L’USAGE DES CATEGORIES RACIALES EN OUTRE-MER – 15 Mai 2018

 Silyane LARCHER, Fanny MALEGUE et Benoît TREPIED

Silyane Larcher (URMIS, CNRS), « Citoyenneté et fabrique de la ’race’ durant la période post-esclavagiste aux ’vieilles colonies’ (1848-1890) »

Si en vertu du principe révolutionnaire d’universalité des droits du citoyen, l’abolition de l’esclavage par la Seconde République en 1848 a institué la pleine égalité civile et politique entre citoyens (masculins) de la métropole et ex-esclaves des « vieilles colonies » de plantation, l’égalité civique n’a pas pour autant impliqué la pleine inclusion de ces derniers dans la « communauté des citoyens » (Dominique Schnapper, 1994). La citoyenneté française (droits civils et droits politiques) s’est en effet accompagnée aux Antilles (mais aussi en Guyane et à la Réunion) d’un régime législatif dérogatoire au droit commun. Ces « colonies de citoyens » (Laurent Dubois, 2004) furent régies par un régime juridique les plaçant en dehors des lois applicables en métropole. Quelle « pensée d’État » permit de faire tenir ensemble l’articulation improbable entre égalité civique et exception ? La division de l’égalité qui fonda une mise à l’écart des égaux ou une « altérisation » des citoyens des colonies post-esclavagistes s’est articulée dans la longue durée à une politisation des héritages historiques et anthropologiques des personnes originaires des îles à sucre. En abordant l’histoire de la citoyenneté française à partir de sa marge coloniale caribéenne, on observe ainsi qu’elle ne fut pas toujours unitaire ni abstraite : elle s’est articulée à une fabrique de la race. La logique de racisation par laquelle s’opéra la coupure entre Français de la métropole et Français des « vieilles colonies » anciennement esclavagistes ne se comprend pas simplement en termes coloristes, mais plutôt en termes « civilisationnels » – dirions-nous aujourd’hui en termes « culturels ».

Fanny Malègue (EHESS, INED), « ’Qu’on ne s’étonne plus de voir répéter si souvent un dénombrement des esclaves et des animaux’ : recenser la population dans un empire colonial esclavagiste, Antilles, 1763-1804 »

Alors que la France métropolitaine n’est pas recensée in extenso avant l’ère napoléonienne, des recensements sont réalisés de manière minutieuse et très régulière sur les territoires ultra-marins, et ce, dès le début de l’expansion coloniale. Dès 1635, et avant même que la domination coloniale ne soit effective, ou que des populations aient été envoyées, les instructions données aux membres de la compagnie à charte chargée de coloniser les Isles mentionnent l’ordre d’effectuer un recensement annuel de la population. Le recensement semble dès lors accompagner la construction de l’Empire et l’imposition de la colonialité. Le but de cette communication sera d’explorer cette hypothèse à travers une circulation dans le temps et dans l’espace, des origines du premier Empire colonial à son crépuscule, des colonies antillaises à la Corse, de l’Ancien Régime à l’Empire napoléonien. L’analyse sera aussi aiguillée par la diversité des terrains recensés où l’esclavage n’est pas partout appliqué. Comment s’articule la pratique du recensement à l’imposition de la domination coloniale et impériale et au maintien de l’esclavage ?

Benoît Trépied (IRIS, CNRS), « Les statistiques ethniques en Nouvelle-Calédonie : enjeux d’une exception républicaine »

La Nouvelle-Calédonie est à ce jour le seul territoire de la République française autorisé à produire des statistiques ethniques. Lors des recensements de population réalisés tous les cinq ans, les personnes recensées doivent répondre à une question sur leur appartenance « communautaire » en cochant une (ou, depuis 2009, plusieurs) des neuf cases proposées ; elles peuvent aussi écrire un commentaire après avoir coché la case « Autres ». Ma présentation a pour objectif d’expliquer les raisons de cette exception républicaine et d’ouvrir des pistes de réflexion sur les enjeux et tensions qu’elle soulève. Ce dispositif s’inscrit d’abord dans la continuité administrative d’une technique d’identification des populations élaborée sous l’ère coloniale et prend tout son sens à l’aune du type bien spécifique de colonisation (dite de « peuplement ») qu’a connue la Nouvelle-Calédonie au sein de l’empire français. En outre, les questions communautaires du recensement calédonien sont aujourd’hui constituées en un outil-clé d’évaluation du processus de « décolonisation progressive » qu’expérimente la Nouvelle-Calédonie depuis 20 ans et que le référendum d’autodétermination du 4 novembre 2018 est censé clôturer. Enfin, la possibilité offerte depuis 2009 de cocher plusieurs cases, qui résulte d’une longue mobilisation collective locale, a transformé les représentations dominantes de la population de l’archipel en donnant une visibilité inédite aux personnes auto-identifiées comme « métisses », ce qui n’est pas sans conséquences sur les termes du débat politique entre indépendantistes et anti-indépendantistes.

Discutante : Sarah Mazouz (CERAPS, CNRS)

14-17h, salle Alfred Sauvy, INED: 133, boulevard Davout, 75020 Paris

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UNIVERSITE D’ETE 2018

DE QUOI L’ESCLAVAGE EST-IL LE NOM? (XV-XXIe siècle)
Coordination : António DE ALMEIDA MENDES (Université de Nantes/Institut d’études avancées de Nantes), Krystel GUALDÉ (Château des Ducs de Bretagne)
Organisation : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), Château des Ducs de Bretagne, Institut d’études avancées de Nantes (ANR, programme « Investissements d’avenir » réf. ANR-11-LABX-0027-01), Programme STARACO (Statuts, Races et Couleurs dans l’Atlantique, Université de Nantes, Région des Pays-de-la-Loire), EA1163 (CRHIA, Université de Nantes).
Collaboration: Académie de France à Madrid (Casa de Velázquez), Centre international de recherches sur les esclavages et les post-esclavages (USR CIRESC), Projet européen SLAFNET « Slavery in Africa : A Dialogue between Europe and Africa ».
Lieu : Château des Ducs de Bretagne, Nantes (France) Dates : 25-28 juin 2018
Date limite d’inscription : 12 avril 2018 (13h, heure de Madrid)
Présentation
Le mot « esclavage » montre aujourd’hui ses limites pour définir une réalité que l’on tend à qualifier d’universelle. Les recherches conduites depuis les années 1970 sur la traite, sur l’esclavage et sur les sociétés coloniales de l’espace atlantique ont construit la figure de l’esclave marchandise, d’un esclave réduit au statut de victime passive d’un système esclavagiste capitaliste. La violence des traites transatlantique, orientale et transsaharienne est un acte fondateur de l’esclavage dit moderne. La marchandisation du corps des femmes et des hommes africains a ainsi constitué un moment particulier dans la construction de la figure du nègre, comme figure de l’homme aliéné et déshumanisé. Elle ne suffit pas à expliquer ce que fut un esclave.

 

Les expériences multiples des esclaves, les relations économiques et sociales complexes qui ont pu se nouer entre un maître et un esclave, la capacité de l’esclave à convoquer le droit pour assurer sa défense dans les régimes esclavagistes ou dans les sociétés à esclaves, à s’affranchir, à s’assurer une autonomie culturelle et économique montrent que l’esclavage ne peut être réduit à un modèle théorique.

L’esclavage peut être expliqué par les modes de fonctionnement et de penser des sociétés passées ; mais des formes d’esclavage ont pu aussi être recréées dans le cadre de nouveaux systèmes économiques et sociaux, tandis que d’autres ont pu être oubliées ou ignorées. En Afrique, aux Amériques, en Europe comme au Maghreb ou au Proche-Orient, nombre d’esclaves ont été intégrés dans les sociétés tout en demeurant porteurs d’une condition d’incertitude : on pouvait à tout moment les ramener à leurs statuts, à leurs conditions, à leurs origines, à leur race.

Cette condition d’incertitude était inscrite dans le fonctionnement des sociétés et des rapports humains, dans les représentations que l’on pouvait localement se faire de l’esclavage et de la liberté. Esclavage et liberté : ces deux notions n’ont eu cesse de dialoguer à travers le temps, de se construire l’une avec l’autre, l’une contre l’autre.

Après les abolitions, les dynamiques sociales qui se mettent en place sont, de fait, d’une extrême complexité et les gouvernements successifs post- coloniaux ont eu une attitude ambivalente à l’égard de la question de l’esclavage et de la traite. De nos jours, les stigmates attachés aux statuts des anciens esclaves restent tenaces et ont permis le maintien d’inégalités statutaires, alors même que les législations nationales les ont formellement abolies.
Cette université d’été souhaite interroger l’usage qui a été fait à travers le temps, en fonction des lieux et des contextes du mot « esclavage ». A bien des égards, le terme esclavage apparaît aujourd’hui comme le moins approprié pour qualifier des situations, des pratiques et des représentations qui traversent les siècles, s’inscrivent dans la densité des terrains, des espaces et des tissus sociaux.

Dans quelle mesure une lecture de l’esclavage à l’échelle globale, mais caractérisée par le refus du récit de la modernité occidentale, et une relecture des sources coloniales et orales peuvent-elles offrir de nouvelles possibilités pour écrire une autre histoire, qui  serait soucieuse de la singularité des expériences et des contextes ? Sous quelles conditions et selon quelles modalités la relocalisation de l’esclavage et de ces questionnements ouvre-t-elle de nouvelles perspectives heuristiques ?
Cette manifestation est l’occasion pour des spécialistes des mondes africains, américains et européens, en résidence à l’Institut d’études avancées de Nantes et/ou membres du projet européen SLAFNET, voire spécialement conviés à Nantes à cette occasion, de réféchir à la construction des catégories, des identités et au passé colonial de la ville de Nantes.
Elle vient conclure le programme de recherche pluriannuel PRALT (PRAtiques de l’ALTérité) et s’inscrit également dans le cadre de la « saison décoloniale », intitulée « Expression(s) décoloniale(s) », qui se déroulera au Musée d’histoire de Nantes du 28 avril au 5 novembre 2018.
Elle se tiendra du lundi 25 juin au jeudi 28 juin 2018, autour de conférences grand public et de 4 ateliers thématiques, qui réuniront 20 jeunes chercheurs internationaux.
Intervenants
Yaovi AKAKPO
Université de Lomé (Togo) / Institut d’études avancées de Nantes
Parfait AKANA,
Université de Yaoundé II (Cameroun) / Institut d’études avancées de Nantes
Marie-Pierre BALLARIN
Institut de recherche pour le développement (Nice) / Projet européen SLAFNET
Catherine COQUERY-VIDROVITCH Université Paris Diderot
Myriam COTTIAS CNRS, CIRESC
António DE ALMEIDA MENDES
Université de Nantes / Institut d’études avancées de Nantes) / Projet européen SLAFNET
Céline LABRUNE-BADIANE
Université Paris Diderot / Institut d’études avancées de Nantes
Abderrhamane N’GAIDÉ
Université Cheick Anta Diop (Sénégal) / Institut d’études avancées de Nantes) / Projet européen SLAFNET
Samuel NYANCHOGA
Université Catholique d’Afrique de l’Est (Kenya) / Institut d’études avancées de Nantes) / Projet européen SLAFNET
Felwine SARR
Université Gaston Berger (Sénégal) / Institut d’études avancées de Nantes
Vijaya TEELOCK
Université de l’île Maurice) / Projet européen SLAFNET
Ibrahima THIOUB
Université Cheick Anta Diop (Sénégal) / Institut d’études avancées de Nantes) / Projet européen SLAFNET
Salah TRABELSI
Université Lumière Lyon 2

Conditions pratiques : Réunissant des spécialistes des mondes européen, américain et africain, cette université d’été s’adresse à des étudiants de master, de doctorat ou de post-doctorat. Elle est ouverte à toutes les disciplines des Sciences humaines et sociales qui adoptent une perspective historique dans une démarche empirique. Les langues de travail seront le français, l’espagnol et l’anglais. Les candidatures de jeunes chercheurs réalisant leur (post)doctorat en dehors de la France sont fortement encouragées.
La sélection des 20 participants se fera en fonction du dossier académique du candidat, de son profl de formation et de sa connaissance des langues. Une priorité sera accordée aux candidats dont les travaux de recherche s’inscrivent dans les champs thématiques de cette université d’été. Pour cela, ils devront présenter une lettre de motivation, en expliquant les raison de leur candidature (500 mots maximum).
A compter du 20 avril 2018, les candidats seront informés par courrier électronique du résultat de la sélection. Les candidats sélectionnés seront ensuite informés de la procédure à suivre. A l’issue de l’université d’été, les candidats recevront un certifcat de présence.
Les candidats devront s’inscrire au moyen du formulaire électronique en ligne, jusqu’au 12 avril 2018 (13h, heure de Madrid).
Les frais d’inscription s’élèvent à 50 euros. Ils comprennent :
– le logement (en chambre double partagée), 4 nuits, du 25 au 29 juin, pour les candidats qui en font la demande et qui ne résident pas à Nantes
– les déjeuners (26, 27, 28 juin)
– un cocktail d’accueil (25 juin), un dîner (27 juin)

Les déplacements et le reste des dîners seront à la charge des participants.
Une aide à la mobilité d’un montant maximal de 300 euros pourra être accordée aux candidats qui en feront la demande, inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur d’Afrique ou d’Amérique latine.

LA VILLE DE SAINT-ESPRIT (97270) REND HOMMAGE à AIME CESAIRE

Le débat est ouvert au sein de l’église catholique de Martinique.

Quelle a été la place du clergé dans le système esclavagiste ? Quel rôle a joué l’église catholique dans l’abolition du travail servile ? Une série de débats sont proposés par l’archevêque de Martinique tout le long de l’année. Il était grand temps.

« Traite des Nègres », gravure de la fin du XVIIIe siècle © Musée d'Aquitaine, Bordeaux
© MUSÉE D’AQUITAINE, BORDEAUX « Traite des Nègres », gravure de la fin du XVIIIe siècle
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le 
Les prêtres ont-ils été attentistes ou rebelles à l’ordre esclavagiste ? Les hommes et femmes d’église ont-ils été insensibles au sort des esclaves, à la traite d’êtres humains ? Pourquoi faut-il attendre les dernières années avant l’abolition définitive de l’esclavage pour qu’une partie du clergé le dénonce ? Autant de questions posées par l’évêché de Martinique à l’occasion du 170e anniversaire de l’interdiction de l’esclavage dans les colonies françaises.

Il est à espérer que seront réhabilités les religieux s’étant dressé contre l’ignominie. Ce sera l’occasion aussi d’expliquer les raisons en ayant amené d’autres à fermer les yeux devant l’horreur, reniant ainsi leur conscience. Il est vrai que pendant les deux premiers siècles de vie de la colonie, le clergé catholique reste influencé par la bulle du Pape Nicolas V, du 8 janvier 1454.
Lequel document légitime la mise en esclavage des peuples africains et la traite négrière.

Dans les possessions françaises, par exemple, les Jésuites, les Dominicains, les Capucins, contribuent à organiser le système esclavagiste. Ils se réfugient derrière les Saintes Écritures qui ne prohibent pas, selon eux, leurs pratiques.

Ce n’est que durant la décennie précédant l’abolition que plusieurs ecclésiastiques militeront pour l’émancipation. Le clergé se méfie des idées libérales triomphantes en Europe. Il craint les révoltes d’esclaves. La plupart des prêtres se tiennent à l’écart du mouvement abolitionniste. Dans les années 1840, l’abbé Castelli en Martinique, l’abbé Lamache en Guadeloupe, la Mère Javouhey en Guyane, l’abbé Levavasseur à l’Ile Bourbon (la Réunion) se distinguent par leur refus du système en vigueur.

D’autres, plus radicaux, réclament l’émancipation immédiate des esclaves. Ainsi des abbés Dugoujon, Monnet, ou Goubert. Certains paient de leur personne cet engagement, comme l’abbé Castelli, forcé de quitter la Martinique en 1842. Il publie deux ans plus tard un pamphlet qui aura une forte résonance à paris.

Que savons-nous aujourd’hui des relations de l’Église et de l’esclavage ? L’initiative de Mgr. Macaire et de son équipe doit être saluée comme il se doit : un salutaire examen de conscience auquel l’Église catholique de Martinique ne nous a pas toujours habitués.

Source : La1ère Francetvinfo

FESTIVAL « AFRIQUE EN MARCHE »

Festival-L-Afrique-en-marche-Vincennes

du 7 au 14 avril 2018

Festival L’Afrique en marche à Vincennes, une Afrique positive et dynamique

Dans la ville de Vincennes (94)


Depuis 10 ans, avec  » Afrique en marche « , l’Afrique a rendez-vous avec Vincennes. 

L’Afrique, tout le monde en a une idée, mais la connaît-on vraiment ? Et surtout, de quelle Afrique parle-t-on ? Celle des guerres, des famines, de la pauvreté, des migrants, est déjà ultra présente dans les médias.

Mais pourquoi ne pas parler aussi de l’autre Afrique ? Celle de la croissance qui décolle, des classes moyennes qui s’installent, de la musique qui se répand partout, de la littérature qui foisonne ? Il existe à l’évidence une Afrique de la création, de la richesse économique et culturelle, de l’élan vers l’avenir. En un mot, une Afrique en marche.

C’est donc l’ambition de notre festival, depuis dix ans, de mettre en contact le public avec cette autre réalité de l’Afrique, par quelques témoignages sensibles, choisis pour marquer les esprits et rester dans les mémoires.

Cette année en avril, il y aura beaucoup de temps forts : un concert de Bonga, un plateau d’écrivains magnifiques, une rencontre de poésie, une soirée avec des entrepreneurs, des films marquants, des défilés de mode, des expositions, un grand marché d’artisanat, et des spectacles spécialement conçus pour les scolaires.

En quelques jours, ce ne seront quelques instants, volés à l’ignorance ou à l’indifférence. Mais s’ils donnent le goût et le désir de mieux connaître l’Afrique, où continue de se jouer une partie de notre destin de Français et d’Européens, ce festival aura rempli son office.

Au programme : 

MUSIQUE

Bonga en concert – 11 avril à 20h30
Retrouvez le célèbre chanteur Bonga, figure de proue de la musique angolaise, en concert le mercredi 11 avril à 20h30 à l’Espace George Pompidou.

RENCONTRES LITTERAIRES

Conférence littéraire – 13 avril à 20h30
Venez partager un grand moment de littérature avec 4 grands auteurs : Abdelaziz Baraka Sakin, Véronique Tadjo, Thierry Cruvelier et Kossi Efoui le vendredi 13 avril à 20h30 à l’auditorium de Coeur de Ville.

​Cette soirée est organisée en partenariat avec la librairie Millepages à Vincennes.

La poésie africaine à l’honneur – 7 avril à 11h
Pour une véritable rencontre autour de la poésie africaine, rendez-vous le samedi 7 avril à 11h00 à la Salle des Académiciens de Cœur de Ville. Ce sera l’occasion d’apprécier l’incroyable richesse de la poésie de ce continent avec Georges-Marie Lory, qui lira un florilège de poèmes extraits de l’anthologie 120 nuances d’Afrique, et avec le poète sud-africain Denis Hirson qui présentera en personne plusieurs de ses oeuvres.

Conte africain – 7 avril à 16h30
La section Jeunesse vous invite pour une heure de lecture du conte africain avec Gabriel Kinsa (conteur aux multiples facettes) : Contes Kongo. De 16h30 à 17h30 à la salle Robert Louis.

CONFERENCES-DEBAT

Soirée « Entreprendre en Afrique » – 12 avril à 19h30
La soirée « Entreprendre en Afrique » vise à faire découvrir le dynamisme de l’écosystème des startups du continent africain. Nous parlerons des tendances actuelles, des problématiques rencontrées par les entrepreneurs, des structures de financement et d’accompagnement des entrepreneurs, et présenterons des cas concrets de startups africaines. Rendez-vous le 12 avril à 19h30 à l’Hôtel de ville de Vincennes.

Conférence Au cœur des savoirs : « La croissance africaine est-elle véritablement en marche ? » – Jeudi 12 avril à 14h30
La croissance des économies africaines a connu une reprise dans le courant des années 2000, et la perspective de l’émergence du continent est souvent considérée dans les médias comme annonciatrice d’une nouvelle ère économique internationale. Pourtant, même dans des pays souffrant actuellement de difficultés économiques ou sécuritaires majeures, les régimes politiques se présentent comme les artisans de l’émergence de leur économie.

Que penser de ces récits sur la croissance du continent, qui renvoient à la fois à une transformation économique et sociale effectivement en cours, et à des discours de légitimation creux et irréalistes véhiculés par des pouvoirs en recherche de stratégies de maintien au pouvoir ? Rendez-vous le jeudi 12 avril à Coeur de Ville dans la Salle Robert-Louis à 14h30.

ARTISANAT

Le marché Africain – 7 avril toute la journée
Le parvis de l’Hôtel de ville de Vincennes sera animé par un marché africain le samedi 7 avril de 9h à 19h. Des créateurs, des artisans et des traiteurs proposeront leurs produits toute la journée du samedi. Cet après-midi sera également rythmé par des concerts, des défilés de mode ainsi que des animations pour les enfants.

Venez donc danser sur le son du djembé, boire un verre de bissap, déguster un mafé, ou bien colorer votre maison et votre garde-robe !

SPECTACLE

Chrysogone – 14 avril à 17h
Danseur, chorégraphe et directeur artistique, Chrysogone Diangouaya est originaire du Congo-Brazzaville. Le spectacle “Tina, Tina” mélange tradition orale, danse et théâtre. Il s’inspire du folklore congolais, malgache mais aussi rwandais, camerounais et sud-africain. En outre le spectacle associe la vidéo et le dessin animé, qui permettent d’élargir le champ de l’expression artistique et d’enrichir la perception du public.

Au théâtre de l’Espace Sorano, le samedi 14 avril à 17h00.

CINEMA

Projection du film « Tant qu’on vit » – 10 avril à 20H30 au cinéma Le Vincennes

Tant-qu-on-vit-de-Dani-Kouyate

Amateurs de cinéma, venez assister à la projection du film « Tant qu’on vit » du réalisateur Dani Kouyaté suivi d’un débat animé par Michel Amarger, journaliste , critique de cinéma, spécialiste de cinéma africain.

EXPOSITIONS

IBABA, tel est le nom de l’exposition photo de Marie Moroni. Découvrez les portraits de femmes rwandaises que l’artiste a rencontrées dans leur atelier de broderie, dans un petit village au nord de Kigali. Une exposition sur tout le long du festival à Coeur de Ville.

Les portraits d’enfants sénégalais d’Yves Barou seront exposés sur la place Pierre Sémard, à proximité du RER de Vincennes du 29 mars au 1er mai.

Découvrez les aquarelles de Jean-Jacques Etheve et les bronzes du Burkina dans le Hall d’exposition de l’Espace Sorano du 27 mars au 20 avril.

Plus d’infos : www.afriqueenmarche.fr

LE BENIN SOURCE HISTORIQUE de L’ESCLAVAGE s’interroge …

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La philosophie est un sport de combat

Pour la reprise de l’émission-débat « Face à la 1ère » l’invitée du dimanche 6 janvier 2018 était Marlène Parize-Valdor. Professeure de philosophie, elle est venue expliquer sa démarche consistant à proposer des leçons publiques de cette discipline.

© Jean-Marc Party
© JEAN-MARC PARTY
  • Jean-Marc Party
  • Publié le 

Enseignant la philosophie au lycée Joseph Zobel de Rivière-Salée, Marlène Parize-Valdor est coutumière de l’engagement citoyen. Diplômée de l’Université de Grenoble-II, elle est référente académique du programme « Valeurs de la République ». Elle a eu l’occasion d’accorder plusieurs entretiens et de réaliser diverses émissions en radio et en télévision. Elle a également publié un essai,  » La part de l’Autre. De la maïeutique créole » aux Editions L’Harmattan en 2009.

A partir de mardi 9 janvier 2018, des leçons bimensuelles de philosophie d’une durée de deux heures seront dispensées au public au sein du collège Edouard Glissant, quartier Place d’Armes, au Lamentin. Objectif : donner à chacun l’occasion de penser, de réfléchir, en se dotant des outils appropriés. Cet enseignement se veut vivant et ouvert à tous, adultes ou jeunes.

Pour persuader chacun de s’adonner à cette activité intellectuelle, Marlène Parize-Valdor convoque l’un de ses nombreux  référents, le philosophe Epicure, contemporain de Démocrite, qui a vécu dans la Grèce antique au 4ème siècle avant notre ère. Pour lui, « celui qui dit que le temps de philosopher n’est pas encore venu ou qu’il est passé est semblable à celui qui dit que le temps du bonheur n’est pas encore venu ou qu’il n’est plus ».

Mais à quoi sert-il de philosopher de nos jours ? La réponse de Marlène Parize-Valdor.

Marlène Parize-Valdor -Philosopher

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Soucieuse de « parler de là où l’on est debout », Marlène Parize-Valdor inscrit dans sa démarche dans notre Caraïbe, riche d’une histoire complexe. Il lui semble évident de s’inspirer, afin de décrypter notre monde, des grands penseurs martiniquais que sont Frantz Fanon, Edouard Glissant et Aimé Césaire. Des références indispensables.

Marlène Parize-Valdor – Penseurs

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Les leçons proposées par Marlène Parize-Valdor sont ouverts à toutes et à tous. Elles sont destinées aux adultes, sans conditions d’âge, de diplôme, de situation, de ressources ou d’opinion. Ce qui n’empêche pas aux jeunes de s’y inscrire.

Des jeunes souvent décriés pour leur supposée apathie ou leur soi-disant indifférence à ce qui passe autour d’eux. Des préjugés, selon avis Marlène Parize-Valdor. Enseignante aux prises avec des adolescents depuis un quart de siècle, elle en mesure de constater que nos jeunes, comme leurs parents avant eux, s’élèvent volontiers contre l’injustice.

Marlène Parize-Valdor – Jeunes

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Les cours de philosophie de Marlène Parize-Valdor ont lieu de 18 heures à 20 heures un mardi sur deux, dès ce mardi 9 janvier. Il convient de s’inscrire au préalable en appelant le 06 96 50 31 01.

Face à la 1ère est diffusée sur notre site internet le vendredi à 14 heures et sur notre radio le dimanche à 12 heures.

 

« PENSER LA CARAIBE PENSER LE MONDE « 

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En recevant Jean-Pierre Sainton en ce début d’année 2018, nous inaugurons une nouvelle étape de notre Cycle pluridisciplinaire « Penser la Caraïbe, penser le monde », avec une série de conférences-débats qui seront consacrées cette année, aux « Nouvelles écritures de l’histoire caribéenne ». Et en choisissant de débuter cette nouvelle série en recevant Jean-Pierre Sainton, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université des Antilles, c’est certainement par la grande porte que nous entamons notre propos sur le renouvellement actuel du discours historiographique caribéen et antillais. Car depuis 2004, c’est un travail au long cours que dirige Jean-Pierre Sainton (d’abord aux Éditions Maisonneuve et Larose puis chez Karthala depuis 2015), à la tête d’un collectif d’historiens caribéens de la jeune génération, un collectif qui a décidé de relever le pari d’une réévaluation de l’ensemble des trajectoires historiques des Petites Antilles. Cette tâche immense, qui parcourt l’ensemble de cette histoire, de l’ère précombienne à nos jours, est prévue pour se décliner en cinq volumes, dont le troisième paraît d’ailleurs en cette année 2018 (il s’agira du second volet du Temps des matrices : dynamiques sociales, culturelles et politiques des sociétés antillaises). Le premier volume, paru initialement chez Maisonneuve et Larose en 2004 puis réédité chez Karthala en 2015 couvrait la période précolombienne, jusqu’à la colonisation : Le temps des Genèses, des origines à 1685 ; le second tome paru en 2012 rendait comte du XVIIIe siècle : Le temps des matrices : économie et cadres sociaux du long XVIIIe siècle.

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HISTOIRE DE L’ESCLAVAGE TRANSATLANTIQUE AU BENIN (ancien Dahomey)

Profondément marquée, la  tradition dahoméenne sait rendre une grande quantité de  détails  très précis  sur l’histoire de l’esclavage….

http://www.symbole-amitie.com/histoire-de-lesclavage-selon-la-tradition-dahomeenne/

 

Une  étude plus  locale  à Adjarra a été  l’occasion  d’un  séminaire autour  de  chercheurs  nationaux  et  internationaux, d’historiens, de magistrats,  et de conservateurs  de musées en Novembre 2015.

http://www.symbole-amitie.com/seminaire-esclavage-transatlantique-a-adjarra-benin/#

 

La base de données des dahoméens  réduits en esclavage est le fruit de plusieurs années de recherches historiques du groupe Universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin grâce à la coopération technique des patriarches et des reines-mères qui sont des gardiens de la tradition orale. La découverte et le recensement de ces milliers de noms d’ancêtres africains est un travail fondé sur un spécial décodage Scientifique des génériques aux panégyriques claniques et de la prise en compte des centaines de scarifications corporelles; inscrites sur le corps d’un adepte et qui signifiait chacune un nom d’ancêtre déporté. Pour ceux qui veulent s’assurer de l’efficacité des données inscrites dans cette base des dahoméens mis en esclavage, elle est  le résultat d’une coopération étroite et intime avec des centaines d’adeptes porteurs de ces  meurtrissures sur leur corps qui représente chacune la biographie d’un ancêtre arraché à l’affection de ses  parents et de ses proches  qui ont choisi cette méthode d’immortalisation de la mémoire orale. Il s’agit d’un des processus efficaces de retransmission intergénérationnelle de l’oralité codé qui a su franchir des barrières d’histoire que constitue l’évangélisation de l’Afrique, pour parvenir au XXIe siècle où il risque de mourir si rien n’est fait d’urgence dans un espace  de 5 à 10 ans, à cause de la diabolisation accélérée des cultes endogènes opérée par la domination illégale des religions révélées.

En hommage aux  milliers d’Africains notamment pour le repos de leurs âmes au profit du bien être spirituel de l’Afrique et sa diaspora, le groupe Universitaire de recherche en histoire et culture du BÉNIN organise en effet un culte d’enlèvement de deuil qui aura lieu à compter du 26 au 28 octobre prochain sur la rivière des deuils de Togbota. N’hésitez pas à nous parvenir vos différentes participations qui permettront de faire aux charges des offrandes à savoir les mets naturels, des fleurs et des fruits qui leur seront présentés sur cette rivière mystiques du royaume de Togbota et bien dans d’autres lieux à savoir des mausolées abritant des autels qui leurs sont dressés il y a encore deux siècles.

Faites y un tour sur ce liens pour plus de détails sur le nom et la formation professionnelle de nos ancêtres avant leur capture et leur déportation. Merci

http://www.symbole-amitie.com/comprendre-la-base-de-donnees-esclavage-benin/

ESCLAVAGE, MEMOIRE ET LITTERATURE PARIS 18 et 19 OCTOBRE 2017

Organisateurs
Mads-Anders Baggesgaard, Université D’Aarhus
Myriam Cottias, CNRS & CIRESC&LC2S
Madeleine Dobie, Université de Columbia
Karen-Margrethe Simonsen, Université D’Aarhus

Octobre 18
Columbia University Global Center, 4 rue de Chevreuse.

9.30-10.00 : inscription et café

10.00-10.15 : remarques liminaires
Mads-Anders Baggesgaard & Karen-Margrethe Simonsen

10.15-12.00:
Session 1 : souvenirs publics et privés, président : M. Mads
Les musées de la maison historique de St. Louis
Jean Hébrard : appropriation et reformulation de l’histoire d’origine : la production et l’utilisation des souvenirs familiaux de l’esclavage atlantique
Jane-Marie Collins : trop proche pour le confort : cultures de cruauté à debret, Machado et firmina dos reis

13.00-14.45:
Session 2 : relations transatlantiques et traductions, président elvan zabunyan
Anne c. Bailey : L’esclavage, la mémoire et les voix transatlantiques
Marie-Jeanne Rossignol : Traduction des récits d’esclaves nord-Américains en français et pour un public français : questions sur la série récits d’esclaves et une mémoire de de l’esclavage
Tatiana Petrovich Njegosh : Aferim ! (2015) et la mémoire silencieuse de l’esclavage des roms en Europe

14.45-15.00 : café

15.00-16.45
Session 3 : souvenirs poétique et visuel du passage moyen, Président Jean Hébrard
Ellen Howley : les voix du massacre de zong : postcoloniales approche de la mémoire
Noni Carter : fabriqué dans le ventre du navire : représenter l’esclave dans l’ère des lumières et la littérature contemporaine
Elvan Zabunyan : sur l’imaginaire d’Ellen Gallagher, une lecture afrofuturist de l’histoire de l’esclavage

18.30-20.30
Evénement public :
Race, genre et cinéma : une conversation entre le cinéaste euzhan palcy et l’historien Myriam Cottias.

20:30 réception

Octobre 19
EHESS, 105 Boulevard Raspail

9.15-11.00:
Séance 5 : se souvenir des résistances, présidente Karen-Margrethe Simonsen
Domna c. Stanton : Re-collections contradictoires : L’esclave du Triangle Atlantique Français du 17 ème siècle
Des traces contradictoires. Récits de voyage et de la résistance à l’esclavage
Isabel Kalous : le monde connu : restitutions du passé et représentations de l’esclavage dans les romans du Xxie siècle

11.00-11.30 : pause café

11.30-13.15
Séance 6 : Incarnation et performance, présidente Laura Murphy
Anna Scacchi : le corps noir dans la douleur
Fabienne Kanor : chair de l’histoire
Jerry w. Carlson : exorciser esclavage : célébration et kinesis dans la vidéo de Cuba, de la Colombie et de la République Dominicaine

14.15-16.00
Session 7
Nouvelle le passé : Alternative Temporalités et contre-récits, présidente Myriam Cottias
Marco Doudin : créer l’histoire par la fiction : Derek Walcott et la mémoire d’Edouard glissant de l’esclavage
Fiction Lourenço : fiction de mémoire. Sur le Deus-Dará de Lucas Coelho et le temps-être de « Lusophone » coloniales
Laura Murphy : la nouvelle histoire d’esclave et l’invention des « survivants » de l’esclavage moderne

16.00-16.15 Pause café

16.15-18.00:
Séance 8 :
Perspectives des Caraïbes, présidente : Madeleine Dobie
Lovia Mondesir : la femme sans nom et le traumatisme de l’abolition de l’esclavage selon Edouard glissant
Heather Cateau : documents de plantation : le dix-huitième siècle selfie – instantanés pour re en esclavage dans les Caraïbes
Mads Anders Baggesgaard : se souvenir de l’esclavage au moment du transfert, 1900-30 dans les Antilles danoises

18.00-18.30 Informations sur les prochains volumes et remarques de clôture
Madeleine Dobie

L’atelier est soutenu par le programme de recherche sur l’esclavage (readingslavery. Au. DK) financé par les fondations.

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