FONDATION pour la MEMOIRE de L’ ESCLAVAGE (acte 2)

 

QUESTIONS-REPONSES   avec  J.M AYRAULT

Jean-Marc Ayrault est Président de la Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions dont le but est de créer une Fondation nationale sur le sujet. Annoncée par Emmanuel Macron à l’occasion du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en avril 2018, cette Fondation entend « rassembler toutes les mémoires de la France » et « transmettre l’histoire de la France mondiale ». Après une première tribune publiée le 23 novembre 2018 dans Le Monde, il accorde un entretien exclusif au Groupe de recherche Achac dans le prolongement des Ateliers de la fondation, journées de réflexion participative autour des missions de la Fondation, organisés les 24 et 25 novembre 2018.

 

Quelles sont les missions de la Fondation ?

Notre ambition peut se résumer en une phrase : faire enfin pleinement entrer l’esclavage et ses héritages dans la mémoire nationale de la France. La loi Taubira a rappelé cette nécessité. Mais il lui manquait l’institution nationale autonome et dotée de vrais moyens qu’elle appelait pour réaliser cette ambition.

La Fondation sera cet outil, pour travailler sur ces questions avec tous les partenaires à mobiliser : les chercheurs, les établissements scolaires – la question des programmes scolaires est essentielle –, les institutions culturelles et patrimoniales, les artistes, les associations, les élus, les entreprises…

 

Sur quels périmètre et thématiques historiques et mémoriels souhaitez-vous travailler ?

L’action de la Fondation se déclinera en trois objectifs, qui devraient être repris dans son objet statutaire :

– développer la connaissance et la transmission de l’histoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions comme partie intégrante de l’histoire de la France et du monde, en replaçant ce phénomène dans l’histoire longue des relations entre la France, l’Afrique, les Amériques et l’océan Indien ;

– rassembler les mémoires en valorisant les héritages culturels, artistiques et humains issus de cette histoire, dans toute leur richesse et leur variété ;

– promouvoir les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité et l’engagement de la France contre le racisme, les discriminations et les formes contemporaines d’esclavage.

 

En quoi la fondation va-t-elle se distinguer des actions ou des projets du Mémorial ACTe, du Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes ou du Comité national pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage ? Avez-vous pour objectif de coordonner l’action de ces différentes institutions ?

Le Mémorial ACTe et le Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes sont des lieux ouverts au public, ce que ne sera pas la Fondation, qui n’aura que des bureaux à l’Hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris. La Fondation sera une institution de mutualisation, de mise en réseau et d’accompagnement, et elle sera donc en rapport avec tous ces acteurs.

Le Mémorial ACTe en Guadeloupe sera évidemment un partenaire capital, en tant que centre national dédié à cette question, et institution majeure sur les Caraïbes et au-delà. Et la Fondation travaillera avec le Mémorial de l’abolition de Nantes, comme avec les autres sites et lieux de mémoire, les musées de Nantes et Bordeaux, la Maison de l’Armateur du Havre, le musée du Nouveau Monde de La Rochelle, La Route des Abolitions… je ne saurais tous les citer.

Quant au CNMHE, qui existe depuis 2004, lors des Ateliers de la Fondation, j’ai rendu hommage au travail essentiel qu’il a mené pendant près de 15 ans, sous la conduite de ses présidentes passées, Maryse Condé, Françoise Vergès et Myriam Cottias, et de son président actuel, Frédéric Régent. Dès qu’elle sera créée, la Fondation succèdera officiellement au Comité.

 

Quels liens voyez-vous ou faites-vous entre l’histoire de l’esclavage (jusqu’aux abolitions définitives en 1848) et l’histoire de la colonisation, qui se superpose à cette première période et va se poursuive jusqu’aux années 60 et même au-delà pour certains pays ou territoires ?

L’esclavage est un phénomène global qui a transformé radicalement le monde. La France d’aujourd’hui est l’héritière de cette transformation, qui a débuté avec les premiers contacts entre les Européens et les peuples d’Afrique et d’Amérique, puis qui s’est prolongé dans la traite et l’esclavage coloniaux, puis dans la seconde colonisation, laquelle n’a d’ailleurs pas fait disparaître le travail forcé, pas plus dans les « vieilles colonies » françaises, avec l’engagisme, que dans le reste de l’Empire.

Mais surtout, l’héritage de l’esclavage et des combats pour l’abolir ont perduré jusqu’à aujourd’hui : on en retrouve l’empreinte dans notre culture, dans nos valeurs, tout simplement dans la diversité française. C’est pourquoi les chercheurs aujourd’hui parlent de l’esclavage et du post-esclavage, et c’est une approche qui nous intéresse beaucoup.

 

Selon  vous, à quoi devrait ressembler un musée de la colonisation en France ? Est-il nécessaire d’imaginer un tel projet ?

Le travail de la Fondation sera important sur ce sujet, même si elle ne sera pas un musée ; et l’exemple de la Mission du Centenaire montre comment on peut renouveler la vision d’un événement historique sans être un musée, notamment en travaillant avec les institutions existantes. La Fondation le fera, avec des acteurs aussi divers que le musée d’Orsay ou le Mémorial ACTe.

Quant à doter la France d’un musée de la colonisation en général, qui raconterait cette part de notre histoire, sur cinq siècles et sur tous les continents, beaucoup le demandent et j’ai entendu aussi cette demande lors des Ateliers de la Fondation qui ont eu lieu le 24 et 25 novembre. Pour un sujet aussi majeur, ce sera au Président de la République d’en décider. La création prochaine de la Fondation pourra aider à cette réflexion.

 

Quel bilan tirez-vous des Ateliers de la Fondation que vous mentionnez ? En quoi est-ce une étape majeure ?

En organisant cette rencontre avec la société civile, que nous avions voulu ouverte et participative, nous ignorions si notre appel serait entendu. C’est pourquoi notre première satisfaction a été de voir que près de 200 personnes y ont répondu malgré la rapidité des délais d’organisation et qu’elles sont restées pendant deux jours pour débattre de ce que devrait être la Fondation.

Notre deuxième satisfaction a été la qualité des échanges, le respect entre les participants et le sentiment commun qui s’est dégagé d’une urgence à doter la France d’une institution nationale qui fasse la place à ces sujets. Il faut enrichir notre récit national, et le faire partager à tous nos concitoyens, pour conjurer les incompréhensions, les concurrences mémorielles, le racisme : c’est le message que tous ces militants, chercheurs, artistes nous ont adressé. Ces Ateliers sont aussi une leçon pour nous : nous devrons régulièrement créer des moments forts pour que la Fondation cultive ce lien qui a été créé ce week-end.

Cette réussite doit en appeler d’autres : d’abord achever les travaux de préfiguration de la Fondation. Les propositions des participants nous disent les priorités et les attentes. Nous les partagerons avec le gouvernement et les entreprises avec lesquelles nous sommes en contact, pour que la Fondation puisse être créée en 2019 comme prévu. Puis nous aurons à mettre en œuvre tous les projets et la tâche est grande.

 

Source ACHAC Newsletter #4 – 28 novembre 2018

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250 MILLIONS de DOLLARS pour l’UNIVERSITE de BARBADE (W.I)

Esclavage : un don de 250 millions de dollars à l’Université des West Indies de Barbade ?

Jeudi 29 novembre 2018
Esclavage : un don de 250 millions de dollars à l'Université des West Indies de Barbade ?
L’Université de Glasgow a reconnu que les propriétaires d’esclaves jamaïcains avaient adopté l’Université de Glasgow comme université de choix révélant un afflux de 250 millions de dollars extraits de la Jamaïque et des Caraïbes.
L’Université des Indes occidentales (UWI) et l’Université de Glasgow, en Écosse, doivent parvenir à un accord prévoyant que l’institution des Caraïbes bénéficiera de réparations d’un montant de 256 millions de dollars liées à l’esclavage.
Versera ou ne versera pas ? Annoncé en grandes pompes il y a quelques (jours ?) comme confirmé, l’accord prévoyant le versement, par l’Université de Glasgow, en Ecosse, de 256 millions de dollars à l’Université des West Indies, n’est pas encore finalisé et validé. Cette annonce a été faite mardi par Sir Hilary Beckles, le vice-chancelier de UWI. « Le mémorandum est actuellement en cours de rédaction » , a annoncé Hilary Beckles, dans lequel devrait y figurer le terme « justice réparatrice » . Selon le vice-chancelier de UWI : « L’Université de Glasgow a reconnu que les propriétaires d’esclaves jamaïcains avaient adopté l’Université de Glasgow comme université de choix et qu’une valeur de 250 millions de dollars avait été extraite de la Jamaïque et des Caraïbes. »

Hilary Beckles a également déclaré que le vice-chancelier de l’université de Glasgow, le professeur Sir Anton Muscatelli, avait ouvert les livres de l’université, révélant ainsi un « afflux massif de subventions » et dotations de la Jamaïque.
Le vice-chancelier de UWI a précisé pour sa part que les 250 millions de dollars seraient une combinaison d’argent et d’aides en nature. « Nous ne sommes pas debouts au coin de la rue à mendier. Nous recherchons des partenariats et un développement. » L’un des projets dans lesquels l’Université de Glasgow aurait manifesté son intérêt porte sur la recherche sur les maladies chroniques dans les Caraïbes, notamment l’hypertension, le diabète et l’obésité chez les enfants.
« Les 250 millions de dollars seraient une combinaison d’argent et d’aide en nature » , a précisé Hilary Beckels président de la Commission des réparations de la Caricom (K.C)
250 MILLIONS DE DOLLARS DE LA TRAITE DES ESCLAVES
« Ils envisagent la possibilité de s’associer à nous et de créer un institut de grande envergure pour la recherche sur les maladies chroniques, destiné à prévenir leur prolifération future » , a déclaré l’historien, qui préside également la Commission des réparations de la Caricom (Communauté des Caraïbes). Un rapport intitulé l’Esclavage, l’Abolition et l’Université de Glasgow, récemment publié par l’université, révèle qu’elle a bénéficié directement de la traite des esclaves en Afrique et dans les Caraïbes aux XVIIIe et XIXe siècles, à hauteur de près de 250 millions de dollars.
L’université a annoncé qu’elle avait lancé un « programme de justice réparatrice » vaste et ambitieux, fondé sur les résultats de plus de deux années de recherche.
En outre, l’Université de Glasgow a également annoncé son intention de mettre en oeuvre des programmes et des projets prévoyant des bourses d’échange et des programmes d’échange pour les étudiants jamaïcains et autres étudiants des Caraïbes grâce à ses liens avec UWI. Objectif : accroître la diversité raciale des étudiants et du personnel et réduire l’écart de diplomation, tout en créant un centre interdisciplinaire pour l’étude de l’esclavage historique et de son héritage, y compris l’esclavage moderne et le trafic, d’être humains.
Source  France Antilles Jeudi  29 novembre  2018.

Le retour de la « race » dans (et par) le football

Dans une tribune parue sur Mediapart, l’ancien international, Lilian Thuram et les historiens, Pascal Blanchard et Yvan Gastaut reviennent sur l’affaire du fichage ethnique organisé par le PSG depuis 2013. Ils insistent sur la leçon à en tirer : « Nous devons intégrer une chose simple, la couleur et les origines d’une personne ne déterminent en rien les qualités et les défauts de cette personne. Mais il reste du travail à faire pour faire partager ce principe, dans le football et dans la société. » Leur prise de position fait écho à l’exposition Des Noirs dans les Bleus, conçue par le Groupe de recherche Achac ainsi qu’à la récente interview de Lilian Thuram pour L’Équipe.

 

N’en doutons plus : l’affaire du fichage ethnique organisé par des recruteurs du Paris Saint-Germain révélée par le dossier du Football Leaks de Mediapart confirme que la « race » n’a pas disparu. Et que le monde du football, sport pourtant si brassé, si mélangé, si métissé est une nouvelle fois une incroyable caisse de résonances des contradictions liées aux questions d’ethnicité dans notre pays.

 

Alors qu’en juillet dernier, nous nous sommes félicités du silence en France sur les références en matière d’origine des joueurs vainqueurs de la Coupe du monde en Russie, la dimension raciale revient de façon honteuse cet automne. Et pas sur n’importe quel sujet : sélectionner des enfants selon leur origine pour « avantager les enfants blancs » au sein du plus prestigieux des clubs français.

 

Cela ne nous surprend pas : l’affaire dite des « quotas » avait déjà ébranlé le monde du football sur le thème de la « race » — une affaire déjà lancée par Mediapart en 2011. Lors d’une réunion (captée à l’insu de ses participants) à la Fédération Française de Football, en novembre 2010, le Directeur Technique National François Blaquart se déclarait « tout à fait favorable » à favoriser les Français « sans origine », notamment en raison du risque que les enfants d’origine africaine ne choisissent de jouer ensuite pour l’équipe nationale du pays d’origine de leur famille.

 

Le principe des quotas est donc dans l’air du temps depuis de nombreuses années. Il est révélateur d’une problématique bien plus profonde et la « prédominance blanche ». Les affaires se suivent et se ressemblent, toujours dans le même sens, toujours reflet d’un certain regard sur la France actuelle et sur une grille de lecture racialiste. À chaque fois, il n’y a jamais de responsable dès qu’il s’agit d’une affaire de racisme dans le sport. On passe son chemin, comme pour ces jeunes joueurs « noirs » le 6 mai dernier, lors d’un match amateur entre Mackenheim et Benfeld, qui ont subi insultes et violences racistes.

 

Une longue histoire…

 

Depuis les déclarations du président du Front national, parti d’extrême droite, en 1996 lors de l’Euro en Angleterre fustigeant la présence de trop de joueurs d’origine immigrée qui ne représentent pas véritablement la France, il n’est pas rare d’entendre dans les conversations de comptoir comme dans les milieux du football professionnel les sempiternels sarcasmes sur le fait que les « Blacks » sont si nombreux dans le Onze tricolore que bientôt les « Blancs » en seraient exclus ; ou que les « musulmans » (ce qui à chaque fois veut dire les Arabes) ne doivent pas être trop nombreux sous peine d’une désagrégation de l’équipe… À chaque fois, la même petite musique que nous avions déjà signalée tous les trois dans plusieurs ouvrages, conférences, tribunes ou dans le film documentaire « Les Bleus, une autre histoire de France » (Netflix).

Quel paradoxe ! La même France qui s’est exaltée pour le « Black Blanc Beur » de 1998 est hantée par le spectre d’une France qui ne serait plus blanche ou par le débordement musulman…

Cette nouvelle affaire liée au recrutement du PSG ne vient donc qu’attester des pratiques qui, bien que cachées car condamnables, ont bien cours dans le monde du football qu’il soit professionnel ou amateur. Ces pratiques ont un nom : le clivage racial, avec un arrière fond nauséabond d’apartheid. Mais aussi la peur d’être envahi, d’une « colonisation » inversée osent même dire certains.

Laissons-là les auteurs de ces pratiques — c’est désormais une affaire de justice (la Licra a annoncé qu’elle allait saisir la justice [depuis la Licra et la LDH ont déposé plainte auprès du procureur]), une procédure en interne du club, et une décision attendue du politique que devra prendre la ministre des Sports — et interrogeons-nous plutôt sur le profond système de représentation qui les pousse à réaliser tout un système élaboré de fiches dans lesquelles sont mentionnées des catégories ethniques fondées sur des profils de joueurs comme « Français »« Maghrébin »« Africain » ou « Antillais » (on découvre même, à la lecture des derniers articles, que pour les recruteurs du PSG en Île-de-France avaient les mêmes pratiques ajoutant « MS » pour métis et « AS » pour Asiatiques).

Ce tri ethno-racial — qui existe d’ailleurs ouvertement en Grande-Bretagne — en dit long sur un état général des mentalités qui envisage la société comme un ensemble de groupes aux caractéristiques physiologiques et culturelles propres. On est sidéré de découvrir que les dirigeants du PSG n’auraient rien vu, rien entendu. Qu’un seul homme aurait organisé ce système. C’est inacceptable.

 

La FFF s’étonne de ces dérapages et son président dans Le Parisien justement dénonce le « fichage ethnique », mais existe-t-il un travail de fond sur ces problématiques au sein de la Fédération ? Colloques et déclarations se succèdent, mais des actions de fond sont-elles engagées ? Ne faut-il pas réfléchir et promouvoir une dynamique forte sur l’histoire de cette diversité en équipe nationale ou valoriser ce récit dans le siècle ? Car la France, grâce à son équipe nationale, possède une des plus belles histoires de la diversité au monde. Les beaux discours, les belles annonces en début de match, les slogans antiracistes ne suffisent pas à changer les mentalités, il faut davantage travailler en profondeur.

Lutter contre le racisme, c’est d’abord ouvrir les yeux sur ses propres pratiques, changer les mentalités de tous et surtout construire de nouveaux paradigmes. C’est nécessaire partout, dans tous les domaines de nos sociétés et plus encore dans le sport et le football dans lequel toute une génération espère trouver une réussite sociale et une reconnaissance au regard de leur effort. Sinon ces jeunes, quelles que soient leurs origines, leurs parcours ou ceux de leurs parents, ne croiront plus dans les valeurs de la République.

À ce niveau, seuls les actes comptent, seules les actions pérennes et structurantes sont efficaces. Nous serions tellement satisfaits si le PSG (et d’autres clubs en France), la FFF et la Ligue prenaient des engagements concrets et mettaient en place des programmes sérieux et en profondeur et pas donc seulement à Paris — car c’est un « cas pas forcément isolé » écrit Le Parisien le 9 novembre —, et il est plus que temps de mettre ces actions en place, 20 ans après la victoire de 1998.

C’était peut-être « commode » pour organiser un recrutement efficace pour ceux qui croient que la valeur d’un homme est le fruit direct de ses origines, mais dans cet esprit et dans cette formulation ce système porte un nom : le racisme. Et le football, alimentant les plus beaux récits de notre histoire nationale ces dernières années est aussi, malheureusement, le porteur d’une face sombre, celui du retour de la « race ». Et pour combattre le racisme, il n’y a pas de recette miracle : éduquer, enseigner l’histoire pour rappeler l’incroyable saga des joueurs issus de l’immigration en Bleu. Il faut aussi des programmes explicites et « grand public » pour construire un autre regard et d’autres pratiques. Et sanctionner ceux qui ont développé, validé et encouragé de telles pratiques.

 

Le football est toujours en première ligne des mutations de la société, c’est en son sein que les joueurs des colonies ont pu, dès 1931, être reconnus comme Français dans une société encore coloniale ; c’est en son sein que toute les vagues d’immigrations ont pu devenir visibles (Ben Barek, Kopa, Platini, Zidane, Mbappé…) ; c’est dans le football que les jeunes identifient les potentiels d’une société qui valorise les performances individuelles sans tenir compte de la couleur de la peau, de la religion ou des origines sociales.

Nous devons intégrer une chose simple, la couleur et les origines d’une personne ne déterminent en rien les qualités et les défauts de cette personne. Mais il reste du travail à faire pour faire partager ce principe, dans le football et dans la société.

 

Source ACHAC  « Newsletter #2 – 14 novembre 2018 »

MISSION FONDATION

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JOURNEE MONDIALE DE LA PHILOSOPHIE à L’UNESCO

Journée mondiale de la philosophie – 17e Rencontres internationales sur les nouvelles pratiques philosophiques

Quand, heure locale:
Mercredi, 14 Novembre 2018 – 9:00amJeudi, 15 Novembre 2018 – 6:00pm
Où:
France, Paris
Type d’événement:
Réunion d’Etat membre ou d’Institutions
Contact:
John Crowley, j.crowley@unesco.org

A l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie, l’UNESCO organise les 17e Rencontres internationales sur les nouvelles pratiques philosophiques (NPP) du 14 au 15 novembre 2018, en coopération avec la Chaire UNESCO sur les Pratiques philosophiques avec les enfants à l’Université de Nantes (France).

La conférence constitue un lieu de rendez-vous et d’échange pour tous ceux qui s’intéressent à la pratique de la philosophie sous toutes ses formes y compris les moins traditionnelles. Une série de sessions parallèles seront organisées abordant les divers contextes institutionnels dans lesquels une présence accrue de la philosophie devrait être promue.

Elles sont l’occasion d’une réflexion sur l’accessibilité de la philosophie au plus grand nombre, en dehors de ses espaces et modes d’expression traditionnels : à l’école primaire, à l’école secondaire, à l’hôpital, en prison, dans les cafés, les universités populaires, les médiathèques, au théâtre, au cinéma, au sein d’entreprises ou d’organisations, etc. Chercheurs, enseignants, praticiens et simples curieux sont tous les bienvenus à participer et partager leurs expériences.

Le programme est comme suit:

Mercredi 14 octobre

9h00-12h00 et 13h30-15h45 | Séminaires
PHILOART (salle XV), PHILOFORMATION (salle 4021), PHILOCITE (salle XVI), PhiloArt (salle XV)

9h00-10h45 | Table ronde
PhiloEcole: présentation du projet PhiloJeunes et table ronde sur « Le lien entre PhiloJeunes et les missions scolaires » animé par Michel Tozzi (Salle Ségur)

16h00 – 17h00 | (plénière) « Philosopher avec Walt Disney et Harry Potter » de Marianne Chaillan et Edwige Chirouter

Jeudi 15 octobre

10H – 15H45 | Séminaires
PhiloArt (salle VI), PhiloPratique (salle VII), PhiloCité (salle VIII), PhiloEcole (salle XI), Manifestations pratiques (Salle des Pas Perdus)

16H – 17 (plénière) Philosopher et méditer avec des enfants Lecture de Frédéric Lenoir Clôture de la 17ème Rencontre (Salle XI)

Vendredi 16 novembre

8h30 – 13h30 | Présentation de la création d’une oeuvre d’art (triptyque) par de jeunes artistes, PhiloJeunes

14h30 – 15h30 | Première représentation de la pièce « Qui a tué Freebird? » de Parminou (pièce sur l’extrémisme violent imaginé par des enfants) dans la salle II
19h00 – 20h00 | Deuxième représentation de la pièce (Salle Miró)

AU PARLEMENT DES ECRIVAINES FRANCOPHONES

La Guyane représentée au Parlement des écrivaines francophones

Elles se sont rendues à Orléans où se tenait du 26 au 28 septembre le Parlement des écrivaines francophones qui a réuni 70 femmes pour sa première édition. Françoise James-Ousénie, Edith Serotte et Catherine Le Pelletier étaient accompagnées de Thisséka Lobelt membre de l’association Promolivres.

Tchisséka Lobelt présidente de Promolivres, Françoise James-Ousénie et Catherine Le Pelletier écrivaines © TL
© TL Tchisséka Lobelt présidente de Promolivres, Françoise James-Ousénie et Catherine Le Pelletier écrivaines
  • Par Catherine Lama
  • Publié le , mis à jour le
C’était l’idée formulée en 2016 par Fawzia Zouari journaliste et écrivaine tunisienne, créer un Parlement des écrivaines francophones, l’occasion de réunir des femmes de 5 continents et de rendre distincte leur voix à travers le monde. Leïla Slimani a présidé cette première session orléanaise.

Solidarité, sororité, convivialité…

Selon Tchisséka Lobelt les participantes guyanaises ont beaucoup apprécié de se retrouver entre femmes de lettres pour parler des problèmes du monde et comme elle le précise :

« C’est aussi pour nous toutes, une ouverture au monde avec 70 écrivaines issues de 23 pays. Solidarité, sororité, convivialité, plus de force. Beaucoup de réflexions ont marqué ces rencontres… »

Il a été prévu des actions comme écrire un livre avec la contribution des écrivaines sur la protection de la terre nourricière au mois de juin. Ou encore marrainer une jeune fille qui aime écrire. Il ne s’agit pas seulement de l’aider mais de l’accompagner tout simplement jusqu’au bac. Il est aussi question d’un salon du livre des femmes à Orléans, une ville qui pourrait devenir une ville refuge pour les écrivaines en danger.

Ainsi que le souligne Catherine Le Pelletier :

« Cette première réunion constituante du Parlement des écrivaines francophones était très importante. il fallait que la Guyane soit présente. C’est un événement positif pour nous toutes. »

La Guyanaise a fait une communication et a parlé, notamment, de la toute première écrivaine de Guyane, Roberte Horth qui a guidé les autres femmes dans le mouvement littéraire guyanais. Elle a aussi évoqué les écrivaines contemporaines.
Cependant Catherine Le Pelletier  attend de ce parlement :

« Une réflexion un peu plus dense sur la littérature aujourd’hui et sur la place de la femme dans la littérature, sur la place des écrivaines et celles de Guyane plus singulièrement parce qu’elles méritent une attention toute particulière. Elles ont commencé à écrire et se faire connaître très tard au début du 20è. Il y a une place à occuper et à reconnaître aujourd’hui. »

ALé VIRé Martinique (témoignage)

L’audacieuse de la semaine
Faire le choix du retour au pays n’est pas toujours chose aisée et pourtant c’est le choix que Régine a fait il y a un mois. On vous laisse découvrir cette femme audacieuse et déterminée à vivre sa vie rêvée!

🔸️Bonjour Régine, qui es-tu ?
Bonjour la #TeamAudacieuse ! Je m’appelle Régine Michalon, j’ai 30 ans et je suis entrepreneure / communicante / blogueuse.

🔸️Cela fait quelques jours que tu es retournée vivre dans ton île, parle nous du déclic qui a amené ton retour en Martinique.

R-  Effectivement, je suis rentrée le 13 août dernier. Cela faisait déjà quelques temps que je songeais à rentrer. Le déclic est venu suite à une combinaison de plusieurs choses : l’envie qui se faisait plus grande, la constatation que les choses étaient en train de bouger avec l’arrivée de certains acteurs en local et aussi la réalisation de certains événements et enfin, le timing dans ma vie perso et pro qui faisait que c’était le bon moment. La décision a été prise en début d’année et 8 mois plus tard, me voilà !

🔸️Quelles émotions t’animent quant à ce retour (des craintes, des a priori, des inquiétudes, que du bonheur !) ?

R- Au début, il y a l’excitation de retrouver les siens, son île, ses racines et, passée l’euphorie il y a quand même une petite part de peur. Cela faisait 9 ans que j’étais partie et malgré quelques allers-retours pour venir en vacances, ma vie en métropole n’était plus la même que celle que j’avais laissée derrière moi. Donc, forcément il y a un peu d’appréhension mais au final l’adaptation se fait très bien. Il faut bien connaitre son île, les gens qui y vivent, le contexte dans lequel on arrive pour pouvoir jauger un peu ce qui nous attend sur place. Et depuis mon retour, je n’ai aucun regret ! Tout martiniquais qui part pour des études ou du travail, se rend compte avec l’éloignement de la chance qu’il a de vivre ici et, quand tu es dans un contexte de retour définitif, tous les jours sont à savourer car ils sont tellement à l’opposé de ce que tu t’étais habitué à vivre. Donc je savoure chaque instant. 🙂

🔸️Quels sont tes projets et perspectives ?
R- J’en ai plein ! 🙂 Autant côté privé que pro. Voici pour l’essentiel : je souhaite avant tout rester active, comme c’était le cas à Lyon, dans le monde de l’entrepreneuriat. J’ai notamment adhéré à MartiniqueTech et rejoins un groupe en tant que membre active. Je souhaite aussi continuer la rédaction web sur des sujets qui me touchent au quotidien. J’ai donc créé le blog www.chillin972.com où je partage mes aventures et mon retour au pays. Je suis en train de planifier la transmission de ma société web car je me consacrerai très bientôt à d’autres projets professionnels. Eh oui, j’ai trouvé un emploi salarié dans mes domaines de prédilection (le web, la communication digitale, l’entrepreneuriat) ! Je démarre lundi 10 septembre et c’est top

🙂
🔸️Que dirais-tu à toutes celles qui hésitent ou qui ont peur à retourner vivre en Martinique ?

R- Je dirais que c’est normal d’avoir peur et d’hésiter. Il faut bien peser le pour et le contre et faire les choses selon ses envies pour ne pas avoir de regret. N’écoutez pas forcément certaines personnes qui sont sur l’île et qui bien souvent peuvent décourager par leurs mises en garde « tu viens faire quoi en Martinique ? Il n’y a pas de travail, il n’y a rien ! » car si tout le monde réfléchit comme ça, la Martinique n’avancera pas. Au contraire, il faut des têtes bien pleines et des martiniquais qui ont envie d’œuvrer pour le bien de l’île.

Merci à Régine d’avoir accepté de répondre à nos questions et de partager son expérience.
N’hésitez pas à liker, à commenter et à partager cet article 💛#TeamAudacieuse
Nous, on se retrouve Vendredi prochain…stay connect 😉

L’image contient peut-être : une personne ou plus, océan, plage, plein air, nature et eau

POURQUOI LES JEUNES QUITTENT LES D.O.M – T.O.M

Pourquoi l’Outre Mer  ne parvient  pas  à  retenir  ses  jeunes ?
Source  SLATE.FR
Élodie Toto -12.10.2018
«Aux Antilles, il est impossible de trouver du travail»: comme nombre d’autres jeunes d’Outre-mer, Annaëlle s’est résignée à prendre un billet d’avion pour le territoire métropolitain.À Saint-Felix, en Guadeloupe, le 13 septembre 2018 | Cedrick Isham Calvados / AFP© Fournis par SLATE À Saint-Felix, en Guadeloupe, le 13 septembre 2018 | Cedrick Isham Calvados / AFP«Je ne trouvais rien.» Annaëlle a 28 ans, et elle est aide-soignante. Après plusieurs tentatives pour trouver du travail dans son département d’origine, la Guadeloupe, elle a décidé de tout plaquer et de venir s’installer dans l’Hexagone.

«J’ai passé mes concours dans le paramédical en Guadeloupe, et à chaque fois que je passais, j’étais sur liste complémentaire. J’en ai eu marre, alors j’ai passé le concours avec le CHU de Pointe-à-Pitre; j’ai eu 19,52 sur 20, et je n’ai pas eu de place. Ça m’a dégoûtée et je suis partie.» Arrivée en Île-de-France, elle a repassé son concours et obtenu dans la foulée un poste d’aide-soignante vacataire.

Avec ou sans aide de l’agence gouvernementale

Elle n’est pas la seule à avoir fait cette démarche. En 2012, l’Insee recensait 49.603 personnes âgées de 15 à 29 ans originaires de Guadeloupe venues s’installer comme elle en métropole –une mobilité qui ne cesse d’augmenter.

Une agence gouvernementale, Ladom (l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité), est même chargée de mettre en place des parcours mobilité pour les étudiantes et étudiants, ainsi que pour les demandeurs et demandeuses d’emploi.

En 2017, 3.315 personnes inscrites à Pôle emploi auraient bénéficié d’une formation en mobilité via cette agence gouvernementale; les secteurs privilégiés sont la santé / le paramédical, le transport / la logistique et le travail social. Seulement, ces formations ne préparent qu’à des diplômes de niveau CAP à Bac +2, ce qui laisse peu d’espoir de trouver un poste hautement qualifié.

À l’instar d’Annaëlle, tout le monde ne passe pas par cette agence: beaucoup de jeunes prennent la décision de partir de Guadeloupe sans accompagnement.

En cause, le taux de chômage important: 22,4% en 2017, contre 9,1% en moyenne en France métropolitaine. Et tout l’Outre-mer est touché: en Martinique, où il est le moins élevé, il s’élève tout de même à 17,8%, et il atteint 25,9% à Mayotte.

En Guadeloupe, 43,3% de la population active de 15 à 29 ans est sans emploi: le phénomène touche particulièrement les jeunes, notamment sans diplôme. Et selon le syndicaliste Élie Domota, la durée de leur chômage est souvent longue –plus d’un an et demi. Largement de quoi perdre en compétences et en qualification, dans un monde du travail en constante évolution.

Face cet obstacle, celles et ceux les plus diplômés quittent l’Outre-mer, laissant sur place les jeunes n’ayant pas d’alternative.

Un président inconscient des réalités du terrain

En visite du 27 au 30 septembre aux Antilles, Emmanuel Macron a déclaré: «Quand il y a des offres d’emploi qui existent, même si ce n’est pas exactement ce que l’on veut peut-être au début, accepter pendant quelques mois, pour se mettre le pied à l’étrier. C’est important parce que sinon, on est dans une société qui demande toujours la solution à l’autre. J’attends de chaque jeune ou moins jeune qu’il prenne ses responsabilités.»

© Fournis par SLATE

Emmanuel Macron à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, le 28 septembre 2018 | Eliot Blondet / Pool / AFP

Forcément, la pilule est mal passée. «Pour moi, c’est du baratin, sans filon. Aux Antilles, il est impossible de trouver du travail», déclare Annaëlle. Même son de cloche chez Patrice: «Je suis bien placé pour en parler, pour l’avoir fait bien avant cette phrase polémique. J’ai dû attendre vingt-quatre ans après ma formation de base pour faire un travail en phase avec mes diplômes.»

Aujourd’hui, ce Martiniquais de 45 ans vit dans l’Hexagone et cherche du travail dans l’accueil administratif. «Cela faisait quatre ans et six mois que j’étais au chômage. Je n’en pouvais plus, c’était un véritable parcours du combattant et un vrai désert d’offre disponible pour mon niveau.» On est bien loin du désormais célèbre «Je traverse la rue, je vous trouve un travail».

Pour Élie Domota, «Macron est venu aux Antilles faire un coup de pub. On a un chômage de masse, et il ne va rien y changer».

Le syndicaliste est connu du grand public depuis les grandes manifestations contre la vie chère et la grève générale de 2009. Il est aujourd’hui secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), le syndicat majoritaire sur les îles, mais aussi directeur adjoint de Pôle emploi dans la commune de Morne-à-l’Eau, à Grande-Terre.

«Faute de travail, analyse-t-il, nos travailleurs qualifiés partent. Et lorsqu’il y a des besoins, les entreprises nous disent: “Nous n’avons pas trouvé les compétences sur place.” Du coup, elles font venir des travailleurs d’ailleurs.» Un comble, quand on connaît le problème du chômage de masse en Outre-mer.

Un manque d’organisation de la formation

Pour appuyer son propos, Élie Domota évoque l’exemple du chantierdu nouveau CHU de Guadeloupe, qui devrait débuter en décembre. Lors de son passage, Emmanuel Macron a promis que l’État investirait 580 millions d’euros dans le projet, susceptible de générer de l’emploi. Élie Domota craint pourtant que la population guadeloupéenne ne profite pas de cette opportunité.

Le 3 octobre, l’UGTG a même adressé un courrier en ce sens au préfet, en espérant obtenir un meilleur accès à la formation. «Le manque d’anticipation sur les questions liées à la formation et au développement de compétences conduit inexorablement à une disqualification des travailleurs et des demandeurs d’emploi de Guadeloupe, singulièrement sur les postes d’encadrements», peut-on y lire.

Élie Domota précise: «Quand on connaît cinq ans à l’avance les besoins en terme d’emploi d’un territoire, on s’organise en terme de formation. Pour nous, ce chantier est une aubaine, on ne peut pas passer à côté.»

Le CHU n’est pas le premier chantier de grande ampleur mené en Guadeloupe. Et pourtant, le taux de chômage ne regresse pas. «Je suis convaincu qu’il y a des gens corrompus qui travaillent en sourdine pour d’autres entreprises, qui attendent que l’on dise que l’on n’a pas trouvé les compétences sur place pour déverser leurs salariés venus d’Italie, de Roumanie, etc.», conjecture Élie Domota.

À titre d’exemple, il cite le chantier de la centrale EDF à Jarry, commencé en 2011 et lui aussi financé par de l’argent public, où «des travailleurs espagnols exploités» seraient venus gonfler les rangs, sous prétexte que «les compétences nécessaires étaient inexistantes en Guadeloupe».

La situation risque selon lui de se répéter. «Cela fait quatre ans que nous demandons aux élus des formations dans le BTP, souligne le syndicaliste. Aujourd’hui, il n’existe presque pas de ces formations via Pole Emploi en Guadeloupe […]. [Le chantier] va commencer en décembre et nous n’aurons le temps de former que des carreleurs ou des peintres, mais pas de chefs de chantiers et autres postes d’encadrements. Ce n’est pas un oubli des pouvoirs publics: à ce stade, c’est volontaire.»

Celles et ceux qui choisissent de rentrer

Depuis la crise de 2008, l’Hexagone ne représente plus un eldorado de l’emploi aux yeux des jeunes d’Outre-mer; de plus en plus de jeunes ayant fait le trajet jusqu’en métropole cherchent désormais à rentrer.

Nombre d’entre elles et eux reviennent avec un diplôme d’études supérieures et un bon CV, mais se heurtent à leur retour au chômage de masse, à la compétition avec leurs semblables, également titulaires d’un diplôme d’études supérieures, mais aussi à la vie chère –en Outre-mer, le niveau général des prix à la consommation était entre 7,1% et 12,5% supérieur à celui de France métropolitaine en 2015.

Pour l’instant, il n’existe pas de statistiques sur ces jeunes décidant d’effectuer le trajet inverse, mais des forums fleurissent sur la toile, tels que «Antillais de retour au pays» ou «Alé Viré, Martinique: terre d’avenirs», où l’on partage son envie ou son expérience du retour, avec l’emploi pour préoccupation principale.

Mais pour la plupart, ces retours concernent les quelque 260.000 personnes parties entre 1963 et 1981 dans le cadre du Bumidom, l’ancêtre de Ladom, pour travailler dans la fonction publique –notamment à La Poste et dans les hôpitaux– et qui reviennent grâce à l’obtention d’une mutation ou une fois l’heure de la retraite arrivée.

ETAT des LIEUX de la BIODIVERSITE en MARTINIQUE

Photo de La terre vue du coeur.
OCT16

Hubert Reeves – La Terre vue du Cœur | Schoelcher (Martinique)

  • clock
    du 16 oct 19:30 au 21 oct 14:00
    Semaine prochaine
  • pin
    Palais des Congrès de Madiana – Schoelcher

Dans le cadre des séances VO de Tropiques Atrium Scène Nationale : Deux séances exceptionnelles du documentaire HUBERT REEVES – LA TERRE VUE DU CŒUR, au Palais des Congrès de Madiana à Schoelcher, en Martinique :
* mardi 16 octobre à 19h30
Avec des intervenants sur les thématiques :
– État des lieux de la biodiversité de notre île
– Pollution des sols et alimentation locale
– Action concrète citoyenne intervention de Lokal Life 972 sur la responsabilité de chacun et présentation du blog recensant les alternatives en Martinique

* dimanche 21 octobre à 14h.

En partenariat avec le collectif CINÉ Ô : KaleidoSphère, Les Jardins partagés de Gaïac, Lokal Life 972 & SEL Martinique – Centre !

* * * *
Autour de Hubert Reeves et Frédéric Lenoir, des scientifiques, auteurs et artistes nous interpellent : la biodiversité est aujourd’hui menacée. Si certains humains sont à l’origine de la crise, d’autres, de plus en plus nombreux, s’y attaquent à bras le corps et créent des solutions.
Ensemble, dans ce film dédié aux générations futures, ils nous rappellent à quel point le vivant sous toutes ses formes est un fascinant et touchant mystère… qu’il ne tient qu’à nous de préserver !

DECOLONISER… les imaginaires et les corps

Déconstruire « l’éroticolonie »

en partenariat avec la Sorbonne Nouvelle

Cycle de rencontres proposé par le laboratoire SeFeA de la Sorbonne Nouvelle

Autour de la création contemporaine afrodiasporique qui travaille à décoloniser les imaginaires et les corps et à redonner aux femmes noires leur place dans l’arc-en-ciel du vivre ensemble.

Responsable scientifique : Sylvie Chalaye

 

AUTOUR DE JAZ

 

jeudi 11 octobre | à l’issue de la représentation

Qu’est-ce que « l’éroticolonie » ?  avec Pénélope Dechaufour et Ludmila Dabo

 

samedi 13 octobre | 17h30

Actrices noires de France, rencontre autour du livre Noire n’est pas mon métier (Le Seuil), avec Aïssa Maïga et Alii

 

mardi 16 octobre | 18 h 30

Sexe, race et colonies avec Pascal Blanchard, Sylvie Chalaye et Alii autour de la sortie du livre paru à la Découverte

 

mardi 16 octobre | à l’issue de la représentation

Corps chantant et corps dansant dans le théâtre de Kwahulé avec Pierre Letessier et Koffi Kwahulé.

 

• jeudi 18 octobre | à l’issue de la représentation

Reconstruire « l’autre » corps, avec Sylvie Chalaye, l’équipe artistique de Jaz, les musiciens du Mister Jazz band et Alexandre Zeff

 

AUTOUR DE DÉSOBÉIR

 

samedi 17 novembre | 17h30

Décoloniser les corps et les représentations

 

AUTOUR DE 100% Pop

 

• samedi 15 décembre | 18h

Afroféminisme, afrofuturisme et résilience, conférence performative d’Anne-Laurence Tjé

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