L’immigration caraïbéenne à l’heure américaine

Tr : Fwd: « USA : La recette caribéenne du succès » , le nouveau documentaire de Rokhaya Diallo sur France Ô le mercredi 2 Novembre

LE PRESIDENT OBAMA inaugure le MUSEE AFRO-AMERICAIN des U.S.A

Une   correspondance  de   Stéphanie  Le BARS   Journaliste du  Journal  « le Monde »

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/09/24/534×0/5002991_6_260a_le-president-americain-barack-obama-a_b087f551be9c3398cc7298e2adf13134.jpgLe président américain Barack Obama à l’inauguration du National Museum of African American History and Culture, le 24 septembre.
Le président américain Barack Obama à l’inauguration du National Museum of African American History and Culture, le 24 septembre. ZACH GIBSON/AFP

Ils s’étaient juré de confier au premier président noir des Etats-Unis la charge de lancer leur musée sous les meilleurs auspices. Les fondateurs du National Museum of African American History and Culture (NMAAHC) ont gagné leur pari.

Barack Obama a présidé à l’inauguration, samedi 24 septembre, du désormais plus grand musée du pays consacré à l’histoire afro-américaine. Devant une foule de plusieurs milliers de personnes, en grande majorité noires, et en présence de son prédécesseur, Georges W. Bush, qui avait autorisé le lancement du projet en 2003, le président s’est félicité de l’ouverture, maintes fois ajournée, d’un tel musée, estimant qu’« une grande Nation ne se cache pas la vérité ». Et c’est en président afro-américain qu’il s’est exprimé, donnant à l’inauguration de ce lieu culturel une dimension politique.

Nous ne sommes pas un fardeau pour l’Amérique, une tache sur l’Amérique, un objet de honte ou de pitié pour l’Amérique. Nous sommes l’Amérique ! »

 « Moi aussi, je suis l’Amérique », a-t-il répété, reprenant les mots du poète noir américain Langston Hughes. « L’histoire afro-américaine n’est pas séparée de l’histoire américaine, elle en est une partie centrale, a-t-il ajouté. Ce musée va permettre de raconter une histoire plus riche, plus complète de ce que nous sommes. Il va nous aider à nous parler, à nous écouter les uns les autres et surtout, à nous voir les uns les autres. »

En référence aux mouvements de protestations qui ont émaillé l’histoire des Afro-américains et qui perdurent aujourd’hui dans la société, le président a rappelé qu’« aimer son pays et protester » sont deux attitudes qui non seulement « coexistent mais s’enrichissent ». « Ce musée peut, peut-être, aider un visiteur blanc à comprendre la souffrance et la colère de manifestants, dans des endroits tels que Ferguson et Charlotte », a-t-il ajouté, en référence à deux villes où des émeutes ont éclaté après la mort d’un Noir tué par la police, en 2014 à Ferguson (Missouri), et ces derniers jours à Charlotte (Caroline du Nord).

Posé à l’ombre de l’obélisque du Washington Monument et au cœur des mémoriaux et musées qui fondent l’identité nationale américaine, à mi-chemin du Congrès et de la monumentale statue d’Abraham Lincoln, qui mit fin à l’esclavage, l’imposant bâtiment de six étages évoque une couronne africaine composée de 3 600 plaques forgées – hommage au travail des esclaves dans les Etats américains du Sud aux XVIIIe et XIXe siècles.

Projet centenaire

L’idée d’honorer la mémoire des Afro-Américains remonte à 1915  : des anciens combattants noirs de la guerre civile (1861-1865) demandent alors – en vain – l’érection d’un mémorial. En 1929, le Congrès donne son accord à la création d’un musée mais, alors que le pays plonge dans la crise, lui refuse toute subvention.

A la fin des années 1960, dans la foulée des victoires liées aux droits civiques, l’idée est relancée, mais là encore, ni le monde universitaire ni le monde politique ne pousse en ce sens. «  Longtemps, le groupe dominant, l’homme blanc d’origine européenne, a choisi de ne pas inclure cette ­histoire dans le récit national  », nous déclarait Rhea L. Combs, la conservatrice du nouveau musée, lors de l’exposition préfigurant son ouverture, fin 2015.

Aussi l’ouverture du NMAAHC constitue-t-elle l’événement culturel de l’année dans la capitale fédérale. Les tickets d’entrée – gratuits, comme l’accès à tous les musées nationaux gérés par la Smithsonian Institution – se sont arrachés en quelques heures et il faut attendre le mois de décembre pour avoir une chance d’y accéder. Sur près de 40 000 mètres carré, dans un entrelacs de galeries, le visiteur va découvrir plusieurs milliers des 33 000 objets collectés depuis treize ans.

Présence de psychologues

Trois thèmes majeurs ont été retenus : l’esclavage, la ségrégation, la culture et le sport. La partie consacrée à l’esclavage fut la plus difficile à documenter. Au-delà des classiques chaînes d’esclaves ou des listes d’hommes, de femmes et d’enfants mis à prix, visibles dans bien d’autres musées à travers le pays, le NMAAHC est parvenu à réunir des objets inédits.

La collerette d’Harriet Tubman, une esclave du Maryland qui a facilité l’évasion de nombre de ses compagnons, voisine avec la Bible de Nat Turner, l’esclave de Virginie qui, en 1831, mena la rébellion la plus sanglante de l’histoire de l’esclavage. Cette Bible a été remise au musée par les descendants blancs d’une famille tuée durant ce soulèvement.

Pour illustrer la période ségrégationniste qui s’acheva officiellement dans les années 1960, le musée a réalisé un tour de force : exposer au sous-sol un wagon de train datant de 1918 avec des sièges réservés aux Noirs. Le wagon a été acheminé sur place avant les débuts des travaux et le musée a été construit autour de cette pièce.

On y découvre aussi la nappe sur laquelle fut rédigé l’argumentaire demandant la déségrégation scolaire dans les années 1950, ou le premier cercueil du jeune Emmet Till, un adolescent de 14 ans battu à mort dans le Mississippi pour avoir sifflé au passage d’une femme blanche. Les concepteurs du musée, conscients de la charge émotionnelle de certains passages de l’exposition, ont prévu la présence de psychologues.

Récit national

Plus légère, la partie consacrée à l’apport des Afro-américains à la vie culturelle, artistique et sportive des Etats-Unis présente la combinaison du premier astronaute noir, des costumes de scène d’artistes, la Cadillac du musicien Chuck Berry…

Ce voyage dans l’histoire sombre des relations raciales dans la société américaine doit, selon les concepteurs du NMAAHC, redonner à la population afro-américaine sa place dans le récit national. Tout en évitant plusieurs écueils : verser dans le militantisme ou risquer « de victimiser les Noirs et de culpabiliser les Blancs  ».

La commission mise en place par M. Bush l’avait conçu comme un lieu de « guérison » susceptible de contribuer à «  la réconciliation entre les races  ».

Signe que les tensions liées à la place de la communauté afro-américaine aux Etats-Unis n’appartiennent pas qu’au passé, le musée a fait le choix d’évoquer les événements les plus récents. Les visiteurs pourront donc découvrir un T-shirt siglé « Black Lives Matter », référence au mouvement qui prospère aujourd’hui dans la communauté noire pour protester contre les violences policières à l’encontre des Noirs.

Souhaitant toucher une audience qui irait bien au-delà de la population afro-américaine, les responsables du musée espèrent attirer 3 millions à 3,5 millions de visiteurs par an, juste derrière le Musée de l’espace.

L’ampleur de ce projet a nécessité une levée de fonds de plus de 500 millions de dollars (445 millions d’euros). La moitié du budget est assuré par le gouvernement fédéral, l’autre par des dons privés. Parmi ces donateurs, l’animatrice et actrice afro-américaine Oprah Winfrey a apporté à elle seule 21 millions de dollars, la fondation de Bill et Melinda Gates plus de 10 millions, la famille du basketteur Michael Jordan plus de 5 millions… En compagnie de l’acteur Will Smith, Mme Winfrey a déclamé des citations d’auteurs noirs lors de l’inauguration.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/09/24/obama-president-noir-inaugure-le-musee-national-afro-americain_5002992_3222.html#LP0qdEbjcooTtwo6.99

HISTOIRE ET TOURISME

 par Marc Sefil a ajouté 3 photos.

Joséphine, au cœur de l’offre touristique martiniquaise ?

Le musée Napoléonien à La Havane. Il met en valeur, notamment pour les touristes, la formidable collection d’armes, de livres, de souvenirs et d’œuvres d’art évocatrice de Napoléon Bonaparte rassemblée par Julio Lobo Olavarría, un richissime cubain passionné et admirateur de l’empereur. Suite à son exil après la révolution cubaine, sa collection, l’une des plus importantes du monde sur ce personnage, est passée dans… « le patrimoine de la nation cubaine ». Ce musée a aussi accueilli du 7 au 11 juillet 2014 le 12e Congrès Napoléonien. Cherchez l’erreur : le régime castriste intégrant dans le patrimoine de sa nation des objets ayant appartenus à un esclavagiste et co-organisant même un colloque historique sur celui-ci.
Nos idéologues locaux, thuriféraires de ce régime, auraient-ils raté un épisode (ou une leçon ?) lorsqu’il souhaite éradiquer l’image de Joséphine de l’histoire de la Martinique, la rendant responsable du rétablissement de l’esclavage dans les colonies non-occupées par les Anglais en 1802 (la Guadeloupe et Saint-Domingue. Occupée en 1794, la Martinique fut rendue à la France au Traité d’Amiens en 1802 et n’a donc pas connu la première abolition de 1794) ? Ne privent-ils pas la Martinique d’un formidable produit d’appel touristique à cause d’un fait, par ailleurs, jusqu’ici non-prouvé historiquement ? Aucun document n’atteste en effet la responsabilité de Joséphine dans le rétablissement de l‘esclavage (en histoire, il en faut 3 dûment authentifiés et le corroborant pour qu’un fait soit avéré). Les pressions des armateurs de Nantes, La Rochelle ou Bordeaux, principaux bénéficiaires du commerce triangulaire et principaux financiers des guerres napoléoniennes, y ont beaucoup plus contribué que les charmes de Joséphine.
Quant à son lieu de naissance : Martinique ou Sainte-Lucie ? C’est une vieille controverse que le livre attendu de l’historienne Suzanne England-Ancey ne va pas, à mon humble avis, contribuer à apaiser. Les documents sur lesquels elle s’appuie (selon l’article de France-Antilles du 24 mai 2014) ayant été depuis longtemps étudiés et critiqués (au sens de la critique historique) par J. Rennard (Rennard J. Mélanges. In: Revue d’histoire des colonies, tome 36, n°127-128, troisième et quatrième trimestres 1949. pp. 331-347). Quoiqu’il en soit, la ferme volonté de l’île voisine de faire fructifier l’idée de cette naissance sur son sol (dans plusieurs de ces prospectus touristiques le fait est signalé) est le signe évident qu’elle veut avoir sa part de Joséphine pour attirer des touristes. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à vouloir sa part de Joséphine puisque Noisy-le-Grand, ville natale de son premier époux Alexandre de Beauharnais, ne manque pas d’inscrire sur ses plaquettes touristiques les liens qu’elle entretient avec Joséphine (Cf. http://www.noisylegrand-tourisme.fr/…/josephine-de-beauharn…). Enfin, en 2014, à l’occasion du bicentenaire de la mort de Joséphine, le Sénat lui consacra une exposition qui accueillit plus de 200.000 visiteurs au cours des 4 mois que durèrent cette exposition à raison de 20 euros l’entrée. Voilà donc quelques leçons d’exploitation d’une potentialité touristique en direct de la Caraïbe et de l’Hexagone !
Il ne s’agit pas de nier que Joséphine fut esclavagiste. Personne n’est assez bête pour croire ou attester qu’elle n’ait pas été porteuse des représentations, des normes, des valeurs, des idées, des stéréotypes, des préjugés, en un mot des mœurs de la socio-classe au sein de laquelle elle évoluait. Il ne s’agit pas non plus d’en faire l’apologie. Il s’agit en toute liberté, en toute conscience de ce que nous sommes et surtout libérés de tout esclavage (mais mental celui-là) d’utiliser la renommée internationale (voire même mondiale) d’un personnage de l’histoire martiniquaise pour en faire un produit touristique porteur et par là même en profiter pour faire connaître au monde entier d’autres pans de notre histoire, notamment… la période esclavagiste… il y a là une dialectique fructueuse à défricher. En un mot d’exploiter TOUTES nos potentialités et atouts pour redorer l’éclat de notre tourisme pour en faire un secteur créateur d’emplois.

Sé pa nou ki pli kouyon ! Dot ka eksplwaté’y.. épi nou ! Nou la ka lésé an bagay pouri an lè koy, san fè ayen !

(nous  ne  sommes  pas  plus   bêtes  de   les  autres  qui  exploitent  la  situation autant  que  nous ! nous laissons  un  patrimoine  en  friche  sans  ne   rien  faire !)

 

VOYAGE INITIATIQUE…ET RETOUR AUX SOURCES

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Le mois des commémorations se termine…

Cette année, pour des raisons indépendantes de ma volonté, la commémoration des abolitions n’a été marqué que par des documentaires qui témoignent de la dimension et l’évolution de cette MEMOIRE de l’esclavage au niveau des acteurs médiatiques qui semblent s’en accaparer et pour mieux ainsi faire partager cette mémoire par des évocations imaginées de cette période douloureuse du commerce triangulaire.
Ainsi, le film de Guy Deslauriers dans « Passage du milieu » nous transportent dans les câles d’un bâteau négrier avec des images fortes, l’horreur du gouffre et les souffrances inhumaines de la traversée.
Dans le documentaire de Gaetano Ciarcia et Jean -Christophe Monferran inChristophe ….intitulé ou « Mémoire promise » ou  » Passeurs de mémoire » l’auteur nous fait emprunter la route des esclaves dans ses moindres détails avec la place du Marché aux esclaves, l’arbre du départ où les femmes en faisaient le tour 6 fois, et les hommes 7 fois comme signe de ce dépârt , et la porte du non – retour érigée sur la plage de Ouidah…. Emouvant ces moments de compassion des habitants à l’égard des descendants de retour sur la terre de leurs ancêtresêtres^tres, tout comme le témoignage de cette descendante d’un négrier  » CHACHA DE SOUZA » dont on célèbre encore dans la confusion, les « bienfaits » profitant des guerres fratricides entre les tribus pour marchander les prisonniers pour certains déja esclaves , et qui partaient ainsi vers une destinée cauchemardesque…
Le voyage initiatique d’Emmanuel GORDIEN,  spécialiste   en  généalogie  au  CM98  et qui, en compagnie d’un prince d’Abomey au BENIN ( ancien Dahomey).. réalise ce retour sur la terre natale de ses aïeux dont il a réalisé l’arbre généalogique complet.
Ce qui est frappant dans cet évènement, c’est que contrairement à nos anciens des années 5O qui ont séjourné en Afrique, que ce soit au Sénégal (avec Gorée,  lieu emblématique de départ des esclaves), au Togo, ou autre contrée de la colonisation, il n’y a jamais eu de paroles apaisantes qui dissiperaient la méfiance résultant de ce  » commerce honteux  » dont on n’a jamais su les tenants, et pour lequel chacun  s’est   forgé vis vis de l’Afrique ce sentiment diffus du père ayant vendu ses enfants.
.
Emmanuel Gordien dans le documentaire « Citoyen, bois d’ébène » réalisé par Franck Salin franchit une étape et nous fait partager l’affiction des villageois et la mémoire qu’ils portent de cette période de l’histoire , bien que cela soit encore pour eux une source de tourments et qu’ils se réjouissent de ce retour inaugurant  ainsi de manière  symbolique  une étape nouvelle de réconciliation et  le  début   d’une résilience de part et d’autre….. et pour l’avenir !
Des films à voir, à revoir et à faire connaître pour comprendre et tout simplement entamer une réconciliation avec soi-même, avec l’Afrique, avec l’histoire .
Lp.CONSEL
NB Diffusions  à venir sur  les  chaines d’Outre Mer et  France Ô

C’ETAIT UN GROS POISSON !!!

[EXCLUSIF La1ère] « Outre-m’AIR » la première compagnie aérienne qui va relier l’ensemble des Outre-mer

  • Dominique Trait – Thomas Payet
  • Publié le 01/04/2016 | 06:07, mis à jour le 01/04/2016 | 06:07

OUTRE-MER 1ÈRE François Hollande a demandé à Gérard Feldzer d’étudier la mise en place d’une compagnie aérienne reliant l’ensemble des Outre-mer. Le spécialiste des questions aéronautiques a remis son rapport au mois de septembre. Nous vous révélons en exclusivité le contenu de ce projet.

© France info - AFP Monty Rakusen / Cultura Creative
© France info – AFP Monty Rakusen / Cultura C

Deux lignes aériennes pour relier l’ensemble des Outre mer (Saint-Pierre et Miquelon, La Martinique, la Guadeloupe, les Antilles, la Polynésie, Wallis et Futuna, La Nouvelle-Calédonie, La Réunion et Mayotte), ce sera bientôt une réalité. Soucieux de resserrer le lien avec les Outre-mer mais aussi de rassurer les professionnels du tourisme, victimes des troubles politiques qui percutent de plein fouet les destinations préférées des Français, le président de la République a demandé au spécialiste de l’aéronautique Gérard Feldzer de constituer un groupe de travail.

Le choix de Gérard Feldzer n’a rien du hasard. Cet ancien pilote, consultant aéronautique et ancien patron du Musée de l’air et de l’espace au Bourget avait depuis longtemps dans ses cartons un projet de ce type.

« C’est un idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps, je l’avais d’ailleurs exposée à quelques candidats à l’élection présidentielle en 2012. L’idée a fait son chemin puisque François Hollande l’a retenue. »

Encouragé par le chef de l’Etat, Gérard Feldzer s’est entouré des meilleurs spécialistes de l’aéronautique. Le projet sera officiellement présenté à la presse le 25 avril. « Il sera détaillé  par le chef de l’Etat lui-même, mais ce que je peux d’ores et déjà vous dire c’est que deux avions A380-900 allongés avec une capacité de 900 passagers décolleront deux fois par semaine d’Orly. Le premier prendra la direction de Saint-Pierre et Miquelon, le deuxième de la Polynésie. Chacun de ces avions fera escale sur l’ensemble des territoires et département d’outre-mer : Saint-Pierre et Miquelon, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Polynésie, Wallis et Futuna, La Nouvelle-Calédonie, La Réunion, Mayotte et retour à Paris. Le deuxième avion respectera les mêmes destinations mais dans le sens inverse. » 

Découvrez les rotations assurées par les deux avions A380 de la compagnie Outre-m’AIR :

Les destinations de la compagnie Outre-m’AIR
Les différentes dessertes assurées par la compagnie Outre-m’AIR

Un tour du monde à 199 euros

© Monty Rakusen / Cultura Creative
© Monty Rakusen / Cultura Creative

La révolution, précise Gérard Feldzer, n’est pas dans la mise en place de ces deux dessertes aériennes « nous savons depuis longtemps que c’est techniquement possible »mais dans le prix et les conditions exceptionnelles qui seront proposées pour « Grand tour de France ».
Chaque passager pourra prendre l’avion où qu’il se trouve à Paris, à Wallis, à Papeete, à Fort-de-France… et pour 199 euros seulement il aura la possibilité de se rendre où il veut dans les Outre-mer, de faire étape à un endroit et de poursuivre ensuite son voyage.

Pour le même tarif il peut partir de Paris, direction la Polynésie, y rester une semaine,  puis partir pour la Nouvelle-Calédonie. Ensuite deux choix s’offrent à lui: soit il revient  à Paris avec une étape à La Réunion et à Mayotte, soit il prend l’avion en sens inverse et il fait une escale en Polynésie puis retour à Paris. La révolution c’est la mise en place des deux « navettes » dans deux directions différentes, ce qui laisse le choix aux passagers. La seule contrainte: le billet sera valable un an. »

Des avions spécialement aménagés

Le seul obstacle sur lequel ces spécialistes se sont « cassés les dents »c’est le temps. Même si personne n’effectuera une boucle Paris-Paris au rythme de l’avion et de ses escales car cela représenterait plus 60 heures en total cumulé,  il est probable que des passagers profiteront du tarif exceptionnel pour se rendre, par exemple,  à Nouméa avec la contrainte des escales « C’est la raison pour laquelle les deux A380-900 seront aménagés avec des couchettes et des douches. Les services à bord seront les mêmes qu’un Paris-Los Angeles d’une grande compagnie comme Air France ou British Airways. Il n’est pas question d’aller vers le « low-cost » avec un service à bord bas-de-gamme »insiste Gérard Feldzer.

Gérard Feldzer annonce la création de la compagnie aérienne Outre-m’AIR. Regardez : 

Gérard Feldzer annonce Outre-m’AIR
Gérard Feldzer annonce la création d’Outre-m’AIR
© JOSÉ PAZOS FABIÁN / NOTIMEX
© JOSÉ PAZOS FABIÁN / NOTIMEX

Une campagne de recrutement dans les Outre-mer
Autre particularité, et non des moindre, dans ce projet de fédérer l’Hexagone et les Outre-mer, le personnel navigant sera recruté dans les territoires et départements ultramarins. Une campagne sera lancée fin avril avec l’objectif d’embaucher soixante-dix-sept stewarts et hôtesses de l’air. Les pilotes, en revanche, seront des volontaires détachés d’autres compagnies. « Nous avons passé des accords avec deux compagnies aériennes enthousiastes à l’idée de s’associer à ce projet », précise Gérard Feldzer.

Premier vol le 18 septembre à 10H10 au départ d’Orly

Cette nouvelle compagnie sera baptisée «Outre-m’AIR » et sera financée pour moitié par l’Etat, pour moitié par des investisseurs privés soucieux de s’implanter dans les Outre-mer ou d’y développer leurs activités. Le nom de ces entreprises est un secret (encore) bien gardé, tout comme le coût total de ce projet qui dépasserait selon nos calculs les plusieurs dizaines de millions d’euros « Je peux simplement vous dire que les études de marché sont très concluantes et que ce projet est parfaitement maîtrisé sur l’aspect financier »,affirme Gérard Feldzer qui ajoute que «le président de la République s’exprimera dans les tout prochains jours.» 

Une opération politique

A près d’un an de l’élection présidentielle, le lancement de cette compagnie aérienne en direction des Outre-mer laisse à penser qu’elle pourrait revêtir une dimension très politique. En effet, difficile de ne pas imaginer que derrière ce projet se cache une opération de séduction pour les électeurs des Outre-mer dont le vote pourrait-être décisif l’année prochaine dans la course à l’élection présidentielle. Gérard Feldzer s’en défend avec vigueur. « Si j’avais imaginé la moindre intention politique dans ce projet, jamais je n’aurais accepté de présider cette commission. Si le Président en récolte quelques bénéfices cela restera dérisoire du service que proposera à des millions de Français. » 

Cinq billets offerts par La1ère.fr

La1ère a décidé de s’associer à ce projet en offrant, avant même l’ouverture officielle de la billetterie, cinq billets « Outre-m’AIR ». Les cinq premiers internautes à nous contacter à l’adresse Redactionoutremer1ere@gmail.com  s’envoleront dès le 18 septembre pour un tour des Outre-mer à la carte.

visitez aussi …

les album photos !!!!!! vous en serez ravi !!!!;-)

http://www.luckbrownalbumsphotos.wordpress.com

 

 

 

« L’océanie, une identité, un Océan et des Hommes… »

 

A l-espace Le Millénaire.pdf (742451)



 PROGRAMME

  

L’Outre-Mer s’expose

 

Commémoration du 23 mai 2014

 

L’UOMS vous convie à la cérémonie de commémoration des victimes de l’esclavage colonial.

Rassemblement  à 19 h00, place des droits de l’homme à Savigny Le Temple.

Comment se rendre à Savigny-le-Temple ?

De Melun : N6, direction Paris, sortie Savigny-le-Temple « centre ».

De Marne-la-Vallée : Francilienne N104, direction Sénart, puis autoroute A5a. Sortie 11, Savigny-le-Temple « centre ».

De Paris, Porte d’Orléans : Autoroute A6, direction Lyon. Sortie Sénart, puis autoroute A5a. Sortie 11, Savigny-le-Temple « centre ».

De Paris, Porte de Bercy : Autoroute A4, direction Metz-Nancy. Sortie Sénart. N6, direction Melun, puis autoroute A5a. Sortie 11, Savigny-le-Temple « centre ».

Par le RER D : De Paris gare du Nord, Châtelet, gare de Lyon. Direction Melun via Combs-la-Ville. Descendre à la gare de Savigny-le-Temple – Nandy. Sortie Centre ville.

ITINERAIRE D’UN REGIME DE BANANES …..

De la Martinique à l’Essonne, itinéraire d’une banane

photo « Madinin ‘art » Juin2009

DU VAUCLIN (Martinique) À ÉVRY (Essonne)  ….ENVOYÉ SPÉCIAL

 

Georges Baron engloutit un dernier morceau. Ce retraité résidant à Evry vient de manger sa banane quotidienne. Il l’a achetée le matin même à l’hypermarché du centre commercial Evry 2, mettant un terme à une vie de fruit de trente-deux semaines et à un itinéraire de 7 329 kilomètres.

L’histoire de la banane de Georges Baron commence curieusement dans le Languedoc. Les nouvelles pousses plantées en Martinique après les dégâts provoqués par le cyclone Dean, en août 2007, proviennent en effet de Saint-Mathieu-de-Tréviers, dans l’Hérault, où est installée l’entreprise Vitropic. « Nous fournissons la semence », résume Yvan Mathieu, son directeur. Mais l’honneur antillais est sauf : Vitropic s’est approvisionné en Martinique pour cloner des bananiers. L’avion qui convoie ces semences obtenues en laboratoire (des « vitroplants ») vers l’aéroport Martinique-Aimé-Césaire ne fait donc que leur offrir un retour au pays natal…

Les colis sont alors déposés chez Protéin, entreprise d’élevage de vitroplants sous serre installée à Saint-Esprit, dans le département ultramarin. « La banane est un des produits agricoles les plus travaillés », explique Stanislas de Jaham, son directeur. Trempés, désinfectés, décortiqués, détachés et triés par des ouvrières aux doigts agiles, les plants sont installés sous une serre de sevrage, à l’abri des parasites. 

Au bout de trois mois, un camion les transporte jusqu’aux plantations, après vérification de l’absence de maladie virale. L’une de leurs destinations est la plantation agricole de Sigy, au Vauclin, dans le sud-ouest de l’île. Charles Rimbaud, son propriétaire, met en avant ses préoccupations sociales et environnementales dans un secteur qui n’a pas toujours considéré celles-ci comme prioritaires. « Ceux qui ne les partagent pas disparaîtront », prédit-il.

Là débute l’existence martiniquaise d’un bananier. Les plantations s’échelonnent tout au long de l’année. Au bout de deux mois, les premiers oeilletons, selon les termes employés par les professionnels, sortent. Un seul, le plus costaud, est conservé. « C’est comme la mère qui meurt et le fils qui prend la relève », explique Roger Sioul, oeilletonneur. A cinq mois, une fleur apparaît et le futur régime se déploie. Un bananier ne donne qu’un régime de 170 à 220 fruits par cycle.

Arrive le moment fatidique : la coupe. « C’est un vrai travail d’équipe, qui impose beaucoup de précautions, indique Joseph Pivert, coupeur. Il ne faut pas abîmer la banane et ne pas blesser le tireur. » Les régimes sont ensuite transportés au hangar de conditionnement. Là, en moins d’une heure, les bananes sont « épistillées », découpées, rincées, triées, classées, pesées, lavées, douchées, étiquetées, emballées et installées sur des palettes. Chaque carton reçoit les indications indispensables à sa traçabilité.

Les palettes sont alors placées dans un conteneur réfrigéré, conduit au terminal de Fort-de-France. Les fruits y resteront à 13 °C, ce qui ralentit leur maturation, pendant une petite quinzaine de jours. Le temps qu’arrive l’un des quatre cargos de la Compagnie maritime d’affrètement-Compagnie générale maritime (CMA-CGM) qui transportent les bananes antillaises.

Cette semaine-là, le Fort-Sainte-Marie embarque la cargaison de bananes, qui représente 80 % de son fret. Avec ses 200 mètres de long, il peut transporter plus de mille conteneurs de 40 pieds (environ douze mètres de long) qui s’empilent sur douze niveaux, moitié en cale, moitié sur le pont. Entre Fort-de-France et Dunkerque, de quai à quai, le géant des mers va parcourir 6 952 kilomètres.

Après une traversée sans histoires, au bout de la huitième nuit, la métropole est en vue. Depuis une dizaine d’années, Dunkerque est le port d’accueil de la banane antillaise. Les opérations de déchargement ne traînent pas. Les conteneurs sont transférés à l’entrepôt de Dunfresh, situé… route des Caraïbes. Manuel Bencteux, directeur d’exploitation de l’entreprise, parle de son métier avec concision : « Je rentre de la banane, je ressors de la banane. » Dans la réalité, c’est un peu plus compliqué. Sur 65 mètres (la distance entre le conteneur qu’on vide et le poids lourd que l’on remplit), se déroulent les opérations de vérification, de manutention, de tri des bananes par palpation (les trop mûres sont expulsées), d’encodage, de stockage et de contrôle.

 

RÉVEIL EN SURSAUT

 

Dans le même temps, l’administration et la logistique veillent à ce que les marchandises correspondent bien aux commandes des clients nationaux et européens, à la bonne arrivée du transporteur qui ira chez le « mûrisseur » et à la conformité du bon de chargement. Temps de transit moyen d’une palette : trente minutes. « De l’orfèvrerie », constate, admiratif, un client.

Un poids lourd de 40 tonnes emporte les bananes, dont celles venues du Vauclin, jusqu’au Marché d’intérêt national de Rungis, au sud de Paris. Les fruits vont rester chez un mûrisseur près d’une semaine. Stockée à une température comprise entre 16 °C et 18 °C, la banane ne mûrit que si elle se réveille en sursaut de son hibernation. De l’éthylène, un gaz naturel, est donc diffusé dans les chambres de stockage, provoquant une réaction biochimique qui génère une forte augmentation de la respiration du fruit : l’amidon se transforme en sucre, les tissus s’amollissent, la chlorophylle de la peau est détruite, la banane devient jaune.

En sortant de leur chambre, les bananes sont emballées, mises en sachets ou en barquettes, étiquetées avec leur prix et leur poids. Après des mois de vie sous les tropiques et des semaines passées sous des emballages divers, les voilà prêtes à être dégustées. Le temps est compté : les bananes ont quarante-huit heures pour arriver chez le détaillant.

Il est 2 heures. Dans le centre commercial Evry 2, seuls veillent les employés de l’hypermarché Carrefour chargés de la réception des produits frais. Le camion chargé de bananes livre sa cargaison. D’un bout à l’autre du périple, la marchandise a été confiée à près de soixante-dix intervenants directs.

A l’hypermarché d’Evry, Georges Baron a payé 1,60 euro pour son kilo de bananes antillaises.

 

Patrice Louis

 


Cinq ans pour réduire l’usage des produits phytosanitaires
Le ministre de l’agriculture, Michel Barnier, en visite en Guadeloupe et en Martinique, a signé, vendredi 5 décembre, un plan « banane durable 2008-2013 » à travers lequel les producteurs antillais s’engagent à des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Ce plan de 8 millions d’euros vise à réduire l’usage des produits phytosanitaires et à privilégier les techniques alternatives de protection des cultures. Après une période d’usage massif du chlordécone, un polluant organique persistant, l’utilisation de ces produits a été divisée par trois entre 1996 et 2006, soulignent les producteurs. Un nouvel institut technique de la banane sera chargé de diffuser aux planteurs les nouvelles techniques culturales. Ce plan s’inscrit dans un volet du plan Ecophyto 2018 (réduction, « si possible », de moitié en dix ans de l’usage des pesticides et suppression progressive des molécules les plus dangereuses), issu des conclusions du Grenelle de l’environnement.

 

Article paru dans l’édition du Journal  « LE MONDE » du  07.12.08

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