00:
Séance 5 : se souvenir des résistances, présidente Karen-Margrethe Simonsen
Domna c. Stanton : Re-collections contradictoires : L’esclave du Triangle Atlantique Français du 17 ème siècle
Des traces contradictoires. Récits de voyage et de la résistance à l’esclavage
Isabel Kalous : le monde connu : restitutions du passé et représentations de l’esclavage dans les romans du Xxie siècle

11.00-11.30 : pause café

11.30-13.15
Séance 6 : Incarnation et performance, présidente Laura Murphy
Anna Scacchi : le corps noir dans la douleur
Fabienne Kanor : chair de l’histoire
Jerry w. Carlson : exorciser esclavage : célébration et kinesis dans la vidéo de Cuba, de la Colombie et de la République Dominicaine

14.15-16.00
Session 7
Nouvelle le passé : Alternative Temporalités et contre-récits, présidente Myriam Cottias
Marco Doudin : créer l’histoire par la fiction : Derek Walcott et la mémoire d’Edouard glissant de l’esclavage
Fiction Lourenço : fiction de mémoire. Sur le Deus-Dará de Lucas Coelho et le temps-être de « Lusophone » coloniales
Laura Murphy : la nouvelle histoire d’esclave et l’invention des « survivants » de l’esclavage moderne

16.00-16.15 Pause café

16.15-18.00:
Séance 8 :
Perspectives des Caraïbes, présidente : Madeleine Dobie
Lovia Mondesir : la femme sans nom et le traumatisme de l’abolition de l’esclavage selon Edouard glissant
Heather Cateau : documents de plantation : le dix-huitième siècle selfie – instantanés pour re en esclavage dans les Caraïbes
Mads Anders Baggesgaard : se souvenir de l’esclavage au moment du transfert, 1900-30 dans les Antilles danoises

18.00-18.30 Informations sur les prochains volumes et remarques de clôture
Madeleine Dobie

L’atelier est soutenu par le programme de recherche sur l’esclavage (readingslavery. Au. DK) financé par les fondations.

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POLITIQUE CULTURELLE ET MODERNITE – COLLOQUE PARIS

Le modèle français de politique culturelle en question

Quelle place faire à la diversité ethno-culturelle dans les arts et le médias ?

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Publié le lundi 04 septembre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Du 18 au 22 septembre 2017 aura lieu la deuxième édition de l’université d’été des sciences sociales de l’université Sorbonne Paris Cité. Elle interrogera la place faite à la diversité ethno-culturelle dans les arts et les médias en France. La reconnaissance symbolique par les pouvoirs publics et les institutions culturelles de formes et de pratiques naguère qualifiées de sous-, infra- ou non-culturelles (rock, bande dessinée, mode, street art, etc.) quoique toujours contestée, est en bonne voie. Ce qui l’est moins, en revanche, est la reconnaissance de la diversité ethno-culturelle de la population française et la promotion de ses minorités par le biais de la culture.

Direction

Sous la direction de Laurent Martin, professeur d’histoire à Paris III Sorbonne-Nouvelle, directeur du département de Médiation culturelle, membre des laboratoires ICEE et CERLIS.

Argumentaire

La deuxième édition de l’université d’été des sciences sociales de l’Université Sorbonne Paris Cité se tiendra du 18 au 22 septembre sur les sites des universités de Paris 3, 7 et 13. Elle interrogera la place faite à la diversité ethno-culturelle dans les arts et les médias en France.

La reconnaissance symbolique par les pouvoirs publics et les institutions culturelles de formes et de pratiques naguère qualifiées de sous-, infra- ou non-culturelles (rock, bande dessinée, mode, street art, etc.) quoique toujours contestée, est en bonne voie. Ce qui l’est moins, en revanche, est la reconnaissance de la diversité ethno-culturelle de la population française et la promotion de ses minorités par le biais de la culture.

Héritant d’un lourd passé colonial mais aussi d’une conception de la république comme régime centré sur les droits et devoirs du citoyen indépendamment de ses caractéristiques particulières ou de ses appartenances communautaires, la France de la deuxième moitié du XXe siècle a promu « l’intégration culturelle sans la reconnaissance des cultures spécifiques, et la mise en place de politiques de la diversité sans la reconnaissance des groupes. »  (Angéline Escafré-Dublet 2014). De là découle une insuffisante prise en compte de la diversité ethno-culturelle par les politiques publiques de la culture et ce à deux niveaux au moins : celui des publics et celui des professionnels. L’absence de données chiffrées sur la fréquentation ou la non-fréquentation des institutions culturelles par des personnes issues de l’immigration plus ou moins récente ou appartenant à telle ou telle ethnie ou culture, ou aux « minorités visibles » ou racialisées, si elle peut s’expliquer et même se justifier, rend en tout cas objectivement plus difficile la mise en place de politiques qui cibleraient ces populations. De la même façon, le refus de procéder à des « statistiques ethniques » invisibilise les phénomènes de discrimination à l’embauche parmi les professionnels de la culture, ce que dénoncent plusieurs collectifs et associations.

Les initiatives se multiplient qui choisissent le champ de la formation et de l’enseignement supérieur spécialisé pour promouvoir la diversité culturelle non plus dans les paroles mais dans les actes. Ces actions soulèvent des questions redoutables, parmi lesquelles celles-ci : les artistes qui bénéficient de tels dispositifs sont-ils retenus en raison de leurs qualités artistiques ou de leur qualité de représentants de minorités défavorisées que l’on veut favoriser ? Qu’est-ce qu’un artiste « non-blanc » pour reprendre l’expression employée par un certain nombre de voix militantes ? Des actions sont aussi engagées du côté des collectivités territoriales, pour associer les représentants des populations marginalisées à la programmation des événements culturels, ce qui pose là aussi un certain nombre de questions : comment choisir les bons interlocuteurs, quel est leur degré de représentativité, quelles parts respectives faire aux cultures traditionnelles et aux formes plus novatrices ?

Ce sont toutes ces questions – et bien d’autres – qui seront traitées lors de l’université d’été des sciences sociales de USPC en septembre prochain. Ce type de problématique engage en effet des recherches dans la plupart des sciences humaines et sociales présentes dans les divers pôles. Science politique, histoire, sociologie, anthropologie, droit, économie sont quelques-unes des disciplines placées dans l’obligation de prendre en compte la réalité multiculturelle de nos sociétés. La responsabilité sociale des arts et les politiques de la culture, à travers les notions d’identité nationale ou communautaire, de représentation des minorités, de démocratie culturelle, de droits culturels, font l’objet d’un nombre croissant de recherches et de débats qui portent bien au-delà de la communauté universitaire. Des écrivains, artistes, responsables de structures culturelles, militants associatifs viendront apporter leur contribution à la réflexion collective. Objet transdisciplinaire, la question de la diversité culturelle est aussi transnationale et divers intervenants étrangers viendront témoigner de leur expérience en la matière.

À l’heure où, en France comme dans beaucoup de pays, la tendance semble être au repli nationaliste et aux crispations identitaires, où le « multiculturalisme » est – pour de bonnes et de mauvaises raisons – décrié, il semble utile, et même nécessaire, de faire entendre une voix différente, celle de l’ouverture, de la tolérance, de l’accueil, de l’intégration dans le respect – non inconditionnel – voire la promotion des différences. La diversité culturelle, si elle soulève un certain nombre de questions et de problèmes, est avant tout une richesse qu’il importe de valoriser.

Programme

Lundi 18 septembre

univ. Sorbonne-Nouvelle Paris 3 Amphithéâtre A

9h15 Accueil et allocutions de bienvenue

  • François Houllier, président d’USPC,
  • Carle Bonnafous-Murat, président de l’université de Paris 3 Sorbonne-Nouvelle,
  • Kathy Rousselet, préfiguratrice du pôle sciences sociales USPC,
  • Laurent Creton, vice-président Commission de la recherche et président du Conseil académique de Paris 3

9h45 présentation de l’université d’été 2017 par Laurent Martin (professeur à l’université de Paris 3)

10h Ouverture : conférence de Chérif Khaznadar (fondateur de la Maison des cultures du monde)

Des controverses intellectuelles et politiques sur la diversité culturelle et le multiculturalisme

Colloque animé par Laurent Martin : comment poser et penser les grandes catégories intellectuelles qui structurent le débat sur la diversité culturelle et le multiculturalisme ? Quels liens entretiennent-elles avec le champ des arts et des médias et avec les politiques culturelles ?)

  • 10h30 Pascal Blanchard (ACHAC)
  • 10h50 Angéline Escafré-Dublet (Lyon 2)
  • 11h10 pause
  • 11h30 Vincent Martigny (Ecole polytechnique / Sciences Po)
  • 11h50 James Cohen (univ. Paris 3)
  • 12h10 interventions du public
  • 12h30 fin de la matinée

12h30-14h : buffet

La question des représentations

Table-ronde animée par Claire Blandin : comment montrer la diversité culturelle ? Que montre-t-on, que cache-t-on ? Les minorités dites visibles sont-elles invisibles dans les arts et les médias ?

  • Catherine Kirchner (doctorante université Paris 3)
  • Mémona Hintermann (CSA, présidente du groupe de travail Diversité)
  • Erwan Ruty (rédacteur en chef du Journal officiel des banlieues)
  • Sylvie Chalaye (professeure de théâtre à l’université de Paris 3)
  • Marc Cheb Sun (directeur de la revue D’ailleurs et d’ici)

16h30-17h : pause

17h-19h : concert Lakhdar Hanou (oud oriental) / Jiang Nan (cithare chinoise)

19h-20h30 : cocktail

Mardi 19 septembre

Université Paris-Diderot (Paris 13e arrondissement) amphithéâtre Buffon

La mesure du problème

Colloque animé par Philippe Coulangeon : quels indicateurs pour la diversité culturelle dans les arts et médias ? Pourquoi la question des statistiques ethniques est-elle un tabou en France ? Faut-il des quotas et de la discrimination positive dans les arts et les médias ?)

  • Olivier Martin (professeur à l’université Paris 5 Paris-Descartes)
  • Olivier Thévenin (professeur à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle)
  • Loup Wolff (chef du DEPS, ministère de la Culture)
  • Patrick Simon (directeur de recherche à l’INED)
  • Jacek Rajewski (réseau Atana/Binoq, Fondation néerlandaise pour la diversité)

12h30-14h : buffet

La question des professionnels et de la formation

Table ronde animée par Laurent Fleury : les artistes et responsables culturels issus des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques se heurtent-ils à une discrimination à l’embauche dans les arts et les médias ? Comment lutter efficacement contre ces phénomènes ? L’enseignement supérieur spécialisé est-il une solution ? Les apprentis artistes qui bénéficient de tels dispositifs sont-ils retenus en raison de leurs qualités artistiques ou de leur qualité de représentants de minorités défavorisées que l’on veut favoriser ? Qu’est-ce qu’un artiste « non-blanc » pour reprendre l’expression employée par un certain nombre de voix militantes ?)

  • Duniému Bourobou (directrice des études de l’Ecole d’art dramatique de Saint-Etienne)
  • Said Berkane (délégué général adjoint à la Fondation Culture et Diversité)
  • Holta Hoxha-Carron (directrice générale de l’association « 1000 visages »)
  • Jacek Rajewski (réseau Atana/Binoq, Fondation néerlandaise pour la diversité)
  • Serge Saada (professeur associé à Paris 3, chargé de mission à l’association Cultures du cœur)
  • Catherine Jean-Joseph Sentuc (cofondatrice de l’Ecole Miroir)
  • Jalil Leclair (Collectif Décoloniser les arts)

16h30-17h : pause

17h-19h : Projection du film Ouvrir la voix d’Amanda Gay, présentation par Rachel Kahn

Mercredi 20 septembre

Université Paris 13 (Villetaneuse) amphithéâtre 4 UFR de Droit

Diversité culturelle et diversité linguistique

Colloque animé par Kaoutar Harchi : comment diversités culturelle et linguistique s’entrecroisent-elles ? Quelle place faire en France aux langues minoritaires ? La dénonciation du « français colonial » n’occulte-t-elle pas la part essentielle de l’acquisition du français dans l’intégration des immigrés ? Prend-en suffisamment en compte le français de la francophonie ? Qu’est-ce que serait une véritable politique de la traduction ?)

  • Marcel Courthiade (maître de conférence à l’INALCO)
  • Penda Diouf (auteure, directrice de la médiathèque Ulysse, au Franc-Moisin, et cofondatrice de « Jeunes textes en liberté)
  • Valérie Baran (directrice du Tarmac)
  • Michael Spanu (sociologue doctorant à l’université de Lorraine)
  • Gaid Evenou (délégation générale à la langue française et aux langues de France)

12h30-14h : buffet

La question de la programmation et de la diffusion

Tables rondes animées par Claire Blandin et Gérôme Guibert : quelle place est faite aux arts et cultures du monde par les institutions artistiques, médiatiques, culturelles ? Comment le multiculturel ou l’interculturel traverse-t-il les pratiques de création et de diffusion développées par les artistes et les institutions artistiques et culturelles ? Quelles parts respectives faire aux cultures traditionnelles et aux formes plus novatrices ?)

  • Marie Descourtieux (directrice des Affaires culturelles de l’Institut du Monde arabe)
  • Bérénice Saliou (Directrice artistique, culturelle et scientifique de l’Institut des cultures d’Islam)
  • Salah Amokrane (TactiKollectif)
  • Seb Seb (artiste)
  • Raffaella Russo-Ricci (responsable adjointe du service éducatif du Musée d’art et d’histoire du judaïsme)
  • Marie Sonnette (maîtresse de conférence à l’université d’Angers)

16h30-17h pause

17h-19h : Sebseb (poésie slam)

Jeudi 21 septembre

Paris 3 Amphithéâtre Durkheim

Espaces : du quartier à l’Europe

Colloque animé par Christine Manigand :du quartier à l’Europe et au monde, quels espaces, quelles échelles pour penser la diversité culturelle ? Quelles interactions entre les institutions culturelles et leur environnement urbain ? Les banlieues sont-elles le creuset où se forge l’avenir de la culture française ? Quel peut être le rôle des politiques publiques des villes, des États ou de l’Union européenne pour promouvoir la diversité culturelle ?)

  • Françoise Taliano-des-Garets (professeure à l’IEP Bordeaux)
  • Anne-Marie Autissier (maîtresse de conférence à l’université de Paris 8)
  • Karine Gloanec-Maurin (haute fonctionnaire en charge de la diversité au ministère de la Culture et de la communication)
  • Jean-Philippe Ruiz et Anita Helpiquet (festival de la diversité au Luxembourg / Centre de liaison des associations d’étrangers CLAE)

12h30-14h : buffet

Culture et migrants : la question des publics, des pratiques et de la participation

Table ronde animée par Bruno Péquignot : quelle place faire aux pratiques culturelles et artistiques des populations, notamment issues de l’immigration ? Comment mieux associer les habitants au travail des institutions culturelles ? Comment toucher les publics qui demeurent en marge de l’institution culturelle ? La participation peut-elle aller jusqu’à la co-création de propositions artistiques ?)

  • Yann Lévêque (étudiant univ. Paris 3)
  • Nicaise Wegang (doctorante univ. Paris 3)
  • Christophe Blandin-Estournet (directeur du théâtre de l’Agora à Evry)
  • Luc Gruson (chargé de mission sur la culture et les arts au service de l’accueil des migrants)
  • Ksenija Konopeck (Borderland Centre Pologne)
  • Elsa Lauga-Mouledous (La Cimade / festival Migrant’scène)

16h30-17h : pause

17-19h : Lectures/écritures

  • Kaoutar Harchi Je n’ai qu’une langue, et ce n’est pas la mienne (Pauvert/Fayard 2016)
  • Anna Moï le Venin du papillon (Gallimard 2017)
  • Nathacha Appanah Tropique de la violence (Gallimard 2016)
  • Sabine Wespieser (éditrice)

Vendredi 22 septembre

Paris 3 Amphithéâtre D 03

Temps : Histoire, mémoire et patrimoine

Colloque animé par Laurent Martin : comment les institutions muséales et patrimoniales traitent-elles la question de la diversité culturelle ? Comment penser et montrer l’articulation de l’histoire et de la mémoire de l’immigration ? Sont-elles nécessairement conflictuelles ? Pourquoi n’existe-t-il pas en France de musée de la colonisation ?)

  • Octave Debary (anthropologue, univ. Paris 5)
  • Evelyne Ribert (sociologue, CNRS/EHESS)
  • Hélène Hatzfeld (politologue, Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement-UMR CNRS 7218)
  • Stéphane Malfettes (chef du service de coordination et de la programmation culturelle du Musée de l’Immigration) 

12h30-14h : buffet

La question de la transmission

Table ronde animée par Alain Pierrot : quel rôle peuvent jouer les institutions éducatives dans la valorisation des différences et dans la transmission de la mémoire des diverses communautés qui composent la France ? Quels programmes peuvent-ils être mis en place pour faciliter l’interculturalité ? Quelle place faire à la diversité culturelle dans la construction d’une culture commune ?)

  • Marjorie Nakache et Kamel Ouarti (Studio théâtre de Stains)
  • Ana Azor Lacasta (Migrar es cultura au musée de l’Amérique à Madrid)
  • Olivier Cogne (directeur du Musée dauphinois)
  • José Alcantud (professeur d’anthropologie sociale à l’université de Grenade)
  • Amar Nafa (Association Génériques)
  • Gilles Delebarre (chargé du programme DEMOS à la Philharmonie de Paris)

16h30-17h : pause

17h-19h : Présentation de la Compagnie Tamérantong par Christine Pellicane et son équipe : 25 ans de travail artistique, culturel, social et politique dans les quartiers

19h-20h30 Cocktail

Contact

laurent.martin@sorbonne-nouvelle.fr

Comité scientifique

Président Laurent Martin (univ. Sorbonne-Nouvelle Paris 3)

  • Claire Blandin (univ. Paris 13),
  • Philippe Coulangeon (CNRS/Sciences Po),
  • Laurent Fleury (univ. Paris-Diderot Paris 7),
  • Gérôme Guibert (univ. Sorbonne-Nouvelle Paris 3),
  • Christine Manigand (univ. Sorbonne-Nouvelle Paris 3),
  • Bruno Péquignot (univ. Sorbonne-Nouvelle Paris 3),
  • Alain Pierrot (univ. Paris-Descartes Paris 5).

Comité d’organisation

  • Kaoutar Harchi,
  • Catherine Kirchner,
  • Yann Lévêque,
  • Laurent Martin,
  • Camille Mérité,
  • Malcolm Théoleyre,
  • Nicaise Wegang.

Lieux

  • Université de Paris 3 Sorbonne-nouvelle, site Censier, amphi B | Université de Paris 7 diderot, amphi Buffon | Université Paris 3, amphi durkheim | Université Paris 3, site Censier amphi d 03 – 13 rue Santeuil | 15 rue Hélène Brion | 14 rue Cujas
    Paris, France (75005 | 75013)
  • Université Paris 13 campus villetaneuse, amphi 4 – 99 avenue Jean-Baptiste Clément
    Villetaneuse, France (93430)

Dates

  • lundi 18 septembre 2017
  • mardi 19 septembre 2017
  • mercredi 20 septembre 2017
  • jeudi 21 septembre 2017
  • vendredi 22 septembre 2017

Fichiers attachés

Mots-clés

  • culture, immigration, diversité, multiculturalisme, minorité, art, média

Contacts

  • Laurent Martin
    courriel : laurent [dot] martin [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr
  • Camille Mérité
    courriel : universitedeteuspc [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l’information

  • Laurent Martin
    courriel : laurent [dot] martin [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le modèle français de politique culturelle en question », Colloque, Calenda, Publié le lundi 04 septembre 2017, http://calenda.org/414701

 

 

RENCONTRE aux BEAUX-ARTS de PARIS

L’occasion  pour   Ernest BRELEUR d’éclairer le public sur   sa   démarche  un  public intéressé  et   attentif. Entrer dans son  style d’expression,  c’est épouser la modernité avec la féminité comme mobile de   cette    créativité  en  effervescence.

Aux questions  posées dans   son  rapport  à  l’Afrique à l’esclavage  ou  au  colonialisme,  je  doute qu’il ait   satisfait dans   ses  réponses à   la  curiosité qu’inspire  ses  oeuvres. D’ailleurs il  n’y  a aucune   référence   à l’Afrique et   sans  devoir y trouver nécessairement  quelqu’indice   de  cette   problématique fondamentale propre  à  cette   histoire,  on  a  du mal à  croire   que le « dépassement  des  racines » ou  de la  victimisation suffirait  à l’Etre pour  baigner   dans   une   sérénité que   ni  les  racines du passé ,  ni   l’angoisse  de  l’avenir   ne viendraient   troubler.

Certes  le  parcours  de   chacun façonne l’esprit avec  lequel on  avance, et   la  diversité même  de  ces  expressions témoigne  de  la  liberté qui  enrichit les univers d’une  humanité dans  ses multiples existences.

(photos   Lp.Consel  et  C.Griffard)

 

NB.voir aussi les autres pages réservées  à  E.Breleur

Galerie

Les semaines culturelles de l’U.N.E.S.C.O

© Groupe africain auprès de l’UNESCO

22-24/05 | Célébration

Semaine africaine

« La jeunesse, notre capital »

De 10 à 18 heures, salles Miró, des pas perdus, I, IV et Piazza

Programme et invitations :
dl.benin@unesco-delegations.org   

Responsable : Groupe africain auprès de l’UNESCO

La Semaine africaine, dédiée à la réflexion, à l’échange intellectuel, met aussi à l’honneur la diversité du patrimoine culturel et artistique de l’Afrique. L’édition 2017, tout en restant fidèle à ses rendez-vous incontournables – exposition-vente d’objets d’art et de peintures contemporaines, stand de publications, projection d’un long métrage (Tourbillon à Bamakode Dominique Philippe), animations culturelles – s’étoffe avec une large réflexion autour de son thème consacré à la jeunesse, abordé sous plusieurs angles sur deux matinées (mardi et mercredi). Les contes, la mode (défilés de jeunes créateurs) et la musique (concerts de Patricia Essong et du groupe Nouvelle Aube) ont aussi la part belle dans ce programme écourté par le pont de l’Ascension. Un atelier masque, peinture faciale, danse africaine et percussions accueillera les enfants mercredi, de 10 heures à midi.

Tous droits réservés

29/05-02/06 | Célébration

Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes

« Ensemble pour Haïti »

De 10 à 18 heures, salles Miró, hall Ségur et salle IV

Programme et invitations : dl.mexique@unesco-delegations.org

Responsable : Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO

À l’instar de la Semaine africaine, la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes célèbre aussi le patrimoine culturel, mais celui des 33 pays qui constituent le Groupe de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO. Un rendez-vous qui se veut festif, tourné vers Haïti cette année. Autour d’une exposition qui mettra en lumière artistes contemporains, artisanat et patrimoine mondial, musiques, danses et défilés de costumes traditionnels rythmeront les débuts d’après-midi (à partir de 13 heures), lundi, mardi, mercredi et vendredi. Mariachis, rumba, tango argentin, entre autres, sont au programme.

JOURNEE MONDIALE DU LIVRE à l’UNESCO

Lire l’Afrique !  Read Africa!

De 13h à 17h30, venez découvrir des maisons d’édition, rencontrer des libraires et participer à des animations autour de la littérature africaine

Ateliers de 13h à 17h30, foyer de la salle I :

  • Présentez votre livre préféré d’un auteur africain à d’autres passionnés de littérature. Animé par Read! Club de lecture des auteurs Afro
  • Wax ton livre ! : apportez votre livre préféré ou votre carnet et faites-le recouvrir de tissu africain wax ! Atelier animé par AWAXLAND, Créateur d’objets en tissu
  • Découvrez 5 langues africaines, le lingala, le swahili, le kikongo, le tshiluba et le lari grâce à une application pour smartphone et tablette ainsi que des livres dédiés à la jeunesse Atelier animé par Alpha Mobe, éditrice

Animations de 13h à 17h30, foyer de la salle I

  • Découvrez la dynamique Conakry, Capitale mondiale du livre 2017, à travers son patrimoine culturel
  • Parcourez le magazine d’art de vivre MOYI, et laissez-vous inspirer par la créativité des designers africains

Spectacles de 13h15 à 17h30, salle II :

  • 13h15 à 14h15 : Venez écouter « Kongo Square » la performance jazz, chantée et contée d’Helmie Bellini, accompagnée des artistes slameuses, Ella Kinzonzi et Harmonie Dodé  et sillonnez les routes envoûtantes du Congo au Bénin, jusqu’aux origines des racines africaines de la Nouvelle-Orléans
  • 15h30 à 16h30 : Voyagez à travers les « Contes des sages berbères », ballade à la gloire du féminin narrée par Malika Halbaoui au son du violon et de l’oud électro-acoustique interprété par Mokrane Adlani
  • 16h45 à 17h30 : Laissez-vous conter des histoires traditionnelles par Mohamed Sylla

Tables rondes de 14h à 17h15, salle IV :

Rencontrez et échangez avec des auteurs africains autour des thèmes suivants :

14h-15h30 : Regards croisés sur l’Afrique littéraire d’aujourd’hui en présence de :

  • Christian Abegan, Chef et auteur de Patrimoine culinaire africain
  • Sophia Ammad, auteure de Ils ont honoré la patrie, Algérie des poètes et des guerrières
  • Kidi Bebey, auteure de Mon royaume pour une guitare
  • Sonia Houenoude, auteure de la bande-dessinée Gbéhanzin
  • Jussy Kiyindou, auteur de Quand tombent les lumières du crépuscule
  • Mohamed Mbougar Sarr, auteur de Terre Ceinte
  • Modérateur : à confirmer

15h45-17h15 : Femme africaine, source d’inspiration littéraire en présence de :

  • Hemley Boum, auteure de Les Maquisards
  • Selma Guettaf, auteure de Les Hommes et Toi
  • Yves Berthrand Nguyen Matoko, auteur de Les Petits Grains de sable.
  • Fathia Radjabou, auteure de Je ne sais pas quoi faire de ma vie…
  • Michelle Tanon-Lora, Ecrivaine-conteuse/Enseignante, chercheuse
  • Modératrice : Dominique Loubao, Présidente de l’association La Plume Noire et Directrice du Prix Senghor

Une séance de dédicaces sera organisée à partir de 17h15.

Maisons d’édition présentes de 13h à 17h30, foyer de la salle I :

JOURNEES D’ETUDE : EMOTION et ESCLAVAGE au Domaine de la Pagerie

Des journées d’étude en Martinique, au domaine de la pagerie, autour de « L’ émotion et l’ esclavage », à suivre (en anglais) !
Programme de l’émotion et de l’esclavage
Domaine de la pagerie, Martinique, janvier 2017

Vendredi 6 janvier
9:30-10:00 Bienvenue, présentation du programme et de la présentation ronde, Madeleine Dobie
10:00-11:30 séance 1 sentiments intimes, présentation par laprésidente madeleine dobie
Hélène enreinages birkeli : L’affectif après-vie de l’esclavage dans les photographies de Saint -.. Croix, 1905-1910
Jennifer L. Palmer :: L’intimité interracial dans l’Atlantique Français du dix-huitième siècle
Sasha Turner : L’inconnu et l’oubli : le chagrin maternel et l’archive de l’esclavage
11:30-12:30 déjeuner
12:30-14:15 séance 2 la politique des émotions, Président Karen Margrethe Simonsen
Margaret Crosby-Arnold :  » L’esclavage, » la politique d’identité et les blocs de vote dans les États-Unis d’
Lawrence T. Argument : L’argument esclavagisme comme un appel émotionnel dans le antebellum sud
Myriam Cottias : pour rembourser les sentiments : un micro-histoire de l’indemnité en Martinique (au Xixe siècle)
15:00-17:00 visite guidée de la pagerie

Samedi, janvier 7
9:00-10:45 SESSION 3 de la commission de la peur, Président Mads Anders Baggesgaard
Kathleen Hilliard : L’esclavage, le capitalisme et l’émotion : rupture des obligations en 1865 et 1866
Jonas Ross Kjærgaard : perdre le paradis : La Révolution haïtienne et l’imagination gothique au début du Xixe siècle
Erin Dwyer : les cœurs empoisonnés : la peur, le poison et l’esclavage dans le monde de l’atlantique
11:00-12:45 session 4 Styles et formes d’émotion, chaise Myriam Cottias
Sarga Moussa : un abolitionnistes abolitionnistes : L’expérience de l’est et l’engagement politique à Lamartine (1835).
Christina Kullberg : expression de l’émotion : discours des esclaves dans les nouveaux voyages de Jean-Baptiste Labat aux îles de l’Amérique
Inge Dornan : « quoi qu’ il soit inhumain et injuste, de »: la rhétorique de l’émotion dans les débats parlementaires britanniques sur le commerce transatlantique des esclaves, c. 1780-1807.
12:45-13:45 déjeuner
13:45-15:30 session 5 du sentiment d’avoir une incidence sur le président jakob ladegaard
Karen-Margrete Simonsen : Affecter et politique à Sab, un roman cubain de gertrudis gómez de avellaneda
Madeleine Dobie : L’esclavage, la race et l’atteinte à Gustave de Beaumont, ou l’esclavage aux États-Unis
Lynn Festa : L’esclavage, la sentimentalité et la suppression des effets
15:45-16.55 Séance 6 sympathie et mémoire, présidente de la présidente Jennifer Palmer
Annette Joseph-Gabriel : L’émotion hommes dans les récits abolitionnistes du Xixe siècle
Cheikh Sene : Gorée dans le commerce des esclaves de l’Atlantique et l’esclavage à sénégambie : quand le grâce de la prime sur la droite.
20:00 dîner en ville

Dimanche, janvier 8
9:00-9:45 Atelier sur le projet de publication, Président Mads Anders Baggesgaard
10:00-10:45 Atelier : au-delà du sentiment, président de la Présidence Lynn
11:00-11:45 Atelier : L’esclavage et le « Tour affectif » en historiographie, président de la présidente madeleine dobie
11:45-12:00 résumé, Karen-Margrethe Simonsen
12:00-13:00 déjeuner et au revoir

NOS CHERCHEURS ONT LA PAROLE…

Esclavage : notre besoin d’en parler quitte à parfois ressasser, est aussi une stratégie de survie.

Publié le 27/10/2016 à 07:03, mis à jour le 27/10/2016 à 07:14
MARTINIQUE 1ÈRE Historiens, psychiatres, généticiens, anthropologues et sociologues poursuivent aujourd’hui encore (27 octobre), à Schoelcher, leurs réflexions sur la dimension psychologique des conséquences de la traite et de l’esclavage des Noirs.

Ce colloque sur l’impact psychologique de l’esclavage, est aussi celui des paradoxes. Ce ne sont pas les scientifiques qui ont lancé le débat, mais les écrivains et les artistes en général, représentés par Patrick Chamoiseau.
L’écrivain martiniquais s’est exprimé sur l’influence de l’esclavage dans la littérature poétique, en se référant à deux grandes figures : Aimé Césaire et Édouard glissant. Ces deux auteurs ont trouvé dans le traumatisme esclavagiste, une source d’inspiration exhaustive, ce qui a donné naissance notamment, au « Cahier d’un retour au pays natal » ou au « Discours antillais« .

Les intervenants l’ont également souligné : les arts et la culture ont beaucoup contribué à notre émancipation, tout comme l’instruction. Mais s’il y a bien eu émancipation de nos populations, il y a aussi des traumatismes du fait de l’esclavage. Selon les chercheurs, l’impact sur nos sociétés modernes est bien réel, même s’il varie selon les zones géographiques. Notre besoin de parler de l’esclavage est aussi une stratégie de survie…
On ne peut pas comparer la situation aux Antilles avec celles des États-Unis ou du Brésil par exemple. Mais il y a tout de même un point commun fondamental. L’esclavage et la traite négrière ont contribué à la création du concept de race, jusqu’à présent inexistant et à la domination du blanc sur le noir.

Nous ne souffrons pas des mêmes symptômes que nos ancêtres esclaves, frappés par l’anxiété, la dépression, la torpeur ou l’amnésie. Mais notre besoin d’en parler quitte à parfois ressasser, est aussi une stratégie de survie et de résistance, à un traumatisme séculaire et insidieux, qui a pris ses racines dans le code noir en 1685.

Rassembler des compétences pluridisciplinaires
Ce colloque scientifique international, a débuté hier matin (26 octobre) dans un hôtel du quartier la Batelière (Schoelcher). Il rassemble des scientifiques et des historiens qui échangent sur les conséquences psychologiques et traumatiques de l’esclavage grâce à l’association First Caraïbes présidée par le professeur Aimé Charles-Nicolas.
« Comment la mauvaise image de soi a-t-elle été inculquée ? Quel rapport avec l’esclavage ? Comment aider « ceux qui ne se consolent point de n’être pas à la ressemblance de Dieu mais du diable » ? Il n’est pas rare en effet, que dans ces pays qui furent des terres d’esclavage, les psychiatres expliquent certains symptômes de leurs patients par les traces de l’esclavage », souligne Aimé Charles-Nicolas.

« Mais comment construire un corpus scientifique des conséquences psychologiques de la mise en esclavage ? Il est alors apparu indispensable de faire se rencontrer pour la première fois historiens, psychiatres, généticiens, anthropologues et sociologues pour échanger sur cette question loin de toute posture victimaire« , insiste-t-il.

Christine Cupit

JOURNEE MONDIALE de la PHILOSOPHIE

Message de Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

Cette année, nous célébrons la Journée mondiale de la philosophie au lendemain de la Journée internationale de la tolérance. Cette coïncidence est profondément significative tant la tolérance et la philosophie sont liées. La philosophie se nourrit du respect, de l’écoute et de la compréhension de la diversité des opinions, des réflexions et des cultures qui enrichissent notre manière d’être au monde. Comme la tolérance, la philosophie est un art de vivre ensemble, dans le respect des droits et des valeurs communes. Elle est une capacité à voir le monde à travers un œil critique, informé du regard des autres, fortifié par la liberté de pensée, de conscience et de croyance.

  …la philosophie est davantage qu’une discipline académique ou universitaire – c’est une pratique quotidienne qui aide à vivre mieux, et plus humainement. 

Irina Bokova
Directrice générale de l’UNESCO

Pour toutes ces raisons, la philosophie est davantage qu’une discipline académique ou universitaire – c’est une pratique quotidienne qui aide à vivre mieux, et plus humainement. L’interrogation philosophique, dès le plus jeune âge, s’apprend et se perfectionne, comme une clé essentielle pour animer le débat public et défendre l’humanisme, si malmené par la violence et les tensions du monde. Elle n’offre aucune solution prête à l’emploi, mais une quête perpétuelle pour interroger le monde et tenter d’y trouver sa place. Sur ce chemin, la tolérance est à la fois une vertu morale et un outil pratique de dialogue. Elle n’a rien à voir avec le relativisme naïf qui prétend que tout se vaut : c’est une exigence individuelle d’écoute, d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un engagement résolu à défendre des principes universels de dignité et de liberté.

L’UNESCO célèbre cet année les anniversaires de deux éminents philosophes, Aristote et Leibniz, qui ont contribué au développement de la métaphysique et de la science, de la logique et de l’éthique. Ils avaient en commun, à quelques siècles d’écart et dans des contextes culturels très différents, de placer la philosophie au cœur de la vie publique, comme un élément central d’une vie digne et libre. A notre tour célébrons cet esprit, osons ouvrir des espaces pour la pensée libre, ouverte et tolérante. Sur la base de ce dialogue, nous pourrons construire une coopération plus forte entre les citoyens, les sociétés et les états, comme fondement durable de la paix.

RADIO DES NATIONS UNIES

POURQUOI CÉLÉBRER LA PHILOSOPHIE ?

En célébrant la Journée mondiale de la philosophie chaque année, le troisième jeudi de Novembre, l’UNESCO souligne la valeur durable de la philosophie pour le développement de la pensée humaine, pour chaque culture et pour chaque individu.

« Face à la complexité du monde actuel, la réflexion philosophique est d’abord un appel à l’humilité, à la prise de recul et au dialogue raisonné, pour construire ensemble des solutions aux défis qui nous dépassent. Elle est le moyen privilégié de former des citoyens éclairés, prémunis contre la bêtise et les préjugés. Plus les difficultés sont grandes, plus la philosophie est utile pour donner du sens aux questions de la paix et du développement durables. »

Irina Bokova
Directrice générale de l’UNESCO

Trois jours et une nuit pour célèbrer la philosophie à l’UNESCO
A l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie, l’UNESCO organise une série d’événements du 16 au 19 novembre pour célébrer cette discipline en donnant à voir sa créativité et sa diversité. Point d’orgue de ces manifestations : une nuit entière consacrée à la philosophie au siège de l’Organisation le 18 novembre.
Les 16 et 17 novembre, l’UNESCO accueillera la 15e édition des Rencontres internationales sur les nouvelles pratiques philosophiques, en partenariat avec l’association Philolab. Ce rendez-vous annuel est l’occasion d’ouvrir la philosophie à un large public, en dehors de ses espaces et modes d’expression traditionnels. Des ateliers sont notamment prévus avec des enfants et des adolescents ainsi que des tables-rondes sur des thèmes tels que les villes philosophes ou la formation à la philosophie.
Une table-ronde intitulée « Parler haut et fort, ensemble pour la tolérance » aura lieu le 17 novembre de 14 à 17h00 (Salle II). Elle portera sur les problématiques philosphiques liées au concept de tolérance.
Du 18 au 19 novembre de 19h00 à 7h00, l’UNESCO ouvrira ses portes à l’occasion d’une nuit de la philosophie (Programme). Concerts, spectacles de danse, représentantions théâtrales, débats, lectures et conférences mobiliseront 24 artistes et 45 philosophes venus du monde entier parmi lesquels entre autres Paul Boghossian, Barbara Cassin, Vincent Descombes, Maurizio Ferraris et Frédéric Nef.

Ce qu’il faut retenir du colloque…

UNE  ETAPE  VIENT  D’ÊTRE  FRANCHIE……

Adams KwatehMercredi 02 novembre 2016
Conséquences de l'esclavage : une étape est franchie
La question des réparations abordée par Moussa Alo Iyé, responsable à l’UNESCO de La Route des esclaves.
Avec une participation de centaines de personnes par jour en Martinique, puis en Guadeloupe, le colloque scientifique international sur l’impact psychique de l’esclavage a tenu le pari en terme de fréquentation et de pistes de réflexion pour l’avenir. « Bilan plutôt satisfaisant » , se réjouit le professeur Aimé Charles-Nicolas, président de l’association First Caraïbes, initiatrice de la rencontre.
*
Ce sont les chercheurs de neuf pays d’Afrique, d’Europe et des Amériques qui se sont retrouvés les 26 et 27 octobre en Martinique et le 28 octobre en Guadeloupe, à l’initiative de l’association First Caraïbes. Au menu de leur rencontre, une interrogation : « L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ? » Une première dans nos pays, car les travaux ont été pluridisciplinaires, en plus de sa tenue en Guadeloupe et en Martinique. Le Mémorial ACTe, à Pointe-à-Pitre, a accueilli le dernier jour du colloque devant les responsables politiques, culturels et associatifs de l’archipel.
Deux jours plus tôt, une vingtaine d’intervenants, composés d’historiens, de psychiatres, de généticiens ou de psychologues, a alimenté la rencontre en Martinique. Ici comme en Guadeloupe, la première question pointée du doigt a été l’existence reconnue unanimement du traumatisme dans les populations dont les ancêtres ont subi l’esclavage. Le phénomène se manifeste de multiples manières démontrées dans des observations cliniques et des recherches aussi bien aux Etats-Unis qu’en Jamaïque. Le docteur Edwin Nicols, venu des Etats-Unis, 85 ans, a insisté sur « l’héritage psychologique » qui frappe les Afro-descendants
.
Pour déceler les mécanismes et les ramifications qui subsistent encore, des spécialistes ont fait référence aux travaux du Martiniquais Frantz Fanon, considéré comme le précurseur de la psychiatrie dans les sociétés post-esclavage. De l’intériorisation de l’infériorité aux addictions et la sur-représentation des Noirs dans les faits de violences aux Etats-Unis, le colloque a abordé aussi le cas des Afro-descendants au Brésil, le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888.
« L’esclavage, à plusieurs égards, a continué dans le présent » , a déploré une universitaire brésilienne. « Et ni nous brisions le cycle de l’infériorisation ou de la supériorisation des uns sur les autres, nous aurions la plus grande révolution planétaire » , a souhaité le docteur Benjamin Bowser.
.
Le colloque suivi attentivement par les élus et les représentants de la société civile…
« OUI, IL Y A TRANSMISSION, MAIS TOUT EST RÉVERSIBLE »
Aucune question n’a été éliminée, y compris celle sur les réparations. En Guadeloupe, elles ont été abordées à la fois sous l’angle des demandes faites par des associations comme le MIR (le Mouvement international pour les réparations) et des réponses données par des états au statut des Afro-descendants. Le débat a montré que les réparations ne forment pas un bloc unique et que la première des réparations est l’enseignement de l’histoire de l’Afrique et les formes de mise en esclavage.
Par ailleurs, les mesures d’accompagnement économique ont été soulignées par des intervenants et l’assistance, mais il ne s’agit nullement de réparations pécuniaires. L’accès à la terre et la préservation des lieux de résistance comme les Kilombos au Brésil ont été mentionnés parmi les possibilités de faire disparaître « la discrimination systémique » .
La question de la transmission du traumatisme qui suscite des interrogations a été traitée par la chercheuse suisse Ariane Giacobino. « Oui, il y a transmission, mais tout est réversible » , observe-t-elle. Dès lors comment faut-il le dépasser ? En Jamaïque, l’introduction des expressions culturelles dans les écoles a réconcilié les enfants avec leur passé. Le parallèle a été tout de suite fait par le professeur Aimé Charles-Nicolas et Ariane Giacobino avec les dessins et peintures réalisés par des élèves des écoles du Lamentin, Fort-de-France et Lamentin sur leur vision de l’esclavage.
Cette manifestation s’est tenue mardi dernier au Domaine de La Pagerie en partenariat avec Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On vise donc l’avenir pour avoir une mémoire apaisée dans la longue marche vers « la réconciliation » , selon Aimé Charles-Nicolas.
Le premier colloque sur les traumatismes liés à l’esclavage est appelé à se reproduire sous diverses formes, par exemple des conférences-débats entre les professionnels du secteur sanitaire et social et les historiens ou les psychologues. Les participants ont décidé également d’aller plus loin en créant un observatoire dont la forme n’est pas révélée.
ILS ONT DIT
Aimé Charles Nicolas, président de l’association First Caraïbes : « Ce colloque n’est pas une conclusion »
Aimé Charles-Nicolas, clôturant le colloque en Guadeloupe, tire un bilan satisfaisant.
« Nous avons établi des faits psychiques, politiques ou psychiatriques. Donc nous pouvons dire que les voies sont ouvertes pour une auto-réparation personnelle et aussi une réparation collective. Il y a un impact du traumatisme de l’esclavage sur nos populations, voire toute la planète. Il faut donc poursuivre le travail personnel et collectif, car ce colloque n’est pas une conclusion, mais il permettra de revenir par des séminaires et poursuivre des discussions. »
Gilbert Pago, historien co-organisateur du colloque : « La rencontre a eu un véritable écho »
« C’est un triomphe en matière de fréquentation et de contenu. En Martinique et en Guadeloupe, une moyenne de 1000 personnes ont assisté par jour au colloque. Rapporté à la population française, c’est l’équivalent de 100 000 personnes. Donc la rencontre a eu un véritable écho. Les participants ont abordé des thèmes importants et veulent aller plus loin.
Contrairement à ce l’on pourrait penser, les sujets sont porteurs et attendent d’être développés dans un cadre interdisciplinaire. »

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En  attendant   l’édition  des  actes  du  colloque,  retrouvez  les  différentes  interventions en  Martinique  et  en  Guadeloupe  sur  le  site  : WWW.CIPHAGE/HOME/REPLAY

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