RECONNAISSANCE de la FRANCE AUX ANCIENS TIRAILLEURS SENEGALAIS

28 anciens tirailleurs sénégalais ont été «réintégrés»  samedi 15 avril 2017 dans la nationalité française par François Hollande sous les ors de l’Elysée, six décennies après en avoir été privés par l’indépendance des colonies africaines de la France. Le combat d’Aïssata Seck.

Elle entre dans la salle des fêtes de l’Elysée côte à côte avec le président de la République, vêtue d’une jolie robe noire et blanche et de chaussures rouges vives. Si, samedi matin, François Hollande a rendu hommage à 28 tirailleurs sénégalais en les naturalisant Français lors d’une cérémonie inédite, la vraie star du jour, c’était elle : Aïssata Seck, élue socialiste à la mairie de Bondy (Seine-Saint-Denis), sans qui ces anciens soldats, nés entre 1927 et 1939 dans d’anciennes colonies françaises, n’auraient jamais obtenu de carte d’identité tricolore au crépuscule de leur vie.

Cette Franco-Sénégalaise de 37 ans est à l’origine de la pétition, lancée en novembre dernier sur Internet, qui a poussé le chef de l’Etat à faciliter les démarches de naturalisation de ces tirailleurs dits sénégalais, en réalité originaires de toute l’Afrique subsaharienne. Ces centaines de milliers d’hommes ont combattu au sein de l’armée française dans les plus grands conflits du XXème siècle avant que leur pays d’origine n’obtienne leur indépendance. Le manifeste, notamment paraphé par l’acteur Omar Sy et le footballeur Lilian Thuram, avait recueilli plus de 64 000 signatures en quelques semaines.

«Vous êtes l’histoire de France»

LANCER LE DIAPORAMA

 

Des rencontres dans les rues de Bondy

 

Si son grand-père maternel a participé à la guerre d’Indochine (1946-54), c’est en rencontrant d’anciens soldats dans les rues de Bondy qu’Aïssata s’est s’intéressée de plus près à leur histoire. «Mon grand-père, que je n’ai pas connu puisqu’il est décédé en 1978, n’a jamais demandé la nationalité française. Il était resté au Sénégal après la guerre. Par contre, je voyais ces messieurs se promener à Bondy avec leurs médailles sur leurs vestons. J’ai sympathisé avec eux et découvert les obstacles qu’ils rencontraient pour être naturalisés.»

Depuis 2010, cette mère de famille employée dans les médias, soutient ces anciens soldats dans leurs démarches administratives. Des hommes seuls pour la plupart, vivant dans des foyers et souvent arrivés en France à la retraite pour toucher leur pension d’anciens combattants. «Jusqu’ici, la majorité de leurs demandes de naturalisation étaient refusées. Il y avait toujours des papiers qui manquaient, alors je me suis dit que la seule solution était d’alerter l’opinion publique et j’ai lancé cette pétition», explique-t-elle. Grâce à ces naturalisations, ces pères de famille vont notamment enfin pouvoir faire des allers et retours comme ils le souhaitent entre la France et leur pays d’origine.

 

«L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet»

 

Samedi, l’élue – qui est par ailleurs porte-parole du candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon – ne cachait pas sa fierté. «Quand je les ai vus monter les marches de l’Elysée, je me suis dit : Tout ça c’est grâce à toi quand même ! C’est l’aboutissement d’un long combat, pour eux comme pour moi.» Et son travail n’est pas près de s’arrêter. Aïssata a déjà rassemblé une centaine d’autres demandes de naturalisation. «On ne sait pas combien de tirailleurs vivent ici. L’Etat ne possède aucun chiffre sur le sujet», regrette-t-elle. Lors de la cérémonie, le président de la République a assuré que des réponses favorables seraient accordées à tous les anciens soldats concernés.

 

source leparisien.fr

LE PREMIER GENOCIDE IGNORE DU XXe SIECLE

HERERO ET  NAMA dans  le  Sud-Ouest africain allemand (1904-1908)

par   Pascal Blanchard

 

Le Mémorial de la Shoah, qui avait déjà traité des génocides arménien et Tutsi, présente, jusqu’au 12 mars 2017, une exposition sur le génocide Herero et Nama, intitulé Le premier génocide du XXe siècle. Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand (1904-1908). L’occasion pour Pascal Blanchard, historien et chercheur au Laboratoire communication et politique du CNRS (Irisso) à l’université Paris-Dauphine, de revenir sur un épisode tragique et méconnu de la colonisation allemande, un épisode dont la reconnaissance est au centre d’un enjeu mémoriel fondamental.

En l’espace de quatre ans, entre 1904 et 1908, près de 50 % du peuple Nama (environ dix mille individus) et 80 % du peuple Herero (environ soixante-cinq mille individus), deux populations vivant dans le Sud-Ouest africain allemand (l’actuelle Namibie), sont exterminés par le Reich allemand. Depuis 1884, date de prise de possession du territoire par l’administration coloniale allemande (suite à une série d’accords passés avec les autres puissances européennes et l’Empire ottoman), le Reich y impose ses règles en employant la manière forte, multipliant les violences physiques, les meurtres et les exactions sexuelles.
En 1904, en réaction à une telle brutalité, une révolte éclate chez les Herero. Le Reich allemand la réprime avec violence et le général Lothar von Trotha émet un ordre d’extermination, le 2 octobre 1904, condamnant ainsi hommes, femmes et enfants : « C’était, et c’est aujourd’hui encore, ma politique que d’appliquer cette force par la terreur absolue, voire la cruauté. Je détruirai les tribus rebelles en versant des torrents de sang et d’argent. C’est uniquement après un tel nettoyage que quelque chose de nouveau pourra apparaître et perdurer. » Les Nama prennent, à la suite des Herero, les armes contre les Allemands et subissent le même sort que les Herero.


Les prisonniers Herero sont alors internés dans des camps de concentration (tout comme les Nama, après qu’ils aient déposés les armes). Ils sont utilisés comme travailleurs forcés et leurs terres sont confisquées. Les conditions de vie y sont terribles, entre malnutrition et violences physiques, et ils seront des milliers à y perdre la vie. Autre aspect ̶ particulièrement morbide ̶ du génocide qui s’est perpétré sur le territoire : la collecte de crânes humains à destination de la recherche anthropologique allemande et, notamment, des chercheurs de l’Institut pathologique de Berlin, qui ont travaillé à prouver la différence hiérarchique entre Européens et Africains.
La guerre s’achève officiellement en mars 1907, mais les camps ne seront pas fermés avant le début de l’année 1908. Quelques années plus tard, en 1915, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les forces sud-africaines envahissent le territoire et, en octobre, le Sud-Ouest africain allemand passe sous mandat britannique.
Si les exactions commises par des officiers allemands doivent être considérées aujourd’hui dans le contexte global de la colonisation exercée par les puissances occidentales et que le système des camps de concentration n’est pas une invention allemande (le terme a d’ailleurs été employé pour la première fois lors de la guerre des Boers en 1899 en Afrique du Sud), ce qui distingue particulièrement cet épisode de la colonisation, c’est l’ordre explicite d’extermination qui a été donné.
C’est en cela que l’expression « premier génocide du XXe siècle » est fondamentale ; une reconnaissance qui a été le fruit d’un long processus, à la fois historique et politique. Un premier principe mémoriel voit le jour dans les années 20, lorsque Herero et Nama commencent à commémorer leurs héros de la « résistance » face au colon allemand. Mais il faut attendre 1985, pour qu’un principe de reconnaissance internationale advienne, lorsque la Commission des droits de l’homme des Nations Unies approuve un rapport dans lequel est mentionné « the German massacre of Herero in 1904 ». En 1990, la Namibie devient indépendante et, avec l’ouverture des archives, c’est une véritable problématique mémorielle qui s’affirme, dans le cadre d’un processus de réconciliation national. Quelques années plus tard, en 1998, Roman Herzog, le président allemand, est interpellé sur la question de la reconnaissance du génocide, alors qu’il est en visite en Namibie.
En 2001, des Herero déposent une plainte contre le gouvernement allemand. La plainte est rejetée mais, demi-victoire, des « excuses partielles » sont présentées. Cent ans après le début du génocide, en 2004, c’est l’importante question d’une possible compensation financière qui surgit, cette fois-ci dans la presse allemande. La même année, fait majeur, le ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, Heidemarie Wieczorek-Zeul, participe à une commémoration du « massacre » des Herero en présence de soldats allemands. Il y présente le « pardon » de l’Allemagne et accepte, au nom du pays, la « responsabilité morale et historique et la culpabilité des Allemands à cette époque ». Si la question de l’indemnisation financière est alors passée sous silence, le gouvernement allemand déclare vouloir attribuer à la Namibie une aide au développement d’un montant de 11,5 millions d’euros. En 2011, une nouvelle étape fondamentale est franchie ; vingt crânes de Herero et de Nama sont restitués à la Namibie, qui en a fait la demande auprès du musée historique médical de la Charité de Berlin.
Enfin, dernière étape de ce processus de reconnaissance institutionnelle d’un crime contre l’humanité dans un territoire colonial, le 10 juillet 2015, Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères admet publiquement les notions de crime de guerre et de génocide et, en juillet 2016, il est annoncé que des « excuses officielles » vont être présentées par le gouvernement allemand. L’histoire n’est pas finie ; il reste la question de la compensation financière… Une problématique soulevée, en début d’année, par le dépôt d’un recours collectif devant un tribunal de New York contre l’Allemagne, un recours « au nom de tous les Herero et Nama dans le monde, à la recherche de réparations et de compensations pour le génocide ». C’est donc dans ce contexte, toujours éminemment sensible, que se déroule l’exposition présentée par le Mémorial de la Shoah à Paris, au moment même où le Deutsches Historisches Museum propose, jusqu’au 14 mai 2017, une exposition intitulée German Colonialism. Fragments Past and Present. Au moment, enfin, où en France, les déclarations d’Emmanuel Macron sur la notion de crime contre l’humanité associée à la question coloniale déclenche moult débats et polémiques.

GROUPE DE RECHERCHE ACHAC
Colonisation, immigration, post-colonialisme

33 Boulevard des Batignolles
75008 Paris – FRANCE
Tél : 01 43 18 38 85

DE L’HISTOIRE…au THEATRE

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source :  La Terrasse (journal d’informations et  d’actualité  culturelle – fév 2017))

Ce qu’il faut retenir du colloque…

UNE  ETAPE  VIENT  D’ÊTRE  FRANCHIE……

Adams KwatehMercredi 02 novembre 2016
Conséquences de l'esclavage : une étape                  est franchie
La question des réparations abordée par Moussa Alo Iyé, responsable à l’UNESCO de La Route des esclaves.
Avec une participation de centaines de personnes par jour en Martinique, puis en Guadeloupe, le colloque scientifique international sur l’impact psychique de l’esclavage a tenu le pari en terme de fréquentation et de pistes de réflexion pour l’avenir. « Bilan plutôt satisfaisant » , se réjouit le professeur Aimé Charles-Nicolas, président de l’association First Caraïbes, initiatrice de la rencontre.
Ce sont les chercheurs de neuf pays d’Afrique, d’Europe et des Amériques qui se sont retrouvés les 26 et 27 octobre en Martinique et le 28 octobre en Guadeloupe, à l’initiative de l’association First Caraïbes. Au menu de leur rencontre, une interrogation : « L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ? » Une première dans nos pays, car les travaux ont été pluridisciplinaires, en plus de sa tenue en Guadeloupe et en Martinique. Le Mémorial ACTe, à Pointe-à-Pitre, a accueilli le dernier jour du colloque devant les responsables politiques, culturels et associatifs de l’archipel.
Deux jours plus tôt, une vingtaine d’intervenants, composés d’historiens, de psychiatres, de généticiens ou de psychologues, a alimenté la rencontre en Martinique. Ici comme en Guadeloupe, la première question pointée du doigt a été l’existence reconnue unanimement du traumatisme dans les populations dont les ancêtres ont subi l’esclavage. Le phénomène se manifeste de multiples manières démontrées dans des observations cliniques et des recherches aussi bien aux Etats-Unis qu’en Jamaïque. Le docteur Edwin Nicols, venu des Etats-Unis, 85 ans, a insisté sur « l’héritage psychologique » qui frappe les Afro-descendants.
Pour déceler les mécanismes et les ramifications qui subsistent encore, des spécialistes ont fait référence aux travaux du Martiniquais Frantz Fanon, considéré comme le précurseur de la psychiatrie dans les sociétés post-esclavage. De l’intériorisation de l’infériorité aux addictions et la sur-représentation des Noirs dans les faits de violences aux Etats-Unis, le colloque a abordé aussi le cas des Afro-descendants au Brésil, le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888. « L’esclavage, à plusieurs égards, a continué dans le présent » , a déploré une universitaire brésilienne. « Et ni nous brisions le cycle de l’infériorisation ou de la supériorisation des uns sur les autres, nous aurions la plus grande révolution planétaire » , a souhaité le docteur Benjamin Bowser.
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Le colloque suivi attentivement par les élus et les représentants de la société civile…
« OUI, IL Y A TRANSMISSION, MAIS TOUT EST RÉVERSIBLE »
Aucune question n’a été éliminée, y compris celle sur les réparations. En Guadeloupe, elles ont été abordées à la fois sous l’angle des demandes faites par des associations comme le MIR (le Mouvement international pour les réparations) et des réponses données par des états au statut des Afro-descendants. Le débat a montré que les réparations ne forment pas un bloc unique et que la première des réparations est l’enseignement de l’histoire de l’Afrique et les formes de mise en esclavage.
Par ailleurs, les mesures d’accompagnement économique ont été soulignées par des intervenants et l’assistance, mais il ne s’agit nullement de réparations pécuniaires. L’accès à la terre et la préservation des lieux de résistance comme les Kilombos au Brésil ont été mentionnés parmi les possibilités de faire disparaître « la discrimination systémique » .
La question de la transmission du traumatisme qui suscite des interrogations a été traitée par la chercheuse suisse Ariane Giacobino. « Oui, il y a transmission, mais tout est réversible » , observe-t-elle. Dès lors comment faut-il le dépasser ? En Jamaïque, l’introduction des expressions culturelles dans les écoles a réconcilié les enfants avec leur passé. Le parallèle a été tout de suite fait par le professeur Aimé Charles-Nicolas et Ariane Giacobino avec les dessins et peintures réalisés par des élèves des écoles du Lamentin, Fort-de-France et Lamentin sur leur vision de l’esclavage. Cette manifestation s’est tenue mardi dernier au Domaine de La Pagerie en partenariat avec Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On vise donc l’avenir pour avoir une mémoire apaisée dans la longue marche vers « la réconciliation » , selon Aimé Charles-Nicolas.
Le premier colloque sur les traumatismes liés à l’esclavage est appelé à se reproduire sous diverses formes, par exemple des conférences-débats entre les professionnels du secteur sanitaire et social et les historiens ou les psychologues. Les participants ont décidé également d’aller plus loin en créant un observatoire dont la forme n’est pas révélée.
ILS ONT DIT
Aimé Charles Nicolas, président de l’association First Caraïbes : « Ce colloque n’est pas une conclusion »
Aimé Charles-Nicolas, clôturant le colloque en Guadeloupe, tire un bilan satisfaisant.
« Nous avons établi des faits psychiques, politiques ou psychiatriques. Donc nous pouvons dire que les voies sont ouvertes pour une auto-réparation personnelle et aussi une réparation collective. Il y a un impact du traumatisme de l’esclavage sur nos populations, voire toute la planète. Il faut donc poursuivre le travail personnel et collectif, car ce colloque n’est pas une conclusion, mais il permettra de revenir par des séminaires et poursuivre des discussions. »
Gilbert Pago, historien co-organisateur du colloque : « La rencontre a eu un véritable écho »
« C’est un triomphe en matière de fréquentation et de contenu. En Martinique et en Guadeloupe, une moyenne de 1000 personnes ont assisté par jour au colloque. Rapporté à la population française, c’est l’équivalent de 100 000 personnes. Donc la rencontre a eu un véritable écho. Les participants ont abordé des thèmes importants et veulent aller plus loin.
Contrairement à ce l’on pourrait penser, les sujets sont porteurs et attendent d’être développés dans un cadre interdisciplinaire. »

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En  attendant   l’édition  des  actes  du  colloque,  retrouvez  les  différentes  interventions en  Martinique  et  en  Guadeloupe  sur  le  site  : WWW.CIPHAGE/HOME/REPLAY

SEMINAIRE PROGRAMME 2016-17 du CI.R.E.S.C *

*CENTRE   INTERNATIONAL  DE  RECHERCHE  SUR  LES   ESCLAVAGES .

Esclaves, affranchis et « nouveaux libres » dans l’espace public du monde atlantique : race et citoyenneté. De l’agentivité aux réparations

Myriam Cottias, directrice de recherche au CNRS
Antonio De Almeida Mendes, maître de conférences à l’université de Nantes
Céline Flory, chargée de recherche au CNRS 
Jean Hébrard, inspecteur général de l’éducation nationale
Marie-Jeanne Rossignol, professeur à l’Université Paris-Diderot

2e et 4e mercredis du mois de 17 h à 19 h (salle 5, 105 bd Raspail 75006 Paris)

Le séminaire s’articulera cette année autour de la question de la place des esclaves, des affranchis et des « nouveaux libres » dans l’espace public du monde atlantique. À compter de 1783, l’espace atlantique a été traversé par la question de la citoyenneté des affranchis et des anciens esclaves. Par exemple, libérant leurs esclaves lors de la Révolution américaine, certains des États des États-Unis leur avaient accordé une pleine citoyenneté, de même que la seconde République française en 1848. Quel a été le fondement de ces accessions à la citoyenneté (militaire et révolutionnaire) ? Pourquoi et comment a-t-on offert, limité, puis parfois repris, la citoyenneté aux anciens esclaves ? Comment la race et la citoyenneté se sont-elles combinées ? En quoi le républicanisme des révolutionnaires atlantiques était-il universel, en quoi offrait-il des libertés graduelles ?

Plus généralement, il s’agira de voir quelles ont été les modalités d’intervention dans l’espace public des esclaves, des affranchis et des « nouveaux libres » du monde atlantique. Comment envisager l’agentivité des sujets dans un espace de coercition ? Comment analyser les révoltes d’esclaves, de « libres de couleur » ou d’affranchis? Quels sont les modèles de contestations et les revendications exprimées par exemple à partir des sources judiciaires, des récits de planteur ? Les séances s’articuleront autour de ces problématiques en intégrant des débats historiographiques.

Par ailleurs, des séances de lecture de textes sur les indemnités et réparations au titre de l’esclavage atlantique et dans l’Océan Indien se feront en coordination avec les chercheurs du programme de l’ANR REPAIRS.

Programme 2016 – 2017

16 novembre 2016
Miranda Spieler (The American University of Paris)
Liberté, liberté trahie…Faire et défaire des citoyens français, Guyane 1780-1880 (Editions Alma, 2016)

23 novembre 2016 
Charlotte de Castelnau L’Estoile (Université Paris Diderot) et Giacomo Ghedini (Université de Bologne – université Paris Diderot)
Eglise, Esclavage et Réparations : les termes d’un débat 
A titre exceptionnel, cette séance se déroulera à l’Université Paris Diderot (salle 209-2e étage), bâtiment Olympe de Gouges 13 rue Albert Einstein, Paris

7 décembre 2016
Nicola Frith (Université d’Edinburgh)
Réparation de l’esclavage : au delà des limites de la mémoire

11 janvier 2017 
Romain Robinet (EHESS/CERMA)
La notion de race à l’épreuve de la guerre-monde (1937-1947) : regards mexicains

25 janvier 2017
Marie-Pierre Ballarin (IRD-URMIS)
Être citoyen après l’esclavage en Afrique de l’Est : l’exemple kenyan (20e-21e siècles)

8 février 2017
Antonio de Almeida Mendes (Université de Nantes – CRHIA-CIRESC)
Histoires et parcours d’esclaves en Europe du Sud, XVIe-XIXe siècles

22 février 2017
Claudine Raynaud (Université Montpellier 3)
Le Récit de Sojourner Truth (1850) : témoignage de l’esclavage dans l’Etat de New York ? (PURH, 2017)

8 mars 2017
Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot – LARCA-CIRESC)
L’Histoire de la Guinée, d’Anthony Benezet, première traduction du livre qui inspira la campagne britannique contre la traite des esclaves à la fin du XVIIIème siècle

22 mars 2017
Myriam Cottias (CNRS, CRPLC-CIRESC), Antonio de Almeida Mendes (Université de Nantes, CRHIA-CIRESC) et Céline Flory (CNRS/EHESS, CIRESC)
Présentation de l’ouvrage : Esclavages et subjectivités dans l’Atlantique luso-brésilien et français (XVIIe-XXe siècles) » (dir. M. Cottias & H. Mattos, Open éditions books, 2016)

26 avril 2017
Céline Flory (CNRS/EHESS – CIRESC)
« L’engagisme africain » au sein des mémoires familiales aux Antilles françaises

10 mai 2017
Myriam Cottias (CNRS, CRPLC-CIRESC)
Les indemnités à un niveau micro-local aux Antilles, XIXe siècle

24 mai 2017
Michaël Roy (Université Paris-Ouest Nanterre la Défense)
Publier et diffuser les récits d’esclaves américains 1830-1860 : esprit d’entreprise, agentivité, littérarité

SAINT CERE (Lot) se souvient …

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Le 11 novembre 2016, la ville de Saint Céré dans le Lot inaugure un buste au nom de Gaston Monnerville Président du Sénat de 1947 à 1968, deuxième personnage de l’Etat.

Gaston Monnerville, dont les parents Marc Saint-Yves Monnerville et Marie-Françoise Orville sont tous deux originaires de Case-Pilote en Martinique, est né à Cayenne en 1897. Il quitte la Guyane afin de poursuivre des études de droit et se fait une réputation en faisant acquitter à Nantes des guyanais accusés dans l’affaire Galmot.

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Il se lance en politique et devient député de la Guyane en 1932. C’est le début d’une brillante carrière. Il sera successivement  : maire de Cayenne, sous-secrétaire d’État aux Colonies, sénateur de la Guyane puis du Lot, président du Conseil de la République puis du Sénat, président du Conseil Général du Lot.

En 1953, sa couleur l’écarte de la fonction suprême, la Présidence de la République au profit de René Coty. En 1974, sa carrière politique s’achève avec sa nomination au conseil constitutionnel. Gaston Monnerville est mort à Paris en 1991.

Parmi toutes ces responsabilités prestigieuses de ce pur produit de l’école républicaine, une plus modeste mais qui lui tenait particulièrement à cœur, celle de maire de Saint Céré de 1964 à 1971, petite ville de 3 500 habitants située dans le département du Lot à 30 km au nord-ouest de Figeac. Les Saint-Céréens ne l’ont pas oublié : une école et une rue portent son nom.

Gaston Monnerville à Saint Céré en 1965 @Senat

VENT DE CONTESTATION A L’UNIVERSITE de LA REUNION

Esclavage, insultes et poésie à l’université de La Réunion
La nomination d’une enseignante métropolitaine pour un cours sur l’histoire de l’esclavage suscite un tollé et vire à la querelle identitaire.

Par

Modifié le 15/10/2016 à 13:15 – Publié le 15/10/2016 à 09:43 | Le Point.fr
Le volcan de La Fournaise en éruption, en septembre 2016. Image d'illustration. 
Le volcan de La Fournaise en éruption, en septembre 2016. Image d’illustration.  © CITIZENSIDE/Gaëtan HOARAU

 

UNE AFFAIRE D’IRRÉGULARITÉS ET NON DE LOCALISME SELON  LE  CREFOM .

Alerté par le contenu de l’article du site lepoint.fr du 15 octobre courant, le CREFOM (Conseil Représentatif des Français de l’Outre-Mer) qui s’est trouvé impliqué dès le début dans la procédure de recrutement émaillée d’irrégularités sur le poste d’histoire à l’université de La Réunion, estime de son devoir, dans un souci d’équité, d’apporter quelques précisions aux lecteurs.

Il faut en effet savoir que c’est Patrick KARAM alors président du CREFOM qui, informé des vices de procédures ayant entaché le déroulement du concours qui a abouti à la proposition de nomination de Madame Virginie CHAILLOU, en a aussitôt alerté les autorités gouvernementales et exigé son annulation pure et simple.

L’absence de réaction à sa demande devait aboutir à la saisine du tribunal administratif dans une démarche commune avec les historiens de l’université de La Réunion et un candidat lésé.

Les juges, sur la base des irrégularités constatées, se sont alors prononcés pour la suspension de la décision du conseil d’administration de l’université de La Réunion qui s’était déclaré favorable au recrutement de Madame CHAILLOU.

Cette décision de justice est la seule réalité objective pour l’instant et donne raison aux plaignants d’avoir dénoncé les manœuvres qui ont eu pour effet de désavantager un candidat local.

Il devient dès lors impossible d’étayer sur des faits avérés une quelconque manipulation confinant au localisme sinon à vouloir faire pression sur les juges et tromper l’opinion dans le but non avoué d’imposer la candidature de Madame CHAILLOU contre vents et marées.

Cette dernière qui s’érige par ailleurs en victime, et qui n’est pas partie au procès, montre en réalité que la vraie victime n’est pas celle qui se prétend l’être.

Tout plaide en effet aujourd’hui pour désigner le candidat réunionnais comme la réelle victime de la manipulation qui a tenu lieu de concours de recrutement à l’université de La Réunion.

Devant une telle affaire qui est loin d’honorer l’image que l’opinion se fait de la communauté universitaire censée représenter l’élite de la nation, le CREFOM tient à rappeler que son action s’inscrit dans le strict respect de la loi républicaine et qu’il ne se laissera pas entrainer sur le terrain de la « querelle identitaire » dont fait état l’article en question.

L’égalité réelle qui est au cœur de notre engagement nous impose en effet de nous référer au cadre légal garant de l’ordre moral et de la justice au sein de la république. Spéculer que les juges auraient statué sur la base d’une appréciation d’ordre identitaire et non sur des faits réprimés par la loi, dans leur décision, révèle à tout le moins le peu de respect que les thuriféraires de la postulante de Nantes accordent aux dépositaires du droit.

Cette mise au point étant, le CREFOM n’entend pas poursuivre sur la voie des joutes épistolaires qui loin de servir la vérité ternissent un peu plus l’honorabilité dont se parent les grands scientifiques à l’origine d’une affaire à faire rougir de honte le citoyen lambda.

La loi, l’esprit de la loi et la sagesse imposent le silence et le respect de la justice afin de permettre au tribunal administratif de procéder à l’examen au fond des faits soumis à son appréciation dans la sérénité. Nous nous y conformerons car rien n’apparaît plus néfaste à la restauration du lien social, ferment du vivre ensemble au pays des droits de l’homme que de vouloir cliver une population aspirant au meilleur, sachant par ailleurs que les sujets de discorde n’auront jamais d’incidence sur l’impartialité, l’objectivité et la probité des juges.

Au nom de l’exemplarité, nous ne saurions conclure sans réaffirmer ici une position inébranlable « à compétence égale, le CREFOM soutiendra toujours la demande d’un ultra marin dès lors qu’il souhaiterait intégrer un poste à responsabilités.

Il en va de la nécessité d’ériger des modèles d’identifications positifs pour les générations en devenir. Il est aussi urgent d’accompagner la re–construction du soi et l’acceptation par nous-même et les autres de notre capacité à enrichir le monde de l’excellence, de notre créativité et de nos talents, jadis fragmentés, écrasés, niés ».

Avec le poète A. Césaire, nous disons :
« … Un pas,
Un autre pas,
Encore un autre pas
Et tenir chaque pas gagné,
C’est d’une remontée extraordinaire dont je parle… »

Aussi c’est en toute confiance vis-à-vis de la loi que nous accompagnerons et saurons imposer le respect du retour en dignité des Ultra-marins.

Jean Michel Martial
Président du CREFOM

Source  97land.com

LE PRESIDENT OBAMA inaugure le MUSEE AFRO-AMERICAIN des U.S.A

Une   correspondance  de   Stéphanie  Le BARS   Journaliste du  Journal  « le Monde »

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/09/24/534×0/5002991_6_260a_le-president-americain-barack-obama-a_b087f551be9c3398cc7298e2adf13134.jpgLe président américain Barack Obama à l’inauguration du National Museum of African American History and Culture, le 24 septembre.
Le président américain Barack Obama à l’inauguration du National Museum of African American History and Culture, le 24 septembre. ZACH GIBSON/AFP

Ils s’étaient juré de confier au premier président noir des Etats-Unis la charge de lancer leur musée sous les meilleurs auspices. Les fondateurs du National Museum of African American History and Culture (NMAAHC) ont gagné leur pari.

Barack Obama a présidé à l’inauguration, samedi 24 septembre, du désormais plus grand musée du pays consacré à l’histoire afro-américaine. Devant une foule de plusieurs milliers de personnes, en grande majorité noires, et en présence de son prédécesseur, Georges W. Bush, qui avait autorisé le lancement du projet en 2003, le président s’est félicité de l’ouverture, maintes fois ajournée, d’un tel musée, estimant qu’« une grande Nation ne se cache pas la vérité ». Et c’est en président afro-américain qu’il s’est exprimé, donnant à l’inauguration de ce lieu culturel une dimension politique.

Nous ne sommes pas un fardeau pour l’Amérique, une tache sur l’Amérique, un objet de honte ou de pitié pour l’Amérique. Nous sommes l’Amérique ! »

 « Moi aussi, je suis l’Amérique », a-t-il répété, reprenant les mots du poète noir américain Langston Hughes. « L’histoire afro-américaine n’est pas séparée de l’histoire américaine, elle en est une partie centrale, a-t-il ajouté. Ce musée va permettre de raconter une histoire plus riche, plus complète de ce que nous sommes. Il va nous aider à nous parler, à nous écouter les uns les autres et surtout, à nous voir les uns les autres. »

En référence aux mouvements de protestations qui ont émaillé l’histoire des Afro-américains et qui perdurent aujourd’hui dans la société, le président a rappelé qu’« aimer son pays et protester » sont deux attitudes qui non seulement « coexistent mais s’enrichissent ». « Ce musée peut, peut-être, aider un visiteur blanc à comprendre la souffrance et la colère de manifestants, dans des endroits tels que Ferguson et Charlotte », a-t-il ajouté, en référence à deux villes où des émeutes ont éclaté après la mort d’un Noir tué par la police, en 2014 à Ferguson (Missouri), et ces derniers jours à Charlotte (Caroline du Nord).

Posé à l’ombre de l’obélisque du Washington Monument et au cœur des mémoriaux et musées qui fondent l’identité nationale américaine, à mi-chemin du Congrès et de la monumentale statue d’Abraham Lincoln, qui mit fin à l’esclavage, l’imposant bâtiment de six étages évoque une couronne africaine composée de 3 600 plaques forgées – hommage au travail des esclaves dans les Etats américains du Sud aux XVIIIe et XIXe siècles.

Projet centenaire

L’idée d’honorer la mémoire des Afro-Américains remonte à 1915  : des anciens combattants noirs de la guerre civile (1861-1865) demandent alors – en vain – l’érection d’un mémorial. En 1929, le Congrès donne son accord à la création d’un musée mais, alors que le pays plonge dans la crise, lui refuse toute subvention.

A la fin des années 1960, dans la foulée des victoires liées aux droits civiques, l’idée est relancée, mais là encore, ni le monde universitaire ni le monde politique ne pousse en ce sens. «  Longtemps, le groupe dominant, l’homme blanc d’origine européenne, a choisi de ne pas inclure cette ­histoire dans le récit national  », nous déclarait Rhea L. Combs, la conservatrice du nouveau musée, lors de l’exposition préfigurant son ouverture, fin 2015.

Aussi l’ouverture du NMAAHC constitue-t-elle l’événement culturel de l’année dans la capitale fédérale. Les tickets d’entrée – gratuits, comme l’accès à tous les musées nationaux gérés par la Smithsonian Institution – se sont arrachés en quelques heures et il faut attendre le mois de décembre pour avoir une chance d’y accéder. Sur près de 40 000 mètres carré, dans un entrelacs de galeries, le visiteur va découvrir plusieurs milliers des 33 000 objets collectés depuis treize ans.

Présence de psychologues

Trois thèmes majeurs ont été retenus : l’esclavage, la ségrégation, la culture et le sport. La partie consacrée à l’esclavage fut la plus difficile à documenter. Au-delà des classiques chaînes d’esclaves ou des listes d’hommes, de femmes et d’enfants mis à prix, visibles dans bien d’autres musées à travers le pays, le NMAAHC est parvenu à réunir des objets inédits.

La collerette d’Harriet Tubman, une esclave du Maryland qui a facilité l’évasion de nombre de ses compagnons, voisine avec la Bible de Nat Turner, l’esclave de Virginie qui, en 1831, mena la rébellion la plus sanglante de l’histoire de l’esclavage. Cette Bible a été remise au musée par les descendants blancs d’une famille tuée durant ce soulèvement.

Pour illustrer la période ségrégationniste qui s’acheva officiellement dans les années 1960, le musée a réalisé un tour de force : exposer au sous-sol un wagon de train datant de 1918 avec des sièges réservés aux Noirs. Le wagon a été acheminé sur place avant les débuts des travaux et le musée a été construit autour de cette pièce.

On y découvre aussi la nappe sur laquelle fut rédigé l’argumentaire demandant la déségrégation scolaire dans les années 1950, ou le premier cercueil du jeune Emmet Till, un adolescent de 14 ans battu à mort dans le Mississippi pour avoir sifflé au passage d’une femme blanche. Les concepteurs du musée, conscients de la charge émotionnelle de certains passages de l’exposition, ont prévu la présence de psychologues.

Récit national

Plus légère, la partie consacrée à l’apport des Afro-américains à la vie culturelle, artistique et sportive des Etats-Unis présente la combinaison du premier astronaute noir, des costumes de scène d’artistes, la Cadillac du musicien Chuck Berry…

Ce voyage dans l’histoire sombre des relations raciales dans la société américaine doit, selon les concepteurs du NMAAHC, redonner à la population afro-américaine sa place dans le récit national. Tout en évitant plusieurs écueils : verser dans le militantisme ou risquer « de victimiser les Noirs et de culpabiliser les Blancs  ».

La commission mise en place par M. Bush l’avait conçu comme un lieu de « guérison » susceptible de contribuer à «  la réconciliation entre les races  ».

Signe que les tensions liées à la place de la communauté afro-américaine aux Etats-Unis n’appartiennent pas qu’au passé, le musée a fait le choix d’évoquer les événements les plus récents. Les visiteurs pourront donc découvrir un T-shirt siglé « Black Lives Matter », référence au mouvement qui prospère aujourd’hui dans la communauté noire pour protester contre les violences policières à l’encontre des Noirs.

Souhaitant toucher une audience qui irait bien au-delà de la population afro-américaine, les responsables du musée espèrent attirer 3 millions à 3,5 millions de visiteurs par an, juste derrière le Musée de l’espace.

L’ampleur de ce projet a nécessité une levée de fonds de plus de 500 millions de dollars (445 millions d’euros). La moitié du budget est assuré par le gouvernement fédéral, l’autre par des dons privés. Parmi ces donateurs, l’animatrice et actrice afro-américaine Oprah Winfrey a apporté à elle seule 21 millions de dollars, la fondation de Bill et Melinda Gates plus de 10 millions, la famille du basketteur Michael Jordan plus de 5 millions… En compagnie de l’acteur Will Smith, Mme Winfrey a déclamé des citations d’auteurs noirs lors de l’inauguration.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/09/24/obama-president-noir-inaugure-le-musee-national-afro-americain_5002992_3222.html#LP0qdEbjcooTtwo6.99

PARTICIPEZ à l’enquête de BORDEAUX !

 

Enquête sur la mémoire de l’esclavage sur le territoire de Bordeaux

Le développement de la Ville de Bordeaux au 18e siècle est en grande partie dû au commerce triangulaire (la traite négrière) et au commerce en droiture (transports de denrées coloniales). Bordeaux fut en effet l’un des principaux port négrier en France, et le 1er port colonial. La Ville a engagé il y a plus de 10 ans un important travail de mémoire, car comme le disait le très regretté  Aimé Césaire, « le racisme a commencé avec la colonisation car il a fallu légitimer cette entreprise ».
Ce travail s’est traduit par différentes actions. Mais aujourd’hui, la ville de Bordeaux veut aller plus loin. Alain Juppé a donc confié le soin à une commission d’experts de lui faire des propositions d’ici la fin de l’année 2016 pour poursuivre et amplifier ce travail. Cette commission a souhaité être à l’écoute des demandes du grand public, c’est la raison pour laquelle elle a élaboré ce questionnaire dont le temps de réponse ne prend que quelques minutes.
Nous vous remercions par avance du temps que vous pourrez y consacrer.

La politique mémorielle menée à Bordeaux

Savez-vous que Bordeaux a été un port négrier ?

Savez-vous qu’il existe une commémoration annuelle chaque 10 mai pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ?

Saviez-vous qu’un travail mémoriel a déjà été mené à Bordeaux ?

Selon vous, l’offre mémorielle portant sur l’esclavage au sein de la ville de Bordeaux est

Merci de préciser
Quel(s) rôle(s) ont à jouer selon vous les associations dans la politique mémorielle menée par la Ville de Bordeaux ?

Quelles sont celles que vous connaissez (pouvez-vous si possible préciser les coordonnées de chaque structure citée) ?

Représenter, montrer, figurer l’esclavage

Avez-vous déjà visité un lieu lié à l’esclavage à Bordeaux ?

Lequel ou lesquels ?

Parmi les sites de mémoire et d’histoire de l’esclavage ci-dessous, quels sont ceux que vous connaissez

(plusieurs réponses possibles)
L’offre de mémoire locale est-elle selon vous représentative de l’histoire de la ville ?

Pourquoi ?

Que manque-t-il à la ville de Bordeaux afin de compléter son travail entamé relativement à la mémoire de l’esclavage ?

Effets et impacts de la connaissance de la mémoire

Quelle signification donnez-vous à la commémoration annuelle nationale du 10 mai pour les mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ?

(plusieurs réponses possibles)
Merci de préciser laquelle
Pensez-vous que la reconnaissance des mémoires traumatiques (esclavage, Shoah, colonisation,…) participe à une meilleure cohésion sociale et à une meilleure compréhension et acceptation d’autrui ?

Expliquez :

Remarques et suggestions :

Vous

Vous êtes

Age ans
Commune de résidence
Vous sentez-vous concerné par la mémoire et l’histoire de l’esclavage ?

Pourquoi ?

Cette étude respecte les directives de la Commission Nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Toutes les données récoltées sont anonymes et protégées.

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