Appel à financement participatif par Guy Deslauriers

Césaire : La liberté face au dogme. Film documentaire en production

nous faudra avoir la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait; la force d’inventer au lieu de suivre; la force « d’inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent…

Comment Louis Aragon et Aimé Césaire deux des plus grands poètes du XXe siècle, en sont-ils venus à s’opposer au point d’arriver à un point de rupture irréparable ? L’un adhère au Parti communiste en 1930, l’autre en 1935. Césaire démissionne du PCF en 1956, à cause notamment des révélations du rapport Khrouchtchev, mais Aragon garde le silence et restera au parti jusqu’à sa mort. Cependant l’opposition des deux hommes n’est pas d’abord un différend politique sur fond de déstalinisation. La rupture entre eux est plus ancienne, plus profonde et s’ancre dans un contexte historique de décolonisation qui a pris la forme d’une tentative colonisation culturelle de l’un par l’autre. De plus, Césaire trouve cocasse de recevoir une leçon de prolétariat de la part d’un bourgeois français, lui qui passe la majeure partie de son temps à régler des problèmes de santé publique ou d’assainissement de l’eau, aussi bien comme député de la Martinique que comme maire de Fort-de-France. Mais plus profondément, Césaire n’accepte pas cette mise sous tutelle de l’imaginaire antillais sous le joug culturel français, fût-il communiste. Un troisième homme, l’écrivain René Depestre (au cœur de cet affrontement pour avoir adhéré à la thèse d’Aragon avant de rallier celle de Césaire) sera le grand témoin par lequel ce récit nous sera livré. C’est lui qui nous dévoilera tous les détails de cette histoire. Il en sera la mémoire vive, la vision singulière et portera la charge émotionnelle que comportera ce récit. Césaire, la liberté face au dogme, permet donc de raconter cette célèbre controverse qui a opposé Césaire et Aragon dans ces années 50 et à laquelle ont pris part de nombreux écrivains, dont René Depestre, Léon-Gontran Damas, Léopold Sedar Senghor…etc. Les arguments développés par le poète antillais à l’occasion de cette controverse furent les mêmes, dans la lettre qu’il adressera à Maurice Thorez au moment de sa démission du PCF, pour affirmer la liberté des peuples nègres face au dogme centralisateur. Ce moment historique constitue à lui seul un temps décisif de la conscience des départements français d’Amérique et de beaucoup d’anciennes colonies françaises.

Lorsque l’on déroule son histoire, Aimé Césaire semble avoir eu mille vies dont certains pans manquent ou se trouvent tronqués. Ces moments-là (dont cette histoire fait partie) rappellent la puissance de la vision de l’homme, sa liberté totale et la force de son destin. Ces moments, tellement précieux pour notre compréhension du monde d’aujourd’hui, ne seront jamais suffisamment racontés.

Ce projet est enfin confronté à une urgence de production afin de pouvoir être terminé au début de l’année 2018, année qui marquera le 10ème anniversaire de la disparition du poète ; année tout au long de laquelle le documentaire pourra être projeté et faire l’objet de débats et discussions à l’issue de sa diffusion. Les contributions sollicitées pour ce projet serviront à acquérir une large partie des très nombreuses archives visuelles et sonores dont cette œuvre a besoin pour exister pleinement. En contrepartie de leur soutien financier il est proposé aux contributeurs :

-D’être mentionnés et remerciés au générique du film.

-D’être invités à une projection de présentation.

-De recevoir un DVD de l’œuvre réalisée. Merci à chacune et à chacun pour sa contribution et pour sa confiance.

Guy Deslauriers

Kreyolimages

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QUELLE COMPAGNIE !!!!!!

C’est au milieu des années 1970 que Clémence Bringtown au chant, José Sébéloué et Arthur Apatout à la guitare, Guy Bevert à la batterie, et Julien Tarquin à la basse forment le groupe de La Compagnie créole. Originaires des Caraïbes, de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe, leur répertoire mélange les rythmes de ces îles, du zouk au reggae, de la soca à la biguine. Ils se font connaître dans les îles et sortent, en 1982, un premier album Blogodo qui rencontre un grand succès.

L’année suivante, ils conquièrent l’Hexagone avec Vive le Douanier Rousseau et C’est bon pour le moral. Avec eux, la bonne humeur festive des rythmes créoles envahit les années 1980. Les tubes à la tête des hit-parades, les plateaux télé, les concerts, les festivals, les passages à L’Olympia, les disques d’or et de platine s’enchaînent pour eux, avec des titres comme Bons baisers de Fort de France, Ça fait rire les oiseaux, Ma première biguine partie ou Le 14 juillet. En 1985, Le bal masqué se retrouve à la sixième place du top des ventes, un véritable triomphe. Les années 1990 sont l’occasion de nouveaux projets : José Sébéloué et Clémence Bringtown sortent un album en duo. Cette dernière édite en solo, quelque temps plus tard, une reprise des Rois mages de Sheila.

En 2005, c’est le grand retour avec le disque La Plus Grande Fiesta Créole avant le succès de Megamix 2007. En 2008, il célèbre l’arrivée du premier président noir des États-Unis avec la chanson O ! Oh ! Obama. En 2009 et 2010, ils participent à la quatrième édition de la tournée française d’Âge tendre et tête de bois, aux côtés de Sheila, Marcel Amont, Bobby Solo ou Fabienne Thibeault. En 2012, La Compagnie créole se lance dans des duos avec Hugues Aufray, Colonel Reyel ou Patrick Sébastien dans En Bonne Compagnie, qui se classe parmi les meilleures ventes françaises. En 2015, La Compagnie créole est toujours prête à faire danser les foules avec l’album Carnavals du Monde.

LE BAL BLOMET : Tout un programme !!

Bar – Cabaret – Galerie d’Art

33 rue BlometParis 75015 (plan)

Métro : Volontaires  

Tél :

Site : www.balblomet.fr/

Mail : contact@balblomet.f

     

       

      Le Bal de la rue Blomet est un cabaret d’art du XVe arrondissement de Paris dédié au rapprochement des cultures et des arts populaires dans le domaine de la musique, de la comédie musicale et des beaux-arts. Espace de création, d’échange et de partage, sa vocation est de perpétuer le lien étroit entre l’art et le divertissement. La programmation, accessible à tous, est centrée sur la comédie musicale, le cabaret, le jazz et la musique classique.

      A mi-chemin entre l’univers rêvé par Woody Allen dans Midnight in Paris et celui des speakeasies de la prohibition de New-York et Chicago, le public et les artistes y retrouvent les traces des grandes figures qui l’ont fréquenté, de la « génération perdue » d’Hemingway et Fitzgerald aux artistes du Paris des années 20, Kiki de Montparnasse, Miro, Joséphine Baker, etc.

      Le Bal Blomet – Horaires

      Concerts :
      Jeudi, vendredi & samedi

      La Table du Bal
      du mardi au vendredi :
      12h-14h & 19h-22h
      samedi : 12h-15h & 19h-22h
      dimanche : 12h-15h

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      Programmation – Le Bal Blomet

      affiche FABRICE DI FALCO - LES CASTRATS

      Vendredi 3 novembre 2017

      FABRICE DI FALCO – LES CASTRATS

      Concert ClassiqueLes Castrats, de la Chapelle Sixtine aux Théâtres d’Opéras Italiens Antonio…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche GOSSES DE PARIS

      Jusqu’au 4 novembre 2017

      GOSSES DE PARIS

      Grand SpectacleAu milieu des guerres qui la traverse, la France du début du XXème est saisie d’un…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche UNIVERSITE POPULAIRE D'HISTOIRE DE L'ART - CLAUDE MONET

      Dimanche 5 novembre 2017

      UNIVERSITE POPULAIRE D’HISTOIRE DE L’ART -…

      ConférenceCycle de conférences consacré aux grands peintres et animé par Pierre WAT Le Bal Blomet et le magazine L’Œil…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche BAPTISTE HERBIN QUARTET – BROTHER STOON

      Jeudi 9 novembre 2017

      BAPTISTE HERBIN QUARTET – BROTHER STOON

      Concert Jazz/Soul/FunkUn quatuor Jazz de rêve au Bal Blomet. ffff TELERAMA « Le voici donc, l’oiseau rare, depuis plus d’un an que le…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LES FRIVOLITES PARISIENNES – LA NOUVELLE REVUE DU BAL BLOMET

      Vendredi 10 novembre 2017

      LES FRIVOLITES PARISIENNES – LA NOUVELLE REVUE DU…

      Concert FrançaisUn show foutraque d’une folle gaieté ! (Le Canard Enchainé) Comédie musicale, Biguine et lyrique Après leur…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LA NOUVELLE REVUE DU BAL BLOMET - LES FRIVOLITES PARISIENNES

      Samedi 11 novembre 2017

      LA NOUVELLE REVUE DU BAL BLOMET – LES FRIVOLITES…

      Grand SpectacleAprès leur succès au Bal Blomet, les Frivolités…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LES 1001 NUITS DU JAZZ - L'AFRIQUE - L'AFRIQUE, BERCEAU DU JAZZ ?

      Jeudi 16 novembre 2017

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      Vendredi 17 novembre 2017

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      Concert FrançaisCharleston, biguine, ragtime ou manouche, il y en a pour tous les jazz ! Avec cette comédie swing de poche, plongez…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LES 1001 NUITS DU JAZZ - GERSHWIN - DE RHAPSODY IN BLUE A SUMMERTIME

      Samedi 18 novembre 2017

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      Concert Jazz/Soul/Funk« La musique doit refléter les pensées et les aspirations d’un peuple, de…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche UNIVERSITE POPULAIRE D'HISTOIRE DE L'ART - PAUL KLEE

      Dimanche 19 novembre 2017

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      ConférenceCycle de conférences consacré aux grands peintres et animé par Pierre WAT Le Bal Blomet et le magazine L’Œil…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche FOR MAXIM

      Jeudi 23 novembre 2017

      FOR MAXIM

      Concert Jazz/Soul/FunkEntourée de 5 magnifiques musiciens Julie Saury nous offre un retour aux sources du Jazz traditionnel –Sweet…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche Oh LÀ LÀ !

      Vendredi 24 novembre 2017

      Oh LÀ LÀ !

      Concert FrançaisIsabelle Georges compose un véritable tour de chant dans la pure tradition du Music Hall français. Caroline Madsac…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche Soirée Cubaine

      Samedi 25 novembre 2017

      Soirée Cubaine

      Concert World/ReggaeLa Cubanerie s’écoute comme on boirait du rhum par les oreilles. Sans modération…. La Cubanerie porte bien son…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LES 1001 NUITS DU JAZZ - LE BLUES - ROUTE 66 : L'EPOPEE DU BLUES

      Jeudi 30 novembre 2017

      LES 1001 NUITS DU JAZZ – LE BLUES – ROUTE 66 :…

      Concert Jazz/Soul/FunkLES 1001 NUITS DU JAZZ – ROUTE 66 : L’EPOPEE DU BLUES, DE BESSIE SMITH À JIMMY…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche « NUIT BLANCHE » FRANÇOIS COUTURIER & TARKOVSKY QUARTET

      Samedi 2 décembre 2017

      « NUIT BLANCHE » FRANÇOIS COUTURIER & TARKOVSKY…

      Concert Jazz/Soul/FunkCHOC Jazz Magazine : « Nuit Blanche, aux frontières du réel, tient du miracle » FRANCOIS COUTURIER- Piano,…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche UNIVERSITE POPULAIRE D'HISTOIRE DE L'ART - ANDY WARHOL

      Dimanche 3 décembre 2017

      UNIVERSITE POPULAIRE D’HISTOIRE DE L’ART -…

      ConférenceCycle de conférences consacré aux grands peintres et animé par Pierre WAT Le Bal Blomet et le magazine L’Œil…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LE QUATUOR PSOPHOS FÊTE SES 20 ANS !

      Vendredi 8 décembre 2017

      LE QUATUOR PSOPHOS FÊTE SES 20 ANS !

      Concert ClassiqueEchos de Bohême Le Quatuor Psophos fête ses 20 ans de carrière et a choisi le Bal Blomet pour célébrer cet…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LE QUATUOR PSOPHOS FÊTE SES 20 ANS !

      Samedi 9 décembre 2017

      LE QUATUOR PSOPHOS FÊTE SES 20 ANS !

      Concert Jazz/Soul/FunkLe Jazz est mon aventure ! Le Quatuor Psophos fête ses 20 ans de carrière et a choisi le Bal Blomet pour célébrer…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LE QUATUOR PSOPHOS FÊTE SES 20 ANS !

      Dimanche 10 décembre 2017

      LE QUATUOR PSOPHOS FÊTE SES 20 ANS !

      Concert ClassiqueROMANTISME ET FRATERNITÉ Le Quatuor Psophos fête ses 20 ans de carrière et a choisi le Bal Blomet pour célébrer…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LES 1001 NUITS DU JAZZ - FREE JAZZ - FREE JAZZ, LE GOUT DE LA LIBERTE

      Jeudi 14 décembre 2017

      LES 1001 NUITS DU JAZZ – FREE JAZZ – FREE JAZZ, LE…

      Concert Jazz/Soul/FunkFREE JAZZ, LE GOÛT DE LA LIBERTE. SUR LES TRACES D’ORNETTE COLEMAN ET CECIL TAYLOR   A…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche TEA FOR TWO

      Vendredi 15 décembre 2017

      TEA FOR TWO

      Concert FrançaisLES FRIVOLITES PARISIENNES TRAVERSENT LA MANCHE ET PRESENTENT LEUR PREMIER ALBUM ! Prenez votre ticket et montez avec…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LE CIRQUE DES MIRAGES - YANOWSKI & FRED PARKER

      Samedi 16 décembre 2017

      LE CIRQUE DES MIRAGES – YANOWSKI & FRED PARKER

      Grand SpectacleCôté pile et côté face d’un duo providentiel. Fred Parker et…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche UNIVERSITE POPULAIRE D'HISTOIRE DE L'ART - JEFF KOONS

      Dimanche 17 décembre 2017

      UNIVERSITE POPULAIRE D’HISTOIRE DE L’ART -…

      ConférenceCycle de conférences consacré aux grands peintres et animé par Pierre WAT Le Bal Blomet et le magazine L’Œil…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LES FRIVOLITES PARISIENNES – LA NOUVELLE REVUE DU BAL BLOMET

      Vendredi 22 décembre 2017

      LES FRIVOLITES PARISIENNES – LA NOUVELLE REVUE DU…

      Concert FrançaisUn show foutraque d’une folle gaieté ! (Le Canard Enchainé) Comédie musicale, Biguine et lyrique Après leur…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche LES FRIVOLITES PARISIENNES – LA NOUVELLE REVUE DU BAL BLOMET

      Samedi 23 décembre 2017

      LES FRIVOLITES PARISIENNES – LA NOUVELLE REVUE DU…

      Concert FrançaisUn show foutraque d’une folle gaieté ! (Le Canard Enchainé) Comédie musicale, Biguine et lyrique Après leur…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche ISABELLE GEORGES, OH LA LA

      Jusqu’au 29 décembre 2017

      ISABELLE GEORGES, OH LA LA

      FestivalsAccompagnée de son complice de toujours Frederik Steenbrink et de quatre musiciens ‘touche…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche Oh LÀ LÀ !

      Vendredi 29 décembre 2017

      Oh LÀ LÀ !

      Concert FrançaisIsabelle Georges compose un véritable tour de chant dans la pure tradition du Music Hall français. Caroline Madsac…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche PARIS CHERIES

      Vendredi 5 janvier 2018

      PARIS CHERIES

      Concert FrançaisTout ce que vous avez toujours voulu qu’on vous chante sur le sexe sans avoir jamais osé le demander. Laissez-vous…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche PARIS CHERIES

      Samedi 6 janvier 2018

      PARIS CHERIES

      Concert FrançaisTout ce que vous avez toujours voulu qu’on vous chante sur le sexe sans avoir jamais osé le demander. Laissez-vous…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche MARIA DOLORES Y AMAPOLA QUARTET

      Vendredi 12 janvier 2018

      MARIA DOLORES Y AMAPOLA QUARTET

      Concert FrançaisLa biche madrilène est entourée de quatre musiciens pour une soirée tango et humoristique délirante ! Vous…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche MARIA DOLORES Y AMAPOLA QUARTET

      Vendredi 19 janvier 2018

      MARIA DOLORES Y AMAPOLA QUARTET

      Concert FrançaisLa biche madrilène est entourée de quatre musiciens pour une soirée tango et humoristique délirante ! Vous…Le Bal Blomet – Paris 75015

      affiche MARIA DOLORES Y AMAPOLA QUARTET

      Samedi 10 février 2018

      MARIA DOLORES Y AMAPOLA QUARTET

      Concert FrançaisLa biche madrilène est entourée de quatre musiciens pour une soirée tango et humoristique délirante ! Vous…Le Bal Blomet – Paris 75015

      BAL BLOMET ou BAL NEGRE La musique reprend…!

      Fabrice di Falco, contre-ténor, présentera lors de deux soirées au célèbre bal parisien de la rue Blomet, un concert classique le 3 novembre, un concert jazz le 7 décembre, avant de venir à l’Atrium et à l’Artchipel en 2018. Interview.

      « Je veux partager la scène du bal nègre »

      Pourquoi ce concert classique au Bal de la rue Blomet, temple du jazz ?

      J’ai voulu faire ce concert classique au bal nègre, parce que la musique classique et l’opéra étaient la musique du peuple ! Et le bal nègre était en son temps le bal du peuple ! Faire de l’opéra dans un endroit où le peuple a sa place, ça me plaît !

      Vous privilégiez la musique religieuse, pourquoi ?

      Parce que l’opéra est né avec la musique classique religieuse. Vivaldi, le prêtre roux, a écrit le « Stabat mater » pour contre-ténor et ensemble baroque. Pergolese a écrit le « Salve regina » avant de mourir à 26 ans de la tuberculose. C’est un hommage aux castrats à la chapelle Sixtine…

      Avant qu’ils ne viennent à l’opéra ?

      Les castrats ont vu qu’ils ne gagnaient pas d’argent avec l’église, ils sont allés chanter la musique de Haendel, à l’opéra, là où on leur proposait de vrais cachets ! Ils sont d’ailleurs vite devenus les divas. Ma deuxième partie, ce sont les divas de l’opéra baroque au bal nègre ! Je suis accompagné de l’ensemble baroque Sine qua non de Julien Leleu avec lequel je vais réenregistrer l’année prochaine mon album « Les Sauvages », mais cette fois en classique…

      Vous revenez au bal de la rue Blomet le 7 décembre, avec quel répertoire ?

      Je vais reprendre exactement le même programme baroque mais en version jazz avec le Di Falco quartet, celui avec lequel j’ai enregistré pour Sony « Les sauvages » en version jazz.

      Vous partez ensuite en tournée avec le chanteur Raphaël, racontez-nous cette rencontre…

      L’an dernier Raphaël et Gaëtan Roussel m’ont demandé d’enregistrer avec eux un titre, « Quel genre d’ami ferait ça », parce qu’il voulait faire un clin d’oeil à Klaus Nomi un peu comme l’avaient fait Freddy Mercury et Montserrat Caballe. Depuis la sortie de son album, qui s’appelle « Anticyclone », notre titre fait un joli succès, et la production de Raphaël m’a proposé de faire la fin de sa tournée et celle de l’an prochain…

      Et les Antilles, c’est pour bientôt ?

      Je devrai venir en 2018 présenter aussi bien l’ensemble baroque « Les Sauvages » et le « Di Falco quartet » en jazz parce que le public martiniquais m’a créé, m’a carrément conçu ! Ma mère est martiniquaise et j’ai grandi au lycée de Bellevue. Gisèle Aubéry a été mon professeur de musique ! Chaque année, grâce à Gislaine Bellance, je retourne à mon lycée, mais également dans les écoles et collèges de Guadeloupe et Martinique donner des masterclass de chant pour amener l’opéra jusqu’à eux et trouver de nouveaux talents. J’ai envie de susciter des vocations et de ramener en métropole certains contre-ténors ou sopranistes.

      Vous voulez les présenter lors de la résidence que vous ferez au bal de la rue Blomet l’an prochain ?

      Je présenterai des concerts classiques et de jazz, mais je ne serai pas toujours en scène. Je mettrai des musiciens et des chanteurs en valeur, certains de mes élèves mais également pas que les miens. On m’a beaucoup aidé il y a vingt ans, maintenant que j’ai 43 ans, il me revient d’aider la nouvelle génération et je veux lui faire partager la scène du bal nègre !

      Vous n’avez cessé de parler du bal nègre, mais son nom est le bal Blomet…

      Je trouverai extraordinaire que le bal Blomet redevienne le bal nègre car « nègre » n’est pas une insulte, c’est même le grand hommage que l’on doit à la négritude ! Aimé Césaire s’est battu pour la négritude ! Jean Genêt a écrit « Les Nègres », Michaël Levinas a écrit l’opéra « Les nègres » et ça n’a posé aucun problème. On a appelé le Chevalier de Saint-George, le nègre des lumières… Alors moi, quand je joue au bal Blomet, je dis que je joue au bal nègre !

      Propos recueillis par FXG, à Paris

      CYPARIS et L’ERUPTION de la MONTAGNE PELEE (en BD)

      Cyparis et l’éruption de la montagne Pelée en Martinique en BD [INTERVIEW]

      Les éditions La Boite à bulles viennent de publier une bande dessinée tout public sur l’éruption de la montagne Pelée en 1902 qui a ravagé Saint-Pierre en Martinique. La1ère a interviewé l’auteur Lucas Vallerie. Il retrace cette histoire à travers différents personnages dont le fameux Cyparis.

      © La Boîte à bulles
      © LA BOÎTE À BULLES
      • Par Cécile Baquey
      • Publié le , mis à jour le 
      La1ère : pourquoi vous êtes-vous intéressé l’histoire de Cyparis ?
      Lucas Vallerie : C’est une histoire que tout le monde connaît ici en Martinique, à l’école on va visiter son cachot et les ruines de Saint-Pierre. C’est un héros, ou plutôt un anti-héros local, assez méconnu du reste du monde, il a pourtant été l’un des premiers noirs célèbre des Etats-Unis à cause de sa tournée avec le Cirque Barnum & Bailey’s en 1903 en tant que Freaks.

      Quel est votre lien avec la Martinique ?
      J’y ai passé une partie de ma scolarité, collège, lycée, l’adolescence, des belles années ! J’y ai rencontré ma femme et certains de mes meilleurs amis. Ma petite sœur y est née ainsi que mes deux enfants pendant la conception du livre.

      Lucas Vallerie © Boite à bulles
      © Boite à bulles Lucas Vallerie

      On habitait à Bruxelles avec ma femme quand on y est retournés en vacances voir ses parents. En rentrant, je voulais raconter un peu la Martinique sur mon blog BD dont l’ascension de la Pelée. Une petite note d’histoire s’imposait avec l’éruption, la destruction de Saint-Pierre et bien sûr, l’étonnant destin de Louis-Auguste Cyparis.

      Je voulais juste faire quelque chose de court et puis en me documentant, j’ai commencé à rallonger, rallonger, découper en feuilleton, en chapitres, j’ai commandé tous les bouquins que je pouvais trouver sur le sujet qui m’a passionné, c’était l’éruption dans la tête, j’y ai passé des nuits blanches et quand je dormais, j’en rêvais encore !

      Alors il fallait faire quelque chose, j’ai conçu un dossier que j’ai envoyé à plusieurs éditeurs, un seul m’a répondu positivement : La Boîte à Bulles. On a réaménagé en Martinique pour être au cœur de l’action, je n’aurais jamais pu la faire ailleurs cette BD et c’était parti pour quatre ans de boulot ! Aujourd’hui, nous y vivons encore avec nos deux garçons !

      D’où vient ce personnage de la nièce de métropole ? A-t-elle réellement existé ?
      Non, la nièce et son oncle sont deux personnages fictifs. La nièce me sert à faire visiter Saint-Pierre et les environs sous un œil ingénu aux lecteurs qui ne connaissent pas la Martinique. Et puis c’est un peu mon histoire aussi, venu de métropole, qui tombe amoureux de la Martinique. Il y a néanmoins très peu de personnages fictifs, j’ai essayé de coller le plus possible à la réalité.

      Le contexte politique est-il exact ? Des élections ont rendu aveugles les hommes politiques au point qu’ils n’ont pas réalisé l’importance de l’éruption à venir.
      Oui, tout à fait. C’est exact. C’était important de raconter ça. Il y a eu beaucoup de rumeurs qui circulaient. On racontait que le Gouverneur de l’époque Louis Mouttet avait fait venir l’armée pour empêcher les gens de fuir. C’est complètement faux ! Le Maire de Saint-Pierre avait fait appel à lui pour avoir des forces de maintien de l’ordre car cela commençait à devenir le chaos.  Certains fuyaient, d’autres arrivaient des villages alentour pour se réfugier à Saint-Pierre, ville qu’on pensait sûre.

      Les militaires devaient arriver le 8 mai, ils ne sont donc jamais venus. Il faut bien se mettre en tête qu’il y avait de la cendre partout, du bruit, des tremblements de terre. Les Pierrotins oscillaient entre terreur et fascination. Mais il n’y avait que très peu de routes praticables, surtout des lignes maritimes limitées et près de 30 000 personnes à évacuer. Certains habitants ne voulaient tout simplement pas partir, abandonner leur maison de peur de se faire piller.

      On ne veut jamais croire au pire dans ces cas-là et c’est là que les politiques ont fauté en cherchant à rassurer une population qui n’attendait que ça. Personne ne croyait à la catastrophe, malgré les alertes lancées par M. Landes qui n’avait certainement pas assez de poids et de charisme pour se faire entendre. On retrouve aujourd’hui les mêmes problématiques avec le réchauffement climatique.

      L’instituteur qui tente d’alerter les hommes politiques de l’époque sur le danger de la situation a-t-il existé ?
      Oui, Gaston Landes était professeur de sciences naturelles au lycée laïc de Saint-Pierre et directeur du merveilleux jardin botanique de Saint-Pierre. C’était quelqu’un de très érudit en Martinique, il avait été envoyé à l’exposition universelle de l’époque pour représenter l’île.

      Gaston Landes connaissait bien la Martinique qu’il avait sillonnée. Malheureusement il n’a pas réussi à convaincre les autorités compétentes. A-t-il été tenu au silence ? La rumeur circule.

      Quels sont les retours que vous avez sur votre roman graphique aussi bien dans l’Hexagone qu’en Martinique ?
      Le roman est sorti le mois dernier, c’est encore frais. Néanmoins il a bonne presse en métropole, sur les blogs BD et autres. Ici, en Martinique, j’ai également de très bons retours des Martiniquais qui aiment qu’on parle de leur île et trouvent que j’ai bien respecté leur histoire, les gens et leurs expressions ainsi que la réalité scientifique.

      Et comme j’y ai mis de l’humour ça passe à tous les âges, et ça j’en suis très heureux, c’était une réelle volonté. Que tout le monde puisse lire cet ouvrage, c’est un drame certes, mais avant et après c’est la vie, on rigole et les Martiniquais sont un peuple qui aime bien rigoler. Mais cette histoire ne parle pas que de la Martinique, elle parle de catastrophe naturelle et d’humains, aussi elle trouve tristement son écho dans l’actualité internationale (Volcan à Bali, Cyclones Maria, Irma, tremblement de terre au Mexique…)

      Cyparis a-t-il réellement été sauvé par un journaliste américain ?
      Oui, le livre de Georges Kennan « Le désastre de la Pelée » relate son voyage en Martinique juste après les événements. Ce type-là était un vrai aventurier et son livre est très bien écrit et très intéressant ! Mais ce sont bien les trois compères qui ont sorti Cyparis du cachot et l’ont amené au Morne Rouge au Père Mary. Le curé a vraiment pris soin de lui. Le fait que ces trois compères étaient des pillards est contesté.

      Comment avez-vous réussi à restituer le parcours de Cyparis aussi précisément ? Est-ce que tout le récit est exact historiquement ?
      J’ai lu énormément de livres d’époques, de témoignages. J’ai retrouvé des lettres du Père Mary qui raconte son histoire au Gouverneur, j’ai même retrouvé l’acte de naissance de Cyparis. C’était une véritable enquête. Ici, encore aujourd’hui, des gens doutent de son existence, mais le procureur général de l’époque a bien certifié qu’il était en prison à l’heure de l’éruption.

      Il y avait trois cachots, un petit, un moyen et un gros. Celui que l’on visite aujourd’hui comme le sien est le moyen, mais il y a un doute là-dessus. La plupart des événements que j’ai relatés proviennent de sources sures. J’ai trouvé beaucoup de photos. Quand j’avais des trous, j’ai un peu complété. Par exemple, le fait qu’il s’évade de prison est vrai, qu’il se rende par lui-même également, mais dès le lendemain, sur ce point les opinions divergent.

      L’éruption qui détruit le Morne rouge et tue le Père Mary, ça c’est exact, mais la façon dont Cyparis s’en sort, je n’en savait rien. Et puis il a fallu lui trouver un caractère, un tempérament. J’avais sa date de naissance, j’ai vu qu’il était cancer (rires) et il me faisait penser à certains de mes amis notamment dans sa relation explosive au rhum, malgré un caractère paisible.

      La photo de lui la plus connue m’a beaucoup inspiré également. Tout se passe dans son regard : un mélange de dignité et de résignation, une grande force intérieure. J’ai donc pris tous ces éléments pour en faire un personnage consistant et un peu burlesque. C’est un anti-héros, le fil rouge de cette histoire.

      Cyparis, la BD aux éditions Boîte à Bulles (prix 32 euros)
      Cyparis, la BD aux éditions Boîte à Bulles (prix 32 euros)

      Quels sont vos prochains projets ? Avez-vous encore envie de parler de la Martinique ? Ou de l’Outre-mer ?
      Eh bien il est possible que je refasse des choses sur la Martinique, ce que je continue à faire en illustration depuis quatre ans avec mes cartes postales illustrées, des expos sur l’histoire, des fresques. J’ai certaines choses qui vont peut-être se faire sur le carnaval, le quimbois (vaudou local) ou Fort-de-France.

      Mais là, directement en BD, je travaille sur le scénario et les dossiers de plusieurs projets notamment une série d’aventures burlesques et fantastiques autour de la ville de Paris, ça parle de gens très très méchants.

      LA MARTINIQUE, ILE AUX FLEURS FLEUR DES CARAÏBES

       

      La Martinique invite celles et ceux qui ne
      connaissent pas encore la Martinique à venir
      y faire des rencontres inattendues dans un
      environnement aussi splendide
      qu’accueillant !

      Partagez le film avec quelqu’un avec qui vous
      souhaiteriez vivre cette expérience !

      La Martinique, elle vous M !
      Découvrez la Martinique, ses Incontournables et organisez votre séjour : hébergements, restaurants, activités, événements, patrimoine

      NB .  attendre  que la vidéo soit prête  et  cliquez  sur  la  flèche  pour lancer.

      sinon,  cliquez  sur l’image  pour  choisir

      ou  cliquez  sur  » en savoir plus »

       

      ART CONTEMPORAIN AFRICAIN à PARIS

      La Maëlle Galerie est heureuse de vous annoncer sa participation prochaine à la foire

      AKAA (Also Known as Africa). Tel est le libellé de la nouvelle foire d’art contemporain africain

      dont l’accent est porté cette année sur la Caraïbe.

      Avec les artistes :
      Jean-François Boclé
      Ernest Breleur
      Emmanuel Rivière

      Maëlle Galerie
      Stand B18
      AKAA
      Carreau du temple, Paris, France

      /// Special Project
      La Maëlle Galerie présente The Tears of Bananaman de Jean-François Boclé

      La banane reste aujourd’hui l’icône d’un ailleurs exoticisé et fantasmé, comme elle nous renvoie à la figure d’une altérité radicale. Le fruit nous dit l’impossible, et pourtant nécessaire, fluidité entre endogène et exogène.

      Dans Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez revient sur l’un des hauts faits de la United Fruit Company et du capitalisme, le massacre des bananeraies (Masacre de las bananeras), perpétré par l’armée colombienne à la demande de l’United Fruit Company en 1928. Près de 1000 ouvriers agricoles syndiqués sont massacrés à Ciénaga, dans la région de Santa Marta (côte caribéenne de la Colombie).

      Ce fut le déclencheur dans le roman de Marquez des pluies, qui durèrent quatre ans, onze mois et deux jours, qui condamnèrent le village fictif de Mocondo. Un Déluge, comme une réponse face à l’avidité humaine, face à un homme qui s’érige au sommet de la chaîne alimentaire du vivant.

      Ici débarqué d’un Cargo-Bananier le fruit nourricier, et de l’autre côté de l’Atlantique, les îles poubelles, les toxiques paradis. Ces starlettes warholienne nous apparaissent dans leur bipolarité : jaune immaculé, insouciant et oublieux, sourires débridés, exotisme à croquer, elles nous apparaissent également parcourues d’un entrelacs de lignes et de taches noires révélant des peaux blessées, scarifiées, des corps repliés ou putréfiés.

      The Tears of Bananaman (2009, ongoing), 300 kg de bananes scarifiées de mots met en tension paradis et toxique, exotique et inquiétude, vivant et impuissance. The Tears of Bananaman pose la question de la part toxique de l’homme, comme elle pose la question de l’atteinte.

      /// Action Participative – Dimanche 12 novembre 2017

      La Maëlle Galerie et l’artiste Jean-François Boclé vous invitent  à cannibaliser le « Bananaman ».

      Jean-Fançois Boclé, 2009 (on going) - 300 kg de bananes scarifiées de mots - 330 x 130 x 25 cm Courtesy Maëlle Galerie
      Invitation spéciale du public, pour une performance participative
      Rendez-vous le dimanche 12 novembre à 17h00 sur le stand de la Maëlle Galerie. L’artiste Jean-François Boclé propose de cannibaliser le Bananaman.
      Le public se vera remettre les bananes par l’artiste et sera invité à engloutir intégralement la sculpture.
      L’anthropophagie est du côté de la ré-appropriation et du « laisser traverser ». Dévorer le Bananaman, c’est ingérer notre contemporanéité toujours marquée par la violence et la dystopie.
      Le mot cannibale est à l’étymologie de la Caraïbe. L’Europe conquistador construisit la figure fantasmatique de l’anthropophage : Caniba, Cariba, Caribe, Caraïbe.

      Réservation >>>>>>>> http://akaafair.com/rencontres-akaa-2017#dimanche

      /// Programme des conférences

      * Samedi 11 novembre 2017
      17h00 – Auditorium

      Tracées#Noyaux lumineux
      Table ronde en trois volets modérée par Seloua Luste Boulbina

      CORPS
      Ernest Breleur, Jeanne Wiltord
      Le moi n’est pas maître dans sa propre maison… Le Baron-Samedi du vaudou montre, spectaculairement, combien le corps vivant est habité par le désir et la mort, par des forces ou des pulsions souvent inconnues. L’aveuglement prédomine. Quand un artiste montre des corps sans tête, ou réduits à leurs radiographies, des corps féminins entrant dans la ronde, des fragments de miroirs ; quand il procède par collages, que fait-il ? Qu’est-ce qui est ici, au travail dans le registre visuel ? La parole en fait-elle partie ? Retour sur l’œuvre.

      * Samedi 11 novembre 2017
      18h00 – Auditorium

      Tracées#Noyaux lumineux
      Table ronde en trois volets modérée par Seloua Luste Boulbina

      DETOX
      Jean-François Boclé, Véronique Kanor
      Avocats du Mexique, bananes de Martinique etc. : la toxicité du monde s’incarne dans ce que nous ingérons. Le racisme, toujours présent comme le sexisme, est lui-même toxique : il empoisonne les relations. Les penseurs proposent quelquefois des « pharmacies » : Césaire, Fanon, Glissant ont fait de la critique et de la poésie une voie de sortie. Qu’en est-il des artistes ? En quoi les arts sont-ils des arts de l’existence ? On peut se demander de quoi, dans le contexte singulier de la Caraïbe, les artistes font usage et ce qu’ils proposent : remèdes, aphrodisiaques…

      ///

      The Maëlle Gallery is pleased to announce you his upcoming participation in AKAA art fair whose focus is on the Caribbean this year.

      With the artists:
      Jean-François Boclé
      Ernest Breleur
      Emmanuel Rivière

      Maëlle Galerie
      Booth B18
      AKAA – Also Known As Africa
      Carreau du temple, Paris, France

      /// Special Project

      The Maëlle Gallery and the artist Jean-François Boclé present The Tears of Bananaman.

      Bananas remains today an icon of an exoticised fantasized elsewhere as it takes us to the figure of a dominated otherness (or alterity). The fruit tells us the impossible, yet necessary, fluidity between the endogenous and the exogenous.

      In Hundred Years of Solitude, Gabriel Garcia Marquez returns to one of the highlights of the United Fruit Company and capitalism, the banana massacre (Massacre de las bananeras), perpetrated by the Colombian army at the request of the United Fruit Company in 1928. Nearly 1,000 unionized agricultural workers are being massacred in Ciénaga, in the region of Santa Marta (the Caribbean coast of Colombia).

      This massacre was the trigger in Marquez’s novel of the rains, which lasted four years, eleven months and two days, which condemned the fictional village of Macondo. A Deluge, as a response to human greed, facing a man who stands at the top of the food chain of the living. Here we see the disembarked nurturing fruit from a Banana cargo, and on the other side of the Atlantic, the garbage islands, the toxic paradises.

      These Warhol starlets appear to us in their bipolarity: immaculate yellow careless and forgetful, unbridled smiles, exotic to crunch, they appear also to us traversed by a tracery of lines and black stains revealing injured skin, scarified, folded or rotten body.

      As the installation The Tears of Bananaman (2009, ongoing) where 300 kg of bananas scarified of words rot for the duration of the exhibition, this series of paintings puts in tension Paradise and toxic, exotic and worry, living and impotence. It raises the question of the toxic part of humankind as it raises the question of infringement.

      /// Special public invitation for interactive performance.

      The Maëlle Galelery and the artist invite you to cannibalize the Bananaman.

      You are invited on Sunday November 12th at 5pm to Maëlle Gallery’s booth (B18). The artist Jean-François Boclé proposes to cannibalize the Bananaman.
      The public will be handed over the bananas by the artist and will be invited to completely devour the sculpture. Cannibalism represents re appropriation and lets the “cross-over” take place. To devour the Bananaman is to ingest our contemporaneity always marked by violence and dystopia. The word cannibal is the etymology of the Caribbean. Conquistador Europe constructed the fantastical figure of cannibalism: Caniba, Cariba, Caribe, Caribbean.

      Facebook Copyright 2017.
       


      C’EST LA RENTREE ….!

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      LA RENTREE LITTERAIRE 2017 selon les choix de Radio France International

       

       les 15 incontournables du monde noir

      mediaAbhi Sharma/abee5 CC BY 2.0

      Cette année encore, le monde noir marquera de sa belle et puissante présence la rentrée littéraire. L’Afrique, les Antilles et l’Amérique noire sont représentées par de grandes plumes dont, pour certains, les lecteurs français ont déjà eu l’opportunité de mesurer l’originalité et l’imagination féconde. Ils ont pour nom : Kamel Daoud, Ali Zamir, Barlen Pyamootoo, Véronique Tadjo, Colson Whitehead, pour ne citer qu’eux. Voici les 15 titres incontournables du côté du monde noir pour la rentrée littéraire 2017.

      1 – Kamel Daoud ou le dilemme de Schéhérazade

      Actes Sud

      C’est le deuxième roman sous la plume de l’un des écrivains algériens les plus connus de France et de Navarre. Puisant son inspiration dans la légende de Schéhérazade, l’auteur de Zabor ou les psaumes raconte à la première personne l’histoire d’un jeune homme qui possède le don d’éloigner la mort… en écrivant. Appelé au chevet de son père agonisant, ce jeune homme répondant au nom biblique de Zabor va intervenir pour le sauver, même si leurs relations sont difficiles, depuis que le père a répudié la mère, la condamnant à la mort certaine. Un roman sur la famille, sur la mort et sur l’imagination comme puissance et art millénaire de dépassement de soi.

      304 pages, 21 euros (parution le 16 août).

       

       

       

      2 – Docu-fiction de Véronique Tadjo sur la finitude et la fragilité de l’humain

      « En compagnie des hommes » de Véronique Tadjo (Don Quichotte)Don Quichotte

      Poète, romancière, peintre, l’Ivoirienne Véronique Tadjo a construit son nouveau roman autour de la thématique de l’Ebola. A mi-chemin entre récit philosophique, conte moral à la Voltaire et docu-fiction, En compagnie des hommes raconte les ravages causés par la pandémie qui a failli mettre fin à l’humanité. Face à cette menace d’extinction, les hommes s’interrogent sur leur place dans le monde et ouvrent le palabre en donnant la parole au baobab, à la chauve-souris, comme dans les contes traditionnels africains. Personnifiés, l’arbre comme l’animal deviennent à leur tour symboles d’une humanité fragile, confrontée aux contingences de la vie moderne qui a jeté aux orties ses défenses écologiques et naturelles. Les conséquences ne peuvent qu’être tragiques.

      168 pages, 17 euros (parution le 17 août).

      3 – La femme révoltée, de Fouad Laroui

      « L’insoumise de la porte de Flandre » de Fouad Laroui (Julliard)Julliard

      Fouad Laroui écrit ses poèmes en néerlandais, ses romans en français et a fait des heurs et malheurs du monde musulman dont il est issu, l’une des thématiques constantes de son œuvre. Dans son nouveau roman – L’insoumise de la porte de Flandre – qui paraît ces jours-ci, il raconte la double vie d’une jeune musulmane de Molenbeek.

      Chaque après-midi, Fatima quitte son foyer vêtue d’un hijab strict, traverse la ville pour aller s’engouffrer dans un immeuble de la Porte de Flandre. Habillée à l’occidentale, robe légère et cheveux au vent, la jeune femme qui en sort n’a rien de la musulmane soumise que son amoureux découvre à sa grande surprise en la suivant lors d’une de ses virées à travers la ville. Derrière cette double vie, se cache une femme éperdument amoureuse de sa liberté, qui n’hésite pas à s’en prendre à cette société patriarcale qui vêtit ou dévêtit les femmes selon le bon plaisir de ses hommes. La déflagration qui suit est à la mesure des enjeux de la révolte de Fatima contre la domination masculine. Au bout du chemin, la liberté!

      144 pages, 17 euros (parution le 17 août).

      4 – Entre la grande Histoire et la littérature, avec Kaouther Adimi

      « Nos richesses » de Kaouther Admi (Seuil)Seuil

      Kaouther Adimi fait partie de ces écrivains qu’on ne peut définir par leur passeport. C’est particulièrement vrai pour cette jeune romancière, née en Algérie en 1986 et vivant aujourd’hui à Paris. Elle s’est donné pour mission d’explorer l’entre-deux de l’Algérie et la France, un espace mental prodigieusement fécond dont sont issus de nombreux intellectuels franco-algériens, anciens comme contemporains.

      C’est la vie et l’œuvre d’un de ces intellectuels qui est le sujet du nouveau livre de Kaouther Adimi, son troisième roman, Nos richesses. L’homme en question est un certain Edmond Charlot, un illustre inconnu qui fonda une des premières librairies d’Alger, baptisée joliment Les vraies richesses. Pourquoi les vraies richesses, vous vous demandez ? La sagesse populaire ne dit-elle pas : « Un homme qui lit en vaut deux ? »

      Avec un sens consommé de la narration et mêlant avec subtilité et finesse une intrigue romanesque et les extraits des carnets de Charlot, Kaouther Adimi a construit un beau roman sur les pouvoirs et limites de la littérature, dont les protagonistes ont pour nom Albert Camus, Jean Amrouche, Jean Sénac et quelques autres grands noms des lettres françaises et francophones. Petite histoire dans la grande Histoire de l’Algérie française et post-française, Nos richesses est le récit du métissage franco-algérien, commencé dans la domination et poursuivi dans le lent et inexorable oubli du passé commun.

      218 pages, 17 euros (parution le 17 août).

      5- Derrière la plage, l’ennui : les mythologies mauriciennes revues et corrigées par Barlen Pyamootoo

      « L’île au poisson venimeux » de Barlen Pyamootoo (L’Olivier)L’Olivier

      Le Mauricien Barlen Pyamootoo s’est fait connaître en 1999 en publiant Bénarès, son grand roman faussement indien. L’île au poisson venimeux est son quatrième roman. Il y est question d’abandon du foyer familial, de désespoir et de quête de soi. Un homme disparaît sans laisser de traces. Les recherches lancées par sa famille ne donneront rien. De guerre lasse, sa femme décide de refaire sa vie pour donner un foyer familial. C’est alors que le drame se produit, dévoilant les failles et les hypocrisies d’une société aux abois.

      174 pages, 17 euros (parution le 24 août).

       

       

       

      6 – L’amour au temps du séisme et des dévastations, sous la plume du Haïtien James Noël

      « Belle merveille » de James Noël (Zulma)Zulma

      « Pap pap pap papillon… Aucune ville ne saurait voler plus haut que ses vertiges, c’est moi Bernard qui te le dis. Pap pap pap papillon… Songe à l’histoire qui t’échappe à tire-d’aile. » Ainsi commence Belle merveille, le tout premier roman du Haïtien James Noël. Celui-ci est avant tout poète et c’est dans une langue syncopée et lyrique qu’il évoque dans ce roman la rencontre magique de Bernard, le miraculé survivant du séisme ravageur du 12 janvier 2010, avec une bénévole napolitaine répondant au beau nom d’Amore. Le coup de foudre qui suit se conclut sur fond de dévastation et de morts sans sépulcure. Le couple connaîtra de moult péripéties et rebondissements, avant d’aller chercher dans la Ville éternelle un nouveau souffle pour leur bel amour né dans les décombres d’une autre ville dont le souvenir reste à jamais vivace.

      160 pages, 16,50 euros (parution le 24 août).

       

      7 – L’Américain Colson Whitehead revisite l’esclavage et l’ingéniosité de ceux qui le combattent

      « Underground Railroad » de Colson Whitehead (Albin Michel)Albin Michel

      Publié en automne dernier et couronné à la fois par le prix Pulitzer 2017 et le National Book Award (équivalent du Goncourt), Underground Railroad est sans doute l’un des livres les plus remarquables sur l’esclavage à avoir été écrit à ce jour. Il raconte le périple d’une jeune esclave noire qui réussit à s’évader de la plantation de coton dans la Géorgie à laquelle elle était rattachée vers les Etats libres du Nord. Nous sommes avant la guerre de Sécession.

      Si la jeune héroïne a su mener à terme ce périple semé d’embûches au cours duquel elle risquait d’être capturée à chaque instant par les chasseurs d’esclaves, c’est parce qu’elle avait su s’appuyer sur le réseau d’entraide et de solidarité qui existait à l’époque pour aider les esclaves à s’enfuir et conquérir leur liberté. Ce réseau s’appelait « Underground Railroad ».

      Comme le rappelle l’auteur Colson Whitehead, son livre est aussi une réflexion sur les fondements et la mécanique du racisme aux Etats-Unis. Ce mélange de réflexion et de narration donne un roman puissant et émouvant qu’on referme en comprenant sans doute un peu mieux les enjeux de la guerre que les noirs américains et leurs sympathisants sont en train de mener en ce moment même contre les suprématistes blancs dans l’Amérique de Donald Trump et de Steve Bannon.

      Traduit de l’anglais par Serge Chauvin. Albin Michel, 414 pages, 22,90 euros. (Parution le 24 août).

      8 – Entre histoire et fiction : naissance du Nigeria revue et corrigée par Diekoye Oyeyinka

      « La douleur du géant » de Diekoye Oyenika (L’Aube)L’Aube

      La Douleur du géant est le premier roman du Nigérian Diekoye Oyeyinka. Un roman-fleuve de près de 400 pages qui met en scène non sans talent l’histoire du Nigeria indépendant, un géant aux pieds d’argile. Pays le plus peuplé d’Afrique, la première économie du continent gangrenée par la violence et la corruption, le Nigeria est le véritable protagoniste de ce roman. A travers les récits de vie des personnages  haut en couleur, leurs inquiétudes, leurs rêves et leurs souvenirs de l’émergence chaotique de leur pays, le roman raconte l’histoire du Nigeria moderne qui n’a pas été un long fleuve tranquille, comme en témoignent les chapitres du livre consacrés aux périodes dramatiques telles que la guerre de Biafra ou les coups d’Etat militaire.

      La narration d’Oyeyinka est poétique, foisonnante et souvent métaphorique, comme cette image de la gestation difficile empruntée aux légendes anciennes.Elle sert de grille de lecture de la naissance dans la violence et la douleur d’un grand pays moderne.

      Traduit de l’anglais par Benoîte Dauvergne. Editions de l’Aube, 400 pages, 22 euros (parution le 24 août).

      9 – Dans la Tunisie d’avant l’indépendance avec Ali Bécheur

      « Les lendemains d’hier » de Ali Bécheur (Elyzad)Elyzad

      Venu à l’écriture après une longue et brillante carrière d’avocat, Ali Bécheur est connu pour son chef-d’œuvre Le Paradis des femmes, paru en 2006. Si dans ses premiers romans, la thématique féministe est omniprésente, dans son nouveau roman qui paraît en cette nouvelle rentrée littéraire, le Tunisien met en scène l’univers passionnel des hommes. Il raconte la lourde chape de silence qui pèse parfois sur les ressentiments opposant  notamment pères et fils et qui, à défaut de pouvoir s’exprimer, explosent. L’intrigue des Lendemains d’hier, malgré ses références obliques au temps présent, est campée dans la Tunisie d’avant l’indépendance où colons, locaux, femmes européennes et arabes, artisans de la médina et cocher maltais se partagent la scène, marquant les esprits de leur présence et de leurs rêves inassouvis.

      312 pages, 19,90 euros (parution le 25 août).

      10 – La Martiniquaise Gaël Octavia entraîne le lecteur dans un inattendu huis clos des femmes

      « La fin de Mame Baby » de Gaël Octavia (Gallimard)Gallimard

      La Fin de Mame Baby est le tout premier roman de la Martiniquaise Gaël Octavia. Son intrigue est bâtie avec une sensibilité féministe,autour des vies gâchées de quatre femmes : Mariette la recluse, Aline l’infirmière, Suzanne la petite blanche et Mame Baby, idole des femmes. Celle-ci est morte dans des circonstances mystérieuses dans le Quartier, une petite ville de banlieue où les destins se croisent et se concluent.

      Ce roman est construit comme une pièce de théâtre où les personnages s’affrontent avec pour armes leurs haines et les souvenirs de leur idole disparue. Le lecteur ne s’étonnera pas de se retrouver ici dans une configuration théâtrale puisque l’auteur vient du monde de théâtre, avec à son actif trois pièces qui l’ont fait connaître.

      170 pages, 16 euros (parution le 31 août).

      11 – La narration post-moderne de Nael El-Toukhy

      « Les femmes de Karantina » de Nael El-Toukhy (Actes Sud)Actes Sud

      L’Egyptien Nael El-Toukhy voue un véritable culte à Oum Kalsoum, mais puise aussi son inspiration dans le cinéma de Woody Allen, les romans de Kafka et les fables de Borges. C’est sans doute la fusion inédite de ces différentes influences qui explique le succès qu’a connu son roman Les Femmes de Karantina, unanimement salué dans le monde arabe comme l’une des œuvres les plus marquantes de la nouvelle littérature égyptienne.

      Traduite en français pour la première fois, l’écriture de ce romancier hors norme surprend par sa vitalité iconoclaste. Renversant la tradition et la légende avec un sens consommé de la subversion, il raconte l’énergie de l’Egypte post-révolutionnaire à travers la fuite en avant de ses protagonistes, notamment le couple Inji et Ali. Poursuivis pour meurtre, ceux-ci se réfugient en Alexandrie. C’est dans les bas-fonds de l’Alexandrie obscure et mystérieuse que se déroule l’essentiel de l’intrigue qui mêle avec brio la noirceur du roman social et les audaces propres aux récits d’anticipation dont l’action est campée en 2064.

      Ce roman est aussi une saga familiale qui retrace l’évolution de la société égyptienne sur trois générations, incarnées par une galerie de personnages, les uns plus pittoresques que les autres.

      448 pages, 23,50 euros (parution le 6 septembre).

      12 – Le Jamaïcain Kei Miller fait souffler le vent de révolte chez les rastafari

      « By the rivers of Babylone » de Kei Miller (Zulma)Zulma

      Romancier et poète, né à Kingston, le Jamaïcain Kei Miller est l’auteur d’une œuvre engagée dont le sarcasme n’épargne ni la classe politique de son pays natal, ni le racisme et l’hypocrisie dans le Royaume-Uni où il vit. By the rivers of Babylon qui raconte la descente aux enfers de la Jamaïque, est le deuxième roman de Miller traduit en français, après L’authentique Pearlline Portious, paru en 2016 .

      Augustown, le quartier pauvre de Kingston sur lequel s’ouvre le premier chapitre du roman, est emblématique de la plongée de la Jamaïque entière dans la violence et la misère morale et matérielle. La promesse de la classe politique du pays  d’offrir aux anciens esclaves une vie digne n’a pas été tenue. Alors, Augustown attend le signal de la nouvelle révolte des démunis et l’avènement du jour d’ « autolapse », synonyme jamaïcain pour l’apocalypse.

      Le retour de l’école de Kaïa dont le professeur lui a coupé les dreadlocks – sacrilège absolu chez les rastafari – sera-t-il ce signal qu’attend le gang Angola pour faire de nouveau régner la terreur dans la ville ? La belle traduction de Nathalie Carré est à la mesure du puissant vent de résistance que Miller fait souffler dans ces pages.

      Traduit de l’anglais par Nathalie Carré. 304 pages, 20,50 euros (parution le 7 septembre).

       

      13 – La poésie de l’amour, selon Ali Zamir

      « Mon étincelle » de Ali Zamir (Le Tripode)Le Tripode

      C’est en 2016 que Ali Zamir a surgi sur la scène littéraire française avec Anguille sous roche, un premier roman quasi parfait, étincelant comme un diamant poli par les contingences d’une intelligence imaginative peu commune. Le Comorien trentenaire revient cette année avec un second roman qui confirme les espoirs et les promesses du premier.

      Mon Etincelle est une histoire d’amour, d’amour fou qui fait chavirer le cœur de la jeune Etincelle. Prise dans les turbulences d’un vol qui relie deux îles de son pays, elle se remémore les histoires d’amour que lui racontait sa mère. En particulier, celle de deux adolescents répondant aux noms improbables de « Douceur » et « Douleur ». Chaque fois qu’elle affronte une épreuve, Etincelle se raconte l’histoire tragique de ces deux adolescents malgaches, avec l’espoir de trouver dans leur amour éperdu la consolation pour ses propres échecs.

      Après la sensation créée par son premier roman, Ali Zamir a toutes les chances cette année, dit-on dans les milieux autorisés, de remporter un grand prix avec son deuxième opus. Mon Etincelle n’a-t-il pas été qualifié de « une des histoires d’amour les plus extraordinaires » par Alain Mabanckou himself ?

      280 pages, 19 euros. (Parution le 7 septembre).

      14 – L’Angolais Manuel Rui raconte les lendemains qui déchantent

      « Oui, camarade » de Manuel RuiChandeigne

      Homme politique, diplomate, universitaire, l’Angolais Manuel Rui est aussi un des grands noms de la littérature de son pays. Avec Luandino Vieira et Pepetela, il fait partie de la génération d’écrivains majeurs qui ont fait la renommée des lettres angolaises. A ce jour, Le Porc épique (Dapper 1982) est le seul de ses livres qui a été traduit en français.

      Oui camarade qui paraît ces jours-ci est un recueil de nouvelles, écrites au lendemain de l’indépendance angolaise le 11 novembre 1975. Des récits engagés, pleins d’espoirs dans l’avenir de la nation naissante enfin débarrassée du colonialisme. L’indépendance ne sera pas pour autant, le romancier le pressentait déjà, un long fleuve tranquille. Le chaos qui règne au Palais, raconté avec sarcasme et empathie dans la nouvelle « Le conseil » qui ouvre le recueil, tout comme les grèves qui paralysent l’économie et les « poches trouées » des anciens combattants en disent long sur les lendemains qui déchantent déjà.

      Traduit du portugais par Elisabeth Monteiro Rodrigues. 208 pages, 20 euros. (Parution le 21 septembre.)

      15 – Nimrod, entre poème et récit

      La couverture du livre «Gens de brume» de NimrodDR

      On ne présente plus Nimrod Bena Djangrang. C’est à son père, pasteur luthérien, que le Tchadien doit son prénom aux résonances bibliques. « Nimrod » qui signifie « celui qui a vaincu le léopard » est devenu, chemin faisant, le pseudonyme de cet écrivain au verbe haut et sensuel.

      Poète, romancier et essayiste, l’homme a dû quitter son pays natal à l’âge de 25 ans, fuyant les turbulences de la guerre civile. Après un premier volume de poésies intitulé Pierre, poussière (Editions Obsidiane 1989), qui l’a fait connaître, ce natif de Koyom, dans le sud du Tchad, a publié d’autres recueils de poésies, mais aussi des romans intensément lyriques, rythmés par les souvenirs du pays et du passé.

      Nimrod publie en octobre un nouveau livre : Gens de brume. On n’a pas beaucoup d’information sur ce nouvel opus de l’auteur tchadien, sauf ce qu’en dit son éditeur sur son site: « Entre poème et récit, le poète évoque son enfance parmi les pêcheurs des bords du fleuve Chari au Tchad, son exil, mais aussi les paysages du Gard qui lui sont chers ».

      Le talent oblige, la parution d’un nouveau titre signé Nimrod est forcément un événement littéraire incontournable.

      64 pages, 8 euros. (Parution le 4 octobre.)

      ECRIVAINS HAÏTIENS A L’HONNEUR

      Trois Haïtiens finalistes pour un grand prix littéraire francophone

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      Plusieurs écrivains haïtiens et étrangers ont soumis leurs œuvres de fiction (roman, récit, nouvelles) publiées entre  le 1er mai 2016 et le 1er mai 2017. Trois Haïtiens sont en lice pour le grand Prix des cinq continents de la Francophonie.

      Créé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Prix des cinq continents consacre un texte d’un écrivain important, témoignant d’une expérience culturelle spécifique enrichissant la langue française. Deux auteurs établis et un jeune auteur  en herbe figurent parmi les finalistes.

      Il s’agit de Néhémie Pierre Dahomey, auteur du récit « Rapatriés » (paru chez Seuil), Gary Victor, auteur de Les temps de la cruauté (Philippe Ray) et  Louis-Philippe Dalembert  pour le récit « Avant que les ombres s’effacent », publié chez l’éditrice Sabine Wespieser.Ce roman du prolifique romancier haïtien s’est déjà vu décerner plusieurs distinctions dont le Prix France Bleue/Page des Librairies 2017, après que Louis-Philippe ait raflé le Prix Orange du Livre.

      Haïti croise les bras et attend la délibération du jury : qui détrônera l’écrivaine et journaliste tunisienne Fawzia Zouari, lauréat de l’édition 2016 pour son roman « Le Corps de ma mère », édité à Tunis par Déméter et coédité à partir de Paris par Joëlle Losfeld, Gallimard.

      Réunis ce mardi 11 juillet 2017 au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les représentants des cinq comités de lecture du Prix des cinq continents de la Francophonie ont choisi les 10 finalistes parmi les 122 œuvres proposées.

      De l’avis des comités, « la moisson 2017 nous invite à lire des parcours de femmes et d’hommes qui, par leur force de caractère, par leur courage ou leur détermination, parviennent à se construire, au cœur de la violence de nos sociétés. Ce sont des tragédies qui nous révèlent la complexité de la nature humaine et ouvrent des horizons au-delà des époques et des frontières ».

      Accueillant tout auteur d’expression française quelle que soit sa maturité littéraire, le Prix des cinq continents de la Francophonie met en valeur l’expression de la diversité culturelle et éditoriale de la langue française sur les cinq continents.

      La liste complète des finalistes

      Deux écrivains haïtiens finalistes du Prix Théâtre RFI 2017

      Parmi les 13 textes présélectionnés pour l’édition 2017 du Prix Théâtre RFI, figurent deux œuvres haïtiennes : Reconstruction(s) de Noé Beaubrun et Quai des ombres de Faubert Bolivar.

      « Le choix a été difficile et, comme tout choix, douloureux. Il a demandé beaucoup de temps et une attention rigoureuse, faisant peu cas de fautes de syntaxe ou d’orthographe. S’attachant tant au fond qu’à la forme.» C’est par ces mots que le comité de lecture du Prix Théâtre RFI 2017 dévoile la liste des textes présélectionnés pour « leurs qualités littéraires, dramaturgiques et leur originalité ». Deux auteurs haïtiens, Noé Beaubrun et Faubert Bolivar, sont en lice respectivement pour leurs pièces Reconstruction(s) et Quai des ombres.

      Elles sont des œuvres représentatives de la littérature haïtienne non seulement en référence à leurs auteurs, mais aussi pour les sujets qu’elles abordent.

      Reconstruction(s) de Noé Beaubrun

      Le président d’Haïti s’est retiré dans l’unique bibliothèque du pays et depuis trois ans passe son temps à lire et à philosopher « pour se reconstruire ». Le peuple se plaint de cette inaction par la voix de l’opposition tandis que les ministres s’emploient à ne rien faire pour se reconstruire pour leur propre compte avec l’argent des impôts et des ONG… Le public est appelé à participer aux péripéties de cette farce politique qui brocarde un régime immobile et corrompu depuis des décennies.

      Quai des ombres de Faubert Bolivar

      Après le tremblement de terre en Haïti, des personnages errent dans les ruines, au milieu des fantômes. Fauchés en pleine vie. Déjà happés, morts-vivants, par le chœur des ombres…

      Voici la liste des 11 autres textes  présélectionnés:

      • La poupée barbue d’Edouard Elvis Bvouma (Cameroun)
      • Verso Recto de Sylvie Dyclo-Pomos (Congo)
      • Arènes intérieures de Koukouvi Dzifa Galley (Togo)
      • La rue bleue de Sedjro Giovanni Houansu (Bénin)
      • Délestage de David-Minor Ilunga (RDC)
      • Là-bas de Fidèle Kofi (Côte d’Ivoire)
      • Les invisibles de Hicham Lasri (Maroc)
      • Longues sont mes nuits de Faustin Keoua Leturmy (Congo)
      • Le tableau pas complet de Mylene Ntamengouro (Burundi)
      • Debout un pied de Denis Sufo Tagne (Cameroun)
      • Mille et une femmes de Constantin Liberté Kouam Tawa (Cameroun)

      « Ce qui nous a frappés, c’est la force des propos à l’égard des maux qui hantent ces pays. Dictature, corruption, intolérance, exclusion, poids de traditions étouffantes, calamités de tous ordres… C’est aussi l’humour qui jaillit au fil des mots, même dans les situations les plus tragiques. Manière de prendre de la hauteur, de la distance vis-à-vis de réalités difficiles », témoigne un article de RFI consacré à ce sujet.

      La balle est maintenant dans le camp du jury, composé d’artistes, de professionnels et présidé cette année par l’écrivain Dany Laferrière, qui lira les pièces finalistes et designer le lauréat. Le « Prix Théâtre RFI » 2017 sera remis à Limoges, dimanche 24 septembre, dans le cadre du Festival Les Francophonies en Limousin. Le lauréat recevra, entre autres primes, une dotation financière d’un montant de 1500 euros, une résidence de création d’une durée d’un à trois, la promotion de son texte.

      L’appel à candidatures pour le « Prix Théâtre RFI » 2017 a été lancé du 13 mars au 16 avril 2017, et pas moins de 172 candidatures ont été reçues en provenance de 23 pays francophones.

      Le « Prix Théâtre RFI » a pour objectif de promouvoir la richesse des écritures dramatiques contemporaines francophones du Sud et de favoriser le développement de carrière de jeunes auteurs, écrivant en français. En 2014, le « Prix Théâtre RFI » a récompensé Chemin de fer, le texte de Julien Mabiala Bissila, jeune auteur congolais, en 2015 l’auteure libanaise Hala Moughanie pour Tais-toi et creuse et en 2016 le Guinéen Hakim Bah pour Convulsions.

       

       

       

      ILS ONT  ETE  NOMMES  « CHEVALIER  DE  L’ORDRE   DES  ARTS  ET DES LETTRES »

      Guy  REGIS junior a  été nommé  par l’ancienne ministre française de la Culture, Audrey Azouley pour sa  contribution à la promotion des valeurs culturelles de France. Le titre de Chevalier reste le premier des trois grades, officier et commandeur, de cette distinction.

      Cette distinction existe depuis 1957 en France et elle récompense les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde, suivant ce que l’on peut en lire sur le site du ministère français de la Culture.

      Des critères bien définis déterminent la qualification à ce titre, très respecté et envié par les artistes, les écrivains et tout professionnel du champ culturel. Le Conseil de l’Ordre des Arts et des Lettres, après collecte et instruction de sa section des distinctions honorifiques, soumet les noms de personnalités choisies au ministre chargé de la Culture, qui décide souverainement des nominations.

      James Noël, acteur principal dans le film « Woch nan dlo » aux côtés de la romancière haïtienne Edwidge Danticat, directeur de la revue littéraire IntranQu’îllités a été nommé par arrêté du 21 avril 2017 Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par l’ex-ministre français de la Culture, Audrey Azouley, remplacée par Françoise Nyssen, fondatrice de la maison d’éditions Actes Sud.


      Le métier de cet Haïtien est de brasser dans une revue littéraire tous les imaginaires du monde, de tailler des rêves avec des mots.

      Dans la lettre de félicitation datée du 25 juillet 2017 et adressé au poète et auteur de « La migration des murs », Audrey Azouley salue le talent de James Noël et son « immense talent, son engagement au service de la culture et sa contribution au renforcement des relations entre la France et Haïti. »

      Né en Haïti en 1978, James Noël est poète. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis, il écrit régulièrement des chroniques pour Mediapart et anime la revue IntranQu’îllités. Parmi ses derniers recueils de poésie parus : Le Pyromane adolescent, suivi du Sang visible du vitrier (Points, 2015); Anthologie de poésie haïtienne contemporaine (Points, 2015); La Migration des murs (Galaade, 2016).

      « Belle merveille » est son tout dernier roman paru aux éditions Zulma et qui sera en librairie, en France, le jeudi 24 août.

      NB. Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Makenzy Orcel, Gary Victor et Franckétienne  ont eux aussi reçu cette distinction.

       

       

      LES    ECRIVAINS   HAÏTIENS  QUI ONT  MARQUE  L’ANNEE 2016

      L’année 2016 s’achève et laisse derrière elle son lot de douleurs. Nous avons tant compté de cadavres, succombé aux malheurs, pleuré les nôtres et raté les rendez-vous de goûter aux joies et plaisirs de la vie. C’est qu’en Haïti, il ne nous est pas offert la chance de laisser libre cours à nos rêves vu toute la difficulté de vivre et d’exister dans ce pays sous l’emprises des ténèbres. Cependant, la littérature (nos écrivains) nous a encore permis d’espérer ce bonheur si longtemps cherché –pas encore retrouvé- aussi fugace soit-il. Voici, entre autres, quelques-uns de ces écrivains qui ont marqué l’année 2016.

      Publié le 2016-12-28 | Le Nouvelliste

      Culture – Dieulermesson PETIT FRERE

       

      René Depestre (1926) L’on croyait qu’il avait tout abandonné de l’écriture tout comme il s’est retiré d’Haïti pour vivre des jours heureux à Lézignan-Corbières. À quatre-vingt-dix ans, il vient de remporter le Grand prix de la SGDL de Littérature 2016 pour son dernier roman, Popa Singer, paru aux éditions Zulma. Depestre a reçu en 1982 le Goncourt de la nouvelle pour « Alléluia pour une femme-jardin » et le Renaudot en 1988 pour son roman « Hadriana dans tous mes rêves ».
      Joël Des Rosiers (1951) Connu surtout comme psychiatre, Joël Des Rosiers est poète et critique littéraire. Auteur de huit recueils de poèmes et de deux essais, dont le dernier, « Metaspora : essais sur les patries intimes », a reçu le Modern Language Association Price for Independent Scholars, en 2014. Il vient de se voir attribuer le prix de la poésie Fetkann-Maryse Condé 2016 pour Chaux, son dernier recueil paru en 2015 chez Triptyque.Martine Fidèle (1988) Invitée au salon international du livre de Québec du 13 au 17 avril 2016 à l’initiative de l’éditeur Rodney Saint-Éloi, Martine Fidèle a signé, pour le plaisir de nombreux amants des lettres haïtiennes, son roman « Double corps » qui a défrayé la chronique lors de sa parution. Mis à part sa participation à des tables rondes, elle a fait un passage à l’émission « Scène rendez-vous littéraires ». Elle a été aussi invitée d’honneur de « Livres en liberté ». Outre ses activités d’écriture, Martine fait du théâtre et publie régulièrement des articles dans la section Culture du Nouvelliste, le plus ancien quotidien de l’Amérique francophone. 

      Inema Jeudi (1981) Connu surtout comme poète créolophone de grand talent, Inéma Jeudi a publié cette année son premier recueil de poèmes en français, Le jeu d’inéma, aux éditions Le temps des cerises en France. Il a été, du coup, invité à signer son livre, à participer à des émissions sur TV5 Monde à Paris et à des soirées de lecture aux côtés de son préfacier et maître Lyonel Trouillot. Membre de l’Atelier jeudi soir à Port-au-Prince, ses poèmes sont chantés par Herby François, Wooly Saint-Louis Jean et Roosevelt Saillant, dit BIC.

       

      Yanick Lahens (1953) C’est à Jacmel que la récipiendaire du prix Femina 2014 pour son roman « Bain de lune », Yanick Lahens, a atterri au début de l’année 2016 pour des échanges avec les élèves du collège Alcibiade Pommayrac. Invitée à la foire du livre de Miami, elle a pris part aux Francophonies en Limousin à Limoges en mars dans le cadre de la semaine consacrée à Haïti à l’initiative du comité Marguerite-Bourgeoys. Outre ses diverses rencontres en Haïti avec des écoliers, étudiants et autres amants des lettres, elle a multiplié les voyages dans les Antilles, en Europe pour des ventes-signatures et des conférences et pour honorer des invitations de tout genre.

       

      Coutechève Lavoie Aupont (1982) Coutechève Lavoie Aupont a reçu le prix René Philoctète de la poésie dans le cadre de la deuxième édition du concours organisé par la Direction nationale du livre. Lauréat également du prix Dominique Batraville de la poésie pour son livre « Make pa », il prête ses services au centre Pen Haïti depuis plus d’une année, et est devenu un militant de la culture en multipliant çà et là des activités culturelles (surtout à Port-au-Prince).

       

      Stéphane Martelly (1974) Peintre, poète et chercheure attachée à l’Université Concordia au Canada, Stéphane Martelly a signé, le 30 novembre dernier, « Les jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine » aux éditions Nota Bene, un livre critique qui tente de cerner la figure du féminin et de la folie dans le champ littéraire haïtien. Critique littéraire, auteur d’un essai extraordinaire sur l’œuvre de Magloire Saint-Aude, « Le sujet opaque. Une lecture de l’œuvre poétique de Magloire Saint-Aude », Stéphane est, entre autres, l’auteur de « Inventaires », recueil de poèmes paru chez Triptyque au Canada

       

      James Noël (1978) James Noël est un écrivain voyageur. Il est sur tous les fronts. Invité spécial du 33e festival des Francophonies en Limousin, il a publié au début du troisième trimestre « La migration des murs », une sorte de pamphlet politique chez Galaade éditions. Outre l’émission « Intranquillement vôtre » diffusée sur la télévision nationale et qui fait la promotion de la culture, il dirige, avec Pascal Monnin, la revue Intranqu’Ilités dont le quatrième numéro a réuni près de deux cents contributeurs.

       

      Makenzy Orcel (1983) Makenzy Orcel est ce jeune écrivain haïtien pour qui l’avenir augure des jours heureux. 2016 aura été pour lui la saison la plus florissante de sa carrière de romancier. Auteur de deux romans parus chez Mémoire d’encrier, Les immortelles (2010) et Les latrines (2011), son dernier livre, L’ombre animale, a battu les records des prix littéraires. Quatre fois primés ( Prix Éthophile, prix Louis-Guilloux, prix Littérature-Monde, ADELF-Caraïbes), L’Ombre animale, lit-on sur le site des éditions Zulma « se situe à la limite des ténèbres et de l’aurore, du rêve et de l’éveil, de l’absence et de la vie ».

       

      Anthony Phelps (1928) Phelps est peut-être l’un des derniers survivants du groupe Haïti littéraire –s’il faut compter Janine Tavernier qui a fait partie du groupe et Marie Vieux-Chauvet considérées comme des antennes. Récipiendaire du prix Carbet du Tout-Monde pour l’ensemble de son œuvre, il vient de publier son dernier recueil de poèmes Je veille, incorrigible féticheur aux éditions Bruno Doucey.

       

      Néhémy Pierre-Dahomay (1986) Ancien étudiant en philosophie à l’École normale supérieure de Port-au-Prince, Néhémy vient de faire un grand coup en publiant son tout premier roman, Rapatriés, aux éditions du Seuil. Connu surtout comme poète, il a déjà publié à Port-au-Prince Emmuré suivi de Mots épars. En 2004, il a été lauréat du concours de textes organisés par l’ENS pour le recueil Mots épars.

       

      Guy Régis Jr (1974) Homme de théâtre, romancier et poète, Guy Régis Jr continue de dynamiser et moderniser le théâtre en Haïti en le sortant des clichés et des abysses de la facilité. Avec la création de sa troupe « Nous » en 2001, il s’est mis à développer une forme de théâtre exhibitionniste dénommée « Théâtre de rue ». Invité de la 33e édition des Francophonies en Limousin en septembre dernier à Limoges, il a profité pour faire découvrir au public les Quatre chemins en organisant des performances dans la rue. Du 21 novembre au 3 décembre, il a organisé avec succès la 13e édition du festival de théâtre Quatre chemins qui a eu comme invité d’honneur le marionnettiste Ernst St-Rome. Son premier recueil de poèmes vient de paraître chez LEGS ÉDITION.

       

      Rodney Saint-Éloi (1963) Installé au Canada depuis le début des années 2000, Rodney Saint-Éloi a porté au-delà des frontières les lettres et la culture haïtiennes avec la création des éditions Mémoire d’encrier qui constituent ce « lieu-carrefour où se tissent rencontres, dialogues et échanges pour que les voix soient visibles et vivantes ». Finaliste du prix littéraire du Gouverneur général, finaliste du prix des libraires du Québec et finaliste du prix Carbet de la Caraïbe 2016 avec son recueil titré Je suis la fille du baobab brûlé paru en 2015, il a publié deux livres cette année, un recueil de poèmes : (Moi tombé. Moi levée) et un essai : (Passion Haïti).

       

      Lyonel Trouillot (1956) Pour la seule année 2016, Lyonel Trouillot a publié quatre livres, dont deux romans, Kannjawou et Agase lesperans, et deux recueils de nouvelles : Le miroir d’Anabelle et d’autres récits et Histoires simples II. Outre les activités des Vendredis littéraires qu’il organise dans son antre familial à Delmas, il réunit autour de lui nombre de jeunes au sein de l’Atelier jeudi soir à qui il insuffle la passion et le goût de l’écriture. Il a codirigé la quatrième édition du festival international du livre et du film Étonnants voyageurs à Port-au-Prince.

       

      Gary Victor (1958) Invité d’honneur de la quatrième édition de la Foire internationale du livre d’Haïti (Filha), Gary Victor est, dit-on, l’écrivain haïtien le plus lu et probablement le plus prolifique de sa génération. En début d’année, il a siégé comme membre du jury du prix Casa de las Americas à Cuba –prix qu’il a reçu en 2012 pour son roman « Le sang et la mer ».

       

      Évains Wêche (1980) Évains Wêche est une révélation de Gary Victor et Rodney Saint-Éloi. Depuis la publication du recueil collectif (Je ne savais pas que la vie serait si longue après la mort), dans lequel il a publié ses deux nouvelles, Wêche ne cesse de nous surprendre. Invité au salon du livre de Genève aux côtés de Kettly Mars, de James Noël et du photographe Casimir Veillard, son roman Les brasseurs de la ville publié en 2014 chez Mémoire d’encrier a été réédité cette année chez Philippe Rey à Paris.

       

      L’écrivain haïtien Dany Laferrière élu à l’Académie française

      OUTRE-MER 1ÈRE L’écrivain haïtien naturalisé canadien Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin jeudi à l’Académie française. Il était donné favori depuis quelques semaines.

      L'écrivain haïtien Dany Laferrière © Miguel Medina/AFP
      © Miguel Medina/AFP L’écrivain haïtien Dany Laferrière
      • Par Philippe Triay
      • Publié le 12/12/2013 à 16:43, mis à jour le 27/05/2015 à 22:01

      Son nom circulait déjà depuis quelques temps et c’était l’un des grands favoris pour succéder au fauteuil d’Hector Bianciotti, décédé en 2012, et occupé auparavant, entre autres, par Montesquieu et Alexandre Dumas fils. Les « immortels » n’ont pas déjoué les pronostics et ont voté pour l’écrivain naturalisé canadien d’origine haïtienne, âgé de 60 ans. Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin en obtenant 13 voix sur 23. Les autres candidats en lice étaient Catherine Clément, Yves-Denis Delaporte, Arthur Pauly, Jean-Claude Perrier et Georges Tayar.

      Outre son dernier ouvrage, « Journal d’un écrivain en pyjama » (éditions Grasset), un petit chef d’œuvre dont nous avons déjà parlé, Dany Laferrière a publié plus d’une vingtaine de romans, dont « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer » (1985, éditions Belfond), « L’Enigme du retour » (2009, Grasset, prix Médicis), « Tout bouge autour de moi » (2010, Grasset) et « Chroniques de la dérive douce » (2012, Grasset).

      Deux de ses livres « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer ? » et « Vers le Sud » (2006) ont été par ailleurs adaptés avec succès au cinéma. L’auteur a également obtenu le prix RFO du livre en 2002 pour « Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ? » (éditions Le Serpent à Plumes).

      Les étapes d’une élection à l’Académie française

      L’Académie française procède à une élection dans les trois mois qui suivent la déclaration de vacance d’un fauteuil. Du jour où la vacance est déclarée, les candidats notifient leur candidature par une lettre adressée au Secrétaire perpétuel (actuellement Hélène Carrère d’Encausse). Il existe aussi une procédure de présentation de candidature posée par un ou plusieurs membres de l’Académie. La date limite de dépôt de candidature est fixée à quatre semaines avant l’élection. L’âge limite pour se présenter à un fauteuil vacant est fixé à soixante-quinze ans à la date du dépôt de candidature. Aucune condition de titres ou de nationalité ne figure dans les statuts.

      Le scrutin est direct, secret et requiert pour qu’un candidat soit élu qu’il ait recueilli la majorité absolue des suffrages (la moitié des voix exprimées plus une). Un scrutin ne peut avoir lieu qu’en présence d’un quorum de votants fixé à vingt.

      L’élection à l’Académie française, bien qu’elle soit un corps constitué, ne devient définitive qu’après approbation du président de la République, protecteur de l’Académie, qui la manifeste en donnant audience au nouvel élu. Cette visite du nouvel élu vaut approbation.

      Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre Credit photo: Radio canada

      Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre Credit photo: Radio canada

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      Dany Laferrière, illustre écrivain francophone, poids lourd de la littérature haïtienne et académicien, a reçu du maire  Denis Coderre, l’insigne de l’Ordre de Montréal hier mercredi 17 mai, avant la fête nationale des 375 ans d’existence de cette ville du Canada.

      Hier mercredi 17 mai s’est tenu le lancement officiel des festivités du 375e anniversaire  de la ville de Montréal où résident des milliers de compatriotes haïtiens. Denis Coderre en a profité pour honorer dix-sept personnalités récipiendaires de l’Ordre de Montréal, jadis appelée Académie des Grands Montréalais, créée en 1988 par la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain, qui avait elle-même repris les distinctions remises par le Canadien National (CN) en 1978.

      « J’ai reçu des honneurs dans le passé mais jamais lors d’une journée historique comme  aujourd’hui », a déclaré l’auteur de « L’énigme du retour » (roman pour lequel il a reçu le prestigieux Prix Médicis en 2009) qui s’est confié au journaliste Antoni Nerestant de CBC.

      La médaille de l’Ordre de Montréal rend hommage aux gens qui « contribuent de façon remarquable au développement et au rayonnement de la métropole ». À côté de Dany Laferrière (natif de Petit-Goâve, Haïti), figurent deux autres personnalités emblématiques qui ont étés elles-aussi élevées au rang d’officiers à l’issue de cette cérémonie de remise de médaille. Il s’agit de Yannick Nézet-Séguin (chef d’orhestre) et de  l’artiste visuelle Françoise Sullivan.

       

       

      UNE  ECRIVAINE  d’origine  Haïtienne rafle le « Nobel » de la littérature aux USA

      L'écrivaine américano-haïtienne Edwidge Danticat. Photo : C-Ville.
      L’écrivaine américano-haïtienne Edwidge Danticat. Photo : C-Ville.
      L’écrivaine américano-haïtienne Edwidge Danticat a été nommé lauréat du Prix international de littérature de Neustadt 2018, considéré comme le Nobel de la littérature aux USA. L’annonce a été faite dans la soirée du jeudi 09 novembre dernier lors d’une réception à l’Université de l’Oklahoma, relayée par NewsOk.

      Le prix comprend la rondelette somme de $ 50 000, une reproduction d’une plume d’aigle en argent et un certificat.

      Robert Con Davis-Undiano, directeur exécutif de World Literature Today -qui a créé le prix- n’a pas tarit d’éloges sur le travail de celle qu’il qualifie d’écrivain maître. « Danticat expérimente la forme et la structure et fait fréquemment référence à l’histoire littéraire d’Haïti et des Caraïbes », note un communiqué. « Elle peint des scènes de la vie des immigrés à New York et Miami avec des détails frais et une familiarité palpable. »

      Née à Port-au-Prince en 1969, Edwige Danticat a immigré aux Etats-Unis à l’âge de 12 ans pour rejoindre ses parents installés à Brooklyn. Elle est auteure d’histoires, d’essais, de commentaires de voyages, de scénarios de films, de romans. Parmi ses publications on peut citer : Le cri de l’oiseau rouge, Krik? Krak !, Adieu mon frère.

      Son œuvre a été récompensée plusieurs fois par de prestigieux prix dont le prix Pushcart, prix du Cercle national des critiques de livres, prix BOCAS et de la Médaille d’excellence en fiction Andrew Carnegie. Edwige Danticat a remporté une bourse MacArthur et détient deux diplômes honorifiques.

      Le prix Neustadt qui lui est décerné cette année est le premier prix littéraire international de son envergure à provenir des États-Unis et l’un des seuls prix internationaux disponibles pour les poètes, les romanciers et les dramaturges. Tout auteur vivant écrivant n’importe où dans le monde est éligible pour le prix prestigieux. Le jury est composé d’auteurs internationaux très acclamés.

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