VACANCES AU PAYS

  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
Enfin, les vacances ! Il est grand temps de faire abstraction de nos afflictions quotidiennes. Oublions les sargasses, le chlordécone, la brume de sable. Oublions aussi le TCSP (en passe de débuter), le cyclotron virtuel, le CHU malade. Oublions les embouteillages, la délinquance, les faillites, l’incivisme des uns et notre anesthésie collective. Oublions enfin l’incapacité de nos dirigeants à gouverneur un peuple ingouvernable.

Tout le monde n’est pas encore prêt, cependant. Lycéens et étudiants sont encore à leurs examens et leurs parents gèrent comme ils le peuvent leurs jours de RTT. Les chômeurs non plus, ces grands oubliés des grands moments, qui, sans travail, n’ont pas de congés. Il reste que le moment venu, presque tout le monde sera en vacances.

Et pourquoi pas au pays ? Sorties, promenades, visites, concerts : le choix est large. Nous avons un sacré beau pays. Les touristes le savent souvent mieux que nous. Il ne tient qu’à nous de partir à la découverte de nos terroirs, de nos sites naturels et de nos nombreux quartiers.

Des exemples ? La Montagne Pelée et son panorama sur les deux littoraux ; les majestueux Pitons du Morne-Vert ; la plage de sable noir de l’Anse Céron ; le Morne Jacob et ses sentiers escarpés ; les habitations de Basse-Pointe ; le mystérieux Nord-Plage ; le bain de rivière à Grand’Rivière, la bien-nommée. À essayer aussi l’escapade dans un bus de la ligne G de Sud Lib de Ducos à la Pointe Faula ; le Morne Gommier et son point de vue sur la baie du Marin ; le Morne Larcher surplombant le sud-caraïbe.

Et pourquoi ne pas s’arrêter, le temps du punch, chez les habitants de Fond Massacre, ou de Fond Mulâtre, ou de Fond Mascret, ou de Fond Gens libres ? Ou de prendre deux-trois blagues à Pérou Sainte-Marie ou à Pérou Marin, voire à Beauséjour Trinité ou à Beauséjour Saint-Esprit ?

Lâcher prise, prise de distance, distance et hauteur : belles vacances au pays !

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LA MARTINIQUE au PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO ?

La Martinique, candidate au Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Les fôrets et volcans de la Montagne Pelée et des Pitons du nord de la Martinique pourraient devenir le 5e site naturel de France inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Les aires volcaniques et forestières de la Martinique concourent en effet pour une reconnaissance et une visibilité au niveau mondial.
Un projet porté par le Parc naturel de Martinique, la CTM Collectivité Territoriale de Martinique et l’État.

 

Martinique Merveille du Monde

A l’approche du dépôt, au niveau national, de la candidature pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO des « Volcans et Forêts de la montagne pelée et des pitons du nord de la Martinique » , le Parc Naturel de Martinique (PNM) invite chacun à être ambassadeurs de cette Martinique Merveille du Monde.

Hot spot de la biodiversité mondiale, notre territoire se distingue aussi par sa géologie et le taux d’endémisme le plus élevé des Antilles ; patrimoine remarquable qu’il nous appartient de protéger et de valoriser.

L’intérêt de cette inscription ne se limite pas à une visibilité internationale prestigieuse capable de susciter une augmentation considérable de la fréquentation touristique. Elle augure des perspectives essentielles de préservation, de gestion, et de mise en valeur de nos patrimoines culturels et environnementaux, dans une dynamique d’ensemble pour tout un territoire.

C’est à ce titre que le PNM, porteur du projet pour le compte de l’État et de la Collectivité Territoriale de Martinique, encourage l’ensemble des martiniquais à être ambassadrices et ambassadeurs de cette ile exceptionnelle, acteur de la protection et de la valorisation de notre patrimoine naturel, culturel mais aussi à l’initiative de projets de développement local.

L’inscription du massif montagneux du nord de la Martinique au patrimoine mondial de l’UNESCO nécessite le soutien de tous. Le parc naturel de Martinique, organise une semaine de sensibilisation pour informer le plus grand nombre de la candidature pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO des « Volcans et Forêts de la montagne pelée et des pitons du nord de la Martinique ».

Ensemble faisons savoir au monde que la Martinique est une merveille…en informant nos proches et nos connaissances de cette démarche, en témoignant de notre soutien avec les autocollants #MartiniqueMerveilleduMonde et en communiquant sur les réseaux sociaux WhatsApp, Facebook, Instagram, YouTube que notre Martinique est une Merveille du Monde avec des photos, vidéos et autres animations.

 

 

 

Source

Quoi de neuf en Martinique ?

sakafetmatinik.fr

ECHOS DU VOYAGE PRESIDENTIEL

Le Président de la République débute son séjour ce jeudi 27 septembre 2018, en Martinique par une séance de questions- réponses de 20 minutes avec la presse à la résidence préfectorale à Fort-de-France. Il annonce le déblocage de 40 millions d’euros pour le service public de l’hôpital.

Agnès Buzyn, ministre de la santé, François de Rugy, ministre de l'environnement, Emmanuel Macron, le Président de la République, Annick Girardin, ministre de l'Outre-mer, Sébastien Lecornu, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Jacques Mezard, ministre de la cohésion et du territoire. © Martinique La 1ère
© MARTINIQUE LA 1ÈRE Agnès Buzyn, ministre de la santé, François de Rugy, ministre de l’environnement, Emmanuel Macron, le Président de la République, Annick Girardin, ministre de l’Outre-mer, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Jacques Mezard, ministre de la cohésion et du territoire.
  • Par Joseph Nodin
  • Publié le , mis à jour le

Sur le perron de la résidence préfectorale à Fort-de-France, ce jeudi 27 septembre 2018, le chef de l’État entouré des ministres Annick Girardin pour l’Outre-mer, Agnès Buzyn de la Santé, François de Rugy, ministre de l’Environnement, Sebastion Lecornu, secrétaire d’État à la transition énergétique, Jacques Mezard, ministre de la Cohésion et du Territoire, a évoqué ses ambitions pour nos territoires.

Le Président de la République a d’abord eu un long entretien avec les élus martiniquais. « Je viens d’avoir une discussion avec les élus du territoire sur la révision constitutionnelle. Nous avons également eu une discussion sur les projets du gouvernement en matière budgétaire. Nous avons parlé de la modification de l’abattement fiscal (…) J’ai expliqué la réalité de cette politique fiscale qui est le fruit d’un travail de plusieurs mois ». Emmanuel Macron pense que cette réforme est juste alors qu’en Martinique la population et les élus pensent le contraire. « Le Président nous roule dans la farine« , s’insurge le sénateur Maurice Antiste.

Le Président de la République assure que « cette réforme concerne 4 % des plus riches en Outre-mer, c’est 70 millions d’euros qui seront intégralement et en toute transparence réinvestis dans les projets en Outre-mer ». 

40 millions pour l’hôpital

La ministre de la Santé se rendra à l’hôpital qui a connu de grandes difficultés, « nous allons réinvestir massivement pour que l’hôpital retrouve ses capacités pour soigner les habitants dans des conditions normales« , insiste Emmanuel Macron. Il a annoncé le chiffre de 40 millions d’euros. « J’attends aussi que nous construisions une vraie stratégie d’excellence entre la Guadeloupe et la Martinique pour faire une vraie excellence sanitaire pour nos concitoyens ».

Silver économie, tourisme, numérique et agriculture

Le Président de la République annonce le soutien de l’État aux filières du tourisme, de la silver économie, du numérique et dans l’agriculture. « Des filières sur lesquels nous souhaitons investir massivement« .

 

Le Président de la République, Emmanuel Macron reconnaît enfin la responsabilité de l’État dans le scandale du chlordécone aux Antilles Françaises, lors d’un discours prononcé en Martinique, jeudi 27 septembre 2018.

Le chef de l'Etat au Morne-Rouge ( jeudi 27 septembre 2018) © Martinique la 1ère
© MARTINIQUE LA 1ÈRE Le chef de l’Etat au Morne-Rouge ( jeudi 27 septembre 2018)
  • Par Joseph Nodin
  • Publié le

C’est au Morne-Rouge (jeudi 27 septembre 2018), sur l’habitation d’un agriculteur qui produit sans pesticides que le chef de l’État a fait sa déclaration en présence de responsables politiques, agricoles et administratifs.

« Je tenais à parler de la chlordécone et enfin à regarder les choses en face. La pollution à la chlordécone est un scandale environnemental dont souffre la Martinique et la Guadeloupe depuis 40 ans. Tout cela c’est le fruit d’une époque qui est désormais révolue. (…) Ce fut aussi le fruit d’un aveuglement collectif« , admet pour la première fois un chef de l’État français en fonction.

Le produit a été interdit dès 1977 aux États-Unis, mais utilisé jusqu’en 1993 aux Antilles par les producteurs de bananes pour lutter contre le charançon du bananier. Il est soupçonné notamment d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate. « Pendant des décennies nous avons collectivement choisi de continuer à utiliser la chlordécone là où d’autres territoires avait cessé beaucoup plus tôt« , confirme Emmanuel Macron.

Pour la première fois l’État parle de réparation

« L’État doit prendre sa part de responsabilité dans cette pollution et doitavancer dans le chemin de la réparation et des projets« . Le Président de la République estime que la réparation est d’abord collective. « C’est le sens du plan d’action mis en place depuis 10 ans pour la recherche scientifique, la prévention, les contrôles, la dépollution avec de vraies avancées. Lorsqu’un particulier veut savoir si sa terre est polluée par la chlordécone, c’est l’État qui prend en charge le test et c’est l’ARS (Agence Régionale de Santé), qui paie ».

La réparation individuelle est attendue

La chlordécone est bien présente dans le corps humain selon les études scientifiques connues, mais l’État considère que ces résultats ne permettent pas de confirmer que cette présence a un effet sur la santé humaine. « Toutefois on présume le lien avec des naissances prématurées, des retards de développement cérébral et d’autres pathologies, mais il n’y a pas aujourd’hui de preuves scientifiques établies », ajoute Emmanuel Macron. De ce point de vue là, le pouvoir tient le même langage sur cette contamination au chlordécone utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies.

Un espoir pour les travailleurs de la banane ?

« Il est possible d’avancer davantage sur  la question des maladies professionnelles pour les personnes particulièrement exposées à la molécule. J’ai demandé à ce titre que les tableaux des maladies professionnelles soient réactualisés en  fonction des connaissances scientifiques« . Le chef de l’État fait directement allusion aux planteurs de banane de Guadeloupe et de Martinique.

 

Source  Martinique Première 27.09.2018

La Guadeloupe et la Martinique

 parmi les 25 îles les plus attractives des Caraïbes

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© Shutterstock / Stacy Funderburke

Le magazine Business Insider vient de publier son classement 2017 des 25 îles les plus attractives des Caraïbes. Un classement basé sur des critères spécifiques. Parmi les 25 heureux élus, la Guadeloupe et la Martinique. Un beau coup de pub pour ces deux départements d’Outre-mer.

Température : entre 25 et 33°, eau : limpide, panoramas : à couper le souffle. Vous l’aurez compris, nous parlons bien des îles des Caraïbes. Le magazine Business Insider a classé ces îles en fonction des coûts de réservation d’hôtels, de leur accessibilité et de la gamme d’activités qu’ils proposent. L’objectif ? Etablir un classement des 25 îles à découvrir absolument.

Au final, l’île qui rafle la mise cette année, qui s’affiche en numéro 1 n’est autre que Cuba suivie de Porto-Rico et de la République Dominicaine. A noter la (très) belle 4ème place de Saint-Martin qui devance les Bahamas.(mais  ça  c’était  avant  le  passage  d’ Irma! 🙂

Mais alors, qu’en est-il des îles françaises ? Déjà plébiscitées en 2016 pour le même classement, la Guadeloupe et la Martinique effectuent un bond au classement et intègrent le top 15. La palme revient à la Martinique qui apparaît dans le top 10.

La Martinique se retrouve en 9ème position avec comme atouts notables, ces 179 activités et loisirs extérieurs répertoriés mais aussi, sa quarantaine demonuments historiques.

© Flickr / Sébastien Avenet

L’île aux fleurs devance l’île aux belles eaux, la Guadeloupe, classée en 11ème position. La Guadeloupe se distingue elle aussi par le nombre importants d’activités à réaliser à travers son archipel.

© Shutterstock/Oliver Hoffmann

Saint-Barthélemy pointe quant à elle en 19ème position :

© Shutterstock / Stacy Funderburke

Pour classer les îles, les journalistes du magazine spécialisé ont pris en compte les prix moyens de chaque chambre en utilisant les données de Hotels.com, le temps de vol depuis New-York, le nombre d’attractions énumérées surTripAdvisor et le potentiel de ses plages en fonction d’un indice officiel.

Retrouvez le classement complet ici : The 25 best Caribbean islands, ranked

JOURNEE MONDIALE DES CULTURES AFRICAINES

http://www.informationssansfrontieres.com/culture/113.html#.WkzGDMac_vY.facebook

BU.MI.DOM , LE FILM : « Le Rêve Français »

Le Rêve Français, la série sur le BUMIDOM

il existe un cliché récurrent sur les antillais(ses). Ils sont vus comme des fainéants, de bons vivants, jovials, danseurs de Zouk, et grands buveurs de rhum, avec un accent très prononcé que, beaucoup tentent d’imiter. Quand ils travaillent,  ils sont soient infirmiers(ères), brancardiers, facteurs, gardiens(niennes) d’immeuble, ou guichetières au bureau de Poste. Cependant, rares sont ceux qui connaissent la réelle histoire de l’immigration antillaise dans cette Métropole froide et peu accueillante.

LE-RÊVE-FRANÇAIS

Avec Le Rêve Français, les ignorants rattraperont ce retard. La série devrait sortir courant du premier trimestre 2018, raconte l’histoire de deux familles, la famille RÉNIA et la famille TRÉSOR, dans une Guadeloupe post-coloniale en proie aux bouleversements sociaux des années 1960.Ces deux foyers vont connaître à travers plusieurs générations des destins mêlés et singuliers entre leur terre d’origine et la France Hexagonale.

Ce film de 2 x 90 minutes, d’un coût de production de 5,1 millions d € est en partie financé par France Télévision, a été tourné en France, mais aussi en Guadeloupe avec des prises de vue sur Pointe-à-Pitre (pour les scènes relatant la répression de Mè 67), du Mémorial Acte, de la plage de Bois Jolan. A la production, on retrouve,l’actrice et productrice martiniquaise France Zobda notamment connue pour son rôle d’Ariane dans Adieu foulards de Christian Lara. Au casting, nous retrouvons, Firmine Richard, Jacques Martial, Laurence Joseph, Jocelyne Bérouard, Aïssa Maïga, Yann Gaël et Ambroise Michel (Plus belle la vie).

Le rêve français fait écho au film Le gang des antillais de Jean-Claude Barny, sorti en salle fin 2016 et disponible en DVD. L’histoire vraie de 4 jeunes antillais qui ne parviennent pas à trouver leur place dans la société française des années 70. Trahis par le BUMIDOM, ils commettent une série de braquages médiatiques, par vengeance et par nécessité.

Synopsis :

De 1963 à nos jours, des familles d’Outre-Mer vont connaître des destins mêlés et singuliers entre leurs terres d’origine et la Métropole.

Le Bumidom (Bureau de Migration d’Outre-Mer) déclencha de nombreux départs d’Ultra-Marins entre 18 et 35 ans avec l’appel de la Loi Debré, leur proposant une vie meilleure, un « El Dorado » suite à la crise et au chômage dûs à la fermeture des industries sucrières. Samuel, Doris, originaires de Guadeloupe et Charley, de la Réunion sont de ceux qui ont franchi le cap de leur « Rêve français » faisant de notre France celle qu’elle est aujourd’hui, une France empreinte de cette richesse culturelle, de cet imaginaire du « tout-Monde ».

Une série qui raconte le BUMIDOM :

A travers cette série, le réalisateur Christian Faure a voulu raconter l’histoire du BUMIDOM (Bureau de Migration d’Outre-Mer), organisme créé par Michel Debré en 1963, en période de chômage lié à la crise de l’industrie sucrière aux Antilles et à La Réunion, pour favoriser l’émigration de milliers d’antillais et de réunionnais, entre 18 et 35 ans vers cette France, considérée comme l’El Dorado.

Pour la petite histoire, tout remonte aux années 60. La seconde guerre mondiale est terminée, l’Algérie prend son indépendance, la France qui se reconstruit a besoin de main d’œuvre. Dans le même temps, dans les départements d’Outre-mer, et notamment aux Antilles la situation économique est des plus mauvaises. L’économie sucrière décline, le chômage devient endémique. Les Dom connaissent une explosion démographique, et une volonté d’indépendance se fait entendre. Le gouvernement craint des révoltes. L’ex-premier ministre et député de la Réunion Michel Debré a alors l’idée de faire venir les jeunes ultramarins dans l’Hexagone. En 1963, le Bumidom est créé.

Placé sous la tutelle du ministère des DOM-TOM et du ministère de l’Économie. les missions du BUMIDOM sont multiples : information des futurs migrants, formation professionnelle, regroupement familial, gestion des centres d’accueil.

Le Bumidom a occasionné de manière directe la venue en France, notamment en région parisienne, de 70 615 personnes nées outre mer auxquelles l’administration faisait miroiter une vie meilleure et qui n’obtinrent que des emplois médiocres de plombiers, servantes, gardiens d’immeuble, facteurs etc . Selon les chiffres, entre sa création et décembre 1981, la Guadeloupe et la Martinique ont émis respectivement 16 562 migrants et 16 580 migrants tandis que La Réunion en a émis 37 473, soit plus de la moitié du total. Ils sont majoritairement originaires du sud de l’île, des Avirons à Saint-Philippe.

Bien qu’au début, l’émigration organisée par le Bumidom n’a d’abord été qu’une émigration de travail, elle est devenue par la suite avec la multiplication des procédures de regroupement familial, au début des années 1970 une migration de peuplement. De fait, les migrants ne passent plus toujours par les foyers provisoires de travailleurs comme durant la première décennie. Ils se fixent définitivement dans des chambres meublées en centre-ville ou surtout en banlieue avec les autres populations émigrées. Mieux diplômées, les femmes désormais plus nombreuses sont orientées vers l’aumônerie et le secteur paramédical.

Le BUMIDOM a aussi influencé indirectement l’arrivée d’autres migrants ultramarins dans le cadre du service militaire ou d’une mutation de la Fonction publique.

Fortement contesté, en 1968 les bureaux de son antenne parisienne sont saccagés. Sur les murs des inscriptions sont taguées: « A bas l’impérialisme français et ses valets. Vive les Antilles libres ». Derrière la propagande, se cachait une réalité, le déracinement mais aussi le racisme, la précarité, la violence. » Quel que soit le niveau d’instruction des migrants, ils furent embauchés à des tâches subalternes devant prouver que leur niveau était au-dessus de leur apparence, d’autres se firent happer par la pègre (énormément d’histoires de drogue et de prostitution, de disparitions…). Ce racisme sous-jacent contribua à un enfermement psychologique de ces gens qui ne pouvaient plus exister pour ce qu’ils étaient vraiment… »

Au début des années 80, plus de 260 000 Domiens ont migré dans l’Hexagone. En 1981-82 le Bumidom disparaît, au profit de l’ANT:  « Agence nationale pour l’insertion et la protection des travailleurs d’Outre-mer », à la suite de l’arrivée de la gauche au pouvoir. L’ANT, elle-même, deviendra LADOM, l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité.

Aujourd’hui,environ 364 800 personnes originaires de l’Outremer vivent en France. Bon nombre sont issus de cette émigration institutionnalisée. C’est un Antillais sur quatre et un Réunionnais sur sept ; les antillais se sont plutôt fixés dans l’agglomération parisienne, les réunionnais dans le sud de la France. Leur taux d’emploi et leur niveau de formation sont comparables à ceux des autres métropolitains. Les Domiennes travaillent essentiellement dans la fonction publique, territoriale ou hospitalière, les Domiens dans les secteurs des transports, de la logistique, de la poste ou du bâtiment. Qu’on le veuille ou non, le BUMIDOM c’est notre histoire.

source :La 1ère, Allociné, 50nuancesdenoir.com TheLinkFwi

En savoir plus sur https://www.sakafetmatinik.fr/arts-culture/reve-francais-serie-bumidom/#YXLsO7ArWA0l8D3M.99

Les ASSISES DE l’OUTRE MER selon Emmanuel MACRON

Emmanuel macron à Cayenne le 28 octobre (photo MJ/France-Guyane)

Emmanuel macron à Cayenne le 28 octobre (photo MJ/France-Guyane)

Economie et formation professionnelle au coeur des assises

Dans son discours de lancement des assises des Outre-mer à Cayenne, samedi dernier, le président de la République a longuement développé la philosophie des ambitions que sa ministre aura à coordonner.

A travers son discours, il a anticipé la réponse des critiques des parlementaires sur son premier budget…

« Je crois à l’investissement dans des filières économiques, aux aides aux entreprises pour baisser le coût du travail et à une politique de formation et d’insertion. » Emmanuel Macron veut faire de la commande publique le levier du développement de filières locales avec « des critères d’emplois locaux, des critères sociaux, même des critères environnementaux » et bien sûr en « simplifiant les règles ». Et tandis que les parlementaires ont pointé la « désanctuarisation » de la ligne budgétaire unique (qui sert à financer le logement social), le président a dit ce qu’il entendait faire pour le BTP et le logement : « Son financement sera stabilisé sur la durée du quinquennat. » Il a ainsi annoncé qu’un projet de loi logement serait présenté avant la fin de l’année avec un chapitre outre-mer.

Le président plaide encore pour la modernisation des infrastructures touristiques : « L’Etat, la Caisse des Depôts et Consignations doivent venir en soutien dans une stratégie qui a commencé à se déployer pour l’Hexagone et qui a trop largement oublié les Outre-mer « .

Le président assure encore que la commande publique participera aussi à structurer la filière énergétique et renouvelable, à réduire les délais de réalisation et adapter la programmation pluriannuelle énergétique (PPE) aux réalités des territoires.

Même pragmatisme avec la filière agricole et agroalimentaire où il veut, partout, augmenter la production et la consommation locale, notamment à la Martinique et à la Guadeloupe où le taux de dépendance alimentaire est supérieur à 60% voire 80% dans certains endroits. Le président suggère de développer des stratégies de culture polyvalente « pour construire une vraie souveraineté alimentaire de nos Outre-mer qui sera un des facteurs de la lutte contre la vie chère. » Pour cela, Emmanuel Macron recommande une stratégie de formation des jeunes pour répondre aux besoins locaux.

Formation et mobilité

Le président compte « transformer la politique de formation sur les territoires pour éviter d’imposer des milliers de kilomètres aux uns et aux autres ». C’est le début de l’explication de la suppression de 13 % du budget de Ladom dans le budget en cours d’examen. Le président rappelle d’abord qu’il va investir 15 milliards pendant ce quinquennat pour l’action en matière de formation et d’éducation. Mais il veut aussi que l’on « repense profondément l’aide à la mobilité ». Ce sujet sera au cœur des assises notamment à la Guadeloupe et la Martinique : « Nous devons développer des formations aux Antilles pour réussir dans les filières qui sont adaptées. Et ça vaut aussi pour la Guyane (…) Il est complètement fou de voir aujourd’hui des jeunes qui vont aller chercher des formations qualifiantes en Hexagone pour des besoins en emplois sur les territoires ! » Le projet présidentiel est donc d’investir sue part de ces 15 milliards dans la formation et de diminuer de 10 à 15 % chaque année le budget de Ladom, soit 50 % en cinq ans. Il s’en explique ainsi : « Ce n’est pas de la dépense de fonctionnement, c’est de l’investissement d’avoir des formations de qualité… »

Emmanuel Macron veut non seulement éviter les départs, mais il veut également « accompagner sur le plan tarifaire les retours ». Il en est ainsi de l’initiative de la Région Réunion qui finance 100 000 billets par an. « Je veux que l’Etat puisse être non seulement à vos côtés mais aux côtés de toutes les collectivités pour là aussi développer ces facilités. »

Au-delà des grands sujets régaliens (justice, sécurité, santé), le président a insisté sur « l’esprit de responsabilité (qui) doit être partagé par tout sur chaque once de ce territoire parce que le combat que quelques-uns d’entre vous menez, c’est un combat digne, fort, il est plus dur que de s’habituer aux facilités passées. »

Churchill concluait un semblable discours en promettant du sang, de la sueur et des larmes !

FXG, à Paris

Les ateliers évoqués

Fonction publique

Un chantier sera ouvert avec le directeur général de la fonction publique Thierry LE GOFF avec les organisations syndicales et les DRH des ministères. Emmanuel Macron a rappelé son engagement à ne pas toucher aux 40 % de sur-rémunération, mais cette position aura « à terme vocation à bouger ». Pour autant, le président est prêt pour « une vraie politique d’attractivité (…) en valorisant la carrière de nos concitoyens ultramarins là où ils sont nés » afin que « la fonction publique d’Etat ressemble aux territoires qu’elle administre ». Pour cela, il veut des filières d’excellence. Là aussi des conclusions sont attendues pour l’été.

Collectivités publiques

Emmanuel Macron s’engage pour maintenir les dotations des 319 collectivités publiques territoriales sur la durée du quinquennat. En échange de quoi, il leur demande une profonde restructuration (« investir davantage et peut-être de dépenser moins en fonctionnement »). Cela aussi doit faire l’objet d’un chantier.

Erasmus régional

Le président a indiqué avoir « poussé l’Union européenne en ayant un Erasmus adapté ». Un dispositif qui permettrait aux jeunes guyanais d’aller faire des échanges universitaires au Brésil, en Colombie ; les Réunionnais, à Madagascar ou en Afrique et les Antillais dans la Caraïbe

Un statut international des lieux de naissance  

Le chef de l’Etat a indiqué être « prêt à réfléchir à un statut international des lieux de naissance et des zones frontalières » sans remettre en causel’aide médicale d’Etat. Il a ainsi voulu aborder la question de l’attractivité de nos territoires avec leurs structures de santé et la question du droit du sol… Il invite aussi à bâtir une coopération en matière de santé avec les Comores, « pour éviter un tourisme sanitaire qui conduit ensuite à des installations dans la durée ». Une ligne valable également pour la Guyane, voire Saint-Martin.

Congés bonifiés et billets d’avion

« Les congés bonifiés tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui ne sont plus adaptés à un temps où il fallait prendre le bateau durant des mois pour rejoindre sa famille. » Le président propose de permettre des retours plus fréquents et une politique de billets d’avion beaucoup moins chers. « Aujourd’hui, a-t-il dénoncé, c’est un système d’entente en quelque sorte sur le dos des personnes et des finances de l’Etat, où on fait payer plusieurs milliers d’euros de plus le billet d’avion à celui qui revient pour son congé bonifié… » Il propose donc une politique de concurrence « beaucoup plus vigilante pour les monopoles dans chacun de nos territoires, (…) comme pour les compagnies aériennes et leur politique tarifaire. »

Congés bonifiés : Emmanuel Macron veut des retours plus fréquents et des billets moins chers

 

(Photo d'illustration) © PATRICE COPPEE / AFP
© PATRICE COPPEE / AFP (Photo d’illustration)
  • La1ère.fr
  • Publié le 

« Nous devons revoir les congés bonifiés tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui », a déclaré Emmanuel Macron, samedi 28 octobre, lors de sa visite en Guyane. Dans son discours d’ouverture des Assises des Outre-mer à la préfecture de Cayenne, le chef de l’Etat a estimé que les congés bonifiés actuels n’étaient « plus adaptés à un temps où il fallait prendre un bateau pendant des mois pour rejoindre sa famille ».

Retour plus fréquents

Emmanuel Macron veut désormais permettre « des retours plus fréquents avec une politique qui incite aussi à avoir des billets beaucoup moins chers ». Il a dénoncé un système actuel « d’entente en quelque sorte sur le dos des personnes et des finances de l’Etat ».

Vigilance sur les prix des billets

« On fait payer plusieurs milliers d’euros de plus le billet d’avion à celui qui revient pour son congé bonifié, a déploré Emmanuel Macron. Il faut pouvoir revenir plus vite, plus facilement, avec là aussi des politiques tarifaires plus adaptées ».

Le Président de la République veut une « politique de concurrence beaucoup plus vigilante pour les monopoles dans chacun de nos territoires, ce sera aussi ce que nous ferons pour nos compagnies aériennes et leurs politique tarifaire ». Une déclaration saluée immédiatement par les élus et la ministre des Outre-mer présents dans l’assistance.

Décret de 1987

Tous les fonctionnaires originaires des Outre-mer peuvent prétendre aux congés bonifiés. C’est un décret de juillet 1987 qui en détermine les critères encore en vigueur aujourd’hui (naissance dans un DOM, scolarisation et présence de la famille là-bas, etc.). Ce congé équivaut à 30 jours supplémentaires de congés tous les trois ans, avec le prix du billet payé par l’employeur.

LA MARTINIQUE, ILE AUX FLEURS FLEUR DES CARAÏBES

 

La Martinique invite celles et ceux qui ne
connaissent pas encore la Martinique à venir
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CALEDONIENS AILLEURS …

 Françoise Wadou, peintre en pleine renaissance

NC 1ERE

 

Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Etudes, recherche d’emploi, envie d’ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l’aventure ailleurs ? Cette semaine, Françoise Wadou, artiste en devenir.

Calédoniens ailleurs : Françoise Wadou, peintre en pleine renaissance © DR
© DR Calédoniens ailleurs : Françoise Wadou, peintre en pleine renaissance
  • Par Ambre Lefeivre
  • Publié le 20/08/2017 à 07:02

« Je donne du cachet, de la couleur à ma vie ». A 50 ans Françoise a décidé de donner un nouveau souffle à son existence.  Alors que la peinture n’était jusque là qu’une passion assouvie lors de son temps libre, la Calédonienne se lance dans une nouvelle aventure, celle de vendre ses tableaux et créations. Un renouveau qui n’aurait pas été permis sans son parcours de vie.

Passionnée de travaux manuels, Françoise a profité de son passage au Vanuatu pour créer des objets de déco © DR
© DR Passionnée de travaux manuels, Françoise a profité de son passage au Vanuatu pour créer des objets de déco

Férue de travaux manuels, évoluant au sein d’une famille d’artistes,  la timide Françoise dessine et peint depuis son plus jeune âge. Si la Calédonienne fait le choix de quitter tôt l’école, c’est en autodidacte qu’elle apprend de nouvelles techniques. Très impliquée dans la vie de son église, elle rencontre son futur époux à 18 ans lors d’un camp de jeunes. Le couple se marie rapidement et devient bientôt parents de deux filles. La Nouméenne d’origine indonésienne et son mari Paul décident quelques années plus tard de servir Dieu. Pour mener à bien leur mission, Paul, devenu pasteur, et Françoise déménagent de 1988 à 2000 à Koumac et enfin Ouvéa, l’île natale de Paul. Femme de pasteur, Françoise joue également un rôle actif au sein de son église notamment au niveau social. « Je complète et épaule mon mari dans sa mission. Les gens savent qu’ils peuvent venir me voir à tout moment ».

La Calédonienne prend des cours de dessin depuis son installation en métropole © DR
© DR La Calédonienne prend des cours de dessin depuis son installation en métropole

Le nouveau millénaire marque le début d’une nouvelle vie pour le couple. Les Wadou s’installent au Vanuatu pour mener à bien leur rôle de missionnaires. Ce déménagement est un déclic pour Françoise.  « Après être sortie du pays, je sentais que je devais me retrouver en tant que personne ». Elle, qui avait un peu délaissé sa passion, renoue avec la peinture et les créations manuelles. Ces œuvres font mouche. « L’étonnement des gens m’a fait réaliser qu’il y avait quelque chose dans ce que je faisais ». Petit à petit, l’idée d’un certain talent fait son chemin. Après sept ans dans le Pacifique, le couple emménage à Granville (Normandie) pour trois ans. La dernière année, Françoise se décide à prendre des cours cherchant également l’approbation d’un professeur. « Mon enseignant m’a encouragé dans cette voie-là ». Installée à Epinal (dans les Vosges) avec son mari, elle poursuit ses cours. En 2016, la peinture prend une nouvelle dimension dans sa vie. Elle s’y consacre de plus en plus. Son atelier étant attenant à sa maison et à l’église, les fidèles et les passants sont de plus en plus nombreux à découvrir et surtout à apprécier ses créations.

Françoise s'apprête à vendre ses tableaux © Françoise Wadou
© Françoise Wadou Françoise s’apprête à vendre ses tableaux

Face à ce succès, Françoise a décidé de lancer sa micro-entreprise. Conseillée par la chambre de commerce locale, elle vendra dès cet automne ses objets de déco, ses bijoux et ses tableaux. Une nouvelle vie professionnelle qui l’enchante. « Terminer par la peinture, par la création, c’est un moyen d’exprimer mon âme et mon cœur ».  Un projet qui n’aurait pas pu se faire sans les nombreuses rencontres de Françoise et l’amour de Dieu. « La grâce de Dieu me suffit. Il m’a permis toutes ses belles choses. Les personnes rencontrées m’ont donné de l’assurance pour me lancer » déclare- t-elle avant d’ajouter : « Je me sens accomplie aujourd’hui, j’ai l’impression d’être quelqu’un ». 

par ambre@lefeivre.info

ECRIVAINS HAÏTIENS A L’HONNEUR

Trois Haïtiens finalistes pour un grand prix littéraire francophone

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Plusieurs écrivains haïtiens et étrangers ont soumis leurs œuvres de fiction (roman, récit, nouvelles) publiées entre  le 1er mai 2016 et le 1er mai 2017. Trois Haïtiens sont en lice pour le grand Prix des cinq continents de la Francophonie.

Créé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Prix des cinq continents consacre un texte d’un écrivain important, témoignant d’une expérience culturelle spécifique enrichissant la langue française. Deux auteurs établis et un jeune auteur  en herbe figurent parmi les finalistes.

Il s’agit de Néhémie Pierre Dahomey, auteur du récit « Rapatriés » (paru chez Seuil), Gary Victor, auteur de Les temps de la cruauté (Philippe Ray) et  Louis-Philippe Dalembert  pour le récit « Avant que les ombres s’effacent », publié chez l’éditrice Sabine Wespieser.Ce roman du prolifique romancier haïtien s’est déjà vu décerner plusieurs distinctions dont le Prix France Bleue/Page des Librairies 2017, après que Louis-Philippe ait raflé le Prix Orange du Livre.

Haïti croise les bras et attend la délibération du jury : qui détrônera l’écrivaine et journaliste tunisienne Fawzia Zouari, lauréat de l’édition 2016 pour son roman « Le Corps de ma mère », édité à Tunis par Déméter et coédité à partir de Paris par Joëlle Losfeld, Gallimard.

Réunis ce mardi 11 juillet 2017 au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les représentants des cinq comités de lecture du Prix des cinq continents de la Francophonie ont choisi les 10 finalistes parmi les 122 œuvres proposées.

De l’avis des comités, « la moisson 2017 nous invite à lire des parcours de femmes et d’hommes qui, par leur force de caractère, par leur courage ou leur détermination, parviennent à se construire, au cœur de la violence de nos sociétés. Ce sont des tragédies qui nous révèlent la complexité de la nature humaine et ouvrent des horizons au-delà des époques et des frontières ».

Accueillant tout auteur d’expression française quelle que soit sa maturité littéraire, le Prix des cinq continents de la Francophonie met en valeur l’expression de la diversité culturelle et éditoriale de la langue française sur les cinq continents.

La liste complète des finalistes

Deux écrivains haïtiens finalistes du Prix Théâtre RFI 2017

Parmi les 13 textes présélectionnés pour l’édition 2017 du Prix Théâtre RFI, figurent deux œuvres haïtiennes : Reconstruction(s) de Noé Beaubrun et Quai des ombres de Faubert Bolivar.

« Le choix a été difficile et, comme tout choix, douloureux. Il a demandé beaucoup de temps et une attention rigoureuse, faisant peu cas de fautes de syntaxe ou d’orthographe. S’attachant tant au fond qu’à la forme.» C’est par ces mots que le comité de lecture du Prix Théâtre RFI 2017 dévoile la liste des textes présélectionnés pour « leurs qualités littéraires, dramaturgiques et leur originalité ». Deux auteurs haïtiens, Noé Beaubrun et Faubert Bolivar, sont en lice respectivement pour leurs pièces Reconstruction(s) et Quai des ombres.

Elles sont des œuvres représentatives de la littérature haïtienne non seulement en référence à leurs auteurs, mais aussi pour les sujets qu’elles abordent.

Reconstruction(s) de Noé Beaubrun

Le président d’Haïti s’est retiré dans l’unique bibliothèque du pays et depuis trois ans passe son temps à lire et à philosopher « pour se reconstruire ». Le peuple se plaint de cette inaction par la voix de l’opposition tandis que les ministres s’emploient à ne rien faire pour se reconstruire pour leur propre compte avec l’argent des impôts et des ONG… Le public est appelé à participer aux péripéties de cette farce politique qui brocarde un régime immobile et corrompu depuis des décennies.

Quai des ombres de Faubert Bolivar

Après le tremblement de terre en Haïti, des personnages errent dans les ruines, au milieu des fantômes. Fauchés en pleine vie. Déjà happés, morts-vivants, par le chœur des ombres…

Voici la liste des 11 autres textes  présélectionnés:

  • La poupée barbue d’Edouard Elvis Bvouma (Cameroun)
  • Verso Recto de Sylvie Dyclo-Pomos (Congo)
  • Arènes intérieures de Koukouvi Dzifa Galley (Togo)
  • La rue bleue de Sedjro Giovanni Houansu (Bénin)
  • Délestage de David-Minor Ilunga (RDC)
  • Là-bas de Fidèle Kofi (Côte d’Ivoire)
  • Les invisibles de Hicham Lasri (Maroc)
  • Longues sont mes nuits de Faustin Keoua Leturmy (Congo)
  • Le tableau pas complet de Mylene Ntamengouro (Burundi)
  • Debout un pied de Denis Sufo Tagne (Cameroun)
  • Mille et une femmes de Constantin Liberté Kouam Tawa (Cameroun)

« Ce qui nous a frappés, c’est la force des propos à l’égard des maux qui hantent ces pays. Dictature, corruption, intolérance, exclusion, poids de traditions étouffantes, calamités de tous ordres… C’est aussi l’humour qui jaillit au fil des mots, même dans les situations les plus tragiques. Manière de prendre de la hauteur, de la distance vis-à-vis de réalités difficiles », témoigne un article de RFI consacré à ce sujet.

La balle est maintenant dans le camp du jury, composé d’artistes, de professionnels et présidé cette année par l’écrivain Dany Laferrière, qui lira les pièces finalistes et designer le lauréat. Le « Prix Théâtre RFI » 2017 sera remis à Limoges, dimanche 24 septembre, dans le cadre du Festival Les Francophonies en Limousin. Le lauréat recevra, entre autres primes, une dotation financière d’un montant de 1500 euros, une résidence de création d’une durée d’un à trois, la promotion de son texte.

L’appel à candidatures pour le « Prix Théâtre RFI » 2017 a été lancé du 13 mars au 16 avril 2017, et pas moins de 172 candidatures ont été reçues en provenance de 23 pays francophones.

Le « Prix Théâtre RFI » a pour objectif de promouvoir la richesse des écritures dramatiques contemporaines francophones du Sud et de favoriser le développement de carrière de jeunes auteurs, écrivant en français. En 2014, le « Prix Théâtre RFI » a récompensé Chemin de fer, le texte de Julien Mabiala Bissila, jeune auteur congolais, en 2015 l’auteure libanaise Hala Moughanie pour Tais-toi et creuse et en 2016 le Guinéen Hakim Bah pour Convulsions.

 

 

 

ILS ONT  ETE  NOMMES  « CHEVALIER  DE  L’ORDRE   DES  ARTS  ET DES LETTRES »

Guy  REGIS junior a  été nommé  par l’ancienne ministre française de la Culture, Audrey Azouley pour sa  contribution à la promotion des valeurs culturelles de France. Le titre de Chevalier reste le premier des trois grades, officier et commandeur, de cette distinction.

Cette distinction existe depuis 1957 en France et elle récompense les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde, suivant ce que l’on peut en lire sur le site du ministère français de la Culture.

Des critères bien définis déterminent la qualification à ce titre, très respecté et envié par les artistes, les écrivains et tout professionnel du champ culturel. Le Conseil de l’Ordre des Arts et des Lettres, après collecte et instruction de sa section des distinctions honorifiques, soumet les noms de personnalités choisies au ministre chargé de la Culture, qui décide souverainement des nominations.

James Noël, acteur principal dans le film « Woch nan dlo » aux côtés de la romancière haïtienne Edwidge Danticat, directeur de la revue littéraire IntranQu’îllités a été nommé par arrêté du 21 avril 2017 Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par l’ex-ministre français de la Culture, Audrey Azouley, remplacée par Françoise Nyssen, fondatrice de la maison d’éditions Actes Sud.


Le métier de cet Haïtien est de brasser dans une revue littéraire tous les imaginaires du monde, de tailler des rêves avec des mots.

Dans la lettre de félicitation datée du 25 juillet 2017 et adressé au poète et auteur de « La migration des murs », Audrey Azouley salue le talent de James Noël et son « immense talent, son engagement au service de la culture et sa contribution au renforcement des relations entre la France et Haïti. »

Né en Haïti en 1978, James Noël est poète. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis, il écrit régulièrement des chroniques pour Mediapart et anime la revue IntranQu’îllités. Parmi ses derniers recueils de poésie parus : Le Pyromane adolescent, suivi du Sang visible du vitrier (Points, 2015); Anthologie de poésie haïtienne contemporaine (Points, 2015); La Migration des murs (Galaade, 2016).

« Belle merveille » est son tout dernier roman paru aux éditions Zulma et qui sera en librairie, en France, le jeudi 24 août.

NB. Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Makenzy Orcel, Gary Victor et Franckétienne  ont eux aussi reçu cette distinction.

 

 

LES    ECRIVAINS   HAÏTIENS  QUI ONT  MARQUE  L’ANNEE 2016

L’année 2016 s’achève et laisse derrière elle son lot de douleurs. Nous avons tant compté de cadavres, succombé aux malheurs, pleuré les nôtres et raté les rendez-vous de goûter aux joies et plaisirs de la vie. C’est qu’en Haïti, il ne nous est pas offert la chance de laisser libre cours à nos rêves vu toute la difficulté de vivre et d’exister dans ce pays sous l’emprises des ténèbres. Cependant, la littérature (nos écrivains) nous a encore permis d’espérer ce bonheur si longtemps cherché –pas encore retrouvé- aussi fugace soit-il. Voici, entre autres, quelques-uns de ces écrivains qui ont marqué l’année 2016.

Publié le 2016-12-28 | Le Nouvelliste

Culture – Dieulermesson PETIT FRERE

 

René Depestre (1926) L’on croyait qu’il avait tout abandonné de l’écriture tout comme il s’est retiré d’Haïti pour vivre des jours heureux à Lézignan-Corbières. À quatre-vingt-dix ans, il vient de remporter le Grand prix de la SGDL de Littérature 2016 pour son dernier roman, Popa Singer, paru aux éditions Zulma. Depestre a reçu en 1982 le Goncourt de la nouvelle pour « Alléluia pour une femme-jardin » et le Renaudot en 1988 pour son roman « Hadriana dans tous mes rêves ».
Joël Des Rosiers (1951) Connu surtout comme psychiatre, Joël Des Rosiers est poète et critique littéraire. Auteur de huit recueils de poèmes et de deux essais, dont le dernier, « Metaspora : essais sur les patries intimes », a reçu le Modern Language Association Price for Independent Scholars, en 2014. Il vient de se voir attribuer le prix de la poésie Fetkann-Maryse Condé 2016 pour Chaux, son dernier recueil paru en 2015 chez Triptyque.Martine Fidèle (1988) Invitée au salon international du livre de Québec du 13 au 17 avril 2016 à l’initiative de l’éditeur Rodney Saint-Éloi, Martine Fidèle a signé, pour le plaisir de nombreux amants des lettres haïtiennes, son roman « Double corps » qui a défrayé la chronique lors de sa parution. Mis à part sa participation à des tables rondes, elle a fait un passage à l’émission « Scène rendez-vous littéraires ». Elle a été aussi invitée d’honneur de « Livres en liberté ». Outre ses activités d’écriture, Martine fait du théâtre et publie régulièrement des articles dans la section Culture du Nouvelliste, le plus ancien quotidien de l’Amérique francophone. 

Inema Jeudi (1981) Connu surtout comme poète créolophone de grand talent, Inéma Jeudi a publié cette année son premier recueil de poèmes en français, Le jeu d’inéma, aux éditions Le temps des cerises en France. Il a été, du coup, invité à signer son livre, à participer à des émissions sur TV5 Monde à Paris et à des soirées de lecture aux côtés de son préfacier et maître Lyonel Trouillot. Membre de l’Atelier jeudi soir à Port-au-Prince, ses poèmes sont chantés par Herby François, Wooly Saint-Louis Jean et Roosevelt Saillant, dit BIC.

 

Yanick Lahens (1953) C’est à Jacmel que la récipiendaire du prix Femina 2014 pour son roman « Bain de lune », Yanick Lahens, a atterri au début de l’année 2016 pour des échanges avec les élèves du collège Alcibiade Pommayrac. Invitée à la foire du livre de Miami, elle a pris part aux Francophonies en Limousin à Limoges en mars dans le cadre de la semaine consacrée à Haïti à l’initiative du comité Marguerite-Bourgeoys. Outre ses diverses rencontres en Haïti avec des écoliers, étudiants et autres amants des lettres, elle a multiplié les voyages dans les Antilles, en Europe pour des ventes-signatures et des conférences et pour honorer des invitations de tout genre.

 

Coutechève Lavoie Aupont (1982) Coutechève Lavoie Aupont a reçu le prix René Philoctète de la poésie dans le cadre de la deuxième édition du concours organisé par la Direction nationale du livre. Lauréat également du prix Dominique Batraville de la poésie pour son livre « Make pa », il prête ses services au centre Pen Haïti depuis plus d’une année, et est devenu un militant de la culture en multipliant çà et là des activités culturelles (surtout à Port-au-Prince).

 

Stéphane Martelly (1974) Peintre, poète et chercheure attachée à l’Université Concordia au Canada, Stéphane Martelly a signé, le 30 novembre dernier, « Les jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine » aux éditions Nota Bene, un livre critique qui tente de cerner la figure du féminin et de la folie dans le champ littéraire haïtien. Critique littéraire, auteur d’un essai extraordinaire sur l’œuvre de Magloire Saint-Aude, « Le sujet opaque. Une lecture de l’œuvre poétique de Magloire Saint-Aude », Stéphane est, entre autres, l’auteur de « Inventaires », recueil de poèmes paru chez Triptyque au Canada

 

James Noël (1978) James Noël est un écrivain voyageur. Il est sur tous les fronts. Invité spécial du 33e festival des Francophonies en Limousin, il a publié au début du troisième trimestre « La migration des murs », une sorte de pamphlet politique chez Galaade éditions. Outre l’émission « Intranquillement vôtre » diffusée sur la télévision nationale et qui fait la promotion de la culture, il dirige, avec Pascal Monnin, la revue Intranqu’Ilités dont le quatrième numéro a réuni près de deux cents contributeurs.

 

Makenzy Orcel (1983) Makenzy Orcel est ce jeune écrivain haïtien pour qui l’avenir augure des jours heureux. 2016 aura été pour lui la saison la plus florissante de sa carrière de romancier. Auteur de deux romans parus chez Mémoire d’encrier, Les immortelles (2010) et Les latrines (2011), son dernier livre, L’ombre animale, a battu les records des prix littéraires. Quatre fois primés ( Prix Éthophile, prix Louis-Guilloux, prix Littérature-Monde, ADELF-Caraïbes), L’Ombre animale, lit-on sur le site des éditions Zulma « se situe à la limite des ténèbres et de l’aurore, du rêve et de l’éveil, de l’absence et de la vie ».

 

Anthony Phelps (1928) Phelps est peut-être l’un des derniers survivants du groupe Haïti littéraire –s’il faut compter Janine Tavernier qui a fait partie du groupe et Marie Vieux-Chauvet considérées comme des antennes. Récipiendaire du prix Carbet du Tout-Monde pour l’ensemble de son œuvre, il vient de publier son dernier recueil de poèmes Je veille, incorrigible féticheur aux éditions Bruno Doucey.

 

Néhémy Pierre-Dahomay (1986) Ancien étudiant en philosophie à l’École normale supérieure de Port-au-Prince, Néhémy vient de faire un grand coup en publiant son tout premier roman, Rapatriés, aux éditions du Seuil. Connu surtout comme poète, il a déjà publié à Port-au-Prince Emmuré suivi de Mots épars. En 2004, il a été lauréat du concours de textes organisés par l’ENS pour le recueil Mots épars.

 

Guy Régis Jr (1974) Homme de théâtre, romancier et poète, Guy Régis Jr continue de dynamiser et moderniser le théâtre en Haïti en le sortant des clichés et des abysses de la facilité. Avec la création de sa troupe « Nous » en 2001, il s’est mis à développer une forme de théâtre exhibitionniste dénommée « Théâtre de rue ». Invité de la 33e édition des Francophonies en Limousin en septembre dernier à Limoges, il a profité pour faire découvrir au public les Quatre chemins en organisant des performances dans la rue. Du 21 novembre au 3 décembre, il a organisé avec succès la 13e édition du festival de théâtre Quatre chemins qui a eu comme invité d’honneur le marionnettiste Ernst St-Rome. Son premier recueil de poèmes vient de paraître chez LEGS ÉDITION.

 

Rodney Saint-Éloi (1963) Installé au Canada depuis le début des années 2000, Rodney Saint-Éloi a porté au-delà des frontières les lettres et la culture haïtiennes avec la création des éditions Mémoire d’encrier qui constituent ce « lieu-carrefour où se tissent rencontres, dialogues et échanges pour que les voix soient visibles et vivantes ». Finaliste du prix littéraire du Gouverneur général, finaliste du prix des libraires du Québec et finaliste du prix Carbet de la Caraïbe 2016 avec son recueil titré Je suis la fille du baobab brûlé paru en 2015, il a publié deux livres cette année, un recueil de poèmes : (Moi tombé. Moi levée) et un essai : (Passion Haïti).

 

Lyonel Trouillot (1956) Pour la seule année 2016, Lyonel Trouillot a publié quatre livres, dont deux romans, Kannjawou et Agase lesperans, et deux recueils de nouvelles : Le miroir d’Anabelle et d’autres récits et Histoires simples II. Outre les activités des Vendredis littéraires qu’il organise dans son antre familial à Delmas, il réunit autour de lui nombre de jeunes au sein de l’Atelier jeudi soir à qui il insuffle la passion et le goût de l’écriture. Il a codirigé la quatrième édition du festival international du livre et du film Étonnants voyageurs à Port-au-Prince.

 

Gary Victor (1958) Invité d’honneur de la quatrième édition de la Foire internationale du livre d’Haïti (Filha), Gary Victor est, dit-on, l’écrivain haïtien le plus lu et probablement le plus prolifique de sa génération. En début d’année, il a siégé comme membre du jury du prix Casa de las Americas à Cuba –prix qu’il a reçu en 2012 pour son roman « Le sang et la mer ».

 

Évains Wêche (1980) Évains Wêche est une révélation de Gary Victor et Rodney Saint-Éloi. Depuis la publication du recueil collectif (Je ne savais pas que la vie serait si longue après la mort), dans lequel il a publié ses deux nouvelles, Wêche ne cesse de nous surprendre. Invité au salon du livre de Genève aux côtés de Kettly Mars, de James Noël et du photographe Casimir Veillard, son roman Les brasseurs de la ville publié en 2014 chez Mémoire d’encrier a été réédité cette année chez Philippe Rey à Paris.

 

L’écrivain haïtien Dany Laferrière élu à l’Académie française

OUTRE-MER 1ÈRE L’écrivain haïtien naturalisé canadien Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin jeudi à l’Académie française. Il était donné favori depuis quelques semaines.

L'écrivain haïtien Dany Laferrière © Miguel Medina/AFP
© Miguel Medina/AFP L’écrivain haïtien Dany Laferrière
  • Par Philippe Triay
  • Publié le 12/12/2013 à 16:43, mis à jour le 27/05/2015 à 22:01

Son nom circulait déjà depuis quelques temps et c’était l’un des grands favoris pour succéder au fauteuil d’Hector Bianciotti, décédé en 2012, et occupé auparavant, entre autres, par Montesquieu et Alexandre Dumas fils. Les « immortels » n’ont pas déjoué les pronostics et ont voté pour l’écrivain naturalisé canadien d’origine haïtienne, âgé de 60 ans. Dany Laferrière a été élu au premier tour de scrutin en obtenant 13 voix sur 23. Les autres candidats en lice étaient Catherine Clément, Yves-Denis Delaporte, Arthur Pauly, Jean-Claude Perrier et Georges Tayar.

Outre son dernier ouvrage, « Journal d’un écrivain en pyjama » (éditions Grasset), un petit chef d’œuvre dont nous avons déjà parlé, Dany Laferrière a publié plus d’une vingtaine de romans, dont « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer » (1985, éditions Belfond), « L’Enigme du retour » (2009, Grasset, prix Médicis), « Tout bouge autour de moi » (2010, Grasset) et « Chroniques de la dérive douce » (2012, Grasset).

Deux de ses livres « Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer ? » et « Vers le Sud » (2006) ont été par ailleurs adaptés avec succès au cinéma. L’auteur a également obtenu le prix RFO du livre en 2002 pour « Cette grenade dans la main du jeune Nègre est-elle une arme ou un fruit ? » (éditions Le Serpent à Plumes).

Les étapes d’une élection à l’Académie française

L’Académie française procède à une élection dans les trois mois qui suivent la déclaration de vacance d’un fauteuil. Du jour où la vacance est déclarée, les candidats notifient leur candidature par une lettre adressée au Secrétaire perpétuel (actuellement Hélène Carrère d’Encausse). Il existe aussi une procédure de présentation de candidature posée par un ou plusieurs membres de l’Académie. La date limite de dépôt de candidature est fixée à quatre semaines avant l’élection. L’âge limite pour se présenter à un fauteuil vacant est fixé à soixante-quinze ans à la date du dépôt de candidature. Aucune condition de titres ou de nationalité ne figure dans les statuts.

Le scrutin est direct, secret et requiert pour qu’un candidat soit élu qu’il ait recueilli la majorité absolue des suffrages (la moitié des voix exprimées plus une). Un scrutin ne peut avoir lieu qu’en présence d’un quorum de votants fixé à vingt.

L’élection à l’Académie française, bien qu’elle soit un corps constitué, ne devient définitive qu’après approbation du président de la République, protecteur de l’Académie, qui la manifeste en donnant audience au nouvel élu. Cette visite du nouvel élu vaut approbation.

Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre Credit photo: Radio canada

Dany Laferrière et le maire de Montréal Denis Coderre Credit photo: Radio canada

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Dany Laferrière, illustre écrivain francophone, poids lourd de la littérature haïtienne et académicien, a reçu du maire  Denis Coderre, l’insigne de l’Ordre de Montréal hier mercredi 17 mai, avant la fête nationale des 375 ans d’existence de cette ville du Canada.

Hier mercredi 17 mai s’est tenu le lancement officiel des festivités du 375e anniversaire  de la ville de Montréal où résident des milliers de compatriotes haïtiens. Denis Coderre en a profité pour honorer dix-sept personnalités récipiendaires de l’Ordre de Montréal, jadis appelée Académie des Grands Montréalais, créée en 1988 par la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain, qui avait elle-même repris les distinctions remises par le Canadien National (CN) en 1978.

« J’ai reçu des honneurs dans le passé mais jamais lors d’une journée historique comme  aujourd’hui », a déclaré l’auteur de « L’énigme du retour » (roman pour lequel il a reçu le prestigieux Prix Médicis en 2009) qui s’est confié au journaliste Antoni Nerestant de CBC.

La médaille de l’Ordre de Montréal rend hommage aux gens qui « contribuent de façon remarquable au développement et au rayonnement de la métropole ». À côté de Dany Laferrière (natif de Petit-Goâve, Haïti), figurent deux autres personnalités emblématiques qui ont étés elles-aussi élevées au rang d’officiers à l’issue de cette cérémonie de remise de médaille. Il s’agit de Yannick Nézet-Séguin (chef d’orhestre) et de  l’artiste visuelle Françoise Sullivan.

 

 

UNE  ECRIVAINE  d’origine  Haïtienne rafle le « Nobel » de la littérature aux USA

L'écrivaine américano-haïtienne Edwidge Danticat. Photo : C-Ville.
L’écrivaine américano-haïtienne Edwidge Danticat. Photo : C-Ville.
L’écrivaine américano-haïtienne Edwidge Danticat a été nommé lauréat du Prix international de littérature de Neustadt 2018, considéré comme le Nobel de la littérature aux USA. L’annonce a été faite dans la soirée du jeudi 09 novembre dernier lors d’une réception à l’Université de l’Oklahoma, relayée par NewsOk.

Le prix comprend la rondelette somme de $ 50 000, une reproduction d’une plume d’aigle en argent et un certificat.

Robert Con Davis-Undiano, directeur exécutif de World Literature Today -qui a créé le prix- n’a pas tarit d’éloges sur le travail de celle qu’il qualifie d’écrivain maître. « Danticat expérimente la forme et la structure et fait fréquemment référence à l’histoire littéraire d’Haïti et des Caraïbes », note un communiqué. « Elle peint des scènes de la vie des immigrés à New York et Miami avec des détails frais et une familiarité palpable. »

Née à Port-au-Prince en 1969, Edwige Danticat a immigré aux Etats-Unis à l’âge de 12 ans pour rejoindre ses parents installés à Brooklyn. Elle est auteure d’histoires, d’essais, de commentaires de voyages, de scénarios de films, de romans. Parmi ses publications on peut citer : Le cri de l’oiseau rouge, Krik? Krak !, Adieu mon frère.

Son œuvre a été récompensée plusieurs fois par de prestigieux prix dont le prix Pushcart, prix du Cercle national des critiques de livres, prix BOCAS et de la Médaille d’excellence en fiction Andrew Carnegie. Edwige Danticat a remporté une bourse MacArthur et détient deux diplômes honorifiques.

Le prix Neustadt qui lui est décerné cette année est le premier prix littéraire international de son envergure à provenir des États-Unis et l’un des seuls prix internationaux disponibles pour les poètes, les romanciers et les dramaturges. Tout auteur vivant écrivant n’importe où dans le monde est éligible pour le prix prestigieux. Le jury est composé d’auteurs internationaux très acclamés.

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