23 MAI 2018 , LA MARCHE DU 170e ANNIVERSAIRE DE l’ABOLITION

Amitiés créoles,

Marie-Line MORMIN
Présidente de Tous Créoles ! Paris

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23 mai Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage

Avril 2018

The great forest

Le 23 mai Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage

20ème anniversaire de la Marche du 23 mai 1998

170ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage colonial

LA MARCHE DU 23 MAI 2018 partira du Jardin des Tuileries à 15h pour arriver à la Place de la République où se déroulera à partir de 19h00 la fête de la Fraternité LIMYE BA YO (honorons-les).

Le 23 mai Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage

  Nous marcherons pour honorer avec éclat la mémoire des femmes et des hommes qui vécurent en esclavage et dont les premiers furent libres le 23 mai 1848, il y a 170 ans.

  Nous marcherons pour que soit édifié dans le Jardin des Tuileries le Mémorial des Noms attribués aux 200 000 esclaves devenus libres après le décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848. 

  Nous marcherons pour aider la République à repenser ses dispositifs de lutte contre le racisme qui conduit le pays à une fracture raciale mortifère.

 Nous marcherons, nous descendants d’esclaves, avec les descendants de colonisés, de serfs, d’ouvriers et de tous ceux qui ont enrichis cette nation, pour affirmer que la France est notre Pays.

  Nous marcherons pour proclamer que le racisme ne disparaîtra réellement que lorsqu’un Français ne sera plus uniquement un descendant de Gaulois, blanc, chrétien et exclusivement Européen. 

  Nous marcherons avec détermination pour nos filles et nos fils car nous n’avons pas le droit de leur léguer un pays où prospère un racisme décomplexé.

  Nous marcherons car nous sommes décidés à voir pleinement reconnus notre place, notre rôle dans notre pays et notre apport à un avenir pétri de liberté, d’égalité et de fraternité.

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L’EDUCATION A LA MEMOIRE EST ELLE DE GAUCHE OU DE DROITE ?

LE CONSEIL REGIONAL D’ILE DE FRANCE Présidé par Valérie PECRESSE (Les Républicains) refuse de soutenir l’éducation à la mémoire de l’esclavage

PAR Bénédicte MONVILLE DE CECCO Conseillère Régionale(Ecologie) d’Ile de France
10 Mai 2018

La loi du 21 mai 2001 rappelle que la « richesse des nations » occidentales s’est construite sur le crime originel de la traite atlantique et de l’esclavage, moment fondateur dans l’histoire du capitalisme et première phase de son expansion. Dès lors, on comprend qu’elle résonne de manière désagréable aux oreilles des tenants de l’ordre dominant.

Élue en décembre 2015 au conseil régional Île de France, je me suis assez vite étonnée qu’aucune action en faveur de l’éducation à la mémoire de l’esclavage ne soit soutenue par cette institution en particulier dans les lycées franciliens dont elle a la charge. Je demandais des explications en commission éducation et on me répondit que l’association avec laquelle la région avait établi un partenariat régulièrement renouvelé jusqu’à l’arrivée de Mme Pécresse à la tête de l’exécutif régional n’avait pas donné entière satisfaction. On me dit aussi que cette même association n’avait transmis aucun élément de bilan pour l’année scolaire 2015-2016. Je contactais l’association en question qui me confiait de son côté avoir été dissuadée par les services régionaux de déposer une nouvelle demande de subvention qui n’avait aucune chance d’aboutir. Par conséquent, je m’enquérais des éléments de bilan qui avaient pu motiver la décision de l’exécutif et n’y trouvais rien qui puisse la justifier. Mais, considérant que cette appréciation pouvait être subjective, je demandais si l’exécutif envisageait de soutenir une autre association ou du moins ce qu’il envisageait mettre en place pour encourager l’éducation à la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions dans les lycées franciliens.

Je n’obtenais aucune réponse. L’embarras où je plongeais mes interlocuteurs chaque fois que je reposais la question suffit à me faire comprendre ce qu’il en était exactement. Mon groupe déposait toutefois un amendement à la commission permanente du 21 septembre 2016 pour rétablir la subvention octroyée auparavant à l’association précitée, sans succès. Le nouvel exécutif francilien n’avait aucune intention de favoriser la diffusion de la mémoire de l’esclavage dans les lycées franciliens. Pire, à cette même commission permanente l’exécutif régional votait une subvention de 50 000 € pour le financement d’une étude sur la faisabilité d’un parc Napoléon en Seine-et-Marne. Celui-là même qui rétablit l’esclavage aux Antilles et trahit Toussaint Louverture, leader de la Révolution Haïtienne.

Puis, vint le moment où nous eûmes à examiner la proposition d’un concours de « chanté Nwel » en Île de France. Pour la première fois, il était fait mention dans un rapport présenté par l’exécutif de Valérie Pécresse de l’esclavage perpétré par des privés et par l’Etat français dans les Amériques pendant quatre siècles : « Il s’agit d’organiser un concours annuel dans la tradition Antillaise issue des périodes de l’esclavage colonial ». Le rapport précisait qu’avec ce concours, l’exécutif visait « à découvrir la culture antillaise, à favoriser une citoyenneté commune, et à valoriser les initiatives autour du partage de cultures ». Si les « chanté Nwel » sont indéniablement populaires en Martinique et en Guadeloupe, cela n’en fait pas moins d’eux une des manifestations contemporaines du religieux – rappelons qu’il s’agit de chanter les évangiles – et d’un rapport au sacré et à la foi qui n’a rien à faire avec les institutions d’un Etat séparé des Églises depuis 1905.

Autrement dit, si Mme Valérie Pécresse refusait de « défendre la mémoire des esclaves et l’honneur de leurs descendants » (loi du 21 mai 2001) dans le cadre des prérogatives régionales et de sa politique d’éducation, elle faisait aussi la promotion d’un rituel religieux au nom de notre « citoyenneté commune », semblant ignorer au passage que tou.te.s les citoyen.ne.s ne chantent ni ne célèbrent Noël, ou de la reconnaissance de la culture antillaise, ainsi qu’on nous l’exposait en séance, enfermant du même coup tou.te.s les antillais.e.s dans une pratique cultuelle.

Je m’en agaçais et déclarais en substance que non seulement l’exécutif francilien avait abandonné la politique régionale en faveur de la diffusion de la mémoire de l’esclavage mais que ce qu’il présentait comme une volonté de reconnaissance des Antilles s’apparentait au pire paternalisme et visait en réalité à ignorer ce dont les Antilles avaient le plus besoin ; une « politique de développement de l’économie locale qui mettrait un terme à la dépendance économique des Antilles vis-à-vis de la métropole et commencerait enfin une redistribution des richesses, lesquelles sont toujours entre les mêmes mains depuis le XVIIe siècle ».

Le président de mon groupe recevait dans les jours qui suivirent une lettre signée par le président du conseil représentatif des français d’outre-mer (CREFOM) qui me reprochait de m’en prendre « aux descendants des propriétaires terriens du 17ème siècle et [de] les [stigmatiser] collectivement, précisant « ceci est une démarche contre laquelle le CREFOM se dressera toujours car nous voulons une société réconciliée et apaisée ». Je passe sur le reste de la lettre à laquelle j’ai immédiatement répondu. Si je cite cet extrait, exemple édifiant de négation des rapports de classes et de « races » hérités de l’esclavage et de la colonisation, c’est parce qu’il est tout à fait révélateur de ce qui se joue dans le refus de Valérie Pécresse de poursuivre une politique régionale de diffusion et d’éducation autour de la mémoire de l’esclavage et, au contraire, dans sa volonté de favoriser la réalisation d’un parc Napoléon au caractère hagiographique ou de promouvoir le rituel religieux des « chanté Nwel ».

La mémoire en effet est toujours le terrain d’un affrontement entre différentes visions du monde et le plus souvent elle est écrite par les vainqueurs : ici les maîtres contre les esclaves, puis à mesure que s’imposait le racisme et la figure de l’esclave africain comme de celle de l’esclave de toute éternité, des blancs contre les noirs. La loi du 21 mai 2001, « tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité » fut portée et soutenue par nous, descendant.e.s d’esclaves. Elle rappelle que la « richesse des nations » occidentales s’est construite sur le crime originel de la traite atlantique et de l’esclavage, moment fondateur dans l’histoire du capitalisme et première phase de son expansion. En ce sens, elle rompt le consensus mémoriel dominant qui présente l’avènement du capitalisme comme une condition du progrès humain. C’est ainsi qu’elle initie pour nous les conditions d’une participation individuelle et collective à un monde commun, puisque nous y sommes finalement reconnu.e.s pour ce que nous sommes.

Dès lors, on comprend qu’elle résonne de manière désagréable aux oreilles des tenants d’un ordre qui n’en a pas fini de régner grâce à l’exploitation brutale du travail humain et de la nature. À charge pour les institutions spécialisées de produire les savoirs explicitement inféodés à leurs intérêts et d’éliminer, ici par absence de financement ou révisionnisme, les savoirs émancipateurs produits par le corps social en fonction de lui-même et de ce dont il a besoin pour s’émanciper.

À charge aussi pour les représentant.e.s des classes dominantes dans nos assemblées d’accentuer les divisions héritées de l’ordre colonial raciste en encourageant quelques manifestations cultuelles folkloriques qui viendront utilement achever le portrait d’un groupe et de sa nature singulière. En régime capitaliste et plus généralement inégalitaire, la division des classes dominées en groupes religieux, culturels, « ethniques », etc. est un puissant levier de reproduction pour le pouvoir. D’où aussi, la duplicité qui consiste aujourd’hui à satisfaire une demande légitime de reconnaissance en encourageant la pratique d’un rituel chrétien quand par ailleurs on stigmatise l’islam et les musulmans et les exemples ne manquent pas malheureusement au conseil régional d’Île de France : « À l’intérieur d’une même nation la religion morcelle le peuple et dresse les unes contre les autres les communautés spirituelles entretenues et renforcées par le colonialisme et ses instruments » [Franz Fanon 2002 (1961), p. 156].

Si la religion fut un instrument de la division et de l’assujettissement des peuples colonisés, l’exemple du conseil régional d’Île de France montre qu’en régime néocolonial elle n’a rien perdu de son utilité. Tout comme l’opiniâtreté de l’exécutif régional à refuser la mémoire de l’esclavage et à lui substituer son propre récit vise à empêcher la compréhension des processus révolutionnaires qui ont abouti à leurs abolitions ainsi que la reconnaissance de celles et ceux qui les ont produits, esclaves pour la plupart, et, en nous assignant au récit des dominants, à hypothéquer le présent et l’avenir de nos luttes en cours.

Epilogue : mon groupe au conseil régional a demandé à pouvoir bénéficier d’une salle pour organiser une journée de débats dans le cadre de la décennie internationale des personnes d’ascendance africaine mise en place par l’ONU et des commémorations nationales en France de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions. Le cabinet de la présidence nous a pour l’instant opposé un refus.

SOLIDARITE OUTRE MER à CHOISY LE ROI samedi 14 Avril 2018

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M E R C I  !!!

MAYOTTE en EBULLITION

Voilà Trois semaines que Mayotte s’est soulevée contre l’insécurité, la misère et la part qui lui est faite dans la République depuis qu’elle est devenue le 101 e Département français.
Il faut rappeler que l’invasion des Comoriens d’Anjouan rend difficile une gestion simple et ordinaire par la France de ses fonctions administratives et sociales quand la maternité de l’ile est la plus prospère de la République, du fait du droit du sol que reconnaît La France pour toute naissance sur son territoire. Et si les parents earriivés de la Grande Comore viennent à être expulsés, ils s’ingénient à laisser l’enfant sur place, que les services sociaux eux, sont tenus de prendre en charge parce que mineur(e)) et français(e) !!!!!
Quant à l’insécurité, elle se comprend aisément quand  » les envahissseurs » doivent se nourrir et se loger, à défaut de trouver un travail rémunérateur.
une insécurité qui ne se limite pas à des exactions et des agressions caractérisées puisque une mère rapporte que surprenant son enfant avec une arme blanche pour se rendre à l’école maternelle l’interroge …. et l’enfant de répondre que c’est pour se défendre !!!
Trois semaines se sont écoulées avant que la Ministre ne se décide à se délacer pour se faire une idée précise et comprendre et à la limite prendre la situation en mains ! La crainte peut être de se trouver en prise comme l’a été l’ancienne Ministre lors des évènements de Cayenne en 2017.Cependant et cela semble le remède voué aux outre Mers : l’envoi de gendarmes mobiles n’a pas manqué comme première assistance !
Rappeler au cours des échanges à bâtons rompus qu’elle est la Ministre de L’Outre Mer ou qu’elle  » n’accepte pas certaines remises en question de SA République » est d’une maladresse qui ne rassure en rien le désarroi d’une population qui a bien raison de douter des moyens qui seraient les siens en la matière.

Dans une discussion télévisée sur France 5, tous les orateurs se sont accordés pour reconnaître que la situation est INSOLUBLE à cause de la légèreté avec laquelle La France s’est engagée dans cette voie de la départementalisation, alors même qu’il ne faisait aucun doute des difficultés qui résulteraient de la séparation de Mayotte de ses iles soeurs et faisant partie des « COMORES »

Peut être Annick Girardin avait elle voulu symboliquement inaugurer la rentrée scolaire à Mayotte ? c’était sans compter sur la détermination des habitants qui élèvent des barrages sur les routes de l’ile depuis qu’ils ont décidé d’une grève générale pour manifester leurs inquiétudes
face à l’insécurité grandissante et les proportions de l’immigration Comorienne . Aujourd’hui la population d’origine Mahoraise ne représenterait plus que 45 % de la population de l’lle. c’est tout dire !

Toujours est-il que la solution de redoubler les forces de l’ordre ne répond pas à l’attente de la population et la situation à cette heure reste dans l’impasse …

« Le mémorial des tirailleurs naufragés »

Exposition documentaire

L’Hôtel de Région Nouvelle-Aquitaine accueille

la nouvelle exposition de Mémoires & Partages

du 12 au 30 janvier 2018

 14 Rue François de Sourdis, 33000 Bordeaux, France
Exposition documentaire
Exposition documentaire © Mémoire et partage

A l’occasion des manifestations célébrant le Centenaire de la première guerre mondiale, l’association Mémoires & Partages, avec le soutien de plusieurs partenaires institutionnels et associatifs,  présente une Exposition documentaire itinérante « Le Mémorial des Tirailleurs Naufragés ».

Le 12 janvier 1920, le paquebot Afrique fait naufrage au large de la Nouvelle-Aquitaine. La plus grande catastrophe maritime de France emporte presque 600 passagers. 98 ans après le naufrage, cette exposition veut rendre visible la réalité du plus grand fait divers de l’histoire de France, la situation coloniale qui l’a permis, faire revivre ses victimes dans leur diversité, retrouver la mémoire de ses tirailleurs sénégalais  dont le sacrifice ignoré, dans ce drame, donne à cette catastrophe une dimension particulière.

Cette exposition itinérante se veut, donc, le prolongement, du Plaidoyer pour réhabiliter les tirailleurs naufragés, lancé par l’association Mémoires & Partages le 25 janvier 2016 et soutenu par de nombreux parlementaires et citoyens en France et au Sénégal.

Elle s’est appuyée sur les archives (documents météo, presse, documents officiels, rapports de mer, actes de justice, interpellations politiques et témoignages familiaux) mais aussi sur deux travaux particulièrement édifiants: l’ouvrage de Roland MORNET « La tragédie du paquebot Afrique », (Geste Editions, 2006) et le documentaire réalisé par Daniel DUHAND et Lionel CHAUMET « Mémoires de l’Afrique »  (52 mn, 2014).

Autour d’une pédagogie du fait divers mais surtout de la relation-monde que préfigure cette tragédie, l’exposition, se veut une histoire des chemins sinueux  que la mémoire emprunte dans nos consciences. Reconnue et labellisée par la Mission Nationale du Centenaire 14-18, l’exposition Le Mémorial des Tirailleurs Naufragés  est labellisée par la Mission 14-18.

Cette exposition a été conçue et réalisée par Karfa Sira Diallo, fondateur-directeur de Mémoires & Partages. Karfa Sira Diallo a réalisé plusieurs expositions dont:

« Frères d’âme, héritages croisés de la Grande guerre », (2014) labellisée par la Mission 14-18,

Senghor, l’Africain Universel (2017), qui a fait connaitre l’emprisonnement en Gironde de l’ancien président du Sénégal

« Triangle doré », une histoire de l’esclavage (2016).

la mort de Henry Jean-Baptiste

Henry Jean-Baptiste est décédé
Vendredi 5 Janvier 2018 – 17h15
Henry Jean-Baptiste est décédé

Le Martiniquais Henry Jean-Baptiste, ancien député de Mayotte, est décédé ce vendredi à Paris à l’âge de 85 ans.
Né le 3 janvier 1933 à Fort-de-France, il fut élève du lycée Schœlcher de Fort-de-France puis étudiant en droit et en philosophie à Paris. Il était également diplômé de sciences-po et major de promotion de l’ENA (Ecole normale d’administration).
D’abord conseiller à la Cour des comptes, puis conseiller politique de Léopold Sedar Senghor et de Valéry Giscard d’Estaing, Henry Jean-Baptiste avait crée l’association France Outre-mer en 1985, puis avait été député de Mayotte de 1986 à 2002.
En 2011, il avait publié « D’une île à l’autre : une traversée au service de la République », aux éditions L’Harmattan.

Meilleurs voeux pour 2018/best wishes for 2018

LE MUSEE (biodiversité) du PERE PINCHON

Ouverture du musée du Père Pinchon entièrement dédié à ce précurseur de la biodiversité
Le musée du Père Pinchon a été inauguré ce samedi 16 décembre, sur la route de Didier à Fort-de-France. Le musée possède près de 10 000 pièces : des ouvrages, et des espèces animales, papillons, oiseaux. Cet ensemble de pièces constitue un fonds unique aux Antilles Françaises.
Le musée du Père Pinchon est érigé sur l’assise de l’ancienne villa Chams, route de Didier (Fort-de-France) © Jean-Claude Samyde
© JEAN-CLAUDE SAMYDE Le musée du Père Pinchon est érigé sur l’assise de l’ancienne villa Chams, route de Didier (Fort-de-France)
Par Jean-Claude SAMYDE
Publié le 16/12/2017 à 12:27, mis à jour le 16/12/2017 à 12:33
On l’attendait depuis 2011, et après des travaux, le musée du Père Pinchon, est officiellement ouvert sur la route de Didier à Fort-de-France. La Collectivité Territoriale de Martinique a d’abord réceptionné le bâtiment et procédé à l’inauguration de l’exposition des travaux du Père Pinchon.
Le bâtiment du musée a été réceptionné ce samedi 16 décembre © Cap/twitter CTM
© Cap/twitter CTM Le bâtiment du musée a été réceptionné ce samedi 16 décembre
Une collection de 10 000 pièces

Le Musée du Père Pinchon, d’une superficie de 460 m², associé au bâtiment des archives régionales, est érigé sur l’assise de l’ancienne villa Chams, route de Didier (Fort-de-France). L’intégralité de la collection du Père Pinchon sera bientôt visible dans les murs du musée. L’exposition du Père Pinchon, précurseur de la biodiversité, regroupe près de 10 000 pièces : notamment des ouvrages, et des espèces animales, papillons, oiseaux. Un fonds unique aux Antilles Françaises donné en octobre 1994 à la Collectivité par la congrégation des pères du Saint-Esprit.
Toute la collection du Père Pinchon sera visible très bientôt dans le musée Pinchon © Jean-Claude Samyde
© Jean-Claude Samyde Toute la collection du Père Pinchon sera visible très bientôt dans le musée Pinchon
Une vie en Martinique

Robert Pinchon, membre de la communauté des Pères du Saint-Esprit est né le 10 septembre 1913 en Seine et Marne (France). Il a consacré sa vie à la théologie, à la philosophie et aux sciences de la nature. Arrivé en Martinique en 1945, il y demeura 35 ans jusqu’à sa mort le 16 avril 1980, à l’âge de 67 ans.
Robert Pinchon a passé toute sa vie en Martinique © Jean-claude SAMYDE
© Jean-claude SAMYDE Robert Pinchon a passé toute sa vie en Martinique
Après son ordination chez les spiritains, Robert Pinchon fait des études de sciences à l’université, couronnées par un doctorat. Puis il est nommé professeur au collège diocésain de Fort de France. Tout heureux de cette nomination, il ajoute sur sa feuille d’affectation,  » que ce soit pour toujours », ce qui sera le cas, puisque toute sa vie, il la passera dans ce collège où il arrive le 15.04.1945.
Professeur de sciences naturelles au séminaire collège, il ouvrit aux jeunes dont il avait la charge, ainsi qu’aux nombreux martiniquais qui l’ont aidé dans ses recherches, le monde immense de la connaissance.
Les publications du Père Pinchon
Selon « Archives spiritaines » le Père Pinchon publie ses premières découvertes en avril 1960. Il publie d’abord « Les Sciences d’Observation aux Antilles », livre qui sera utilisé dans l’enseignement privé et public pendant de nombreuses années, comme livre de Sciences Naturelles.
En 1963, paraitra « La Faune des Antilles françaises, Tome 1: les oiseaux » qui sera suivi en 1969 par un tome 2: « Les papillons ».
En 1967, il aura édité « Quelques aspects de la Culture aux Antilles », continué en 1971 par « D’autres aspects de la Culture aux Antilles ». Il publie aussi « Nature antillaise », puis en 1976, « Le Dynaste Hercule dans les petites Antilles ». De nombreux articles paraissent aussi dans les « Annales des Antilles » et la « Revue de la Société d’Histoire naturelle ».

LA REUNION FETE L’ABOLITION de L’ESCLAVAGE à PARIS

LA FÉT KAF À PARIS
Nassimah DINDAR, Sénatrice, Présidente du Conseil Départemental de La Réunion a le plaisir de vous convier aux festivités commémoratives de l’Abolition de l’Esclavage à La Réunion, le Vendredi 15 Décembre 2017, à la Grande Crypte – 69 bis, rue Boissière – 75016 Paris
(Métro 2 : Victor Hugo ou Métro 6 : Boissière)
INFORMATIONS

Sur le thème  » LE MALOYA D’HIER A AUJOURD’HUI « , nous vous invitons à participer au colloque et/ou au kabar :———————————————————————-

KABAR LA PAROLE – de 16h à 19h (COMPLET/INSCRIPTION TERMINEE)

Diffusion d’un film documentaire : Maloya, les racines de la liberté
Intervenants : Bruno MAILLARD / Docteur en Histoire et Guillaume SAMSON / Ethnomusicologue
Animatrice du colloque : Marie-Christine PONAMALE / Journaliste Outremers 360°

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KABAR MUSICAL – de 19h à 23h

Cocktail debout : Riz sofé
Kabar maloya : Avec la participation exceptionnelle de FIRMIN VIRY et d’autres artistes surprises
Animateur du kabar : Maroni

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BOUTIQUE ILE DE LA REUNION

Pour la première fois cette année, La Boutique Ile de La Réunion aura un stand pendant la soirée et vous proposera une vente de spécialités créoles.

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Inscrivez-vous en remplissant le formulaire ci-dessous avant le 11 décembre 2017.
Attention les places sont limitées.

Département de la Réunion – Antenne de Paris
21, rue du Renard – 75004 PARIS
Tél. : 01 40 25 98 40
Courriel : antenne.paris@cg974.fr

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