« La rue Case Nègres » en B D

«La Rue Cases-Nègres» se décline version bande dessinée

mediaUne page tirée de la bande dessinée « La Rue Cases-Nègres », d’après le roman de Joseph Zobel.Présence Africaine

Le célèbre roman du Martiniquais Joseph Zobel vient de faire l’objet d’une publication sous forme de bande dessinée. En 1983, il avait été adapté sur grand écran par la réalisatrice Euzhan Palcy.

« La Rue Cases-Nègres » est un grand classique de la littérature antillaise moderne. La publication de ce roman en 1950 avait fait la notoriété de son auteur, Joseph Zobel. Très vite épuisé, le livre fut remis en circulation dans les années 1970 à l’initiative de Présence Africaine. C’est encore à la vénérable maison d’édition de la rue des Ecoles à Paris que nous devons son adaptation aujourd’hui en bande dessinée.

Le roman doit son succès à la force de son évocation de la vie ordinaire de la petite paysannerie noire et à la limpidité de son écriture campant les personnages dans leur réalité. Nous sommes dans la Martinique des années 1930. Le jeune José vit avec sa grand-mère, M’man Tine, rue Cases-Nègres. L’existence est particulièrement rude pour tous les habitants du quartier. Leurs seules ressources proviennent de l’exploitation des champs de canne à sucre qui appartiennent aux Békés, les Blancs de Martinique. José va à l’école communale, où son instituteur lui enseigne le sens d’une certaine liberté et l’aide à obtenir son certificat d’études. Il passe avec succès le concours et obtient une bourse, à la plus grande joie de M’man Tine. Celle-ci, en effet, n’a d’autre ambition que de permettre à son petit-fils d’échapper à leur condition misérable…

En re-racontant cette histoire, les auteurs de la BD, le scénariste Michel Bagoé et la dessinatrice Stéphanie Destin, donnent un nouveau souffle au livre de Joseph Zobel. Le roman avait déjà bénéficié d’un traitement cinématographique magnifiquement réussi qui avait totalisé 3 millions d’entrées, sous la signature de la réalisatrice Euzhan Palcy, ce qui n’est certainement pas étranger à la grande visibilité dont il jouit aujourd’hui à travers le monde francophone.

Un récit initiatique

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Récit très largement autobiographique, « La Rue Cases-Nègres » raconte la société martiniquaise rurale des années 1930, les plantations, la hiérarchisation sociale, la faim et la pauvreté dont souffrait encore la population antillaise noire plus de huit décennies après l’abolition de l’esclavage. A travers les tribulations de son jeune protagoniste, Zobel a raconté sa propre enfance dans les villages du sud de la Martinique, ses blessures et ses joies d’antan. C’est cette vie, faite de douleurs et de bonheurs, à l’ombre d’un système social et politique oppressant, que les deux auteurs de la BD ont tenté de capter, souvent avec succès, dans leur album, mêlant l’image à la poésie de la parole créole.

Le succès du duo réside surtout dans la pureté des dessins qui rappellent les albums de science-fiction, tout en restant proches de la dureté de la réalité et du vécu. L’illustratrice Stéphanie Destin, dont c’est la première BD, s’est beaucoup documentée pour rester fidèle aux paysages de la campagne martiniquaise avec des champs de cannes à sucre à perte de vue où le romancier martiniquais a campé son récit.

« La Rue Cases-Nègres », version BDPrésence Africaine

La fidélité à l’œuvre originale a été l’une des préoccupations majeures des auteurs de la BD. « J’ai tout repris, contrairement au scénario extrait par Euzhan Palcy pour l’adaptation cinématographique du roman, affirme Michel Bagoé qui connaît l’œuvre de Joseph Zobel depuis sa petite enfance. Cette BD est pour moi une forme d’hommage à ce grand écrivain que j’ai connu de près quand, petit adolescent, je vivais à Ziguinchor, en Casamance, avec ma famille. Joseph Zobel était alors le directeur du collège où mon père enseignait. Comme nos deux familles avaient beaucoup sympathisé, je me suis senti légitime de relever le défi de m’attaquer à ce monument de la littérature martiniquaise qu’est La Rue Cases-Nègres. »

Auteur-compositeur-interprète de formation, Michel Bagoé s’est recyclé en scénariste de bande dessinée depuis 2011. Le succès est manifestement au rendez-vous comme le prouve l’intérêt que suscite son adaptation du roman de Zobel, en collaboration avec l’illustratrice Stéphanie Denis. Dans le viseur du duo : D’Jhébo, le Léviathan noir (1957), l’œuvre de César Pulvar, un autre grand de la fiction martiniquaise et incidemment grand-père de la célèbre journaliste Audrey Pulvar.


La Rue Cases-Nègres
Michel Bagoé et Stéphane Destin
Editions Présence africaine
90 pages
18 euros

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ET VIVE LES FESTIVALS DE L’ETE !

L’ART des ILES de GUADELOUPE à PARIS

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THEATRE créole à PARIS

Une représentation de « Bòdlanmou pa lwen » est programmée le samedi 7 avril, à 20h30, au Théâtre de l’Epée de Bois (La Cartoucherie, route du Champs de manœuvre 75012 Paris. Métro: Château de Vincennes – Bus: 112), dans le cadre du festival Tempo Karayib organisé par l’association Eritaj. Venez nombreux!
Réservations : grandcarbet.cie@gmail.com

Sur scène, Gérard et Léna, un homme et une femme qui s’observent, se désirent, se rapprochent et s’aiment éperdument, jusqu’à ce que la flamme de leur passion vacille… « Bòdlanmou pa lwen » est un long poème à deux voix, l’histoire d’un amour volcanique, qui mêle les mots, la vidéo, la musique et la danse. C’est un regard sur le couple, sur la difficulté de dialoguer et construire ensemble. Un thème universel, ancré dans la culture et la langue créoles.

Les non-créolophones sont conviés, le texte est surtitré en français. Kanta séla ki ka konprann kréyòl, pa menm palé!

« Bòdlanmou pa lwen » a été récompensée aux concours d’écriture théâtrales Textes En Paroles et Etc Caraïbe. Il a été, en 2007, le premier texte en langue créole présenté à la Comédie française.

– Auteur, metteur en scène : Franck SALIN alias FRANKITO
– Comédiens : Christian JULIEN, Irène BICEP alias LAYKO, et la participation d’Igo DRANE
– Scénographe: SOYLÉ
– Chorégraphie : Max DIAKOK
– Musique : Franck NICOLAS
– Musiciens : Franck NICOLAS, Jony LEROND
– Régie lumières : Jean-Pierre NEPOST
– Vidéo: Wally FALL
– Production : Compagnie du Grand Carbet

L’image contient peut-être : 2 personnes, texte
 NB . rendez-vous, à Paris, les 27, 28, 29 et 30 avril à l’Auguste Théâtre (6 impasse Lamier, 75011 Paris. Métro : Philippe Auguste – ligne 2). Les représentations auront lieu les vendredi, samedi, lundi, à 20h30, et le dimanche à 16h30.

Réservations :
Tel : 0143672047 – Email : grandcarbet.cie@gmail.com – Site:http://augustetheatre.com/bodlanmou-pa-lwen

Vente en ligne:
http://www.billetreduc.com/183269/evt.htm

Le samedi 19 mai, à 20h, une représentation est organisée à l’Espace Caravelle (10 Rue Winston Churchill, 77100, Meaux), en Seine-et-Marne.

FESTIVAL « AFRIQUE EN MARCHE »

Festival-L-Afrique-en-marche-Vincennes

du 7 au 14 avril 2018

Festival L’Afrique en marche à Vincennes, une Afrique positive et dynamique

Dans la ville de Vincennes (94)


Depuis 10 ans, avec  » Afrique en marche « , l’Afrique a rendez-vous avec Vincennes. 

L’Afrique, tout le monde en a une idée, mais la connaît-on vraiment ? Et surtout, de quelle Afrique parle-t-on ? Celle des guerres, des famines, de la pauvreté, des migrants, est déjà ultra présente dans les médias.

Mais pourquoi ne pas parler aussi de l’autre Afrique ? Celle de la croissance qui décolle, des classes moyennes qui s’installent, de la musique qui se répand partout, de la littérature qui foisonne ? Il existe à l’évidence une Afrique de la création, de la richesse économique et culturelle, de l’élan vers l’avenir. En un mot, une Afrique en marche.

C’est donc l’ambition de notre festival, depuis dix ans, de mettre en contact le public avec cette autre réalité de l’Afrique, par quelques témoignages sensibles, choisis pour marquer les esprits et rester dans les mémoires.

Cette année en avril, il y aura beaucoup de temps forts : un concert de Bonga, un plateau d’écrivains magnifiques, une rencontre de poésie, une soirée avec des entrepreneurs, des films marquants, des défilés de mode, des expositions, un grand marché d’artisanat, et des spectacles spécialement conçus pour les scolaires.

En quelques jours, ce ne seront quelques instants, volés à l’ignorance ou à l’indifférence. Mais s’ils donnent le goût et le désir de mieux connaître l’Afrique, où continue de se jouer une partie de notre destin de Français et d’Européens, ce festival aura rempli son office.

Au programme : 

MUSIQUE

Bonga en concert – 11 avril à 20h30
Retrouvez le célèbre chanteur Bonga, figure de proue de la musique angolaise, en concert le mercredi 11 avril à 20h30 à l’Espace George Pompidou.

RENCONTRES LITTERAIRES

Conférence littéraire – 13 avril à 20h30
Venez partager un grand moment de littérature avec 4 grands auteurs : Abdelaziz Baraka Sakin, Véronique Tadjo, Thierry Cruvelier et Kossi Efoui le vendredi 13 avril à 20h30 à l’auditorium de Coeur de Ville.

​Cette soirée est organisée en partenariat avec la librairie Millepages à Vincennes.

La poésie africaine à l’honneur – 7 avril à 11h
Pour une véritable rencontre autour de la poésie africaine, rendez-vous le samedi 7 avril à 11h00 à la Salle des Académiciens de Cœur de Ville. Ce sera l’occasion d’apprécier l’incroyable richesse de la poésie de ce continent avec Georges-Marie Lory, qui lira un florilège de poèmes extraits de l’anthologie 120 nuances d’Afrique, et avec le poète sud-africain Denis Hirson qui présentera en personne plusieurs de ses oeuvres.

Conte africain – 7 avril à 16h30
La section Jeunesse vous invite pour une heure de lecture du conte africain avec Gabriel Kinsa (conteur aux multiples facettes) : Contes Kongo. De 16h30 à 17h30 à la salle Robert Louis.

CONFERENCES-DEBAT

Soirée « Entreprendre en Afrique » – 12 avril à 19h30
La soirée « Entreprendre en Afrique » vise à faire découvrir le dynamisme de l’écosystème des startups du continent africain. Nous parlerons des tendances actuelles, des problématiques rencontrées par les entrepreneurs, des structures de financement et d’accompagnement des entrepreneurs, et présenterons des cas concrets de startups africaines. Rendez-vous le 12 avril à 19h30 à l’Hôtel de ville de Vincennes.

Conférence Au cœur des savoirs : « La croissance africaine est-elle véritablement en marche ? » – Jeudi 12 avril à 14h30
La croissance des économies africaines a connu une reprise dans le courant des années 2000, et la perspective de l’émergence du continent est souvent considérée dans les médias comme annonciatrice d’une nouvelle ère économique internationale. Pourtant, même dans des pays souffrant actuellement de difficultés économiques ou sécuritaires majeures, les régimes politiques se présentent comme les artisans de l’émergence de leur économie.

Que penser de ces récits sur la croissance du continent, qui renvoient à la fois à une transformation économique et sociale effectivement en cours, et à des discours de légitimation creux et irréalistes véhiculés par des pouvoirs en recherche de stratégies de maintien au pouvoir ? Rendez-vous le jeudi 12 avril à Coeur de Ville dans la Salle Robert-Louis à 14h30.

ARTISANAT

Le marché Africain – 7 avril toute la journée
Le parvis de l’Hôtel de ville de Vincennes sera animé par un marché africain le samedi 7 avril de 9h à 19h. Des créateurs, des artisans et des traiteurs proposeront leurs produits toute la journée du samedi. Cet après-midi sera également rythmé par des concerts, des défilés de mode ainsi que des animations pour les enfants.

Venez donc danser sur le son du djembé, boire un verre de bissap, déguster un mafé, ou bien colorer votre maison et votre garde-robe !

SPECTACLE

Chrysogone – 14 avril à 17h
Danseur, chorégraphe et directeur artistique, Chrysogone Diangouaya est originaire du Congo-Brazzaville. Le spectacle “Tina, Tina” mélange tradition orale, danse et théâtre. Il s’inspire du folklore congolais, malgache mais aussi rwandais, camerounais et sud-africain. En outre le spectacle associe la vidéo et le dessin animé, qui permettent d’élargir le champ de l’expression artistique et d’enrichir la perception du public.

Au théâtre de l’Espace Sorano, le samedi 14 avril à 17h00.

CINEMA

Projection du film « Tant qu’on vit » – 10 avril à 20H30 au cinéma Le Vincennes

Tant-qu-on-vit-de-Dani-Kouyate

Amateurs de cinéma, venez assister à la projection du film « Tant qu’on vit » du réalisateur Dani Kouyaté suivi d’un débat animé par Michel Amarger, journaliste , critique de cinéma, spécialiste de cinéma africain.

EXPOSITIONS

IBABA, tel est le nom de l’exposition photo de Marie Moroni. Découvrez les portraits de femmes rwandaises que l’artiste a rencontrées dans leur atelier de broderie, dans un petit village au nord de Kigali. Une exposition sur tout le long du festival à Coeur de Ville.

Les portraits d’enfants sénégalais d’Yves Barou seront exposés sur la place Pierre Sémard, à proximité du RER de Vincennes du 29 mars au 1er mai.

Découvrez les aquarelles de Jean-Jacques Etheve et les bronzes du Burkina dans le Hall d’exposition de l’Espace Sorano du 27 mars au 20 avril.

Plus d’infos : www.afriqueenmarche.fr

Promenade en musique de carnaval dans les rues de Saint-Esprit.

COLLECTIF D’ARTISTES LYRIQUES ANTILLAIS sur scène à PARIS

« Le mariage du Diable ou l’ivrogne corrigé » de Gluck  (reprise)

8 & 9 février 2018 à 20h30- Espace  Beaujon

 208,  Rue du faubourg St Honoré – 75008

 

 

Le  collectif d’artistes lyriques antillais Carib’Opera sera présent sur scène à Paris en Février 2018 pour la reprise de l’opéra comique de Gluck, le Mariage du Diable !

Cette farce incisive et délirante fait partie des douze opéras que Gluck a composés lorsqu’il était directeur du Théâtre Français de Vienne. Et s’il n’a pas connu la même notoriété qu’Orphée ou Alceste, il contient néanmoins quelques pages de grande qualité comme l’air où Mathurin rentre chez lui complètement soûl, ou encore l’air de Cléon qui évoque sans conteste l’air le plus connu du répertoire de Gluck, celui d’Orphée qui a perdu son Eurydice.
Il est amusant de constater que contrairement aux usages dans l’opéra des XVIIIèmes et XIXèmes siècles, le rôle du jeune amoureux est tenu par un baryton tandis que le ténor se voit donner le rôle de l’oncle ivrogne et tyrannique. De même cet opéra peut être donné en un ou deux actes selon que le metteur en scène choisisse de faire ou non un gros changement de décor après que Mathurin se soit évanoui. Ceci dit vu la brièveté de l’oeuvre (moins d’une heure) un seul acte est largement suffisant, d’autant plus qu’un changement de décor à vue réalisé par les choristes ou les figurants peut avoir un excellent effet sur le public.
L’histoire est celle de Mathurin (ténor), un ivrogne qui passe son temps à boire à la taverne ou chez lui avec son compagnon et voisin, Lucas (basse). Pour sceller son amitié avec Lucas, Mathurin souhaiterait lui faire épouser sa nièce, Colette (soprano), bien que celle-ci soit amoureuse du jeune Cléon (baryton). Celui-ci, aidé de Colette, de l’épouse de Mathurin, Mathurine (soprano) et de quelques amis, a mis au point un plan pour guérir Mathurin de son penchant pour la boisson.
Alors que Mathurin et Lucas rentrent de la taverne, ivres morts, Cléon et ses amis lui font croire qu’ils sont morts d’avoir trop bu, et tombés directement en enfer où ils sont reçus par divers démons et deux furies (soprano et alto). C’est Cléon lui-même qui joue le rôle de Pluton, roi des enfers. Après avoir fait administrer aux deux ivrognes quelques coups de gourdin, Pluton laisse Mathurine et Colette éplorées, demander grâce pour Mathurin. « Pluton » accepte, pourvu que Mathurin accorde sa nièce en mariage à Cléon. Mathurin accepte et Cléon dévoile alors la supercherie. Mathurin jure que cette histoire lui aura servi de leçon et renonce pour jamais à la boisson, au contraire de Lucas, qui se console de la perte de Colette en buvant de plus belle.

LE MUSEE (biodiversité) du PERE PINCHON

Ouverture du musée du Père Pinchon entièrement dédié à ce précurseur de la biodiversité
Le musée du Père Pinchon a été inauguré ce samedi 16 décembre, sur la route de Didier à Fort-de-France. Le musée possède près de 10 000 pièces : des ouvrages, et des espèces animales, papillons, oiseaux. Cet ensemble de pièces constitue un fonds unique aux Antilles Françaises.
Le musée du Père Pinchon est érigé sur l’assise de l’ancienne villa Chams, route de Didier (Fort-de-France) © Jean-Claude Samyde
© JEAN-CLAUDE SAMYDE Le musée du Père Pinchon est érigé sur l’assise de l’ancienne villa Chams, route de Didier (Fort-de-France)
Par Jean-Claude SAMYDE
Publié le 16/12/2017 à 12:27, mis à jour le 16/12/2017 à 12:33
On l’attendait depuis 2011, et après des travaux, le musée du Père Pinchon, est officiellement ouvert sur la route de Didier à Fort-de-France. La Collectivité Territoriale de Martinique a d’abord réceptionné le bâtiment et procédé à l’inauguration de l’exposition des travaux du Père Pinchon.
Le bâtiment du musée a été réceptionné ce samedi 16 décembre © Cap/twitter CTM
© Cap/twitter CTM Le bâtiment du musée a été réceptionné ce samedi 16 décembre
Une collection de 10 000 pièces

Le Musée du Père Pinchon, d’une superficie de 460 m², associé au bâtiment des archives régionales, est érigé sur l’assise de l’ancienne villa Chams, route de Didier (Fort-de-France). L’intégralité de la collection du Père Pinchon sera bientôt visible dans les murs du musée. L’exposition du Père Pinchon, précurseur de la biodiversité, regroupe près de 10 000 pièces : notamment des ouvrages, et des espèces animales, papillons, oiseaux. Un fonds unique aux Antilles Françaises donné en octobre 1994 à la Collectivité par la congrégation des pères du Saint-Esprit.
Toute la collection du Père Pinchon sera visible très bientôt dans le musée Pinchon © Jean-Claude Samyde
© Jean-Claude Samyde Toute la collection du Père Pinchon sera visible très bientôt dans le musée Pinchon
Une vie en Martinique

Robert Pinchon, membre de la communauté des Pères du Saint-Esprit est né le 10 septembre 1913 en Seine et Marne (France). Il a consacré sa vie à la théologie, à la philosophie et aux sciences de la nature. Arrivé en Martinique en 1945, il y demeura 35 ans jusqu’à sa mort le 16 avril 1980, à l’âge de 67 ans.
Robert Pinchon a passé toute sa vie en Martinique © Jean-claude SAMYDE
© Jean-claude SAMYDE Robert Pinchon a passé toute sa vie en Martinique
Après son ordination chez les spiritains, Robert Pinchon fait des études de sciences à l’université, couronnées par un doctorat. Puis il est nommé professeur au collège diocésain de Fort de France. Tout heureux de cette nomination, il ajoute sur sa feuille d’affectation,  » que ce soit pour toujours », ce qui sera le cas, puisque toute sa vie, il la passera dans ce collège où il arrive le 15.04.1945.
Professeur de sciences naturelles au séminaire collège, il ouvrit aux jeunes dont il avait la charge, ainsi qu’aux nombreux martiniquais qui l’ont aidé dans ses recherches, le monde immense de la connaissance.
Les publications du Père Pinchon
Selon « Archives spiritaines » le Père Pinchon publie ses premières découvertes en avril 1960. Il publie d’abord « Les Sciences d’Observation aux Antilles », livre qui sera utilisé dans l’enseignement privé et public pendant de nombreuses années, comme livre de Sciences Naturelles.
En 1963, paraitra « La Faune des Antilles françaises, Tome 1: les oiseaux » qui sera suivi en 1969 par un tome 2: « Les papillons ».
En 1967, il aura édité « Quelques aspects de la Culture aux Antilles », continué en 1971 par « D’autres aspects de la Culture aux Antilles ». Il publie aussi « Nature antillaise », puis en 1976, « Le Dynaste Hercule dans les petites Antilles ». De nombreux articles paraissent aussi dans les « Annales des Antilles » et la « Revue de la Société d’Histoire naturelle ».

CANTIQUES DE NOEL

Allez mon voisin – Page 2
Allons-y donc – Page 4
Dans le calme – Page 6
Douce Nuit/ Mi bel lan nuit – Page 9
Il est né le divin enfant – Page 10
Joseph mon cher fidèle – Page 11
Alléluia – Page 15
Les anges dans nos campagnes – Page 17
L’heureux moment – Page 18
Michaud veillait – Page 19
Naissez – Page 21
Ô Nwel ô – Page 23
Oh la bonne nouvelle – Page 24
Petit papa noël – Page 25
Pour un maudit péché – Page 26
Quand Dieu naquit à noël – Page 28
Quand Jésus naquit – Page 30
Satan crève – Page 31
Souvenez-vous en – Page 32
Un enfant vient de naître – Page 34
Voisin – Page 37

2 ALLEZ MON VOISIN

Promptement levez-vous
Mon voisin,
Le Sauveur de la terre,
Est, enfin parmi nous
Mon voisin
Envoyé de son père
Mon voisin.
Allez mon voisin, allez (bis)
Allez mon voisin, à la crèche
Mon voisin.
Allez mon voisin, allez (bis)
Allez mon voisin, à la crèche
Mon voisin.
Veillant sur mon troupeau
Mon voisin,
Autour de ce village,
J’entends un air nouveau
Mon voisin,
Et du plus doux langage
Allez mon voisin, etc.
Rempli d’étonnement
Mon voisin,
Je laisse ma houlette,
Pour voir le Dieu naissant,
Mon voisin,
Qu’annonçait le prophète,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Dans 1’admiration
Mon voisin,
Entrant dedans l’étable,
J’adore ce poupon,
Mon voisin,
Mais Jésus ineffable,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Après quelques moments,
Mon voisin,
Ayant fait ma prière,
Je porte mes présents,
Mon voisin,
A l’enfant à la Mère,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Je ne suis point trompeur
3 Mon voisin

Les choses sont certaines.
Notre divin Sauveur,
Mon voisin,
Finit toutes nos peines,
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Mon Dieu manque de tout
Mon voisin
Portez-lui quelque chose.
S’il souffre c’est pour nous
Mon voisin
Nous en sommes la cause
Mon voisin.
Allez mon voisin, etc.
Choisissez le meilleur,
Mon voisin,
De votre bergerie.
Donnez-le de bon cœur,
Mon voisin.
A Joseph et Marie
Mon voisin.
Allez mon voisin. etc.
L’enfer est confondu
Mon voisin,
Le ciel a la victoire.
Du messie attendu,
Mon voisin,
Chantons, chantons la gloire,
Mon voisin.
Allez, mon voisin, à la crèche !
Mon voisin
Allez, mon voisin, à la crèche !
Ritournelle
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka monté môn an mazincoin pa oublié
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka monté môn an ti rhum lan pa oublié
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka viré desann ti kraz la pa oublié
Elise Elise Elise Elise (2 fois)
Le’w ka viré monté mazincoin pa oublié

4 Allons-y donc

Deux bergers s’entrent disant :
Courons adorer l’enfant,
Qui vient de naître vraiment
Pour finir notre misère
Allons-y donc, mon compère
Allons-y donc gaiement.
Courons adorer l’enfant,
Allons-y donc gaiement,
C’est le dieu du firmament
Le créateur de la terre
Allons-y donc, etc.
C’est le Dieu du firmament
Allons-y donc gaiement,
Portons-lui quelque présent
Afin qu’il nous soit prospère,
Allons-y donc, etc.
Portons-lui quelques présents
Allons-y donc gaiement,
Et faisons-lui compliment
Nous ferions mal de nous taire.
Allons-y donc, etc.
Et faisons-lui compliment
Allons-y donc gaiement,
Sur son saint avènement
Qui nous est si salutaire.
Allons-y donc, etc.
Sur son saint avènement
Allons-y donc gaiement,
Lui demander humblement
D’un cœur droit, pur et sincère.
Allons-y donc, etc.
Lui demander humblement
Allons-y donc gaiement,
Un parfait amendement
Du mal qu’on a pu lui faire.
Allons-y donc, etc.
Un parfait amendement
Allons-y donc gaiement,
Il est doux, il est clément,

5 Il est bon et débonnaire

Allons-y donc. etc.
Il est doux, il est clément
Allons-y donc gaiement,
Il nous aime tendrement
Puisqu’il s’est fait notre frère.
Allons-y donc, etc.
Il nous aime tendrement
Allons-y donc gaiement,
Pour réussir sûrement
Adressons-nous à sa Mère.
Allons-y donc, etc.
Pour réussir sûrement
Allons-y donc gaiement
Promettons-lui fermement
De l’aimer comme un bon Père.
Allons-y donc, mon compère
Allons-y donc gaiement,
Refrain Autre:
Allons-y donc z’y z’y mon compère
Allons-y donc gaiement
Ritournelle
3 fois 20 patché karot, sé 30 pou mawen 30 pou sousou mwen
oguitch ich mwen édé ma tant ou mwen kay pôté dé ti patat ba’w
mwen té ka désann an vil, la riviè blanch baré mwen
si sé té misié sébastien lariviè a té ké néyé mwen

6 Dans le calme

Dans le calme de la nuit, (bis)
S’est entendu un grand bruit
Une voix
Plusieurs fois
Plus angélique qu’humaine
Une voix
Plusieurs fois
Rendait gloire au Roi des Rois.
Je n’entendais qu’à demi, (bis)
Car j’étais tout endormi,
Cependant
Ce doux chant
M’a fait ouvrir les oreilles
Cependant
Ce doux chant
M’a fait lever promptement.
Plus en plus je m’approchais (bis)
Et mieux en mieux j’entendais
Ravissant
Je n’ai ouï voix pareille
Oh ! le chant
Ravissant !
M’écriai-je hautement.
J’ai couru dans le hameau, (bis)
Tête nue et sans chapeau ;
Tout dormait
Et ronflait
Dans un repos bien tranquille
Tout dormait
Et ronflait
Et personne ne m’entendait.
Sus, levez-vous, compagnons,
L’autre nuit nous dormirons,
Dépêchez
Et sortez
Venez avec moi entendre
Dépêchez
Et sortez
Et tous ravis vous serez.
Aussitôt fait comme on dit

7 Et les grands et les petits

Me suivant
En sortant
Ils ont ouï la musique
Me suivant
En sortant
Ils admirent ce beau chant.
L’ange qui si bien chantait,
Clairement nous instruisait :
Cette nuit
A minuit
Est né le Sauveur des hommes
Cette nuit
A minuit
Sur le foin il est réduit.
Allons voir ce bel enfant
Pasteurs, dit-il, promptement.
Sans douter
Ni errer
Croyons à cette nouvelle
Sans douter
Ni errer
Allons vite l’adorer.
De cet oracle divin
Ayant appris le chemin
Le suivant
Promptement
Avons trouvé le messie
Le suivant
Promptement
Avons adorer l’enfant.
Il était ce beau poupon
En pitoyable façon,
De grand froid
Il tremblait
A peine avait-il des langes
De grand froid
Il tremblait
Sa pauvre mère en pleurait.
Ritournelle

8 An vandredi apré midi

Man té couché an ka kabann mwen
Ti sè mwen an ka krié mwen
I ka di mwen difé ki pri
Lè mwen soti alé gadé
Pou mwen pé wè sa ka pasé
Lè mwen rivé tibren pi lwenLa persepsyon té ka brilé
Mwen krié Marin
Marin pa ka répon’n
Krié fransoi i di y pa ka vini
Rivièr Pilot tout tuyotri’y bouché
Si sé pa té comenne Voklen
Tout St Espri té ké’y brilé
La joi de viv sé an ti sosiété
Ké nou formé i pa ni bien lontan
Nou ka bouè rum sé pou nou anmizé
Si nou boulé nou boulé
Si nou tchimbé nou tchimbé
La joie de vivre, la joie de vivre (bis)
La joie de vivre, la joie de boire
La joie de boire, la joie de boulé
La joie de boulé, de roulé à tè
De roulé à tè, trin nin tou patou
Trin nin tou patou, tonbé an kan’nal
Y a pas comme nous (bis)
S’il y en a, …………….
Petit papa noël…

9 Douce Nuit

Douce nuit, Sainte nuit !
Tout s’endort au dehors
Marie et Joseph veillent
Sur l’Enfant qui sommeille
Au ciel l’astre reluit (bis)
Douce nuit, Sainte nuit !
Quel bonheur dans les cœurs
Quand les bergers entendent
Les Saints Anges qui chantent
Il est né le Sauveur (bis)
Douce nuit, Sainte nuit !
Jetez-vous à genoux
Bergers, c’est le Messie
Jésus, né de Marie
Dieu fait homme pour nous (bis)
Mi bel lan nuit
Mi bel lan nuit, fout’ ça jolie
Tout’ moune ja ka dômi.
Marie épi Joseph ka veillé
Assou Jésus qui ka sommeillé,
Dans ciel la ni z’étoiles chè,
Ni z’étoiles qui ka clairé.
Mi bel lan nuit, fout’ ça jolie,
Mi bonheu pou nous tout’
A minuit an pauvr’ gadien moutons
Ka ten-ne plusieu voix qui ka chanté
Mammaille la nous sauvé
Pass Jésus né jôdi-à
Mi bel lan nuit, fout’ ça jolie
An nous tout’ bô l’église,
Adoré ti Jésus qui couché,
Bras-ï en l’ai, i envi nous quimbé-ï
Nous ké prend-ï dans cœu nous,
Nous ké gadé-ï pou toujou.
10 Il est né le Divin Enfant

Il est né le Divin Enfant
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le Divin Enfant
Chantons tous son avènement.
Depuis plus de quatre mille ans
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans
Nous attendions cet heureux temps
Ah! qu’il est beau, qu’il est charmant
Ah ! que ces grâce sont parfaites
Ah! qu’il est beau, qu’il est charmant
Qu’il est doux ce Divin Enfant.
Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette
Une étable est son logement
Pour un Dieu quel abaissement !
Il vient en faire la conquête
Il veut nos cœurs, il les attend
Qu’ils soient à lui dès ce moment.
Oh ! bergers, venez promptement,
Près de lui votre place est prête.
Oh ! bergers, venez promptement,
Il aime votre empressement.
Partez, ô Rois de l’Orient
Venez-vous unir à nos fêtes.
Partez, ô Rois de l’Orient
Venez adorez cet enfant.
Ô Jésus, ô Roi tout-puissant !
Tout petit Enfant que vous êtes,
Ô Jésus, ô Roi tout-puissant !
Régnez sur nous entièrement.
11 Joseph mon cher fidèle

Joseph mon cher fidèle,
Cherchons un logement
Le temps presse et m’appelle
A mon accouchement
Je sens le fruit de vie
Ce cher enfant des Cieux
Qui d’une sainte vie
Va paraître à nos yeux.
Joseph
Dans ce triste équipage,
Marie allons chercher
Par tout le voisinage,
Un endroit pour loger
Ouvrez voisin la porte
Ayez compassion
D’une vierge qui porte
Votre rédemption.
Les voisins de Bethléem
Dans toute la bourgade
On craint trop les dangers
Pour donner la passade
A des gens étrangers
Au logis de la lune
Vous n’avez qu’à loger
Le chef de la commune
Pourrait bien se venger.
Marie
Ah ! changez de langage
Peuple de Bethléem !
Dieu vient chez vous pour gage
Hélas ! ne craignez rien
Mettez-vous aux fenêtres
Ecoutez ce destin
Votre Dieu votre Maître
Va sortir de mon sein.
Les voisins de Bethléem
C’est quelque stratagème
On peut faire la nuit
Quelque tour de Bohême
Quand le soleil ne luit,

12 Sans voir ni éclair ni lune

Les méchants font leurs coups
Gardez votre infortune
Passants retirez-vous.
Joseph
O ciel ! quelle aventure,
Sans trouver un endroit
Dans ce temps de froidure
Pour coucher sous un toit ;
Créature barbare
Ta rigueur te fait tort,
Ton cœur déjà s’égare
En ne plaignant mon sort.
Marie
Puisque la nuit s’approche
Pour nous mettre à couvert
Ah ! fuyons ce reproche
J’aperçois un désert
Une vieille cabane
Allons mon cher époux
J’entends le bœuf et l’âne
Qui nous serons plus doux.
Joseph
Que ferons nous Marie
Dans un si méchant lieu
Pour conserver la vie
Au petit enfant-Dieu
Le monarque des anges
Naîtra dans un bercail
Sans feu, sans drap, sans langes
Et sans Palais Royal.
Marie
Le ciel je vous assure
Pourra nous secourir
Je porte bon augure
Sans craindre de périr
J’entends déjà les anges
Qui font d’un ton joyeux
Retentir les louanges
Sous la voûte des cieux.

13 Joseph

Trop heureuse retraite
Plus noble mille fois
Plus riche et plus parfaite
Que le Louvre des Rois !
Logeant un Dieu fait homme
L’auteur du Paradis
Que le prophète nomme
Le Messie promis.
Marie
J’entends le coq qui chante,
C’est l’heure de Minuit
O ciel ! un Dieu m’enchante
Je vois mon sacré fruit ;
Je pâme, je meurs d’aise
Venez mon bien-aimé
Que je vous serre et baise
Mon cœur est tout charmé.
Joseph
Vers Joseph votre père
Nourrisson plein d’appas,
Du sein de votre mère
Venez entre mes bras,
Ah ! que je vous caresse
Victime des pécheurs
Mêlons, mêlons sans cesse
Nos soupirs et nos pleurs.
Ritournelle
Man lé’y dou (bis)
Man lé’y dou manmay la
Man lé’y dou (bis)
Man lé’y dou manmay la
Man lé’y dou (bis)
Man lé’y dou manmay la
Si ‘w pa ka ba mwen sa dou
Pa kryé mwen ti roro
Ya pas d’meilleur noël
Que le noël de chez nous
Pa ni pli bon nwèl
Ki nwèl la kay’ nou
Tanbou ka palé
tobodobodo
14
Ti-bwa ka frapé
Yo pa lé kouté
Chacha ka soukoué
….
Rum lan ka dévidé
Ohoh
Man tan’n an chanté kantik
ka woulé
Sé la ki ni ritounèl
ka tonbé

15 Alléluia

Chantons les louanges
D’un Dieu plein d’amour
Imitons les anges
Dans un si beau jour,
Melons nos trompettes
Avec leurs hautbois,
Et dans nos retraites,
Disons mille fois :
Alléluia ! alléluia !
Kyrie Christe ! kyrie eleison !
Jésus vient de naître
Pour nous rendre heureux,
Il fait disparaître
Tous nos soins fâcheux.
Nos plaintes finissent
Nous sortons des fers,
Les airs retentissent
Alléluia, etc.
Que chacun s’assemble
Dans Ces lieux charmants
Montrons tous ensemble
Notre empressement.
Que l’écho fidèle
Du fond de nos bois
Voyant notre zèle
Réponde à nos voix.
Alléluia, etc.
Que tout soit sensible
A notre bonheur
Que l’hiver terrible
Calme sa rigueur.
Que tous nos bocages
Nos prés, nos vallons,
Bravent les ravages
Des fiers aquilons
Alléluia, etc.
Paisibles fontaines,
Tranquilles ruisseaux,
Faites sur les plaines,
Serpenter vos eaux.
16 Que ce doux murmure,

Echo du printemps,
Rende la verdure
Et les fleurs aux champs.
Alléluia, etc.
Pourquoi tant attendre
Aimables oiseaux,
De nous faire entendre
Vos concerts nouveaux ?
De vos saints hommages
Devenez jaloux
Et dans vos ramages,
Dites avec nous :
Alléluia, etc.
Brebis innocentes
Et vous chers moutons,
Sur les fleurs naissantes
Faites mille bonds.
Trop heureux troupeau,
Il te vient de naître,
Un pasteur nouveau.
Alléluia, etc.
Oh ! quelle allégresse
Règne en ces bas lieux
Chacun s’intéresse
Dans ces champs joyeux.
A peine on voit luire
Ce jour fortuné
Que tout semble dire :
Le sauveur est né !
Alléluia ! alléluia !
Kyrie Christe ! kyrie eleison !

17 Les Anges dans nos campagnes

Les anges dans nos campagnes
Ont entonné 1’hymne des cieux ;
Et l’écho de nos montagnes
Redit ces chants mélodieux :
Gloria iu excelsis Déo (bis)
Bergers pour qui cette fête ?
Quel est l’objet de tous ces chants ?
Quel vainqueur, quelle conquête
Mérite ces chants triomphants ?
Gloria in excelsis Déo (bis)
Ils annoncent la naissance
Du Saint Rédempteur d’Israël
Et plein de reconnaissance
Chantent en ce jour solennel :
Gloria in excelsis Déo (bis)
Allons tous de compagnie
Sous l’humble toit qu’il s’est choisi
Voir l’adorable Messie,
Auquel nous chanterons aussi :
Gloria in excelsis Déo (bis)
Tous dociles à leur exemple
Seigneur, nous viendrons désormais
Au milieu de votre temple
Dire en publiant vos bienfaits :
Gloria in excelsis Déo (bis)
Ritournelle
Et l’écho, et l’écho (bis)
Et l’écho de nos montagnes
Redit ces chants, redit ces chants (bis)
Mélodieux, mélodieux
Redit ces chants mélodieux

18 L’heureux moment

Il s’approche l’heureux moment
Qui doit finir notre misère
Il va venir l’auguste Enfant
Qui donne la paix à la terre (bis)
Tournons vers lui (bis) tous nos soupirs
Appelons-le par nos désirs (bis)
O nations, consolez-vous
De vos souhaits l’objet aimable
Vient enfin répandre sur nous
Les dons de son cœur ineffable (bis)
Tournons vers lui (bis) tous nos soupirs
Appelons-le par nos désirs (bis)
Paraissez, ô divin Enfant
Pour nous à jamais désirable
L’univers entier vous attend.
Montrez votre face adorable, (bis)
Ah ! rendez-vous (bis) à nos soupirs
Venez combler tous nos désirs. (bis)
Daignez choisir votre palais.
Dans nos cœurs remplis de tendresse
Pour vous dès longtemps, ils sont prêts
Venez notre amour vous empresse (bis)
Ah! rendez-vous (bis) à nos soupirs
Venez combler tous nos désirs. (bis)
Ritournelle
Katrine pikan, diab’la déyè nou
Chandelle brilé, voyé dlo monté (bis)
Ablo blo blo blo blo (ter)
Lanné tala pa lanné pasé
Ou kay’y pasé bô la kuisin-ka
Ou kay’y trouvé dé môso ban-nann
Ou kay’y trouvé môso lanmori
Si-i pa asé, ou-a bouè bouillon-a (bis)

19 Michaud veillait

Michaud veillait (bis)
La nuit dans sa chaumière,
Près du hameau
En gardant son troupeau;
Le ciel brillait
D’une vive lumière,
Il se mit à chanter
Je vois (ter)
L’étoile du berger.
Au bruit qu’il fit,
Les pasteurs de Judée
Tout en sursaut
Vinrent retrouver Michaud,
Auxquels il dit :
La vierge est accouchée
Sur l’heure de minuit:
Voilà (ter)
Ce que l’ange a prédit
Un pauvre toit
Servait de couverture
A la maison
De ce Roi de Sion ;
Le vent sifflait
D’une horrible froidure
Au milieu de l’hiver
Il vient (ter)
Pour nous tirer des fers.
Sa Mère était
Assise près de la crèche ;
L’âne mangeait
Le bœuf les réchauffait;
Joseph priait
Sans chandelle ni mèche,
Dans ce triste appareil,
Jésus (ter)
Brillait comme un soleil.
Fasse, Seigneur,
Que notre sainte enfance
Nous place au cieux

20 Parmi les bienheureux !

Ah ! Quel bonheur
Si dans votre souffrance,
Nous pouvons mériter
Un bien (ter)
Que l’on ne peut ôter.
Ritournelle
Mwen dan l’église, man ka gadé
Misié ka gadé mwen
Mwen la savann man ka gadé
Misié ka gadé mwen
Mwen au marché mwen ka gadé
Misié ka gadé mwen
Alé misié, aléa lé lavé fidji fiyèl fan-m ou (bis)
Perinèl o ! mawen lé bonbé o !
Mwen lé bonbé pays a pa bon pou mwen chè (bis)
Pa dot ki konpè michaud
Ki di saint Joseph pa papa bondiéPa dot ki konpè michaud
Pa dot ki konpè michaud
Ki di parol la pou fè nou la pèn
Piman ou a ba mwen piman
Ah citron ou a ba mwen citron
A kay misié henri tô kolibri kasé kanari (bis)
Eti ou janmen wè sa (ter) kolibri kasé kanari (bis)
Mwen la jol mwen pa sa dôli
Mwen lé manjé mwen pasa manjé
Mwen lé bwè mwen pasa bwè tèlman pawol la ka fè mwen lapèn
Moun an (bis) moun na kif è la jol la (bis)
Moun oui moun an, moun moun an kif è la jol la
Moun tala kif è la jol la kè ni an pènn poté ba bondié (bis)
A pa dot (ter) ki konpè Michaud (ter)
A pa dot ki konpè michaud ki ki saint joseph pa papa bondié
A pa dot ki konpè michaud ki di parol la pou fè nou la pèn

 

21 Naissez

Naissez l’amour vous y convie,
Naissez pour changer nos destins.
(bis)
Grand Emmanuel, divin fils de Marie,
Venez réparer les pertes des humains,
Naissez l’amour vous y convie,
Naissez pour changer nos destins.
Le ciel est sensible à nos larmes
Le ciel nous accorde un sauveur.
La charmante paix succède à nos alarmes
Le jour fortuné comble notre bonheur
Le ciel est sensible à nos larmes
Le ciel nous accorde un sauveur.
Il naît ce messie adorable
Il naît ce grand Dieu fait enfant.
Peut-il ô mortels, se rendre plus aimable
Pour nous racheter, il se livre en naissant.
Il naît ce messie adorable
Il naît ce grand Dieu fait enfant.
Pour nous, jusqu’à nous il s’abaisse
Pour nous il s‘immole aujourd’hui.
Chantons à jamais l’excès de sa tendresse
Et que tous les cœurs brûlent d’amour pour lui
Pour nous, jusqu’à nous il s’abaisse
Pour nous il s’immole aujourd’hui.
Ritournelle
Version 1
sé pa lanmou ka kondui mwen
sé mwen ka kondui lanmou mwen (bis)
Jenn jan paf è bagaï konsa
palésé lanmou condui zot bis)
Version 2
Henriette man Zakari mété man gason dérô (ter)
Minui ja ka sonnen i lè pou li rantré
Rhum blanc-an mwen paka bwè li encô (ter)
22
Mwen paka bwè li ancô pas i ka brilé gôj mwen
Version 3
adèl voyé dlo, voyé dlo
Paedan manman pa la : voyé dlo
Pandan papa pala : voyé dlo
Padan ti frè pa la : voyé dlo
Gôj mwen ka brilé mwen : voyé dlo

 

22 Oh !La Bonne Nouvelle
Oh! la bonne nouvelle
Qu’on vient nous annoncer
Une Mère est Vierge
Un Sauveur nous est né.
Bon, bon, bon, accourons-y vite,
Bon, bon, bon, accourons-y donc.
Tous les bergers en fête
Ont quitté leurs troupeaux,
Chantant des chansonnettes
Dessus leurs chalumeaux.
Bon, bon, bon, etc.
Pour Joseph qui admire
Ce prodige nouveau,
Il ne peut que nous dire :
Voyez comme il est beau !
Nous verrons cette Mère
Belle comme le jour,
Qui sur son sein le serre
Dans des transports d’amour.
Bon, bon, bon, etc.
Soyons de la partie,
Allons rendre nos vœux
Au beau fils de Marie
Qui est le Roi des Cieux.
Bon, bon, bon, etc.

23 Petit Papa Noël

C’est la belle nuit de Noël
La neige étend son manteau blanc
Et les yeux levés vers le ciel,
A genoux, les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière.
{Refrain:}
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier
Mais, avant de partir,
Il faudra bien te couvrir
Dehors tu vas avoir si froid
C’est un peu à cause de moi
Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m’as apporté
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t’ai commandés
Le marchand de sable est passé
Les enfants vont faire dodo
Et tu vas pouvoir commencer
Avec ta hotte sur le dos
Au son des cloches des églises
Ta distribution de surprises
{Refrain}
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier
Mais, avant de partir,
Il faudra bien te couvrir
Dehors tu vas avoir si froid
C’est un peu à cause de moi
Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d’abord sur notre maison
Je n’ai pas été tout le jour très sage
Mais j’en demande pardon
26
Pour un maudit péché
Pour un maudit péché
L’auteur de la nature
Pour un maudit péché
Jésus-Christ est couché
Tout nu dessus la dure
Ah! qu’il me fait pitié
Dedans une masure
Caché!
Ce petit Dieu d’amour
Se charge de nos peines
Ce petit Dieu d’amour
Vient nous donner le jour
Et soulager nos chaînes
Ayons donc du retour
Pour un Dieu qui nous aime
Toujours !
Il naît dans le recoin
Du débris d’une étable,
Il naît dans le recoin
Sur la paille et le foin,
Sa bonté charitable
Le réduit à ce point
Qu’il veut ce fils aimable
Nos soins.
Il n’a pas de berceau,
Le poupon de Marie,
Il n’a pas de berceau,
Cet innocent agneau.
Il commence une vie
Entre deux animaux,
Languissante et suivie
De maux.
Trois Mages d’Orient
Apprenant la nouvelle
Trois Mages d’Orient
Ont porté leurs présents
L’un lui offre la myrrhe,
L’un l’or, 1’autre l’encens,
(Et tous ensemble ) adorent
L’Enfant.
27
Il attache ses yeux
Dessus l’aimable face
Il attache ses yeux
En dépit des envieux
Dessus la belle glace
De ce miroir précieux,
Qui nous fait voir la grâce
Des cieux.
Il adore l’Enfant,
Puis il salue la Mère,
Il adore l’Enfant,
Qui vient donner son sang :
Il apaise son père
Que le péché d’Adam
Avait mis en colère
Longtemps.
Tous ces bergers, de peur
De ne pouvoir y être,
Tous ces bergers, de peur
De ne voir ce Sauveur,
Accourent en lui portant
Ce qu’ils ont de meilleur
Mais le premier lui laisse
Son cœur.
Les pasteurs d’alentour
Font entre eux une bande
Les pasteurs d’alentour
Viennent faire leur cour
En même temps que l’ange
Leur a dit le séjour,
Chimel sans plus attendre
Y court.
28
Quand Dieu naquit à Noël
Quand Dieu naquit à Noël
Dans la Palestine,
On vit ce jour solennel
Une joie divine.
Il n’était ni petit ni grand
Qui n’apportât son présent
Et no, no, no, no,
Et n’offrit, frit, frit,
Et no, no et frit, frit,
Et n’offrit sans cesse
Toute sa richesse (bis).
L’un apportait un agneau
Avec un grand zèle,
L’autre un peu de lait nouveau
Au fond d’une écuelle
Et sous ses pauvres habits
Cachait un peu de pain bis
Pour la, la, la, la,
Pour la sain, sain, sain,
Pour la, la, Pour la sain,
Pour la Sainte Vierge
Et Joseph concierge (bis).
Ce bon père putatif
De Jésus mon maître
Que le pasteur plus chétif
Désirait connaître,
D’un air obligeant et doux
Recevant le don de tous
Sans cé, cé, cé, cé,Sans ré, ré, ré, ré,
Sans cé cé, sans ré, ré,
Sans cérémonie,
Pour le fruit de vie(bis).
Il ne fut pas jusqu’aux rois
Du rivage maure
Qui joints au nombre de trois
Ne vinssent encore
Ces bons princes d’Orient
Offrirent en le priant
L’en, l’en, l’en, l’en
Cens, cens, cens, cens, cens,
29
L’encens et la myrrhe
Et l’or qu’on admire (bis)..
Quoi qu’il n’en eût pas besoin
Jésus notre maître
En prit avec un grand soin
Pour faire connaître
Qu’il avait les qualités
Par ces dons, représentées
D’un vrai, vrai, vrai, vrai
D’un roi, roi, roi, roi
D’un vrai, vrai, d’un roi, roi
D’un vrai roi de gloire
En qui l’on doit croire (bis)..
Plaise à ce divin enfant
Nous faire la grâce
Dans son séjour triomphant
D’avoir une place
Si nous n’y sommes jamais
Nous goûterons une paix
De lon, lon, lon, lon
De gue, gue, gue gue,
De longue durée
Dans cet empyrée (bis)..
30
Quand Jésus Naquit
Quand Jésus naquit du sein
De la vierge sa Mère
Plusieurs Anges ayant eu dessein
D’annoncer ce mystère
Tombé du ciel, tombé du ciel,
Tombé du ciel en terre.
Pour aller chercher les bergers
L’un vole, l’autre trotte
Dans les champs et dans les vergers
On les trouva par botte
Qui faisaient la, la, la, la,
Qui faisaient la ribote.
Margot porta des écus neufs,
Toinon une layette,
Et moi je lui portai trois oeufs,
Dit la grosse Pierrette,
Pour faire une o, Pour faire une o,
Pour faire une omelette.
Bien bonjour Monsieur Saint Joseph
Et la Vierge Marie,
Bien bonjour Monseigneur Jésus
Le chef-d’œuvre de la vie
Et bonjour la, la, la, la,
Bonjour la compagnie.
Ritournelle
Man ka kaliko téni dé jen ti fi afos yo fi yo pa ka janbé dalo (Bis)
Padan man kakiko pala
Sé tifi ka janbé dalo
Pandan man kaliko pala
Sé tifi a ka joué klarinèt

 

31 Un enfant vient de naître
Un enfant vient de naître
Qui commande en tous lieux
Pasteurs, il est le Maître
De la terre et des cieux
Il est dans une crèche
Ce lieu n’est pas bien loin
Sur de la paille sèche
Et sur un peu de foin.
A voir ce roi des anges,
Chacun serait trompé.
De lambeaux et de langes
Il est enveloppé.
Pour soulager sa peine
Pour adoucir ses maux,
Il se sert de l’haleine
De deux vils animaux.
Près de cette demeure
Dormaient quelques bergers,
Un ange à la même heure
D’un vol des plus légers,
Fend l’air et les réveille
Et leur dit : à l’instant
Venez voir la merveille
Que l’Univers attend.
Ayant fait son message,
Cet Ange disparut,
Pour aller au village.
Plus d’un Pasteur courut.
Ils vont droit à l’étable
Chercher le nouveau-né.
A sa vue adorable,
Chacun s’est prosterné.
Que faisiez-vous Marie,
Quand vous les voyiez tous
Laisser la bergerie
A la merci des loups ?
Vous vous disiez vous-même,
Comme à tous les chrétiens :
Que pour le bien suprême
35
On quitte tous les biens.
Ritournelle :
Zim alléluia, alléluia (bis)
Zim alléluia souris a bwè l’huile la dan lamp la
alé ma kalalou
alé man diri douUn enfant vient de naître
Un enfant vient de naître
Qui commande en tous lieux
Pasteurs, il est le Maître
De la terre et des cieux
Il est dans une crèche
Ce lieu n’est pas bien loin
Sur de la paille sèche
Et sur un peu de foin.
A voir ce roi des anges,
Chacun serait trompé.
De lambeaux et de langes
Il est enveloppé.
Pour soulager sa peine
36
Pour adoucir ses maux,
Il se sert de l’haleine
De deux vils animaux.
Près de cette demeure
Dormaient quelques bergers,
Un ange à la même heure
D’un vol des plus légers,
Fend l’air et les réveille
Et leur dit : à l’instant
Venez voir la merveille
Que l’Univers attend.
Ayant fait son message,
Cet Ange disparut,
Pour aller au village.
Plus d’un Pasteur courut.
Ils vont droit à l’étable
Chercher le nouveau-né.
A sa vue adorable,
Chacun s’est prosterné.
Que faisiez-vous Marie,
Quand vous les voyiez tous
Laisser la bergerie
A la merci des loups ?
Vous vous disiez vous-même,
Comme à tous les chrétiens :
Que pour le bien suprême
On quitte tous les biens.
krié mwen bélévan
krié mwen tèt moutonou a ba mwen la jan mwen
sé lajan mwen mwen lé
ou ba mwen lajan mwen
37
sé lajan mwen mwen ka mandé’w
Voisin
Voisin d’où venait ce grand bruit
Qui m’a réveillé cette nuit
Et tout ceux de mon voisinage !
Vraiment, j’étais bien en courroux
D’entendre par tout le village
Sus, sus bergers (bis) réveillez-vous
Sus, sus bergers (bis) réveillez-vous
Quoi donc Colin ne sais-tu pas
Qu’un Dieu vient de naître ici-bas
Qu’il est logé dans une étable ?
Qu’il n’a ni lange ni drapeau
Et dans cet état misérable
On ne peut voir (bis) rien de plus beau.
On ne peut voir (bis) rien de plus beau.
Il t’a dit voisin qu’en ses lieux
Voudrait bien s’abaisser un Dieu
Pour qui rien n’est trop magnifique
Les Anges vous l’ont fait savoir
38
Par cette charmante musique
Qui s’entendit (bis) hier au soir.
Qui s’entendit (bis) hier au soir.
Plusieurs déjà s’y sont rendus,
Quelques-uns en sont revenus,
En disant que c’est le Messie,
Que c’est l’aimable Sauveur
Qui, suivant notre prophétie
Nous doit causer (bis) tant de bonheur.
Nous doit causer (bis) tant de bonheur.
Allons donc, bergers, il est temps,
Allons lui porter nos présents
Et lui faire la révérence
Voyez comme Jeannot y va
Suivons-le tous en diligence
Et nos troupeaux (bis) laissons-les là.
Et nos troupeaux (bis) laissons-les là.
Sans plus tarder, allons donc tous,
Allons saluer à genoux
Notre Seigneur et notre Maître ;
39
Et dans cet adorable jour,
Où pour nous l’amour l’a fait naître
Allons pour lui (bis) mourir d’amour.
Allons pour lui (bis) mourir d’amour.
Après avoir fait nos présents
Avec nos petits compliments
Autour de lui tout en cadence,
Nous lui souhaiterons le bonsoir
Et lui ferons la révérence.
Adieu poupon (bis) jusqu’au revoir.
Adieu poupon (bis) jusqu’au revoir.
Ah! Colin que dis-tu donc là
Il ne faut pas faire cela:
J’aimerais mieux perdre la vie
Restons toujours dans ce saint lieu
Tenons-lui toujours compagnie,
Et ne disons (bis) jamais adieu.
Et ne disons (bis) jamais adieu.
Pour moi je suis plutôt d’avis
De retirer ce petit fils
Où j’ai préparé sur deux bancs,
Un lit en forme de couchette,
Et des linceuls (bis) qui sont tout blancs.
Et des linceuls (bis) qui sont tout blancs.
Je vais faire de mon mieux
Pour retirer en ces lieux
Jésus, Joseph et Marie,
Quand ils seront tous trois chez moi,
Ma maison sera plus jolie
Que le palais (bis) des plus grands rois.
Que le palais (bis) des plus grands rois.
Dès aujourd’hui dans ce dessein
Sans attendre jusqu’à demain
Je veux quitter ma bergerie
Et j’abandonne mon troupeau
Pour mieux garder toute ma vie
Dans ma maison (bis) ce seul agneau.
Dans ma maison (bis) ce seul agneau.

 

fin – fin – fin- fin -fin

UN SPECTACLE TOTAL ET UNIVERSEL

« Notre Dame d’Haïti », au théâtre de Belleville : révolutions sur scène

Le spectacle « Notre Dame d’Haïti » de la compagnie réunionnaise Lolita Monga, au Théâtre de Belleville , raconte trois expériences vécues en trois lieux qui ont connu leur lot de petites et grandes révolutions : Haïti, Notre Dame des Landes et La Réunion.

© Sebastien Marchal
© SEBASTIEN MARCHAL
  • Patrice Elie Dit Cosaque
  • Publié le , mis à jour le 

Sur scène, le décor évoque ces ZAD, ces zones à défendre, comme celle que l’on a largement aperçu dans les medias du côté de Notre Dame des Landes, quand plusieurs opposants tentaient d’y empêcher l’implantation d’un nouvel aéroport, et n’est évidemment pas un hasard… Ce pourrait aussi être un campement de guérilleros comme ceux que l’on imagine en Amérique du Sud ou ailleurs… Ou le bout d’un quartier pauvre d’Haïti, pas un hasard non plus.. Sur scène encore, quatre personnages en quête de hauteur, en quête d’un idéal plus haut encore que leurs aspirations personnelles. Quatre personnages prêts à en découdre avec le système, avec la société et à faire voler en éclat les carcans qui nous emprisonnent. Bref, prêts à faire la révolution.

Regardez la Bande-Annonce :

La révolution pour quoi faire ?

Qu’est-ce qui poussent certains d’entre nous à se révolter ? A mener, par exemple dans la rue, ces combats politiques, idéologiques qui mènent parfois à l’affrontement ? Qu’est-ce qui entraîne les uns à agir et les autres à subir ? Jusqu’où l’idéal d’un monde meilleur, jusqu’où l’utopie peuvent –ils nous faire rêver ? Le rêve pour le rêve ? Le rêve jusqu’à sa concrétisation et à quel prix ?

© Sébastien Marchal
© Sébastien Marchal

Ce sont là quelques-unes des questions que Lolita Monga, auteur et metteur en scène nous pousse à nous poser dans ce spectacle. Non contente de convoquer le vent de la révolte haïtienne ou de convier l’actualité brûlante liée à Notre Dame des Landes,elle y intègre en plus l’Histoire de la Réunion, le marronnage. Trois dimensions qui s’allient parfaitement, se répondent tantôt par les chants de maloya magnifiquement interprétés par Judith Profil – connue aussi sous le pseudonyme de Kaloune, tantôt par les chansons et la poésie créole venues d’Haïti dans la voix de Sachernka Anacassis. Campant les figures masculines des révolutionnaires-type, Laurent Robert et Olivier Corista complètent ce quatuor d’acteurs tous excellents. Généreux, investis, incarnant avec une belle énergie ces aspirants à la liberté, ces révoltés parfois en quête de convictions, ces révolutionnaires agissant au nom des peuples et des sociétés et parfois aussi en leur propre nom.

Un spectacle total et universel

© DR

Chants, masques, poésie, textes, percussions, musique, vidéos… Notre Dame d’Haïti brasse toutes les ficelles qu’offre le théâtre. C’est une synthèse, un collage, un spectacle total et universel… Seule vraie critique à lui opposer : l’absence d’histoire formelle. Le spectacle est parfois si puissant avec ses évocations tantôt drôles, tantôt émouvantes des petites et grandes révolutions et l’interprétation, l’incarnation des figures si bien réussies qu’il est un peu dommage de ne pas davantage avoir inscrit ces personnages dans un récit, dans une histoire, dans une narration. Sans doute un excès de gourmandise de la part du spectateur et une envie inassouvie de voir comment les uns et les autres trouveraient, chacun à sa façon, la résolution de ses doutes, de ses questionnements, de ses engagements.

Il n’en demeure pas moins que ce spectacle « Notre Dame d’Haïti » nous montre, aussi bien par les choix des textes qui le composent que par sa mise en scène ou le jeu des comédiens, la force de la croyance de l’être humain en ses utopies. Illustration qui fait du bien, par les temps qui courent…

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