FESTIVAL DES OUTRE-MERS -Paris

Aimé Césaire / Écrits politiques
Le 20 janvier 2018 à 15:00

Césaire méconnu

Partons à l’écoute des voix multiples d’Aimé Césaire, poète, dramaturge, essayiste mais aussi député pendant plus de quarante ans, maire de Fort-de-France, fondateur d’un parti et auteur d’écrits politiques de premier plan dont les tomes 2 et 3 ont paru aux Nouvelles Éditions Jean-Michel-Place.

Si l’on pense d’emblée aux discours de l’Assemblée nationale – Césaire fut en effet dans l’Hémicycle un tribun au verbe haut – on peut désormais s’intéresser aux écrits moins connus : discours prononcés en Martinique, textes parus en revue, allocutions diverses, au gré d’une vie politique intense qu’Aimé Césaire lui-même ne séparait pas de l’action poétique.

Une voix majeure, dressée sans cesse contre le colonialisme ou les injustices de tous ordres, animée toujours par la conviction d’une réconciliation universelle à portée d’humains.

Christian Tortel dialogue avec Boniface Mongo Mboussa. Lectures par Charles Gonzales.

Tarif unique : 6 €.

Réservations : 01 44 85 40 40 ou www.theatre-odeon.eu

Boniface Mongo Mboussa

Écrivain et critique littéraire, Boniface Mongo Mboussa est corédacteur en chef de la revue Africultures et enseigne les littératures francophones à l’antenne parisienne du Sarah Lawrence College.

Il a notamment publié deux essais chez Gallimard : Désir d’Afrique (2002) et L’indocilité (2005), ainsi qu’une biographie du poète congolais Tchicaya U Tam’si, intitulée Le viol de la lune, vie et œuvre d’un maudit (Vents d’ailleurs, 2015). Il est par ailleurs l’éditeur des œuvres complètes de Tchicaya U Tam’si aux éditions Gallimard.

Christian Tortel

Journaliste grand reporteur à France Télévisions, chroniqueur littéraire, ancien élève de l’école supérieure de journalisme de Lille (ESJ). Il possède plus de quinze années d’expérience de télévision. Auteur de près de six cents reportages et portraits littéraires. Spécialiste des questions culturelles et de l’expression écrite, il anime un blog littéraire et enseigne la communication dans plusieurs écoles.
Charles Gonzales

Comédien et metteur en scène, formé au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris dans les classes de Pierre Debauche et Antoine Vitez, Charles Gonzales a joué dans des mises en scène de Jorge Lavelli, Jean-Louis Barrault, Roger Planchon, Jean-Louis Martinelli, Pedro Soler… et en a lui-même signé de nombreuses.
Poètes de Guadeloupe

Samedi 20 janvier 2018 à 17h00

Odéon- Théâtre de l’Europe
Place de l’Odéon
75006 Paris

Poètes de Guadeloupe

Avec Daniel Maximin, Max Rippon et Max JeanneOriginaires de la Basse-Terre, de Marie-Galante ou de la Grande-Terre, ils forment à l’image de leurs îles un archipel de créations, entre langue française et langue créole, entre réalités géophysiques et faits historiques, entre le plus petit point de l’île native et le grand étalement caraïbe et mondial. Poésie politique s’il en est, tenaillée souvent par le poids de l’Histoire, la poésie de Guadeloupe sait aussi se faire plus intime, aller au creux de l’être, là où s’invente l’homme et surgit son destin.

« Aucun homme n’est une île » déclarait le poète anglais John Donne, insistant sur le lien unissant chaque être humain. C’est ce que les poètes insulaires savent peut-être mieux que personne.

En écho à Cent ans de poésie en Guadeloupe : une anthologie 1911 – 2017 de Gérard Lamoureux, avant-propos de Roger Little, paru aux Éditions Long Cours en octobre 2017.

Daniel MaximinMax Rippon et Max Jeanne dialoguent avec Christian Tortel. Lectures par Sophie Bourel.

Max Rippon / Guadeloupe

Né à Grand Bourg (Marie-Galante) en 1944, dans le quartier de Lalé Pôyé, Max Rippon a passé son enfance sur l’île qui inspira sa poésie à  venir. À douze ans, il doit poursuivre sa scolarité hors de l’île natale. Ce sera Pointe-à-Pitre où il entre au Lycée Carnot et se lie notamment avec Daniel Maximin et Ernest Pépin. Il vit depuis en Guadeloupe « continentale » mais se dépeint comme poète marie-galantais. Son œuvre, écrite en français et en créole, comprend des romans, un récit autobiographique et de nombreux recueils de poésie parmi lesquels : Rékòt ; brisures de mots ; préface de Maryse Condé, écho plastique de Michel Rovelas (Pointe-à-Pitre : Jasor, 1996), Débris de silences ; préface de Dominique Deblaine (Pointe-à-Pitre : Jasor, 2004), Morrina ; quitter la rade (Pointe-à-Pitre : Jasor, 2011)
Max Jeanne / Guadeloupe

Né au Gosier en décembre 1945, Max Jeanne, après des études littéraires au Centre d’Enseignement Supérieur Littéraire (CESL) de Bainbridge en Guadeloupe  et des études théâtrales à Bordeaux, a été professeur de lettres à Pointe-à-Pitre. Passionné par les livres et la poésie dès son jeune âge, neveu d’un gardien de phare qui était aussi conteur et qui l’éveilla au monde de la mer, il est l’auteur d’une œuvre qui questionne de manière récurrente l’histoire guadeloupéenne et antillaise. Il a publié des romans dont Brisants (Mémoire d’encrier, 2007), des nouvelles et plusieurs recueils de poèmes. Son recueil Western a été adapté pour la scène en 1998. « Diseur », homme de théâtre, il contribue activement à la diffusion de la poésie auprès du public scolaire et du grand public.
Daniel Maximin / Guadeloupe

Né à Saint-Claude (Guadeloupe) en 1947, Daniel Maximin s’installe en France métropolitaine avec sa famille en 1960. Après des études de lettres et de sciences humaines  à l’Université de la Sorbonne à Paris, il devient chargé de cours à l’Institut d’Etudes Sociales et professeur de lettres à Orly. De 1980 à 1989, il est directeur littéraire aux Éditions Présence Africaine et producteur de l’émission «Antipodes» sur France-Culture.  En 1989, il est nommé Directeur régional des affaires culturelles en Guadeloupe.  De retour à Paris en 1997, il est chargé d’organiser la célébration nationale du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Il est depuis 2010 commissaire de « 2011, année des outre-mer français « . Poète, romancier et essayiste, Daniel Maximin est notamment l’auteur d’une trilogie romanesque : L’Isolé soleil (Paris, Seuil, 1981), Soufrières (Paris, Seuil, 1987), L’Ile et une nuit (Paris, Seuil, 1995) ; de Tu, c’est l’enfance (Paris, Gallimard, « Haute Enfance », 2004) ; du recueil de poésie L’Invention des Désirades (Paris, Présence  Africaine, 2000). Son essai Les Fruits du cyclone, une géopoétique de la Caraïbe a paru au Editions du Seuil en 2006.
Christian Tortel

Journaliste grand reporteur à France Télévisions, chroniqueur littéraire, ancien élève de l’école supérieure de journalisme de Lille (ESJ). Il possède plus de quinze années d’expérience de télévision. Auteur de près de six cents reportages et portraits littéraires. Spécialiste des questions culturelles et de l’expression écrite, il anime un blog littéraire et enseigne la communication dans plusieurs écoles.
Sophie Bourel

Comédienne pour le théâtre, le cinéma, la télévision, Sophie Bourel est aussi une passionnée de la poésie qu’elle met en voix à l’occasion  de nombreuses lectures publiques. Elle a très récemment donné Les Indes d’Édouard Glissant au Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) dans le cadre de l’exposition La Caraïbe, solitudes et relation, Gabriel Garcia Márquez – Édouard Glissant.

Le 20 janvier 2018 à 17:00

Tarif unique : 6 €

Réservations : 01 44 85 40 40 ou www.theatre-odeon.eu

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Appel à financement participatif par Guy Deslauriers

Césaire : La liberté face au dogme. Film documentaire en production

nous faudra avoir la patience de reprendre l’ouvrage, la force de refaire ce qui a été défait; la force d’inventer au lieu de suivre; la force « d’inventer » notre route et de la débarrasser des formes toutes faites, des formes pétrifiées qui l’obstruent…

Comment Louis Aragon et Aimé Césaire deux des plus grands poètes du XXe siècle, en sont-ils venus à s’opposer au point d’arriver à un point de rupture irréparable ? L’un adhère au Parti communiste en 1930, l’autre en 1935. Césaire démissionne du PCF en 1956, à cause notamment des révélations du rapport Khrouchtchev, mais Aragon garde le silence et restera au parti jusqu’à sa mort. Cependant l’opposition des deux hommes n’est pas d’abord un différend politique sur fond de déstalinisation. La rupture entre eux est plus ancienne, plus profonde et s’ancre dans un contexte historique de décolonisation qui a pris la forme d’une tentative colonisation culturelle de l’un par l’autre. De plus, Césaire trouve cocasse de recevoir une leçon de prolétariat de la part d’un bourgeois français, lui qui passe la majeure partie de son temps à régler des problèmes de santé publique ou d’assainissement de l’eau, aussi bien comme député de la Martinique que comme maire de Fort-de-France. Mais plus profondément, Césaire n’accepte pas cette mise sous tutelle de l’imaginaire antillais sous le joug culturel français, fût-il communiste. Un troisième homme, l’écrivain René Depestre (au cœur de cet affrontement pour avoir adhéré à la thèse d’Aragon avant de rallier celle de Césaire) sera le grand témoin par lequel ce récit nous sera livré. C’est lui qui nous dévoilera tous les détails de cette histoire. Il en sera la mémoire vive, la vision singulière et portera la charge émotionnelle que comportera ce récit. Césaire, la liberté face au dogme, permet donc de raconter cette célèbre controverse qui a opposé Césaire et Aragon dans ces années 50 et à laquelle ont pris part de nombreux écrivains, dont René Depestre, Léon-Gontran Damas, Léopold Sedar Senghor…etc. Les arguments développés par le poète antillais à l’occasion de cette controverse furent les mêmes, dans la lettre qu’il adressera à Maurice Thorez au moment de sa démission du PCF, pour affirmer la liberté des peuples nègres face au dogme centralisateur. Ce moment historique constitue à lui seul un temps décisif de la conscience des départements français d’Amérique et de beaucoup d’anciennes colonies françaises.

Lorsque l’on déroule son histoire, Aimé Césaire semble avoir eu mille vies dont certains pans manquent ou se trouvent tronqués. Ces moments-là (dont cette histoire fait partie) rappellent la puissance de la vision de l’homme, sa liberté totale et la force de son destin. Ces moments, tellement précieux pour notre compréhension du monde d’aujourd’hui, ne seront jamais suffisamment racontés.

Ce projet est enfin confronté à une urgence de production afin de pouvoir être terminé au début de l’année 2018, année qui marquera le 10ème anniversaire de la disparition du poète ; année tout au long de laquelle le documentaire pourra être projeté et faire l’objet de débats et discussions à l’issue de sa diffusion. Les contributions sollicitées pour ce projet serviront à acquérir une large partie des très nombreuses archives visuelles et sonores dont cette œuvre a besoin pour exister pleinement. En contrepartie de leur soutien financier il est proposé aux contributeurs :

-D’être mentionnés et remerciés au générique du film.

-D’être invités à une projection de présentation.

-De recevoir un DVD de l’œuvre réalisée. Merci à chacune et à chacun pour sa contribution et pour sa confiance.

Guy Deslauriers

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DE L’HISTOIRE…au THEATRE

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source :  La Terrasse (journal d’informations et  d’actualité  culturelle – fév 2017))

La Ville de SARCELLES(95) rend hommage à JP. PASSE-COUTRIN

Galerie

INAUGURATION D’UNE ALLEE AIME CESAIRE à EPINAY-SUR-SEINE (93)

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Galerie

LE  » PRIX Aimé CESAIRE  » 2015 de poésie décerné par l’A.D.E.A.S

Pour  la   6e  année  consécutive  l’  Association  Des  Etudiants  Africains de  la   Sorbonne(A.D.E.A.S) décerne  à  un(e)  jeune poète(sse) le  PRIX  AIME CESAIRE de POESIE. La  remise  des  PRIX de  cette   année 2015  était en hommage  à  Paulette  NARDAL,  l’instigatrice   de  la   NEGRITUDE.

L’ amphithéâtre Cauchy  était  plein  à   craquer   ou  presque,  et  l’assistance  plutôt  jeune,  ce  qui  semblerait   un  gage  favorable   pour  l’avenir. et  la  cérémonie présidée par Thierry  SINDA (Congo)  et  Suzanne  DRACIUS(Martinique) avait  débuté  sans moi.

Le film,  un de  ces  petits chefs-d’œuvre  qui manquent  tant  à  notre  histoire, retraçait  la  vie   et  les  nombreuses  activités  de  cette  foyalaise éprise  de  culture,  semblait captiver avec  passion  l’assistance  aussi bien  par les  images  d’archives  que  les  révélations   sur  les  idées qui  animaient  ce  petit  groupe d’intellectuels antillais de  la  première  heure, aux rangs  desquels  on  comptait   bien  sûr Léon Gontrand DAMAS   (Prix  Goncourt en  1921) et  Aimé  CESAIRE…  !

Souvenons  nous  aussi, qu’il  y  avait  à  peine  une  dizaine  d’années  que  la France  sortait  meurtrie  d’une guerre trop longue  et que  tout  était à  reconstruire,   tout  était  aussi à  repenser  avec  les colonies dont l’effort  de  guerre  méritait bien  d’ouvrir, une  nouvelle  ère   coopérative  avec la  France..

NB .  Lire la  légende en  cliquant sur  chaque photo

(la  suite  en  cours  de  rédaction)

L’altérité

Toi l’enfant jugé par les autres.
Toi la fleur qui pousse dans l’ombre.
Toi la bougie qui lutte contre le vent.
Ravive ta flamme,
Et bats-toi pour ce que tu es.

Ta différence n’est pas un défaut.
Elle fait tes qualités et te rend unique.
Revendique ton altérité, montre tes sentiments,
Ravive ta lumière, Toi qui es dans l’obscurité.
Bats-toi pour ta liberté.

Jérôme HA (Tous droits réservés)

Je pleure mon pays

Quand j’ai appris qu’ils ont attaqué mon pays, j’avais peur.
Quand ils ont commencé leur massacre, j’étais désespérée.
Quand j’ai su que ces gens étaient des rebelles, je n’avais plus d’espoir.
Quand j’ai appris que c’était des islamistes, j’étais effrayée.
Quand j’ai compris que c’était des musulmans qui croient en dieu, j’étais déçue.
Quand on m’a dit qu’ils tuaient des hommes, qu’ils violaient des femmes
Qu’ils détruisaient des monuments historiques, j’avais beaucoup de compassion.
Quand j’ai appris que les pays amis sont venus à l’aide de mon pays, j’avais retrouvé de l’espoir,
Espoir que ce pays détruit par la guerre puisse être comme avant,
Comme le pays que j’ai laissé
Comme le pays que j’ai aimé
Comme le pays dans lequel j’ai grandi.
Quand j’ai appris que la situation était redevenue comme avant, j’avais les larmes de joie aux yeux,
Tout ça grâce à nos frères les Français, les Tchadiens, la C.E.DE.AO
Ton grand pays, le Mali, est libre.
Comme on dit chez nous mon « Maliba » est libre,
Notre Mali est libre.
Je remercie encore la France,
Je remercie encore le Tchad,
Je remercie encore la communauté internationale,
Sans oublier l’armée malienne.

Donnons-nous les mains pour lutter contre les groupes armés terroristes qui menacent la paix et la sécurité en Afrique et surtout dans le Monde.

Awa Doumbia (3ème F – Collège Lucie Aubrac – Villetaneuse).(tous droits réservés)

LA FUREUR DES MOTS A PARIS 14E pour AIME CESAIRE

La Fureur des mots rend hommage à Aimé Césaire (Paris 14e)

Mardi, 27 Octobre 2009 09:53 Communiqué de presse

Pour la troisième édition de cette fête du 13 au 29 novembre 2009, destinée à partager le plaisir de lire et d’écrire, la mairie du 14e et les bibliothèques de l’arrondissement rendent hommage à Aimé Césaire, le père de la « négritude ».

36 rendez-vous pour découvrir autrement la littérature :

–         Un bal littéraire créole pour danser sur des airs de jazz et de biguine avec Claude Vamur, entrecoupés de contes sur Aimé Césaire dit par Philippe Cantinol. Samedi 14 novembre à 20h, à l’annexe de la mairie du 14e (M° Denfert Rochereau).

–         Une balade slam, avec Luc Saint Eloy, Dédé Saint Prix, Säb et Boubacar Sissoko. Samedi 21 novembre, à 16h entre la galerie commerciale Gaîté et la bibliothèque Vandamme (M° Gaîté)

–         La projection de « Eia pour Césaire ! », film de Sarah Maldoror, suivie d’un débat avec Daniel Maximin, George Pau-Langevin, Annick Thébia. Dimanche 22 novembre, 11h, à l’Entrepôt (M° Plaisance).

–         Une chasse au trésor à travers les bibliothèques et librairies du 14e.

Le programme compte aussi des contes pour les enfants, des rencontres avec des écrivains, des expositions à la découverte de la vie et de l’oeuvre d’Aimé Césaire, des performances littéraires…

Tout est gratuit !

Plus d’info http://www.mairie14.paris.fr

Contact presse : Cyrille Boitel  01 53 90 67 17

HOMMAGE AU POETE DISPARU ….

En hommage a Aimé CESAIRE, cet  immense   poète   qui  vient  de  nous  quitter, je vous livre un poème qu’il m’avait inspiré il y a plus de 30 ans alors qu’il m’avait accompagné lui même dans ma quête et éclairé par la profondeur de ses oeuvres, réhabilitant l’homme noir…
« Il a fait son métier de flambeau, a chacun(e) d’en  être  un(e) digne héritier(e). ».

Homme aux pensées étranges
Homme aux rires trop vrais
Homme mal taillé
Homme aux jugements
Sévères, mais justes

Homme toutes mains
Homme cric-crac
Homme concorde
Soupçonné, accusé

Homme patience
Homme non victoire
Homme danse-tam-tam
Homme d’univers turbulent
Turbulent, passionné

Homme conflit
Homme victime
Homme plaidoyer
Associé, assesseur

Homme durée-soleil
Homme mémoire
Homme
Homme noir
N E G R E !

P.C GUSAER 1972

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