PATRIMOINE , QUAND TU NOUS TIENS….

Le directeur de cabinet d’un maire LR corse compare Jean-Hugues Ratenon à un singe

Jeudi 28 Décembre 2017 – 00:41

Tout a commencé par un tweet de la chaine parlementaire LCP (voir ci-dessous) reprenant les propos de Jean-Hugues Ratenon dans l’hémicycle le 20 décembre dernier dans lesquels il affirmait : « Je suis fils d’engagé et d’esclave. Je ne suis pas un mendiant mais je suis un nègre, un engagé, un insoumis« , avant de rappeler le martyr subi par les esclaves à l’intérieur de la prison Juliette Dodu à Saint-Denis.

Et pour conclure, le député de la France insoumise s’élevait contre la démolition de la prison et réclamait la création d’un lieu de mémoire.

Pas vraiment de quoi fouetter un chat…

Le directeur de cabinet d'un maire LR corse compare Jean-Hugues Ratenon à un singe

 

https://www.zinfos974.com/Le-directeur-de-cabinet-d-un-maire-LR-corse-compare-Jean-Hugues-Ratenon-a-un-singe_a122577.html

la  brillante réponse de  Jürgen Léon,  candidat malheureux aux dernières législatives,  sur la page Facebook de Pierre Alessandrini

« Je fus interpellé a la vue de votre commentaire concernant les propos du député Ratenon au sujet la prison de Juliette Dodu. Je ne commenterai pas plus l’analogie que vous commencez par faire dans votre tweet car je la trouve particulièrement simpliste et j’ose penser que vous me rejoindrez sur ce constat car, je ne vous crois pas assez sot pour, en tout état de cause, comparer un zoo, a une prison d’esclaves dont les murs datent du 18e et qui fut le premier centre carcéral, judiciaire et administratif de l’île de La Réunion (Rien que ça!).

Je met donc tout cela sur le dos de l’inculture et ne vais pas me risquer a l’analyser d’avantage.

Les discours comme ceux de monsieur Ratenon n’ambitionnent pas de faire le procès la la France au temps des colonies. Il ne s’agit pas de montrer du doigt, de stigmatiser qui que ce soit, néanmoins, chaque bout de France a un devoir de mémoire envers sa propre histoire, et cela n’est bien sûr pas le monopole des outres mer mais bien de toutes les régions.

La mémoire c’est bel est bien ce qui nous reste quand on a tout perdu et voyez-vous, l’histoire de cette prison représente précisément tout un pan de la mémoire qui se retrouve empêchée comme le dit si bien le philosophe Paul Ricoeur.

Il faut savoir que les bâtiments datent du 18e siècle et que avant d’être une prison, le site a été le 1er centre administratif et judiciaire après le palais du gouverneur (aujourd’hui préfecture). Parallèlement le bâtiment a été aménagé de sorte à ce que des esclaves puissent y être emprisonnés (le 1er bloc noir) dans des conditions dont je vous passerai les détails.

Aujourd’hui ce patrimoine est en passe d’être détruit, faute a un pouvoir politique fantoche qui se livre a un exercice d’autodérision en mettant à mal l’origine même de ses fondations (au sens propre comme au sens figuré), pervertissant ainsi la généalogie de la morale. Cela est d’autant plus cocasse quand on sait que Saint-Denis est classée « Ville d’art et d’histoire ».

Je regrette vos propos et j’espère sincèrement que vous reconsidérerez votre jugement hâtif au regard de l’ignorance dont vous faites preuve au sujet de l’histoire du site.

Il ne s’agit pas là d’un justement de valeur, ni d’une attaque personnelle. Je pense simplement qu’il est important de pouvoir échanger sur le fond de ce discours qui aujourd’hui fait consensus auprès de la société civile, intellectuelle ou artistique.

Force est de constater que monsieur Ratenon est le chantre de ce combat sur la scène politique.

Il y a donc un procès de mémoire qui est entrain de se jouer sur le tribunal de l’histoire.

Je vous laisse par pièce jointe une étude psychosociologique récente portant précisément sur la mémoire à l’île de la Réunion avec un passage avec le Dr. P. Pongérard qui parle du scandale patrimonial que suscite la destruction du site. Je vous laisse par ailleurs le communiqué du collectif « Kartier Lib’ » qui vous permettra de vous documenter davantage sur le sujet« .

« Le  blog  de Pierrot  » in zinfos974.com

 

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VOYAGE du PRESIDENT MACRON en AFRIQUE

Le président français Emmanuel Macron a créé la surprise lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest en déclarant vouloir « un retour du patrimoine africain à l’Afrique ». Une phrase qui redonne de l’espoir au Bénin, après des mois de tractations.

« Le patrimoine africain (…) doit être mis en valeur à Paris, mais aussi à Dakar, Lagos, Cotonou », a déclaré le président français.

« Ce sera l’une de mes priorités. D’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique », a-t-il lancé.

Dans son discours à l’université de Ouagadougou, cette phrase a surtout résonné au Bénin, dont le président Patrice Talon a fait une demande officielle d’une restitution d’une partie du patrimoine béninois en juillet 2016.

Pour le président Talon, qui a notamment fait campagne contre l’influence de la France dans son ancienne colonie, le rapatriement de ces oeuvres permettra de « mieux faire connaître à nos populations la valeur de nos biens culturels et historiques » et « faire du tourisme un pilier majeur de l’économie béninoise ».

Irénée Zevounou, l’ambassadeur de la délégation du Bénin à l’UNESCO, estime que « 4.500 à 6.000 objets (béninois) sont en France, y compris dans des collections privées ».

L’accaparement des trésors du Royaume du Dahomey s’est fait lors des batailles coloniales entre 1892 et 1894, mais aussi par les missionnaires qui ont « dépossédé les populations de ce qu’ils considéraient comme des fétiches », explique M. Zevounou.

– ‘Historique’ –

« C’est la première fois qu’un président français aborde le sujet frontalement et fait part de sa volonté d’aller dans le sens de la restitution », écrivait aussitôt Marie-Cecile Zinsou, créatrice de la Fondation Zinsou à Cotonou sur sa page Facebook.

Le président Emmanuel Macron salue la foule à Abidjan le 30 novembre 2017

Le président Emmanuel Macron salue la foule à Abidjan le 30 novembre 2017 ( AFP/Archives / ISSOUF SANOGO )

« Il se pourrait que le discours de Ouagadougou marque un tournant majeur dans la suite des procédures », se réjouit cette amatrice d’art franco-béninoise.

De nombreux autres partisans d’un retour des oeuvres du royaume du Dahomey – trônes royaux, récades (sceptres royaux), portes sacrées du Palais d’Abomey, statues anthropomorphes… – se sont exprimés depuis, comme Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).

Dans une tribune publiée dans la presse, le président du CRAN se félicite d’une « rupture historique » dans le débat, et propose que le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies participe aux négociations entre les deux pays: « il s’agit d’une question de culture, mais aussi d’un enjeu de droit ».

Le droit, c’est bien ce qui bloque dans ce dossier épineux et particulièrement sensible.

Les autorités françaises s’étaient jusqu’à présent rangé derrière « les principes juridiques d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité (…) des collections publiques », pour argumenter leur refus de restituer des oeuvres, désormais tombées dans le patrimoine français.

Pour Yves-Bernard Debie, avocat spécialisé en droit du commerce de l’art, le discours « tranché » d’Emmanuel Macron rompt avec la tradition juridique française établie en 1566 par « l’édit de Moulins ».

« Depuis cette époque, le domaine royal devenu ensuite le domaine public, est inaliénable et imprescriptible. Il est interdit, sauf exceptions rares, au prince, roi ou Président de la République, de disposer de ce domaine. Les chefs d’Etat passent, le domaine public reste! », explique l’avocat à l’AFP.

Une telle restitution demanderait donc de changer la loi française.

« C’est peut-être un peu naïf de ma part, mais j’espére que les relations s’améliorent entre le France et ses partenaires d’Afrique », ose Ousmane Alédji, directeur du centre culturel béninois ARTISTTIK AFRICA. « Je préfère être aujourd’hui dans l’espérance du mieux ».

HISTOIRE DE L’ESCLAVAGE TRANSATLANTIQUE AU BENIN (ancien Dahomey)

Profondément marquée, la  tradition dahoméenne sait rendre une grande quantité de  détails  très précis  sur l’histoire de l’esclavage….

http://www.symbole-amitie.com/histoire-de-lesclavage-selon-la-tradition-dahomeenne/

 

Une  étude plus  locale  à Adjarra a été  l’occasion  d’un  séminaire autour  de  chercheurs  nationaux  et  internationaux, d’historiens, de magistrats,  et de conservateurs  de musées en Novembre 2015.

http://www.symbole-amitie.com/seminaire-esclavage-transatlantique-a-adjarra-benin/#

 

La base de données des dahoméens  réduits en esclavage est le fruit de plusieurs années de recherches historiques du groupe Universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin grâce à la coopération technique des patriarches et des reines-mères qui sont des gardiens de la tradition orale. La découverte et le recensement de ces milliers de noms d’ancêtres africains est un travail fondé sur un spécial décodage Scientifique des génériques aux panégyriques claniques et de la prise en compte des centaines de scarifications corporelles; inscrites sur le corps d’un adepte et qui signifiait chacune un nom d’ancêtre déporté. Pour ceux qui veulent s’assurer de l’efficacité des données inscrites dans cette base des dahoméens mis en esclavage, elle est  le résultat d’une coopération étroite et intime avec des centaines d’adeptes porteurs de ces  meurtrissures sur leur corps qui représente chacune la biographie d’un ancêtre arraché à l’affection de ses  parents et de ses proches  qui ont choisi cette méthode d’immortalisation de la mémoire orale. Il s’agit d’un des processus efficaces de retransmission intergénérationnelle de l’oralité codé qui a su franchir des barrières d’histoire que constitue l’évangélisation de l’Afrique, pour parvenir au XXIe siècle où il risque de mourir si rien n’est fait d’urgence dans un espace  de 5 à 10 ans, à cause de la diabolisation accélérée des cultes endogènes opérée par la domination illégale des religions révélées.

En hommage aux  milliers d’Africains notamment pour le repos de leurs âmes au profit du bien être spirituel de l’Afrique et sa diaspora, le groupe Universitaire de recherche en histoire et culture du BÉNIN organise en effet un culte d’enlèvement de deuil qui aura lieu à compter du 26 au 28 octobre prochain sur la rivière des deuils de Togbota. N’hésitez pas à nous parvenir vos différentes participations qui permettront de faire aux charges des offrandes à savoir les mets naturels, des fleurs et des fruits qui leur seront présentés sur cette rivière mystiques du royaume de Togbota et bien dans d’autres lieux à savoir des mausolées abritant des autels qui leurs sont dressés il y a encore deux siècles.

Faites y un tour sur ce liens pour plus de détails sur le nom et la formation professionnelle de nos ancêtres avant leur capture et leur déportation. Merci

http://www.symbole-amitie.com/comprendre-la-base-de-donnees-esclavage-benin/

Gilbert LAROSE créateur de la « Savane des Esclaves »

L’homme est robustepassionné et déterminé à réaliser un projet entamé il y a 18 ans dans la campagne des Trois-Îlets. Gilbert Larose, « Ti-Gilbè », est le créateur de la « Savane des esclaves ». En 1999, lorsque la mairie des Trois-Îlets lui octroie une parcelle de terre dans la campagne de la commune, son premier projet est de faire de l’élevage et du maraîchage.
Il construit alors un marché recouvert d’une toiture végétale comme le faisaient les anciens… Une révélation !

 

À 15 ans, Gilbert quitte l’école sans diplôme pour chercher du travail. L’adolescent est habile de ses mains et décroche un « job » de manœuvre maçon. « J’en voulais, je courais à droite et à gauche pour faire mes preuves« . Il devient, pendant 20 ans, maçon, « ferrailleur », charpentier…

De la truelle à la terre

Élevé à la campagne, sur les hauteurs des Trois-Îlets, Gilbert ressent « l’appel de la terre ». Il tente d’abord l’élevage de cailles mais manque de moyens et doit renoncer. Il se tourne alors vers l’agriculture et construit, sur un terrain alloué par la mairie de la commune, un grand carbet couvert de paille de canne (par manque d’argent). Le public est particulièrement sensible à cette première construction et Gilbert Larose décide alors de construire un premier village de cases témoignant du mode de vie de nos anciens.

 

Son travail est certainement perfectible et Gilbert Larose le dit lui-même : « Je ne suis pas un historien« . Pourtant, depuis 18 ans, il se documente, voyage, effectue des recherches pour reproduire, au plus près de la réalité, les conditions de vie difficiles mais également l’ingéniosité de nos ancêtres.

Sans subventions mais avec toute son énergie  

Depuis deux décennies Gilbert développe son projet sans aucune aide malgré quelques vaines sollicitations auprès des institutions. Pas de quoi ralentir son élan : « certains doivent penser que ce n’est pas à un petit paysan comme moi de raconter notre Histoire« … Gilbert Larose continue malgré tout son « travail de mémoire » et réalise à présent un village caraïbe en relation étroite avec les Kalinagos de la Dominique. 

 

Son enfance auprès de sa mère lui a permis d’observer des gestes devenus familiers. Gilbert fabrique sa farine de Manioc et ses kassav depuis « toujours ». La réalisation de fours à charbon n’a également plus de secrets pour lui. Il évoque avec fierté l’importance et l’influence de sa mère dans la réalisation de son projet. Aujourd’hui Gilbert Larose travaille en famille avec ses deux grands fils Isaac et Rodrigue…

© RnB

 

ENCORE UNE ATTEINTE AUX MONUMENTS, A LA MEMOIRE !!

La maison natale de l’écrivain Saint-John Perse,

Monument historique inscrit par arrêté MH. 95-IMM n° 95-783 AD/114 et propriété de la communauté d’agglomération Cap Excellence, a été démolie le samedi 23 septembre courant, suite à un arrêté municipal signé par la Ville de Pointe-à-Pitre, le vendredi 22 septembre courant. Pointe-à-Pitre est labellisée Ville d’Art et d’Histoire depuis 2003.

L’absence d’affichage réglementaire en application de la législation sur les monuments historiques suggère qu’aucune autorisation de travaux n’a été délivrée par le service des monuments historiques. L’ensemble du corps principal a été démoli et, notamment, la façade sur rue, à pans de bois, qui présentait un mur en maçonnerie de moellons au niveau rez-de-chaussée, ainsi que la toiture, des ouvrages concernés par l’inscription au titre des Monuments historiques.

Une raison sécuritaire a été tardivement évoquée par la Ville de Pointe-à-Pitre, pour justifier cette démolition. Si cela avait été le cas, une procédure de péril ordinaire ou d’urgence aurait dû être engagée par la Ville que le service des monuments historiques aurait accompagnée. Un complément aux travaux de confortement à des fins conservatoires co-financés par la DAC et la Ville, en 2010, aurait pu être exécuté.

Dans ce contexte discutable, il conviendrait :

que le tribunal administratif, examine et statue sur la procédure administrative ayant conduit à cette démolition de monument historique. En effet, l’application de la loi sur les monuments historiques, a été publiquement bafouée, à Pointe-à-Pitre. Ce fait est d’autant plus inacceptable, que Monsieur Le Président de la République Emmanuel MACRON, vient de charger Monsieur Stéphane BERN de la réalisation d’une liste de monuments historiques en péril et des ressources innovantes qu’il serait possible d’y affecter ;

– que la demande de renouvellement du label de cette Ville d’Art et d’Histoire soit analysée sous l’angle du respect des engagements pris dans la précédente convention de labellisation, notamment celui de la mise en œuvre d’un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) et ceux relatifs aux actions visant à conférer une présentation digne de son label, à la Ville d’Art et d’Histoire ;

– que les défenseurs du patrimoine guadeloupéen, emboîtent le pas à l’Etat, permettant ainsi, de faire, une nouvelle fois, face « aux démolisseurs », dans l’intérêt national. Nous nous devons d’être dignes des batailles menées par Victor Hugo et Prosper Mérimée pour la sauvegarde du patrimoine bâti de la France. Nous nous devons de faire respecter la loi de 1913 sur les monuments historiques qui a découlé de ces luttes ancestrales pour la sauvegarde de nos patrimoines. De même, les guadeloupéenne, très fiers de compter Saint-John Perse parmi leurs illustres, sont très attachés à son œuvre littéraire.

– que ce précédent ne se répète pas et ne fasse pas écho ni Guadeloupe, ni en Martinique, où les propriétaires de monuments historiques demeurent dans l’expectative du dénouement de cette affaire très médiatisée localement.

– que nos mémoires métissées soient défendues en tant que socles de nos identités.

Enfin, « quelques soient les droits de propriété, la destruction d’un édifice historique et monumental ne doit pas être permise à ces ignobles spéculateurs que leur intérêt aveugle sur leur honneur ; misérables hommes et si imbéciles qu’ils ne comprennent même pas qu’ils sont des barbares ! » Victor Hugo, Guerre aux démolisseurs, in Revue des deux mondes, 1832 .

 

Je viens de signer la pétition

 » Faites respecter la loi sur les monuments historiques à Pointe-à-Pitre ».

C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/llll-faites-respecter-la-loi-sur-les-monuments-historiques-à-pointe-à-pitre?utm_medium=email&utm_source=petition_signer_receipt&utm_campaign=triggered&share_context=signature_receipt&recruiter=804906028

AU LARGE DE GOREE (Sénégal)

AU LARGE  DE  GOREE,  LIEU  DE  MEMOIRE DE  L’ESCLAVAGE

des explorations d’archéologie sous-marine

OUTRE-MER 1ÈRE L’archéologue Ibrahima Thiaw contemple depuis Dakar les îles qui bordent la capitale. Avec son équipe de plongeurs, il s’apprête à partir à la recherche d’épaves gisant, il en est certain, à quelques encablures de la plus célèbre d’entre elles, Gorée, lieu de mémoire de la traite négrière.

Des membres de l'équipe d'archéologie sous-marine au large de l'île de Gorée, au Sénégal. © SEYLLOU/AFP
© SEYLLOU/AFP Des membres de l’équipe d’archéologie sous-marine au large de l’île de Gorée, au Sénégal.
  • La1ere.fr (avec AFP)
  • Publié le 17/08/2017 à 13:31, mis à jour le 17/08/2017 à 13:32
Du 15e au milieu du 19e siècle, des milliers d’esclaves africains ont transité par cette minuscule île située à cinq kilomètres à peine de Dakar, au Sénégal, avant d’entreprendre une épouvantable traversée vers les Amériques. Ils y servaient de main-d’oeuvre forcée dans les plantations, tandis que les navires repartaient vers l’Europe les coques remplies de coton, de sucre ou de tabac.

Selon l’archéologue sénégalais Ibrahima Thiaw, trois navires négriers au moins, la « Nanette », la « Bonne Amitié » et le « Racehorse », ont disparu au large de Gorée au 18e siècle. Retrouver ces épaves permettrait de recueillir de nouvelles données scientifiques sur le « commerce triangulaire » – on estime à un millier le nombre de navires négriers ayant fait naufrage entre l’Afrique et l’Amérique mais très peu d’épaves ont jusqu’ici été découvertes.

Question taboue

Mais cela permettrait aussi d’aborder une question encore largement taboue au Sénégal, selon le chercheur. « Des stigmates de l’esclavage persistent dans notre société moderne. Il y a encore des populations qui sont désignées esclaves« , affirme Ibrahima Thiaw. « Il y a au Sénégal un silence autour de la question. Les temps sont mûrs pour que nous apprenions à nos étudiants et à nos enfants à respecter les gens de statuts différents ou considérés comme inférieurs« , ajoute-t-il.

Or, le passé du Sénégal « repose ici », quelque part entre Dakar et Gorée, explique M. Thiaw (photo ci-dessous) après avoir parcouru quelques milles à bord d’une chaloupe à moteur en compagnie d’une demi-douzaine de membres de son équipe, composée notamment d’étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Vêtu d’une combinaison de plongée, l’archéologue vérifie une dernière fois son magnétomètre, qui lui servira à repérer les objets échoués sur le fond marin, puis disparaît sous les vagues vert-foncé de l’Océan Atlantique.

L'archéologue sénégalais Ibrahima Thiaw (au premier plan). © SEYLLOU/AFP
© SEYLLOU/AFP L’archéologue sénégalais Ibrahima Thiaw (au premier plan).

« Epaves de négriers »

Une demi-heure plus tard, c’est la déception : « Nous avons trouvé une grande épave de navire moderne. Ce n’est vraiment pas ce que nous cherchons« , explique M. Thiaw, le visage dégoulinant encore d’eau de mer. Spécialiste reconnu des conditions de vie des esclaves à Gorée, l’archéologue, chercheur à l’Université de Dakar, a été contacté il y a trois ans par deux institutions américaines : le Service des parcs nationaux des Etats-Unis et le Musée national pour l’histoire et la culture afro-américaine.

Les deux organisations, accompagnées de partenaires américains et sud-africains, cherchaient à l’époque un nouveau point de chute en Afrique de l’Ouest pour leur projet « Epaves de négriers » (Slavewrecks, en anglais). Le Sénégal était tout désigné puisqu’une présence occidentale est signalée sur ses côtes depuis le 15e siècle au moins. Les membres du projet se sont chargés de former les archéologues sénégalais à l’archéologie sous-marine, une pratique récente dans ce pays situé à la pointe occidentale de l’Afrique, et de fournir le matériel nécessaire.

Vestiges

Auparavant, elles avaient déjà participé à la création de centres de plongée sous-marine au Mozambique et en Afrique du Sud. Dans le cadre de ces projets, les archéologues avaient pu remonter à la surface des vestiges — dont des chaînes — du « Sao Jose Paquete de Africa », un négrier portugais ayant chaviré au large du Cap avec sa « cargaison humaine » à bord.

Si les Européens ont joué un rôle majeur dans la traite en lui donnant une dimension intercontinentale, les populations arabes et d’Afrique subsaharienne y ont également participé en leur pourvoyant hommes, femmes et enfants faits prisonniers. M. Thiaw déplore le manque de fonds disponibles pour ses recherches sous-marines et la frilosité face à ce sujet dans son pays, alors que de nombreux Afro-Américains se penchent sur leurs racines africaines en se rendant notamment à Gorée, à l’instar de l’ancien président américain Barack Obama en 2013. Plus largement, la traite concerne l’humanité tout entière, estime-t-il. « Dans l’océan, les esclaves ont été formatés pour devenir un autre peuple, adapté à d’autres conditions. La traite des esclaves est l’acte fondateur de notre modernité, faite au départ de violences infligées aux Africains.

CAMEROUN : l’ancien port négrier de Bimbia veut sortir de l’oubli

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/25/au-cameroun-l-ancien-port-de-negrier-de-bimbia-veut-sortir-de-l-oubli_4908069_3212.html#shYYjgBI7T3CBCBw.99

Le temps d’une pièce théâtrale, les acteurs tentent de reconstituer l’histoire qui a décimé des générations entières. Un matin, un garde s’est présenté devant sa petite case en paille : « Le roi veut te voir. » Comme s’il pressentait un danger, l’homme supplie l’émissaire de lui accorder un peu de temps. « J’arrive, j’arrive », répète-t-il en vain. Il est traîné de force. Son fils, voyant son père ainsi maltraité, le suit en pleurs. « Enfermez-les ! », ordonne le roi Kingué. L’homme et son fils sont conduits dans une case de la cour royale puis enchaînés. Sa femme, lasse d’attendre, se rend au palais pour s’enquérir de la situation. Elle aussi est capturée et enfermée.

« Allez me chercher d’autres hommes et femmes », gronde une nouvelle fois le roi de sa voix grave, après une gorgée de vin de palme. De jeunes hommes, « grands, forts et en bonne santé » sont ainsi arrêtés. Ils attendent le « White man » (le Blanc) qui arrive, fusil à l’épaule, et demande à voir ses « Slaves » (esclaves). Il brandit un bracelet en pacotille, appartenant, jure-t-il, au roi de son pays. « Je veux cinq esclaves », exige-t-il en échange. Kingué regarde l’objet avec avidité et appelle son épouse. A la vue du bracelet, la reine sourit et esquisse des pas de danse. L’échange est conclu. Une bouteille de whisky et des bibelots sont aussi troqués contre une dizaine d’hommes.

Lire aussi : Les racines africaines du Brésil

La scène se déroule en plein air, sur le site enclavé de Bimbia, ancien port d’embarquement des esclaves, dans la forêt du sud-ouest du Cameroun. Ici, comme dans plusieurs endroits de la côte ouest-africaine, des millions de personnes ont été arrachées à leurs terres pour l’Occident dans le cadre du commerce des esclaves.

« De nombreux Camerounais sont surpris de l’existence de Bimbia et du fait que leur pays ait été touché par la traite négrière, explique Dr Lisa Marie Aubrey, qui a suivi avec intérêt la représentation. De nombreuses personnes ont été emmenées contre leur gré, hors de Bimbia. »
Plus de 200 bateaux négriers

Depuis bientôt six ans, cette politologue américaine, enseignante au département des études africaines et africaines-américaines à l’Université d’Arizona aux Etats Unis, travaille bénévolement avec un groupe de jeunes chercheurs pour faire la lumière sur l’histoire « longtemps oubliée » de Bimbia.

Découvert en 1987 et classé au patrimoine national du Cameroun, ce site de « déportation » des esclaves sort de l’anonymat en 2010 à la faveur du lancement du Programme de retour aux origines pour la reconnexion avec l’Afrique (Ancestry Reconnection) soutenu par l’association américaine ARK Jammers. Cette association aide les Africains-américains, après un test ADN effectué par la firme African Ancestry, à retrouver leurs origines africaines.

Lire aussi : Lié à un esclavagiste américain, le symbole de l’école de droit de Harvard pourrait changer

Lisa Marie Aubrey a fait partie des expéditions de 2010 et 2011. « S’il y avait des descendants d’esclaves, il y avait sûrement un port d’où partaient ces esclaves, se souvient la chercheuse. Je voulais découvrir d’où étaient donc partis leurs ancêtres. » Elle pose des questions et n’obtient pas de réponses satisfaisantes. A la différence de l’île de Gorée au Sénégal, Ouidah au Bénin ou de la Gold Coast, l’actuel Ghana, Bimbia était méconnue. La politologue aux dreadlocks décide alors de prendre les choses en mains. Elle parcourt les archives et multiplie les voyages entre les Etats-Unis et le Cameroun en passant par la Guyane, la Barbade et la Martinique pour affiner ses recherches.

image: http://s1.lemde.fr/image/2016/04/25/768×0/4908068_3_5d5e_une-vue-de-l-ancien-marche-des-esclaves-datant_83dd2ae056402bc51698c6b10d803b8a.jpg
Une vue de l’ancien marché des esclaves datant du 18e siècle dans le village de Bimbia, dans le sud-ouest du Cameroun.

En 2012, une subvention de 76 400 dollars est débloquée par le département d’Etat américain en faveur du gouvernement camerounais pour l’aider à la préservation et la restauration partielle des vestiges de l’ancien port négrier. La chercheuse et son équipe de bénévoles bénéficient d’une partie de cette enveloppe. « Nos recherches nous ont montré que plus de 200 navires ont quitté le Cameroun, assure la chercheuse. Bimbia n’est pas le seul port d’embarcation des esclaves que nous avons trouvé dans le pays. De milliers de femmes, hommes et enfants sont partis de ce port vers la Jamaïque, les Etats Unis, au Brésil. »

Selon les premiers résultats de ses travaux, sur les quelque douze millions d’hommes, de femmes et d’enfants exilés aux Amériques entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, plus de 10 % seraient partis du port de Bimbia. C’est beaucoup plus que les Africains qui sont partis de l’île de Gorée. Et un peu moins que les deux millions de personnes à avoir emprunté la porte du Non-Retour de Ouidah, au Bénin. Mais ces deux sites jouissent d’une plus grande renommée internationale.
« Bimbia comme Gorée au Sénégal »

A Bimbia, des vestiges témoignent encore du passé tragique : des bouts de chaînes accrochés sur des murs affaissés et au niveau de la mangeoire des esclaves, des écritures marquées sur des pierres, des morceaux de fer et surtout, cette ouverture sur l’océan atlantique, point de départ des bateaux négriers.

Ce samedi, une centaine de jeunes, membres de Yes Africa, une association qui organise des excursions sur les sites historiques du Cameroun, sont en visite à Bimbia. Ils écoutent religieusement l’enseignante. « Vous êtes jeunes et c’est à vous de faire connaître votre histoire », leur lance Lisa Marie Aubrey.

8 000 Africains-américains, à l’instar du réalisateur Spike Lee, le producteur de musique Quincy Jones ou l’ex-secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, auraient réussi à identifier leurs origines camerounaises grâce à des recherches ADN. Dr Lisa Marie Aubrey, elle, attend toujours de savoir. Quel que soit le résultat, qu’elle ait des racines camerounaises ou pas, elle a un rêve : faire de Bimbia, un lieu de pèlerinage et d’histoire enseignée dans les écoles, accueillant des milliers de touristes par an, à l’exemple de l’île de Gorée où se sont rendus de prestigieux visiteurs tels que Barack Obama, le premier président noir des Etats-Unis.

Hormis le manque de financement nécessaire aux recherches et à la conservation, Lisa Marie Aubrey est consciente de l’accès très difficile au site. De la ville balnéaire de Limbé, il faut parcourir pendant une heure une piste en terre, boueuse en saison de pluie, afin d’accéder à ce village perdu en pleine forêt. « Le manque de route est un vrai problème, reconnaît Mbimbia Edimo, guide touristique. Le ministère des arts et de la culture essaie de trouver une solution. Nous recevons entre 200 et 2 000 touristes par an. Je pense que Bimbia peut avoir la même envergure que Gorée si on y met les moyens. »

Pour Martin-Olivier Nguiamba, président de « Yes Africa », faire connaître Bimbia est « une vraie réflexion sur la mémoire, le nationalisme et les questions de développement ». Son rêve, comme celui de nombreux Camerounais, est de voir l’ancien port d’embarquement des esclaves classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Josiane Kouagheu contributrice Le Monde Afrique, envoyée spéciale à Bimbia (Cameroun)

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/25/au-cameroun-l-ancien-port-de-negrier-de-bimbia-veut-sortir-de-l-oubli_4908069_3212.html#shYYjgBI7T3CBCBw.99

AU MUSEE DE SAINT-PIERRE….

— Enquête de Guy Flandrina —

musee_st-pierre2Une « prise d’otages » a été effectuée au Musée Franck Arnold PERRET, à Saint-Pierre.
Ce ne sont pas moins de trois pièces de cette institution, très prisée des touristes, qui y ont été enlevées. Le lieu est pourtant labellisé « Musée de France » !
Cette opération a été réalisée par notre confrère, Guy FLANDRINA, afin de démontrer combien ce patrimoine historique martiniquais est laissé à la portée de tous et peut être dérobé par n’importe qui.
Les autorités se doivent de dire quel dispositif elles entendent mettre en œuvre afin d’éviter qu’à l’avenir de tels faits ne puissent se reproduire.

On ne compte plus, ici, les responsables, politiques ou administratifs qui se gargarisent de trois mots semblant faire fureur en notre temps : « préservation du Patrimoine ». Mais qui se préoccupe réellement de la protection de celui-ci en quelque lieu que ce soit ?
Le Musée Franck Arnold PERRET, situé au sommet de la rue Victor HUGO à Saint-Pierre, porte le nom du vulcanologue américain (né à Philadelphie, en1867) qui l’a porté sur les fonts baptismaux, en 1933.
Il détient des trésors qui, mieux valorisés, pourraient, encore plus largement, contribuer au rayonnement de cette « Ville d’Art et d’Histoire » (voir encadré).
Ce musée, gratifié du label « Musée de France » (voir encadré), depuis 1990, retrace la vie de la population dans l’ancienne capitale de la Martinique avant, pendant et peu après l’éruption de la Montagne Pelée.
Ce ne sont pas moins de 350 pièces qui y sont réunies. Grâce à une abondante iconographie, à des objets divers issus de fouilles archéologiques, à des vestiges pétrifiés, à de la vaisselle ou autres effets domestiques ainsi qu’à des fragments de bâtiments et monuments publics… le visiteur peut avoir une vision assez précise de la société pierrotine de l’époque, de la vie quotidienne et des mœurs des habitants.
Ces collections sont autant d’émouvantes pièces à conviction plaidant contre la mort atroce infligée à 30.000 personnes par la Dame Pelée. La réputation de cette tueuse en série a d’ailleurs débordé des frontières de la Martinique. Elle fit venir ici nombre d’experts en tout genre pour mener l’enquête et lui définir un profil. L’éruption du 08 mai 1902 donnera d’ailleurs naissance à un concept volcanologique : le « type péléen ». La collection du musée Franck Arnold PERRET est donc un témoignage capital quant au volcanisme et ses incidences sur les personnes et les biens.
Des pièces importantes y sont cependant conservées dans des conditions qui dénotent une réelle désinvolture à l’égard de ce patrimoine si précieux, pour la mémoire martiniquaise et celle de l’humanité par son caractère historique et scientifique.
Pipes en fumée
Le musée ne comporte ni caméra, ni gardiennage. Il ne dispose même pas d’un élémentaire système de détection des fumées pour prévenir d’un éventuel incendie !
Si les pièces exposées se trouvent dans des vitrines, celles-ci ne sont pas mieux protégées. Là non plus aucun dispositif de sécurité, aucun système d’alarme. Elles peuvent être ouvertes et les objets qui s’y trouvent escamotés… en toute quiétude.
C’est ainsi que, le 27 octobre 2014, j’ai pu vérifier les faits en ouvrant l’une de ces vitrines pour y retirer deux belles pipes, du XVIIIème ou XIXème siècle, (répertoriées N°s : 2010.0.143 et 2010.0.144) sans la moindre difficulté. Elles m’auront coûté la bagatelle de 3 euros (prix du ticket) avec une petite poussée d’adrénaline en prime. Si j’avais dû les prendre pour les revendre au marché noir, on admettrait volontiers que l’investissement est dérisoire !
Pourtant, le gouvernement assure -très solennellement- que « la maîtrise des collections » est aujourd’hui sa « préoccupation majeure ainsi que celle de l’administration » et, « depuis plusieurs années, du Parlement et de la Cour des comptes ».
La question qui donc se pose est de savoir pourquoi le Musée Franck Arnold PERRET, dont les collections sont si riches, est aussi pauvrement pourvu et si vulnérable ?
Une Commission Nationale qui a inspecté ce musée, en 2010, a d’ailleurs, dans son rapport, préconisée « une mise aux normes » répondant aux critères des « Musées de France ».
Des travaux ont été moult fois programmés et chaque fois différés. La dernière volte-face est toute récente. Le début du chantier était prévu pour la fin de cette année 2014; pour la énième fois, il est reporté à… 2015 !
Bien que la ville de Saint-Pierre en soit propriétaire, le label « Musée de France » rend cette structure communale éligible aux soutiens scientifiques, techniques et financiers de l’Etat.
En 2010, un partenariat a été initié avec la Région Martinique afin d’entamer les travaux d’une indispensable rénovation. Chacun aurait voulu déjà voir la fin du tunnel. Mais, le train des mesures imposées par des wagons de procédures fait que la destination finale prend les airs d’un mirage.
C’est sous la houlette de Catherine CONCONNE que la Région Martinique, a, dans le cadre du Plan de Relance, signé une convention avec l’édilité pierrotine. Les moyens financiers de cette ville ne lui autorisant pas les débours nécessaires à la rénovation tant espérée dudit musée.
C’est donc la collectivité régionale, en ayant la maîtrise d’ouvrage, qui prendrait à sa charge des travaux estimés à plus d’un million d’euros. Si le principe est acté, encore faut-il que cette dépense soit votée en plénière. Cela devrait se faire «fin novembre, début décembre 2014, pour les appels d’offres », nous assure la vice-présidente du Conseil Régional.
Des procédures longues, mais obligées, qui ne servent pas la mise en sécurité de ce patrimoine pourtant si exposé !
Ce musée aurait déjà dû, normalement et de longue date, avoir un Conservateur en poste. Mais, les autorités en charge de sa nomination ont assorti celle-ci à la rénovation dudit musée ; c’est l’histoire du chien qui essaie de s’attraper la queue…
L’édilité a bien recruté Clarisse CORIDUN, en 2013, afin « de veiller au bon fonctionnement de ce musée ». Mais cette personne est, pour l’heure, « animatrice du patrimoine à la mairie de Saint-Pierre ». Pourtant, il y a urgence à ce que le « projet scientifique du musée » soit rédigé (par un cadre A, ce qui est le cas de l’intéressée), étant donné que c’est un élément clé dans le déclenchement du dispositif financier.
Fabrice MORIO, le directeur des affaires culturelles -en poste depuis le mois de mai 2014- a conscience des difficultés rencontrées par le musée F. A. PERRET. D’autant que la convention liant le ministère de la culture et la ville de Saint-Pierre a expiré en décembre 2013. Aussi, explique-t-il : « une réflexion est actuellement menée entre la DAC et la municipalité de Saint-Pierre afin de savoir si une éventuelle nouvelle convention doit être reconduite sur les mêmes, bases que la précédente ou opter pour un autre modèle ».
Le sujet n’est pas anodin car l’alternative est la suivante : ou bien l’édilité et la DAC choisissent de reconduire la convention dans le cadre de la « Ville d’Art et d’Histoire », ou alors ils s’orientent vers la notion, plus large, de « Pays d’Art et d’Histoire ».
Cette seconde option offrirait au musée l’avantage de pouvoir changer de main pour plus de moyens. Il deviendrait, en effet possible, « que la municipalité de Saint-Pierre puisse passer le relais à une autre collectivité publique ». En disant cela, sans doute Fabrice MORIO lorgne-t-il en direction de « Cap Nord » (Communauté d’Agglomération du Pays Nord Martinique). Cette hypothèse ajouterait certainement de la dynamique au « Grand Saint-Pierre » que la Région et la ville appellent de leurs vœux.
Louis-Edouard VIRAYE, jusqu’aux dernières élections municipales, était aux manettes de la Commission Patrimoine, Culture et Tourisme de Saint-Pierre. Depuis, il est le président de la Commission Culture de Cap Nord. Le nouveau venu à cette Communauté d’Agglomération juge très opportune le soutien de la Région au Musée F-A PERRET. « Cela va dans le sens de la mission du Grand Saint-Pierre », dit-il, « et s’inscrit aussi dans la perspective des orientations de Cap Nord ». Et l’élu d’expliquer : « la CCNM (Communauté de communes ayant précédée Cap Nord) avait déjà pris une délibération afin que les dix communes qui gravitent autour de la Montagne Pelée puissent opter pour la mise en œuvre du ‘’Pays d’Art et d’Histoire’’ ». Et Louis-Edouard VIRAYE d’ajouter : « cela ne manquerait pas d’impulser plus d’attractivité mais aussi plus de moyens financiers aux communes ; mais, déjà à Saint-Pierre, ce n’est pas gagné » !
Il n’est sans doute pas faux de penser que cette donne pourrait également être un avantage quant à l’inscription de la Montagne Pelée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
« Pas gagné ! », disait l’élu de Cap Nord. La chose est même plutôt loin d’être jouée ! Ainsi, Brigitte LUPON, conseillère municipale de Saint-Pierre et qui a œuvré aux côtés de L-E VIRAYE au sein de la même commission, ne partage pas la vision de ce dernier.
Si le « Pays d’Art et d’Histoire », soutient-elle, « paraît être une bonne idée, cela semble vouloir se faire à marche forcée ». Celle qui est désormais la responsable de la Commission Patrimoine, Culture et Tourisme de Saint-Pierre affirme : « après 13 ans de mandat, je sais par expérience que ce genre de méthode échoue. Je reste persuadée que d’autres pistes n’ont pas été explorées ». En fait, ce qui transpire des propos de cette élue est que « la ville ne souhaite pas que ce musée devienne la propriété d’une autre collectivité quelle qu’elle soit, même si le soutien de la Région est très appréciable».
Son collègue de Cap Nord, en cela, lui fait écho : « le musée doit rester un bien municipal. Car, c’est à la ville de Saint-Pierre que Franck PERRET a fait don du fonds ». Toutefois, M. VIRAYE souligne : « à aucun moment la Région n’a voulu faire main basse sur le musée ». Et Catherine CONCONNE de renchérir : « ni mise sous tutelle, ni appropriation. Il s’agit de faire avec la ville, de l’accompagner dans un projet qui concerne toute la Martinique ».
Actuellement, ce grand « Musée de France » n’a qu’un tout petit effectif : deux agents d’accueil/guides et un agent d’entretien ; ce dernier ne pouvant être disponible durant toute une journée.
Maryse AJAX qui fait fonction de responsable de cette structure y est arrivée en 1988. Elle aura attendu quinze ans pour sa titularisation. Jeanne CAZASSUS, à laquelle Mme CORIDUN a succédé, n’aura pas eu autant de patience…
Comment, dans un contexte si délétère, des collections d’une telle valeur, peuvent-elles être préservées comme elles le devraient ?
Certaines pièces, peut-être du fait de leur taille ou de leur volume, sont laissées, sur des meubles, à portée de main des visiteurs des lieux qui peuvent se « servir » à loisir.
Perdue la tête ?
De retour sur les lieux du « crime », le 07 novembre 2014, c’est avec la même étonnante facilité que je peux retirer une nouvelle pièce de cette « foire aux antiquités ». Il s’agit, cette fois, d’une magnifique et inestimable tête en marbre blanc, une gargouille probablement (répertoriée N° 2005.0.23) ; pesant tout de même 6,25 kilogrammes. Elle était supposée être « en sécurité dans une vitrine fermée à clef »… laquelle n’aura même pas été forcée !
Cette tête, objet de mon coup de cœur, m’aura coûté un peu plus cher. Car, entre-temps, le ticket est passé (le 1er novembre) à 5 euros et la prime d’adrénaline a, elle aussi, connu une certaine inflation eu égard au poids et au volume plus importants à sortir du musée.
Le triste constat, établit par cette nouvelle subtilisation, est que le Musée du cher volcanologue est un véritable libre-service. Ses « étals » offrant un précieux butin, sans risque majeur, à de potentiels voleurs de tout acabit.
Je tire aujourd’hui le signal d’alarme car il y a aussi urgence à procéder tant au récolement qu’à l’inventaire des collections muséales.
En effet, afin de s’assurer que les biens exposés dans les musées sont bien présents, la connaissance des collections passe par des inventaires et un contrôle régulier de la localisation des biens conservés : c’est la loi de 2002 qui a fait du récolement décennal une « obligation pour chaque propriétaire de collections », de l’Etat à la plus modeste municipalité. Sa date de départ a été donnée par la publication des décrets d’application de la « loi musées », en 2004, et le rendez-vous auquel est convié le monde des musées français, sans exception, est fixé à la fin du 1er semestre 2014. C’est donc maintenant que notre cher musée devrait, théoriquement, s’apercevoir de la disparition de ses trois pièces.
Hélas ! La tenue à jour de l’inventaire est une des missions de base de la profession de conservateur qui, on l’a vu, est toujours en devenir à Saint-Pierre. Celle-ci se fait donc bon an, mal an, selon les disponibilités d’un agent d’accueil, Elise POLOMAT-DIJON qui veut bien s’atteler à cette tâche ; en attendant la soudure avec… le chaînon manquant.
Toutes les pièces qui ont pu être soustraites au patrimoine collectif martiniquais, et qui sont dans la nature, ont donc encore de beaux jours devant elles, avant que l’on ne s’aperçoive de leur disparition…
Récoler les collections se résume en deux opérations : la conception d’un plan de récolement décennal (PRD) et l’exécution du récolement proprement dit. Lequel consiste à vérifier, sur pièce et sur place, à partir d’un bien ou de son numéro d’inventaire, la présence du bien dans les collections, sa localisation, son état, son marquage et la conformité de l’inscription à l’inventaire avec le bien ainsi que, le cas échéant, avec les différentes sources documentaires, archives, dossiers d’œuvres, catalogues.
Depuis quelques années, cette tâche peut être informatisée, ce qui constitue un immense progrès dans la gestion des collections publiques.
Hélas ! Encore hélas ! Le musée dont il est question a un fonctionnement si archaïque qu’il ne semble que très tardivement avoir entendu parler d’informatique ou d’internet.
Alors que le récolement qui, rappelons-le, est décennal aurait dû être achevé cette année, il n’a pu commencer qu’en 2010. Il s’achèvera donc, j’ai presqu’envie de dire : « si Dieu le veut », en…2020 !!!
Fort heureusement, en janvier 2015, la Ville d’Art et d’Histoire devra dresser le bilan de ses actions avec tous ses partenaires.
Pour l’heure, la ville, la Région la DAC et l’architecte des Bâtiments de France, finalisent « harmonieusement », déclarent-ils, le cahier des charges et l’appel d’offres.
D’ores et déjà, il apparaît que « l’existant sera réhabilité ». Seront, par contre, « construits une salle de projection, à l’arrière du bâtiment de même que des toilettes ». Un « Comité se met en place afin de rendre le fonds muséographique plus attrayant et plus moderne » car ce musée est pétrifié depuis des années. « L’informatisation ne sera pas non plus négligée », selon Catherine CONCONNE.
Par ailleurs, il est à noter que Michel METERY -ancien plongeur de la Calypso et compagnon du commandant COUSTEAU, lors de ses multiples missions maritimes- propose de « faire entrer dans le musée des pièces marines ». Vestiges de navires n’ayant pu s’extraire de la Baie de Saint-Pierre afin d’échapper aux cendres et autres matières incandescentes vomies par le volcan.
Catherine CONCONNE assure : « dès la fin de la saison touristique, c’est-à-dire vers avril 2015, les travaux ciblés par la convention devraient être lancés ».
D’ici cette échéance, une délégation -d’élus et d’administratifs de Cap Nord, de Saint-Pierre, du Prêcheur, de la Région et de l’ADUAM (Agence d’Urbanisme et d’Aménagement de la Martinique)- se rendra, du 20 au 22 novembre, à Saint-Omer (Pas-de-Calais) afin « de voir, concrètement, les avantages découlant du label ‘’Pays d’Art et d’Histoire’’ ».
Rendre à César…
Le formidable patrimoine, légué par l’éruption cataclysmique de 1902, frise la catastrophe quant à sa conservation. Les conditions semblent désormais réunies afin que le Musée Franck Arnold PERRET retrouve ses lettres de noblesse. A condition que les travaux programmés, et toujours ajournés, ne soient pas renvoyés aux calendes grecques.
J’aimerais prendre, ici, la liberté de remercier les autorités pierrotines, en charge de ce musée, ainsi que le ministère de la Culture et de la Communication pour m’avoir si tranquillement « autorisé » à avoir ce tête-à-tête avec une figure archéologique tout en admirant des pipes d’époque.
Afin de leur exprimer ma profonde gratitude, j’ai l’avantage de porter à leur connaissance que lesdites pièces -dont j’ai pris le plus grand soin- ont été restituées au Musée Franck Arnold PERRET, 19 novembre 2014, à 10 h30. C’est l’élue responsable de la Commission Patrimoine, Culture et Tourisme de Saint-Pierre qui les a réceptionnées, en présence du personnel.
La tête « perdue » a retrouvé sa place et les pipes peuvent être admirées dans leur vitrine… fermée à clef.
En espérant tout de même que le musée sera urgemment rénové et sa sécurité renforcée.
Guy FLANDRINA


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La DAC : conseillère pas payeur
Depuis 1977, le ministère de la Culture et de la Communication est présent dans chaque région grâce aux Délégations aux Affaires Culturelles (DAC).
La loi du 6 février 1992 organisant l’administration territoriale de la République a fait des DAC des services déconcentrés du Ministère.
Les DAC sont chargées de la mise en œuvre, sous l’autorité du préfet de région, de la politique culturelle définie par le gouvernement. Elles exercent également une fonction de conseil et d’expertise auprès des partenaires culturels et des collectivités territoriales dans tous les secteurs d’activité du ministère de la Culture et de la Communication, notamment : patrimoine, musées…
Source : Ministère de la Culture et de la Communication

Appellation Musée de France 
L’appellation « Musée de France » a été instaurée par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.
Cette appellation peut être accordée aux musées appartenant à l’État, à une autre personne morale de droit public ou à une personne de droit privé à but non lucratif.
L’appellation « Musée de France » porte à la fois sur les collections et les institutions qui les mettent en valeur : les collections permanentes des musées de France sont inaliénables et doivent être inscrites sur un inventaire réglementaire. Elle rend les musées qui en bénéficient éligibles aux soutiens de l’Etat, scientifiques, techniques et financiers.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication

Les « Musées de France » en Martinique
En Martinique, six musées sont labellisés, depuis 2006.
Fort-de-France en compte trois :
Musée Départemental d’Archéologie et de Préhistoire de Martinique,
Muséum qui regroupe les Galeries de Géologie et de
Botanique (en travaux, après un incendie)
Musée Régional d’Histoire et d’Ethnologie.
Les autres se situent en communes :
– La Maison de la Canne, (Trois-Îlets),
– L’Écomusée de Martinique (Rivière-Pilote),
– Le Musée Franck Arnold PERRET (Saint-Pierre).

Extrait de  MADININ’ART « Critiques  culturelles de Martinique » du  28 Novembre 2014.

MONUMENTS ET MEMOIRES

                 LETTRE OUVERTE A  MONSIEUR LE MAIRE DE SAINT-ESPRIT,

AUX  SPIRITAINES  ET  SPIRITAINS !!

J’ai appris avec étonnement et stupéfaction même devrais je dire, la démolition sans autre forme de procès de l’ancienne ECOLE des GARCONS et COURS COMPLEMENTAIRES…..

Je ne vous cache pas que ma réaction première fut de m’indigner que les Spiritaines et Spiritains n’aient rien entrepris pour manifester leur désapprobation, ni leur souci de préserver un patrimoine toujours en régression par rapport à l’Histoire, à notre Histoire , déjà longtemps occultée, niée, bafouée, pour vivre dans un opportunisme stérile, sans pouvoir embrayer sur l’avenir….avec le passé NOTRE !

Ce monument, dois je le souligner, aurait mérité à plusieurs titres d’être préservé, et donc classé pour bénéficier en conséquence des subventions de l’Etat au titre de la conservation des « MONUMENTS HISTORIQUES »,  et peut être même de l’ U.N.E.S.C.O, parce que déjà abritant une ébauche de musée régional, et d’autres activités culturelles qui ajoutaient d’une certaine manière, de l’animation dans cette ville de plus en plus désertée, et réléguée administrativement. Ensuite, parce que pendant près d’un siècle, cet établissement a accueilli et formé des générations de Ducossais, de Vauclinois, des élèves de PETIT-BOURG et Spiritains en nombre. Bien sûr qu’il en est sorti des élites, bien sûr que nous pouvons être fiers de nos maîtres, eux sans qui…. certains ne seraient pas ce qu’ils sont ! et les enfants des générations successives, de leurs parents.

Comment une telle décision a t-elle pu franchir les étapes jusqu’à cette mise en pièces fatale et destructrice une fois de plus de ce passé sur et avec lequel se construit l’avenir ? L’irresponsabilité et la banalisation sont elles devenues l’apanage d’une communauté à la recherche d’une identité sans fondement, d’une identité à jamais irréalisable ? Jusqu’où l’omnipotence du Maire de Commune demeurera t-elle incontestable et incontestée à l’époque où nous vivons ?Aimé CESAIRE, Père de la Négritude et de cette résurgence du peuple Martiniquais en quête de lui même, s’est pourtant honoré en 1959 d’y être venu prononcer un discours, faisant vibrer bien des coeurs et éclairant bien des esprits sous la bannière d’un « vert » progressiste. C’est la seule fois je crois d’ailleurs qu’il s’y était rendu, quittant ainsi son fief de Fort – de – France et le Lycée Schoelcher, où disait on, beaucoup accouraient aux fenêtres pour entendre ses leçons-discours de professeur !

Que n’y aurait il de CESAIRES pour sauver une vieille bâtisse, âme souveraine de cette personnalité spiritaine, fière de son rayonnement , dans ce qu’elle recellait comme souvenirs par milliers, avec sa cloche et ses envolées « autant  castratrices que  libératrices », ses récréations bouillonnantes et criardes, etc…..etc… « Parfois , quand le cours devenait ennuyeux, je me laissais évader par les tintements du marteau sur l’enclûme du forgeron situé non loin, et nous nous précipitions à la sortie pour admirer les chevaux attendant d’être ferrés, ou sollicitions l’autorisation de « Tonton Léo »  pour agiter le soufflet qui entretenait le feu de la forge »(1)…!

Ainsi , au moment même ou CESAIRE , »le plus illustre des fils de la Martinique » selon une formule de Pierre ALIKER, lui-même ancien élève dudit Collège, nous lègue les ingrédients de cet urgent essor de conscience et de culture, ne voilà t-il pas qu’un pan entier de l’histoire spiritaine recoit à tout jamais ce coup de grâce comme une insulte à la dignité des citoyens et de leurs amis.

Au moment aussi où les rivalités politiques s’affrontent quant à la reconstruction du Lycée SCHOELCHER de Fort-de-France , on peut se demander, sans pour autant établir de parallèle ou de comparaison, puisque le nouveau Collège existe déja au SAINT-ESPRIT, quelle fièvre destructrice a eu raison d’une qualité de vie d’ordinaire si conservatrice et économe aux Antilles?

Maintenant que le mal est fait, et sans qu’il soit possible d’espérer quoi que ce soit, ces murs comme cette mémoire aujourd’hui disparus, je veux redire les vers de LAMARTINE avec Marcel SYLVESTRE, ancien élève et Professeur qui a gratifié nos concitoyens d’une historique et vivante évocation le 6 Novembre 2009 de ce navire à quai depuis une trentaine d’années…. et qui aurait certainement tenu longtemps encore :

 » Objets inanimés, avez vous donc une âme

Qui s’attache à notre âme, et la force d’aimer ?  »

Je ne peux m’empêcher de rapprocher ce triste évènement avec l’abattage, des années plus tôt, du flambloyant de la cour des petits du cours péparatoire, et autour duquel c’était l’enchantement quand il fleurissait. Daniel THALY nous en a gravé toute la majesté et les couleurs par ses mots d’éminent peintre-poète :

« ‘Quand Juillet changera sa verdure en fournaise,

Le sol sera jonché d’écarlates débris »….

Ma question  demeure cependant : comment  a-t-on  pu faire  cela ?… comment  a- t-on  pu   laisser   faire  cela ?

Un Spiritain ancien élève

Lp.CONSEL

Copyright 2010(c) Tous  droits  réservés

(1) évocation personnelle de l’auteur.

NB   .  Pour   évoquer  le   souvenir  des  années  1950  j’ai   retrouvé  le  chant   d’entrée  que  seuls   entonnaient   les  élèves de  « fin  d’études »  (préparant   le   diplôme  du  Certificat   d’Etudes)  et   ceux  du  Cours  moyen  2e  année (préparant  l’entrée   en 6e).J’ajoute   qu’il  n’est  pas  impossible  qu’il  y  ait  un lien  avec le  fait   que  le  Général  DUMAS, (père   D’Alexandre  DUMAS l’écrivain de première   génération) ait  été   à  l’origine  de  la  création  du   Régiment  des  Chasseurs  Alpins  dont  un détachement a  rendu   les  honneurs  lors des cérémonies  de commémoration de 2010(voir  blog photos)

Troupes Alpines ** LES ALLOBROGES **

Je te salue, ô terre hospitalière
Où le malheur trouva protection
D’un peuple libre arborant la bannière
Je vins fêter la constitution
Proscrite hélas! J’ai dû quitter la France
Pour m’abriter sous un climat plus doux
Mais au foyer a relui l’espérance
En attendant en attendant je suis fière de vous.*

Refrain
Allobroges vaillants! dans vos vertes campagnes
Accordez-moi toujours asile et sûreté
Car j’aime à respirer l’air pur de vos montagnes:
Je suis la Liberté! la Liberté!

A noter   que   je  recherche  le texte »Peuples  unis  debout sur la  chaussée  d’honneur…..

voir  aussi

http://www.volcreole.com/forum/forum-1-guide-touristique.html

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