L’AVENIR N’ATTEND PAS LE NOMBRE DES ANNEES…..

UN PRESIDENT JEUNE
POUR UNE FRANCE NOUVELLE
PROGRESSISTE et PROSPERE !

« POUR L’AVENIR DE VOS ENFANTS, VOTEZ » !
(slogan imprimé par les PTT sur les courriers fin des années 50)

LA GUYANE EN CRISE

Et voilà ! rien de plus inattendu que la Guyane s’invitant dans la campagne électorale présidentielle ! Il y aurait donc ainsi des sujets politiques et sociaux dignes d’intérêt pour les citoyens que nous sommes tous en République !
Ce qui ne veut pas dire que le feuilleton des  » affaires » concernant la famille FILLON ou Marine LE PEN n’intéressait pas le citoyen lambda, de par le caractère frauduleux , actif ou passif ( la présemption d’innocence étant de rigueur), car tout de même,  vouloir rémunérer son épouse au frais du contribuable alors que beaucoup de femmes au foyer seraient en droit d’exiger une telle rémunération apparaît davantage comme un acte révolutionnaire , que de vouloir faire croire que toute épouse d’élu pourrait occuper les fonctions d’Attachée Parlementaire sans en  donner  la preuve, d’autant rajoutons le, qu’il n’existe pas de conditions de recrutement à ce titre et que l’élu dispose comme bon lui semble de l’enveloppe qui lui est remise à cet effet. Sauf que tout de même, les fonctions doivent être réelles et non fictives . Reste à le démontrer devant le Tribunal ….
Sans vouloir m’étendre sur cette élection qui pour bon nombre d’entre nous revêt un caractère particulier voir inédit, les  sondages ont  révélé leurs  failles après le  Brexit,  l’élection de Donald TRUMP  aux  usa  et  les  primaires  à Gauche comme  à  Droite en France, si  bien  que le  meilleur  sondage  serait   …  de  s’attendre  à  tout   et   n’importe quoi !

D’ailleurs

-un Président sortant non candidat
un candidat et même 2 mis en examen par la Justice , refusant de s’y soumettre ou remettant ainsi en cause l’indépendance et l’autorité de la Justice , avant de devoir à leur tour, en cas d’élection, être le garant des institutions républicaines
un candidat certes du sérail gouvernemental mais sans titre électif, et qui serait le plus jeune Président n’ayant pas atteint ses 40 ans , s’il devait être élu , mais qui regroupe autour de lui des élus de renom aussi bien de Droite que de Gauche, …. et qui propose un service militaire d’une durée de 1 mois…..!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! c’est sérieux ça ????????

Mais revenons à la Guyane qui n’avait pas prévu j’en suis certain de s’inviter … et se faire entendre plus que jamais!

Plus d’une semaine que les 500 frères se sont cagoulés en noir refusant de dialoguer avec une une mission de sous hauts fonctionnaires dépêchée sur les lieux, après qu’ils aient refusé auparavant une invitation de la Ministre …… ? ….. de venir discuter à Paris !!!
Grèves totales, manifestations de grande ampleur dans les rues de Cayenne et St Laurent du Maroni pour dénoncer l’insécurité, le retard qu’enregistre la Collectivité (depuis 2015) dans les domaines de la Santé, de l’Education et du développement tout simplement .

Ce sera donc le baptême du feu pour le nouveau Ministre de l’Intérieur (chargé des Collectivités) après la démission récente de Bruno le ROUX ( pour avoir procuré des emploi fictifs lui aussi  à ses filles mineures) mais aussi pour la Ministre de l’Outre Mer . Si dans un premier temps le dialogue n’a pu se faire c’est surtout parce que les acteurs avaient de part et d’autre une stratégie propre à des objectifs non encore dévoilées. D’où les « excuses » qu’a dû présenter la Ministre avant d’entrer dans le vif des sujets et pour un dialogue… constructif !

VOUS AVEZ DIT …. DIALOGUE CONSTRUCTIF ?
Il semblerait que les syndicats et Associations se soient regroupés pour être à l’origine pourrait on dire  » populaire » de ce mouvement de contestation et de revendications….

Mais où sont les élus ? Certainement qu’ils devront prendre le relais de ces discussions, et les projets évalués à plus de 1 milliard ne sont pas matière à faire taire la population, mais au moment où le gouvernement expédie les affaires courantes, ce n’est pas rassurant quand on ignore qui des 11 candidats à la présidence, devra(?) en assurer la réalisation et les orientations annoncées, sauf avis contraires ……. !
Nul doute que les Guyanais seront inspirés des précédents qui de la Martinique  ou   de  la   Guadeloupe,  mais ils sauront   désormais  que   le   temps   peut   parfois   être   long   entre   les  décisions  annoncées  et   les   réalisation  attendues  ….!

Le déplacement  des Ministres de  l’Intérieur et  des  Outre Mer qui  après 72 heures  dialogue et  de  discussions  se sera conclu par  une  enveloppe de plus  d’1 milliard  d’euros,  n’a pourtant  pas  calmé les  exigences évaluées  à 2,5 milliards  …  de plus ! Et la Ministre  des O M, d’ailleurs   originaire  de la  Réunion et  qui semble  avoir pris  le  pouls  véritable  de  la  situation,  a  été  ovationnée  avec ferveur,  après  les  « excuses » qu’elle jugea  bon  de présenter,  comme  pour manifester  à  son  tour sa  solidarité.

La marche  sur  Kourou  où  un  groupe  de  militants a  été  reçu  par  les  responsables  du  centre  spatial  aurait    s’est   terminée   par  un  seatting  qui  a  pu  alerter ces  mêmes  responsables   sur les conséquences  de  cette  initiative. Mais  cette   frayeur   n’aura  pas  duré , preuve  que  les  Guyanais mesurent  avec  sagesse  leurs actions et dans  le  souci   d’éviter des  affrontements involontaires.

Toujours est-il  qu’après  les échauffourées  du  week-end   du 8/9 avril,   où un  Commissaire de police métropolitain a  été  blessé,  une  délégation  des  500  lui  a  rendu  visite  à  l’hôpital toujours  dans  un  souci d’apaisement de   bon  aloi.

Mais  la  grève  se  durcit ce Lundi ,  et   on  a même  vu   un  véhicule  de  gendarmerie  faire  demi-tour sous l’instigation  d’un  piquet  de grêve.. tandis   que  la grogne des  commerçants   commence à poindre .   L’invitation  à Paris des  élus par le  Président   de  la  République s’étant  d’autre part soldée  par  une  fin  de  non-recevoir.

Décidés à  ne  rien lâcher les Guyanais après 3 semaines de  grève  générale  ?

Après un week-end  de Pâques où il  a  fallu  lâcher  du  lest   pour fêter  dignement  et  comme   à   l’habitude, un accord  est   intervenu et  signé  le 2 avril, et  dans  les  termes des  revendications fixées   à plus  de  2 milliards,  en  plus  du milliard  et  demi  obtenu  précédemment . Mais  alors que certaines  entreprises  telles  que l’hôpital  de Cayenne   et   EDF maintiennent  leur  mot  d’ordre, et  qu’un  Comité  de   suivi   est  mis  en  place, il  convient   de  réaliser  que  la  transition  qui   s’opérera  après  le  7 Mai  ne  garantie   pas une conduite raisonnée  des  projets  de développement   auxquels   aspire  la  Guyane.

A suivre …..

LE PREMIER GENOCIDE IGNORE DU XXe SIECLE

HERERO ET  NAMA dans  le  Sud-Ouest africain allemand (1904-1908)

par   Pascal Blanchard

 

Le Mémorial de la Shoah, qui avait déjà traité des génocides arménien et Tutsi, présente, jusqu’au 12 mars 2017, une exposition sur le génocide Herero et Nama, intitulé Le premier génocide du XXe siècle. Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand (1904-1908). L’occasion pour Pascal Blanchard, historien et chercheur au Laboratoire communication et politique du CNRS (Irisso) à l’université Paris-Dauphine, de revenir sur un épisode tragique et méconnu de la colonisation allemande, un épisode dont la reconnaissance est au centre d’un enjeu mémoriel fondamental.

En l’espace de quatre ans, entre 1904 et 1908, près de 50 % du peuple Nama (environ dix mille individus) et 80 % du peuple Herero (environ soixante-cinq mille individus), deux populations vivant dans le Sud-Ouest africain allemand (l’actuelle Namibie), sont exterminés par le Reich allemand. Depuis 1884, date de prise de possession du territoire par l’administration coloniale allemande (suite à une série d’accords passés avec les autres puissances européennes et l’Empire ottoman), le Reich y impose ses règles en employant la manière forte, multipliant les violences physiques, les meurtres et les exactions sexuelles.
En 1904, en réaction à une telle brutalité, une révolte éclate chez les Herero. Le Reich allemand la réprime avec violence et le général Lothar von Trotha émet un ordre d’extermination, le 2 octobre 1904, condamnant ainsi hommes, femmes et enfants : « C’était, et c’est aujourd’hui encore, ma politique que d’appliquer cette force par la terreur absolue, voire la cruauté. Je détruirai les tribus rebelles en versant des torrents de sang et d’argent. C’est uniquement après un tel nettoyage que quelque chose de nouveau pourra apparaître et perdurer. » Les Nama prennent, à la suite des Herero, les armes contre les Allemands et subissent le même sort que les Herero.


Les prisonniers Herero sont alors internés dans des camps de concentration (tout comme les Nama, après qu’ils aient déposés les armes). Ils sont utilisés comme travailleurs forcés et leurs terres sont confisquées. Les conditions de vie y sont terribles, entre malnutrition et violences physiques, et ils seront des milliers à y perdre la vie. Autre aspect ̶ particulièrement morbide ̶ du génocide qui s’est perpétré sur le territoire : la collecte de crânes humains à destination de la recherche anthropologique allemande et, notamment, des chercheurs de l’Institut pathologique de Berlin, qui ont travaillé à prouver la différence hiérarchique entre Européens et Africains.
La guerre s’achève officiellement en mars 1907, mais les camps ne seront pas fermés avant le début de l’année 1908. Quelques années plus tard, en 1915, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les forces sud-africaines envahissent le territoire et, en octobre, le Sud-Ouest africain allemand passe sous mandat britannique.
Si les exactions commises par des officiers allemands doivent être considérées aujourd’hui dans le contexte global de la colonisation exercée par les puissances occidentales et que le système des camps de concentration n’est pas une invention allemande (le terme a d’ailleurs été employé pour la première fois lors de la guerre des Boers en 1899 en Afrique du Sud), ce qui distingue particulièrement cet épisode de la colonisation, c’est l’ordre explicite d’extermination qui a été donné.
C’est en cela que l’expression « premier génocide du XXe siècle » est fondamentale ; une reconnaissance qui a été le fruit d’un long processus, à la fois historique et politique. Un premier principe mémoriel voit le jour dans les années 20, lorsque Herero et Nama commencent à commémorer leurs héros de la « résistance » face au colon allemand. Mais il faut attendre 1985, pour qu’un principe de reconnaissance internationale advienne, lorsque la Commission des droits de l’homme des Nations Unies approuve un rapport dans lequel est mentionné « the German massacre of Herero in 1904 ». En 1990, la Namibie devient indépendante et, avec l’ouverture des archives, c’est une véritable problématique mémorielle qui s’affirme, dans le cadre d’un processus de réconciliation national. Quelques années plus tard, en 1998, Roman Herzog, le président allemand, est interpellé sur la question de la reconnaissance du génocide, alors qu’il est en visite en Namibie.
En 2001, des Herero déposent une plainte contre le gouvernement allemand. La plainte est rejetée mais, demi-victoire, des « excuses partielles » sont présentées. Cent ans après le début du génocide, en 2004, c’est l’importante question d’une possible compensation financière qui surgit, cette fois-ci dans la presse allemande. La même année, fait majeur, le ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, Heidemarie Wieczorek-Zeul, participe à une commémoration du « massacre » des Herero en présence de soldats allemands. Il y présente le « pardon » de l’Allemagne et accepte, au nom du pays, la « responsabilité morale et historique et la culpabilité des Allemands à cette époque ». Si la question de l’indemnisation financière est alors passée sous silence, le gouvernement allemand déclare vouloir attribuer à la Namibie une aide au développement d’un montant de 11,5 millions d’euros. En 2011, une nouvelle étape fondamentale est franchie ; vingt crânes de Herero et de Nama sont restitués à la Namibie, qui en a fait la demande auprès du musée historique médical de la Charité de Berlin.
Enfin, dernière étape de ce processus de reconnaissance institutionnelle d’un crime contre l’humanité dans un territoire colonial, le 10 juillet 2015, Frank-Walter Steinmeier, le ministre des Affaires étrangères admet publiquement les notions de crime de guerre et de génocide et, en juillet 2016, il est annoncé que des « excuses officielles » vont être présentées par le gouvernement allemand. L’histoire n’est pas finie ; il reste la question de la compensation financière… Une problématique soulevée, en début d’année, par le dépôt d’un recours collectif devant un tribunal de New York contre l’Allemagne, un recours « au nom de tous les Herero et Nama dans le monde, à la recherche de réparations et de compensations pour le génocide ». C’est donc dans ce contexte, toujours éminemment sensible, que se déroule l’exposition présentée par le Mémorial de la Shoah à Paris, au moment même où le Deutsches Historisches Museum propose, jusqu’au 14 mai 2017, une exposition intitulée German Colonialism. Fragments Past and Present. Au moment, enfin, où en France, les déclarations d’Emmanuel Macron sur la notion de crime contre l’humanité associée à la question coloniale déclenche moult débats et polémiques.

GROUPE DE RECHERCHE ACHAC
Colonisation, immigration, post-colonialisme

33 Boulevard des Batignolles
75008 Paris – FRANCE
Tél : 01 43 18 38 85

LOI EGALITE ..suite et adoption

Adoption définitive au Parlement de la loi Égalité réelle Outre-mer
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Le bras de fer entre François Fillon et Les Républicains en quatre actes

© Fournis par AFP L’Assemblée nationale le 27 novembre 2012
Le Parlement a définitivement adopté mardi la loi Égalité réelle Outre-mer, le Sénat ayant voté à l’unanimité, après l’Assemblée, ce texte destiné à combler les inégalités entre l’Hexagone et les territoires ultramarins.
Sénateurs et députés s’étaient mis auparavant d’accord pour insérer dans le projet de loi qui avait fait l’objet d’une commission mixte paritaire une disposition destinée à favoriser l’indemnisation des victimes d’essais nucléaires en Polynésie.
Cette loi « traduit un véritable changement de vision des Outre-mer », s’est félicitée la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts.
« Pour la première fois », a-t-elle dit, « la diversité des territoires ultramarins est reconnue par les politiques publiques: chaque territoire aura ainsi la liberté, en lien avec l’État, de choisir son modèle de développement social, économique et culturel, en valorisant ses atouts, son identité et ses spécificités ».
Elle a aussi souligné que la coopération régionale et l’intégration des territoires dans leur environnement étaient « renforcées ».
La commission mixte paritaire avait adopté plusieurs dispositions introduites à l’initiative du Sénat, comme l’extension à Mayotte de la déduction forfaitaire pour les particuliers employeurs, ou l’utilisation des baux emphytéotiques dans les territoires ultramarins.
En présence du président de l’Assemblée de la Polynésie française, Marcel Tuihani, Mme Bareigts a aussi estimé que « la loi marque une étape historique dans la reconnaissance des victimes des essais nucléaires en Polynésie ».
Malgré la loi Morin de 2010 sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires réalisés entre 1960 et 1996, et malgré diverses modifications apportées en 2013, quantité de dossiers ont été rejetés, notamment au motif que le risque d’un lien entre la maladie et les impacts des essais serait inférieur à 1%, « risque négligeable ». Le texte supprime cette notion de « risque négligeable ».
Une commission sera chargée, un an après la promulgation de la loi, de veiller à ce que l’indemnisation soit réservée aux personnes dont la maladie est causée par les essais.
L’ambition du texte est « avant tout de réduire les inégalités qui subsistent entre l’outre-mer et l’Hexagone, mais aussi de prendre en compte les atouts, les ressources et les potentialités des territoires ultramarins », a estimé le rapporteur Mathieu Darnaud (LR). « La différenciation territoriale ne crée pas de différences, elle s’appuie sur les richesses de chaque territoire », a-t-il dit.
Gélita Hoarau (Communiste, républicain et citoyen, La Réunion), s’est demandé « comment un texte arrivé en fin de mandature pourrait-il effacer les inégalités enregistrées depuis 1946? » Elle a aussi regretté que ne soit pas pris « en compte certains aspects comme la transition énergétique ou la démographie », et que le financement des mesures sociales « n’est pas précisé

L’EGALITE REELLE en marche…

Première lecture au Sénat (17, 18 et 19 janvier 2017)

 

Mardi 17 janvier 2017, les sénateurs ont procédé à la discussion générale.

À l’issue de celle-ci, ils ont entamé l’examen des articles du texte et ont, notamment :

  • demandé au Gouvernement d’étudier la création d’un observatoire régional du suicide en Guyane, faisant suite au constat dressé dans le rapport établi par Aline ARCHIMBAUD et Marie-Anne CHAPDELAINE en 2015 (amt 85 – art add après art 10 quater) ;
  • supprimé l’art 10 undecies A – introduit à l’initiative de la commission des affaires sociales – qui visait à prévoir une convergence progressive, sur dix ans, du taux de la cotisation de sécurité sociale sur les boissons alcooliques entre les outre-mer et la métropole (amts 167 rect et 201 rect – art 10 undecies A), tout en prévoyant une évaluation du lien entre le prix des boissons alcooliques et la consommation d’alcool (amts de rétablissement 78 et 200 rect – art 10 decies) ;
  • adopté des dispositions facilitant le déploiement de la téléphonie mobile dans les départements d’outre-mer (amts 3 rect et 100 rect – art add après art 11 A) ;
  • rétabli l’article 13 A – supprimé en commission – qui prévoit qu’une sensibilisation des élèves sur les questions nutritionnelles, notamment sur les liens entre une alimentation trop riche en sucre et la survenance éventuelle du diabète, soit organisée à l’école dans les départements d’Outre-mer ainsi qu’à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. En effet, les territoires d’outre-mer sont concernées par une prévalence très importante du surpoids et l’obésité chez leurs habitants, et notamment chez les jeunes, et des maladies qui y sont associées comme le diabète, l’hypertension artérielle ou encore les maladies cardiovasculaires (amts 79 et 102 du Gvt – art. 13 A) ;
  • rétabli l’interdiction – supprimée en commission – de toute discrimination en raison de la domiciliation bancaire (amt 88 rect du Gvt – art 17) ;
  • réintroduit – en le précisant et l’encadrant – le dispositif prévoyant l’introduction, à titre expérimental, d’un « Small Business Act ultramarin  » donnant la faculté aux pouvoirs adjudicateurs, aux entités adjudicatrices et aux acheteurs publics, de réserver jusqu’à un tiers de leurs marchés aux petites et moyennes entreprises locales (amts 24 et 101 – art 19) ;
  • réintroduit la consécration de journées de commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, le 10 mai, et d’hommage aux victimes de l’esclavage colonial, le 23 mai (amt 18 rect et 157 rect  – art 20 A) ;
  • renforcé le contrôle de la détention et de la circulation d’armes à feu en Guyane (amt 133 rect bis – art add après art 24 bis) ;
  • rétabli l’article 29 bis qui renforce les moyens des officiers de police judiciaire dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane (amt 111 du Gvt et ss-amt 233 de la commission – art 29 bis) ;
  • modifié le régime d’indemnisation des essais nucléaires dans un sens favorable aux demandeurs (amt 239 du Gvt – art add après art 34 sexies) ;
  • mis fin à une disparité dans le traitement fiscal des opérations dites de sortie de défiscalisation (amts 10 rect bis, 72 rect et 184 rect – art add après art 40) ;
  • étendu aux vols au départ de Saint-Barthélemy et Saint-Martin l’exemption de taxe de solidarité sur les billets d’avion (amts 21 rect quater, 108 rect ter et 175 rect ter – art add après art 46).

 

Jeudi 19 janvier, le Sénat a adopté, à l’unanimité, le projet de loi de programmation relatif à l’égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique.

NB. Après une intervention  du    DESPLAT (Guadeloupe) l’article  20  spécifiant la  date  du  23 Mai comme  date  de  Commémoration  des  Victimes  de  l’Esclavage ,  différente  du 10 Mai (Commémoration  de  la  Loi  d’Abolition  de l’Esclavage) avait été  dans  un  premier  temps  retiré du projet  de  loi .  Restriction    qui avait suscité la  colère   du  Président  du  CM98  Serge  ROMANA   engageant de ce  fait  une  grève  de la  faim  dans  le  square   face  au  Sénat. Ainsi  que   l’on  peut   s’en  rendre   compte,   la  loi   a été  « réintroduite » pour  être  votée dans  son  ensemble à  l’unanimité (en  première lecture).

Il  est  à   noter  également l’aboutissement  et dans  une  perspective  de pratique éducative de  la  lutte  engagée  par  Victorin  LUREL contre  l’abus  de  sucre  dans l’alimentation  et  les  produits  manufacturés  en  provenance  de l’Hexagone  dont  le  taux  (de  sucre)  était   anormalement   élevé. Quand  on  sait le  nombre  élevé  de  diabétiques  aux  Antilles  Guyane,  on ne  peut   que  se  féliciter  de  la  vigilance que  se  doivent  d’exercer  nos  élus sur  des  sujets  pointus.

 

 

 

 

TOUT ce que vous avez toujours voulu savoir sur le créole …

Ce lundi s’est achevée la 8ème édition du mois du créole. Afin que vous puissiez garder en tête quelques éléments essentiels liés au créole, nous avons listé pour vous quelques informations précieuses qui vous seront sans doute utiles par la suite. Certaines sont d’ailleurs assez surprenantes…

Il existerait 127 créoles dans le monde

Lors d’un recensement effectué en 1977, Ian Hancock, docteur en linguistique à l’Université du Texas, dénombrerait 127 créoles différents dans le monde, dont les suivants :

35 à base d’anglais
15 à base de français
14 à base de portugais
7 à base d’espagnol
5 à base de néerlandais
3 à base d’italien
6 à base d’allemand
1 à base de slave
6 à base amérindienne
21 à base africaine
10 à base non indo-européenne (asiatique)

Le créole est un phénomène linguistique d’importance considérable

Un créole se forme au contact des langues pour en former une nouvelle. Tout créole est essentiellement le résultat du mixage de langues différentes. Il existe des créoles à base française, anglaise, portugaise, néerlandaise et espagnole (plus rare).

Les Antilles, bassin des créolophones

La population créolophone la plus importante se trouve aux Antilles ainsi qu’en Guyane française et Guyana. On parle donc le créole à : Anguilla, Antigua, les Antilles néerlandaises (Aruba, Bonaire et Curaçao), les Bahamas, la Barbade, le Belize, la Grenade, la Jamaïque, Haïti, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélemy, la Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès (Kitts-et-Nevis), Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Trinité-et-Tobago, le Surinam, la Guyana et la Guyane française.

L’Afrique a aussi ses créolophones

Un second groupe de créolophones est situé en Afrique : les îles du Cap-Vert, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, les îles Saõ Tomé-et-Principe, mais aussi au Cameroun, en République centrafricaine, puis dans l’océan Indien soit aux Comores, aux Seychelles, à l’île Maurice (et l’île Rodrigues) et à l’île de La Réunion.

Saviez-vous que le créole se parlait en Asie du Sud-Est et en Océanie ?

Et oui ! On parle également le créole aux Philippines, à Singapour, en Papouasie- Nouvelle-Guinée, au Vanuatu et en Nouvelle-Calédonie (le tayo de Saint-Louis). Dans un grand nombre de cas, les créolophones correspondent à de petites communautés de quelques milliers de personnes chacune, parfois de quelques centaines.

10 000 000

On compte environ dix millions de locuteurs des créoles français. C’est le groupe numérique le plus important des créolophones dans le monde entier. On les retrouve aux Antilles, en Guyane et dans l’Océan Indien. En chiffres, ça donne ça : Haïti (sept millions de locuteurs), l’île Maurice (un million), LaRéunion (600 000), la Guadeloupe (425 000), la Martinique (380 000), Saint-Barthélemy (1 000), Sainte-Lucie (112 000), la Dominique (57 000).

Le créole anglais

Les créoles anglais sont relativement plus nombreux que les créoles français, mais ils sont parlés par moins de locuteurs (cinq millions): on les trouve principalement aux Antilles, au Guyana, Surinam, en Afrique et dans le Pacifique.

Créoles portugais, espagnols et néerlandais

Les créoles portugais sont parlés dans les anciennes colonies portugaises (Brésil, Cap-Vert et Guinée-Bissau), mais aussi dans les Antilles néerlandaises. Le créole le plus connu est le papiamento parlé dans les anciennes Antilles néerlandaises par quelques 319 000 locuteurs. Les créoles à base d’espagnol ne sont guère nombreux et les créoles à base de néerlandais sont pratiquement tous éteints.

 

 

Et le créole devint réalité dans l’Hexagone …(le point en 2011)

Le créole, qui s’enseignait exclusivement en Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion, devient désormais une réalité hexagonale.

 

Dès la session 2007, Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer avait mis en place avec le ministre de l’Education nationaleune épreuve obligatoire de créole LV2 et LV3  au baccalauréat général et technologique dans l’Hexagone.

À la rentrée scolaire 2008,  la délégation interministérielle, mettant en œuvre un engagement présidentiel, a obtenu l’enseignement de créole facultatif dans 2 lycées d’Ile-de-France (Paul Eluard de Saint-Denis et Léon Blum à Créteil). Deux vacataires dont les noms avaient été proposés par Patrick Karam ont été nommés sur ces postes.

En 2008 l’enseignement a été dispensé en classe de seconde. En 2009 il a été étendu aux classes de 1ère, puis en 2010 aux classes de Terminale.

À la rentrée 2010, on compte 14 élèves au lycée Paul Eluard sur les 3 niveaux et au lycée Léon Blum on dénombre 19 élèves sur les 3 niveaux, dont 10 en terminale.

Dès la session du baccalauréat 2011, les élèves de ces 2 lycées qui sont en Terminale pourront passer le créole en épreuve facultative, ce qui signifie que leur note ne sera prise en compte que si elle est supérieure à la moyenne, contrairement à l’épreuve obligatoire qui constituait jusque là un frein à l’inscription des élèves.

Une extension dans toute l’île de France

Cette mesure voulue par le délégué interministériel et le ministre de l’Education nationale sera étendue dans un premier temps à tous les candidats en Ile-de-France, y compris ceux qui n’auraient pas suivi l’enseignement scolaire.

En 2010, on comptait

958 candidats en épreuve facultative au baccalauréat (311 en Martinique, 445 en Guadeloupe, 104 en Guyane, et 98 à la Réunion, 0 dans l’hexagone)

et 332 candidats en épreuve obligatoire (12 en Martinique, 258 en Guadeloupe, 0 en Guyane, 1 à la Réunion et 61 dans l’Hexagone (29 en créole martiniquais, 25 en créole guadeloupéen, 2 en créole guyanais, 5 en créole  réunionnais).

L’introduction des épreuves facultatives en Ile-de-France permettra de multiplier les candidats.

Le délégué interministériel se félicite de ces avancées.

Afin de pérenniser ces acquis, il va proposer au  ministre de l’Education nationale de nommer désormais un titulaire en lieu et place des actuels vacataires et la généralisation des épreuves facultatives à l’ensemble de l’Hexagone.

Le délégué demande aussi aux associations de prendre leur part en sensibilisant les ultramarins afin que des demandes d’enseignement en créole émanant d’élèves et de parents puissent permettre de développer le dispositif.

 

Publié par bondamanjak

 

Commentaire de  Pierre VERGES : et dire qu’ici, à La Réunion, il se trouve encore des concitoyens qui ne veulent pas entendre parler de cette consécration nécessaire de notre langue.

Au motif futile qu’il suffit de le vivre, de le parler, et que point n’est besoin de l’enseigner…

VENT DE CONTESTATION A L’UNIVERSITE de LA REUNION

Esclavage, insultes et poésie à l’université de La Réunion
La nomination d’une enseignante métropolitaine pour un cours sur l’histoire de l’esclavage suscite un tollé et vire à la querelle identitaire.

Par

Modifié le 15/10/2016 à 13:15 – Publié le 15/10/2016 à 09:43 | Le Point.fr
Le volcan de La Fournaise en éruption, en septembre 2016. Image d'illustration. 
Le volcan de La Fournaise en éruption, en septembre 2016. Image d’illustration.  © CITIZENSIDE/Gaëtan HOARAU

 

UNE AFFAIRE D’IRRÉGULARITÉS ET NON DE LOCALISME SELON  LE  CREFOM .

Alerté par le contenu de l’article du site lepoint.fr du 15 octobre courant, le CREFOM (Conseil Représentatif des Français de l’Outre-Mer) qui s’est trouvé impliqué dès le début dans la procédure de recrutement émaillée d’irrégularités sur le poste d’histoire à l’université de La Réunion, estime de son devoir, dans un souci d’équité, d’apporter quelques précisions aux lecteurs.

Il faut en effet savoir que c’est Patrick KARAM alors président du CREFOM qui, informé des vices de procédures ayant entaché le déroulement du concours qui a abouti à la proposition de nomination de Madame Virginie CHAILLOU, en a aussitôt alerté les autorités gouvernementales et exigé son annulation pure et simple.

L’absence de réaction à sa demande devait aboutir à la saisine du tribunal administratif dans une démarche commune avec les historiens de l’université de La Réunion et un candidat lésé.

Les juges, sur la base des irrégularités constatées, se sont alors prononcés pour la suspension de la décision du conseil d’administration de l’université de La Réunion qui s’était déclaré favorable au recrutement de Madame CHAILLOU.

Cette décision de justice est la seule réalité objective pour l’instant et donne raison aux plaignants d’avoir dénoncé les manœuvres qui ont eu pour effet de désavantager un candidat local.

Il devient dès lors impossible d’étayer sur des faits avérés une quelconque manipulation confinant au localisme sinon à vouloir faire pression sur les juges et tromper l’opinion dans le but non avoué d’imposer la candidature de Madame CHAILLOU contre vents et marées.

Cette dernière qui s’érige par ailleurs en victime, et qui n’est pas partie au procès, montre en réalité que la vraie victime n’est pas celle qui se prétend l’être.

Tout plaide en effet aujourd’hui pour désigner le candidat réunionnais comme la réelle victime de la manipulation qui a tenu lieu de concours de recrutement à l’université de La Réunion.

Devant une telle affaire qui est loin d’honorer l’image que l’opinion se fait de la communauté universitaire censée représenter l’élite de la nation, le CREFOM tient à rappeler que son action s’inscrit dans le strict respect de la loi républicaine et qu’il ne se laissera pas entrainer sur le terrain de la « querelle identitaire » dont fait état l’article en question.

L’égalité réelle qui est au cœur de notre engagement nous impose en effet de nous référer au cadre légal garant de l’ordre moral et de la justice au sein de la république. Spéculer que les juges auraient statué sur la base d’une appréciation d’ordre identitaire et non sur des faits réprimés par la loi, dans leur décision, révèle à tout le moins le peu de respect que les thuriféraires de la postulante de Nantes accordent aux dépositaires du droit.

Cette mise au point étant, le CREFOM n’entend pas poursuivre sur la voie des joutes épistolaires qui loin de servir la vérité ternissent un peu plus l’honorabilité dont se parent les grands scientifiques à l’origine d’une affaire à faire rougir de honte le citoyen lambda.

La loi, l’esprit de la loi et la sagesse imposent le silence et le respect de la justice afin de permettre au tribunal administratif de procéder à l’examen au fond des faits soumis à son appréciation dans la sérénité. Nous nous y conformerons car rien n’apparaît plus néfaste à la restauration du lien social, ferment du vivre ensemble au pays des droits de l’homme que de vouloir cliver une population aspirant au meilleur, sachant par ailleurs que les sujets de discorde n’auront jamais d’incidence sur l’impartialité, l’objectivité et la probité des juges.

Au nom de l’exemplarité, nous ne saurions conclure sans réaffirmer ici une position inébranlable « à compétence égale, le CREFOM soutiendra toujours la demande d’un ultra marin dès lors qu’il souhaiterait intégrer un poste à responsabilités.

Il en va de la nécessité d’ériger des modèles d’identifications positifs pour les générations en devenir. Il est aussi urgent d’accompagner la re–construction du soi et l’acceptation par nous-même et les autres de notre capacité à enrichir le monde de l’excellence, de notre créativité et de nos talents, jadis fragmentés, écrasés, niés ».

Avec le poète A. Césaire, nous disons :
« … Un pas,
Un autre pas,
Encore un autre pas
Et tenir chaque pas gagné,
C’est d’une remontée extraordinaire dont je parle… »

Aussi c’est en toute confiance vis-à-vis de la loi que nous accompagnerons et saurons imposer le respect du retour en dignité des Ultra-marins.

Jean Michel Martial
Président du CREFOM

Source  97land.com

LA LETTRE AUX MARTINIQUAIS signée Alain JUPPE, candidat « les Républicains »

 


JUPPE

En tête des sondages pour la primaire de la droite et du centre, grand favori de la présidentielle, Alain Juppé a franchi sans encombres le premier débat des primaires qui se tenait le 13 octobre à Paris. Un débat après lequel il reste en tête de tous les sondages. dans le cadre de sa campagne, le candidat a tenu à s’adresser aux citoyens de Martinique. 

« Paris, le 03 octobre 2016 Mes chers compatriotes et amis de Martinique,

Mon projet pour la France, c’est aussi mon projet pour les outre-mer. Tout au long de ces deux années, je suis allé à la rencontre de tous les Français. J’ai voulu me rendre dans nos territoires des trois Océans. A la suite de tous ces moments d’échange et de partage, j’ai réuni dans ces cahiers de l’outre-mer, les axes essentiels de l’ambition et la vision que je porterai si vous me désignez à la primaire de la droite et du centre.

Lors de mon déplacement en Martinique en avril dernier, vous m’avez fait part de plusieurs défis auxquels est confronté votre territoire qui méritent un engagement fort de l’Etat au côtés des acteurs locaux, élus, responsables économiques et associatifs pour permettre un nouvel élan.

Mais vous m’avez aussi fait partager votre conviction que la Martinique est porteuse de multiples atouts: tissu entrepreneurial dynamique et innovant, biodiversité exceptionnelle, patrimoine naturel, culturel, gastronomique au service d’un tourisme synonyme d’emploi et de richesse, niveau élevé des services et équipements publics, appareil de formation diversifié et enfin une identité riche ancrée dans une triple réalité caribéenne, française et européenne !

Je veillerai d’abord à consolider le nouvel équilibre dans les institutions locales créé par la mise en place au 1er janvier 2016 de la collectivité territoriale de Martinique : le prochain quinquennat doit être celui de l’accompagnement de la CTM, si elle le souhaite, par les services de l’Etat dans le cadre fixé par les lois actuelles, dans un esprit de loyauté et de transparence dans le respect de l’identité de la Martinique.

C’est ce même esprit qui guidera la position de l’Etat au regard de la participation de la Martinique aux organisations régionales de la zone caribéenne et de l’accueil de représentants de la CTM dans les représentations diplomatiques françaises à l’étranger comme la loi le permet désormais.

Je souhaite aussi que l’Etat assume pleinement ses responsabilités dans le domaine de la sécurité des Martiniquais, en liaison étroite avec les élus et les associations qui œuvrent dans le domaine de la prévention et de l’accompagnement. Le niveau des violences contre les personnes ne saurait être accepté comme une forme de fatalité contre laquelle rien ne serait possible ! Je ne me résous pas à cette situation. C’est pourquoi je veillerai à ce que les services chargés de la lutte contre la délinquance et la criminalité ainsi que les services relevant de la Justice bénéficient des moyens humains et matériels adaptés aux enjeux.

Le développement économique et de l’emploi sera une autre de mes priorités, en lien avec la collectivité territoriale de Martinique qui dispose de nombreux moyens dans ces domaines. Une attention particulière sera portée aux questions touchant au tourisme et à la plaisance, au développement de filières agricoles mieux organisées et intégrées permettant de conforter les filières de diversification aux côtés des filières traditionnelles de la banane et de la canne, au développement d’activités liées à la « silver economy » pour accompagner le vieillissement de la population martiniquaise désormais engagé. Je souhaite aussi encourager le développement de filières à haute valeur technologique autour des énergies renouvelables et des technologies de l’information.

J’encouragerai la création de nouveaux clusters et grappes d’entreprises, outils adaptés au tissu des entreprises martiniquaises. Je demanderai à la BPI de mobiliser des financements adaptés à cet effet. Les projets de modernisation du Grand Port de Fort de France et de l’Aéroport Aimé Césaire seront soutenus dans le cadre de la gouvernance partagée régissant ces équipements.

Dans le domaine de la Santé, je veillerai à ce que la modernisation du CHUM soit poursuivie à l’occasion de la mise en service du nouveau plateau technique qui confortera la place d’hôpital de référence de cet établissement dans toute la Caraibe.

La formation fera également l’objet d’une attention soutenue . Elle est la clé d’une bonne insertion dans la vie professionnelle et de l’épanouissement personnel. Il est ainsi essentiel de conforter la place et le rayonnement de l’Université des Antilles, dont je souhaite le maintien de l’unité tout en garantissant l’identité de chacun de ses pôles et qui doit pouvoir s’ouvrir davantage sur l’international.

Enfin, j’ai eu l’occasion de rencontrer des artistes et créateurs passionnés, porteurs de valeurs et d’une identité ouverte, tournée vers l’avenir ; J’ai pu aussi voir combien les enjeux de protection du patrimoine historique sont réels. Je veillerai, en liaison là encore avec les acteurs associatifs et les collectivités à mobiliser les moyens nécessaires au rayonnement de ce tissu d’acteurs locaux incomparables.

Tout cela je le ferai avec un respect profond de ce qu’est la Martinique, son histoire, sa complexité, et, encore une fois, ses atouts. là où l’Etat ne peut agir seul, je demanderai aux collectivités et aux acteurs économiques de s’engager, par le biais de contrats dans une vision que je souhaite partagée, sur la base d’échéances précises. C’est comme cela que nous pourrons, ensemble, avancer !

Je suis convaincu de notre réussite collective et de notre capacité à porter ensemble une ambition nouvelle pour la France et pour la Martinique.

Je vous demande de vous mobiliser pour faire gagner la droite et le centre et de participer à l’élection primaire du mois de novembre qui sera décisive. »

Sources :  « Politiques publiques.com

50 ans D’ALPHABETISATION EN UNESCO

9  SEPTEMBRE 2016  JOURNEE  INTERNATIONALE   DE  L’ALPHABETISATION

         « LIRE    LE   PASSE ,  ECRIRE L’AVENIR »

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