DE L’HISTOIRE…au THEATRE

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source :  La Terrasse (journal d’informations et  d’actualité  culturelle – fév 2017))

JOURNEES D’ETUDE : EMOTION et ESCLAVAGE au Domaine de la Pagerie

Des journées d’étude en Martinique, au domaine de la pagerie, autour de « L’ émotion et l’ esclavage », à suivre (en anglais) !
Programme de l’émotion et de l’esclavage
Domaine de la pagerie, Martinique, janvier 2017

Vendredi 6 janvier
9:30-10:00 Bienvenue, présentation du programme et de la présentation ronde, Madeleine Dobie
10:00-11:30 séance 1 sentiments intimes, présentation par laprésidente madeleine dobie
Hélène enreinages birkeli : L’affectif après-vie de l’esclavage dans les photographies de Saint -.. Croix, 1905-1910
Jennifer L. Palmer :: L’intimité interracial dans l’Atlantique Français du dix-huitième siècle
Sasha Turner : L’inconnu et l’oubli : le chagrin maternel et l’archive de l’esclavage
11:30-12:30 déjeuner
12:30-14:15 séance 2 la politique des émotions, Président Karen Margrethe Simonsen
Margaret Crosby-Arnold :  » L’esclavage, » la politique d’identité et les blocs de vote dans les États-Unis d’
Lawrence T. Argument : L’argument esclavagisme comme un appel émotionnel dans le antebellum sud
Myriam Cottias : pour rembourser les sentiments : un micro-histoire de l’indemnité en Martinique (au Xixe siècle)
15:00-17:00 visite guidée de la pagerie

Samedi, janvier 7
9:00-10:45 SESSION 3 de la commission de la peur, Président Mads Anders Baggesgaard
Kathleen Hilliard : L’esclavage, le capitalisme et l’émotion : rupture des obligations en 1865 et 1866
Jonas Ross Kjærgaard : perdre le paradis : La Révolution haïtienne et l’imagination gothique au début du Xixe siècle
Erin Dwyer : les cœurs empoisonnés : la peur, le poison et l’esclavage dans le monde de l’atlantique
11:00-12:45 session 4 Styles et formes d’émotion, chaise Myriam Cottias
Sarga Moussa : un abolitionnistes abolitionnistes : L’expérience de l’est et l’engagement politique à Lamartine (1835).
Christina Kullberg : expression de l’émotion : discours des esclaves dans les nouveaux voyages de Jean-Baptiste Labat aux îles de l’Amérique
Inge Dornan : « quoi qu’ il soit inhumain et injuste, de »: la rhétorique de l’émotion dans les débats parlementaires britanniques sur le commerce transatlantique des esclaves, c. 1780-1807.
12:45-13:45 déjeuner
13:45-15:30 session 5 du sentiment d’avoir une incidence sur le président jakob ladegaard
Karen-Margrete Simonsen : Affecter et politique à Sab, un roman cubain de gertrudis gómez de avellaneda
Madeleine Dobie : L’esclavage, la race et l’atteinte à Gustave de Beaumont, ou l’esclavage aux États-Unis
Lynn Festa : L’esclavage, la sentimentalité et la suppression des effets
15:45-16.55 Séance 6 sympathie et mémoire, présidente de la présidente Jennifer Palmer
Annette Joseph-Gabriel : L’émotion hommes dans les récits abolitionnistes du Xixe siècle
Cheikh Sene : Gorée dans le commerce des esclaves de l’Atlantique et l’esclavage à sénégambie : quand le grâce de la prime sur la droite.
20:00 dîner en ville

Dimanche, janvier 8
9:00-9:45 Atelier sur le projet de publication, Président Mads Anders Baggesgaard
10:00-10:45 Atelier : au-delà du sentiment, président de la Présidence Lynn
11:00-11:45 Atelier : L’esclavage et le « Tour affectif » en historiographie, président de la présidente madeleine dobie
11:45-12:00 résumé, Karen-Margrethe Simonsen
12:00-13:00 déjeuner et au revoir

Ce qu’il faut retenir du colloque…

UNE  ETAPE  VIENT  D’ÊTRE  FRANCHIE……

Adams KwatehMercredi 02 novembre 2016
Conséquences de l'esclavage : une étape est franchie
La question des réparations abordée par Moussa Alo Iyé, responsable à l’UNESCO de La Route des esclaves.
Avec une participation de centaines de personnes par jour en Martinique, puis en Guadeloupe, le colloque scientifique international sur l’impact psychique de l’esclavage a tenu le pari en terme de fréquentation et de pistes de réflexion pour l’avenir. « Bilan plutôt satisfaisant » , se réjouit le professeur Aimé Charles-Nicolas, président de l’association First Caraïbes, initiatrice de la rencontre.
*
Ce sont les chercheurs de neuf pays d’Afrique, d’Europe et des Amériques qui se sont retrouvés les 26 et 27 octobre en Martinique et le 28 octobre en Guadeloupe, à l’initiative de l’association First Caraïbes. Au menu de leur rencontre, une interrogation : « L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ? » Une première dans nos pays, car les travaux ont été pluridisciplinaires, en plus de sa tenue en Guadeloupe et en Martinique. Le Mémorial ACTe, à Pointe-à-Pitre, a accueilli le dernier jour du colloque devant les responsables politiques, culturels et associatifs de l’archipel.
Deux jours plus tôt, une vingtaine d’intervenants, composés d’historiens, de psychiatres, de généticiens ou de psychologues, a alimenté la rencontre en Martinique. Ici comme en Guadeloupe, la première question pointée du doigt a été l’existence reconnue unanimement du traumatisme dans les populations dont les ancêtres ont subi l’esclavage. Le phénomène se manifeste de multiples manières démontrées dans des observations cliniques et des recherches aussi bien aux Etats-Unis qu’en Jamaïque. Le docteur Edwin Nicols, venu des Etats-Unis, 85 ans, a insisté sur « l’héritage psychologique » qui frappe les Afro-descendants
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Pour déceler les mécanismes et les ramifications qui subsistent encore, des spécialistes ont fait référence aux travaux du Martiniquais Frantz Fanon, considéré comme le précurseur de la psychiatrie dans les sociétés post-esclavage. De l’intériorisation de l’infériorité aux addictions et la sur-représentation des Noirs dans les faits de violences aux Etats-Unis, le colloque a abordé aussi le cas des Afro-descendants au Brésil, le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888.
« L’esclavage, à plusieurs égards, a continué dans le présent » , a déploré une universitaire brésilienne. « Et ni nous brisions le cycle de l’infériorisation ou de la supériorisation des uns sur les autres, nous aurions la plus grande révolution planétaire » , a souhaité le docteur Benjamin Bowser.
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Le colloque suivi attentivement par les élus et les représentants de la société civile…
« OUI, IL Y A TRANSMISSION, MAIS TOUT EST RÉVERSIBLE »
Aucune question n’a été éliminée, y compris celle sur les réparations. En Guadeloupe, elles ont été abordées à la fois sous l’angle des demandes faites par des associations comme le MIR (le Mouvement international pour les réparations) et des réponses données par des états au statut des Afro-descendants. Le débat a montré que les réparations ne forment pas un bloc unique et que la première des réparations est l’enseignement de l’histoire de l’Afrique et les formes de mise en esclavage.
Par ailleurs, les mesures d’accompagnement économique ont été soulignées par des intervenants et l’assistance, mais il ne s’agit nullement de réparations pécuniaires. L’accès à la terre et la préservation des lieux de résistance comme les Kilombos au Brésil ont été mentionnés parmi les possibilités de faire disparaître « la discrimination systémique » .
La question de la transmission du traumatisme qui suscite des interrogations a été traitée par la chercheuse suisse Ariane Giacobino. « Oui, il y a transmission, mais tout est réversible » , observe-t-elle. Dès lors comment faut-il le dépasser ? En Jamaïque, l’introduction des expressions culturelles dans les écoles a réconcilié les enfants avec leur passé. Le parallèle a été tout de suite fait par le professeur Aimé Charles-Nicolas et Ariane Giacobino avec les dessins et peintures réalisés par des élèves des écoles du Lamentin, Fort-de-France et Lamentin sur leur vision de l’esclavage.
Cette manifestation s’est tenue mardi dernier au Domaine de La Pagerie en partenariat avec Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On vise donc l’avenir pour avoir une mémoire apaisée dans la longue marche vers « la réconciliation » , selon Aimé Charles-Nicolas.
Le premier colloque sur les traumatismes liés à l’esclavage est appelé à se reproduire sous diverses formes, par exemple des conférences-débats entre les professionnels du secteur sanitaire et social et les historiens ou les psychologues. Les participants ont décidé également d’aller plus loin en créant un observatoire dont la forme n’est pas révélée.
ILS ONT DIT
Aimé Charles Nicolas, président de l’association First Caraïbes : « Ce colloque n’est pas une conclusion »
Aimé Charles-Nicolas, clôturant le colloque en Guadeloupe, tire un bilan satisfaisant.
« Nous avons établi des faits psychiques, politiques ou psychiatriques. Donc nous pouvons dire que les voies sont ouvertes pour une auto-réparation personnelle et aussi une réparation collective. Il y a un impact du traumatisme de l’esclavage sur nos populations, voire toute la planète. Il faut donc poursuivre le travail personnel et collectif, car ce colloque n’est pas une conclusion, mais il permettra de revenir par des séminaires et poursuivre des discussions. »
Gilbert Pago, historien co-organisateur du colloque : « La rencontre a eu un véritable écho »
« C’est un triomphe en matière de fréquentation et de contenu. En Martinique et en Guadeloupe, une moyenne de 1000 personnes ont assisté par jour au colloque. Rapporté à la population française, c’est l’équivalent de 100 000 personnes. Donc la rencontre a eu un véritable écho. Les participants ont abordé des thèmes importants et veulent aller plus loin.
Contrairement à ce l’on pourrait penser, les sujets sont porteurs et attendent d’être développés dans un cadre interdisciplinaire. »

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En  attendant   l’édition  des  actes  du  colloque,  retrouvez  les  différentes  interventions en  Martinique  et  en  Guadeloupe  sur  le  site  : WWW.CIPHAGE/HOME/REPLAY

SEMINAIRE PROGRAMME 2016-17 du CI.R.E.S.C *

*CENTRE   INTERNATIONAL  DE  RECHERCHE  SUR  LES   ESCLAVAGES .

Esclaves, affranchis et « nouveaux libres » dans l’espace public du monde atlantique : race et citoyenneté. De l’agentivité aux réparations

Myriam Cottias, directrice de recherche au CNRS
Antonio De Almeida Mendes, maître de conférences à l’université de Nantes
Céline Flory, chargée de recherche au CNRS 
Jean Hébrard, inspecteur général de l’éducation nationale
Marie-Jeanne Rossignol, professeur à l’Université Paris-Diderot

2e et 4e mercredis du mois de 17 h à 19 h (salle 5, 105 bd Raspail 75006 Paris)

Le séminaire s’articulera cette année autour de la question de la place des esclaves, des affranchis et des « nouveaux libres » dans l’espace public du monde atlantique. À compter de 1783, l’espace atlantique a été traversé par la question de la citoyenneté des affranchis et des anciens esclaves. Par exemple, libérant leurs esclaves lors de la Révolution américaine, certains des États des États-Unis leur avaient accordé une pleine citoyenneté, de même que la seconde République française en 1848. Quel a été le fondement de ces accessions à la citoyenneté (militaire et révolutionnaire) ? Pourquoi et comment a-t-on offert, limité, puis parfois repris, la citoyenneté aux anciens esclaves ? Comment la race et la citoyenneté se sont-elles combinées ? En quoi le républicanisme des révolutionnaires atlantiques était-il universel, en quoi offrait-il des libertés graduelles ?

Plus généralement, il s’agira de voir quelles ont été les modalités d’intervention dans l’espace public des esclaves, des affranchis et des « nouveaux libres » du monde atlantique. Comment envisager l’agentivité des sujets dans un espace de coercition ? Comment analyser les révoltes d’esclaves, de « libres de couleur » ou d’affranchis? Quels sont les modèles de contestations et les revendications exprimées par exemple à partir des sources judiciaires, des récits de planteur ? Les séances s’articuleront autour de ces problématiques en intégrant des débats historiographiques.

Par ailleurs, des séances de lecture de textes sur les indemnités et réparations au titre de l’esclavage atlantique et dans l’Océan Indien se feront en coordination avec les chercheurs du programme de l’ANR REPAIRS.

Programme 2016 – 2017

16 novembre 2016
Miranda Spieler (The American University of Paris)
Liberté, liberté trahie…Faire et défaire des citoyens français, Guyane 1780-1880 (Editions Alma, 2016)

23 novembre 2016 
Charlotte de Castelnau L’Estoile (Université Paris Diderot) et Giacomo Ghedini (Université de Bologne – université Paris Diderot)
Eglise, Esclavage et Réparations : les termes d’un débat 
A titre exceptionnel, cette séance se déroulera à l’Université Paris Diderot (salle 209-2e étage), bâtiment Olympe de Gouges 13 rue Albert Einstein, Paris

7 décembre 2016
Nicola Frith (Université d’Edinburgh)
Réparation de l’esclavage : au delà des limites de la mémoire

11 janvier 2017 
Romain Robinet (EHESS/CERMA)
La notion de race à l’épreuve de la guerre-monde (1937-1947) : regards mexicains

25 janvier 2017
Marie-Pierre Ballarin (IRD-URMIS)
Être citoyen après l’esclavage en Afrique de l’Est : l’exemple kenyan (20e-21e siècles)

8 février 2017
Antonio de Almeida Mendes (Université de Nantes – CRHIA-CIRESC)
Histoires et parcours d’esclaves en Europe du Sud, XVIe-XIXe siècles

22 février 2017
Claudine Raynaud (Université Montpellier 3)
Le Récit de Sojourner Truth (1850) : témoignage de l’esclavage dans l’Etat de New York ? (PURH, 2017)

8 mars 2017
Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot – LARCA-CIRESC)
L’Histoire de la Guinée, d’Anthony Benezet, première traduction du livre qui inspira la campagne britannique contre la traite des esclaves à la fin du XVIIIème siècle

22 mars 2017
Myriam Cottias (CNRS, CRPLC-CIRESC), Antonio de Almeida Mendes (Université de Nantes, CRHIA-CIRESC) et Céline Flory (CNRS/EHESS, CIRESC)
Présentation de l’ouvrage : Esclavages et subjectivités dans l’Atlantique luso-brésilien et français (XVIIe-XXe siècles) » (dir. M. Cottias & H. Mattos, Open éditions books, 2016)

26 avril 2017
Céline Flory (CNRS/EHESS – CIRESC)
« L’engagisme africain » au sein des mémoires familiales aux Antilles françaises

10 mai 2017
Myriam Cottias (CNRS, CRPLC-CIRESC)
Les indemnités à un niveau micro-local aux Antilles, XIXe siècle

24 mai 2017
Michaël Roy (Université Paris-Ouest Nanterre la Défense)
Publier et diffuser les récits d’esclaves américains 1830-1860 : esprit d’entreprise, agentivité, littérarité

SAINT CERE (Lot) se souvient …

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Le 11 novembre 2016, la ville de Saint Céré dans le Lot inaugure un buste au nom de Gaston Monnerville Président du Sénat de 1947 à 1968, deuxième personnage de l’Etat.

Gaston Monnerville, dont les parents Marc Saint-Yves Monnerville et Marie-Françoise Orville sont tous deux originaires de Case-Pilote en Martinique, est né à Cayenne en 1897. Il quitte la Guyane afin de poursuivre des études de droit et se fait une réputation en faisant acquitter à Nantes des guyanais accusés dans l’affaire Galmot.

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Il se lance en politique et devient député de la Guyane en 1932. C’est le début d’une brillante carrière. Il sera successivement  : maire de Cayenne, sous-secrétaire d’État aux Colonies, sénateur de la Guyane puis du Lot, président du Conseil de la République puis du Sénat, président du Conseil Général du Lot.

En 1953, sa couleur l’écarte de la fonction suprême, la Présidence de la République au profit de René Coty. En 1974, sa carrière politique s’achève avec sa nomination au conseil constitutionnel. Gaston Monnerville est mort à Paris en 1991.

Parmi toutes ces responsabilités prestigieuses de ce pur produit de l’école républicaine, une plus modeste mais qui lui tenait particulièrement à cœur, celle de maire de Saint Céré de 1964 à 1971, petite ville de 3 500 habitants située dans le département du Lot à 30 km au nord-ouest de Figeac. Les Saint-Céréens ne l’ont pas oublié : une école et une rue portent son nom.

Gaston Monnerville à Saint Céré en 1965 @Senat

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les album photos !!!!!! vous en serez ravi !!!!;-)

http://www.luckbrownalbumsphotos.wordpress.com

 

 

 

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