MAISONS ALFORT(94) honore les troupes coloniales.

Les troupes coloniales françaises dans les deux guerres mondiales

Date :
22 sep 2018 (Jour entier)24 nov 2018 (Jour entier)
Lieu :
Médiathèque André Malraux
4, rue Albert Camus
94700  Maisons-Alfort

France

Jusqu’au samedi 24 novembre 2018

À l’occasion du 100e anniversaire de l’armistice de 1918, Maison-Alfort organise une série d’événements avec notamment l’exposition Les troupes coloniales françaises dans les deux guerres mondiales,

Une production du groupe de recherche ACHAC, avec le soutien du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires et de la Direction du Patrimoine, de la Mémoire et des Archives
L’exposition retrace l’histoire de ces unités qui ont joué un rôle considérable aux côtés des troupes métropolitaines durant les conquêtes coloniales, les trois conflits européens et les guerres de décolonisation.: combattants des Comores, soldat créoles des Antilles-Guyane, spahis, zouaves, goumiers, tirailleurs indochinois ou malgaches kanaks de  Nouvelle  Calédonie.

Le vendredi 19 octobre 2018 à 17h00, une visite commentée en présence de Pascal Blanchard, historien, sera suivie d’un échange avec le public.

Publicités

RETOUR AU THEATRE !

THEATRE DE LA COLLINE
15 rue Malte-Brun
Paris 20e
01 44 62 5

du 19 septembre au 14 octobre 2018
du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h
création à La Colline
Petit Théâtre
durée 2h environ
« Tout est politique dans la vie. Même l’amour. Ce sentiment qui traverse nos capacités physiques et psychiques, qui nous surprend et nous altère par sa force. Chacun le définit différemment et pourtant c’est politique. On ne peut pas aimer dans un sens divergent à notre existence. On aime comme on pense le monde. »
Alexandra Badea
Alors qu’elle prenait part à la cérémonie de naturalisation qui lui conféra officiellement la nationalité française, l’auteure metteure en scène Alexandra Badea prit à la lettre cette remarque de l’officier d’état civil « À partir de ce moment vous devez assumer l’histoire de ce pays avec ses moments de grandeur et ses coins d’ombre. » Comment dénouer les nœuds de l’histoire, ces « points de non-retour » dont on effleure parfois les thèmes dans les repas de famille, sources de blessures et de divisions de la société française, qui ont pour nom collaboration, colonialisme, etc.

Comme dans les meilleurs récits, tout commence par une histoire d’amour. Dans la ferveur bouillonnante de la France pompidolienne de l’après-mai 68, des jeunes gens tombent amoureux, tous deux sont porteurs d’un lourd passé. L’un prend sa source dans l’Europe centrale de l’après-guerre, l’autre dans l’Afrique occidentale post-coloniale. Parviendront-ils à remonter le fil de leur histoire familiale pour vivre un présent serein ?

Dans une fresque déployée en trois parties dont la première sera créée à La Colline cette année, Alexandra Badea et ses acteurs donnent la parole à ceux que l’on n’entend pas, dans une traversée de l’histoire contemporaine et résolument universelle de la France.

Points de non-retour © Velica Panduru
Photo © Velica Panduru
Documents

Rencontre avec l’auteur

– le samedi 22 septembre à 14h à l’espace rencontre de l’événement Culture au Quai /

Bassin  de  la  Villette-  Quai  de  la  Loire -Paris  19e

– le samedi 29 septembre à 15h à la médiathèque Marguerite-Duras 115 Rue  de Bagnolet  Paris  2Oe /Autobus  26 et  76 / carrefour Pyrénées -Bagnolet

Lecture-rencontre avec Alexandra Badea
Alexandra Badea lira un extrait de Points de non-retour [Thiaroye] et échangera ensuite.

 

Source  ACHAC NewsLetter 29 Août 2018

FIGURES LEGENDAIRES

Nelson .Mandela

Centenaire de la naissance de N. MANDELA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Fresque au Pont  de  Bondy(93)

Malala

Malala Yousafzai ou Malala Yousufzai (en ourdou : ملالہ یوسف زئی) est une militante pakistanaise des droits des femmes1, née le 12 juillet 1997 à Mingora, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, où elle s’est opposée aux talibans qui tentaient d’interdire la scolarisation des filles. Elle a vécu à Mingora, principale ville du district de Swat, dans le Nord-Ouest du Pakistan, une zone proche de l’influence des talibans. Symbole de la lutte pour l’éducation des filles et contre les talibans, elle a reçu plusieurs distinctions pakistanaises et internationales à la suite de ses prises de position alors que sa région était l’objet d’une lutte entre les talibans pakistanais et l’armée. Durant son enfance, Malala a écrit un blog pour la BBC2, racontant son point de vue sur l’éducation et sa vie sous la domination talibanes. Le 9 octobre 2012, elle est victime d’une tentative d’assassinat où elle est grièvement blessée, un attentat condamné par toute la classe politique du pays. Elle est transférée vers l’hôpital de Birmingham au Royaume-Uni le 15 octobre pour suivre un traitement plus poussé. Cette attaque conduit à une médiatisation internationale de Malala Yousafzai. En 2014, âgée de 17 ans, elle obtient le Prix Nobel de la paix avec l’Indien Kailash Satyarthi, ce qui fait d’elle la plus jeune lauréate de l’histoire de ce pays.

 

 

détail artistique de  l’oeuvre  (oeil  droit)

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

LA MAISON D’Aimé CESAIRE : restaurée bientôt en MUSEE

La « maison d’Aimé Césaire à Redoute (Fort-de-France) va bénéficier du financement des opérations de sauvegarde du patrimoine. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a validé mardi 3 avril, le projet de rénovation et de valorisation de la maison du poète et de l’homme politique.

La maison d'Aimé Césaire, quartier Redoute à Fort-de-France. © Martinique la 1ère
© MARTINIQUE LA 1ÈRE La maison d’Aimé Césaire, quartier Redoute à Fort-de-France.
  • Par Jean-Claude SAMYDE
  • Publié le , mis à jour le 
La maison d’Aimé Césaire, patrimoine emblématique de Martinique, figurera sur le jeu de grattage qui accompagnera le tirage spécial du loto du patrimoine, prévu le 14 septembre prochain.

Stéphan Bern, nommé par le président de la République Emmanuel Macron, à la tête d’une mission d’identification et de sauvegarde du patrimoine en péril a retenu dans ses 250 projets, la maison du poète et de l’homme politique, située à Redoute sur le territoire de Fort-de-France.

Aimé Césaire © kobason.wordpress.com
© kobason.wordpress.com Aimé Césaire

Cette nouvelle intervient quelques jours avant le dixième anniversaire de la mort du chantre de la négritude (17 avril 2008). Écrivain, maire de Fort-de-France, député de la Martinique, artisan de la départementalisation, toute l’œuvre d’Aimé Césaire sera valorisée dans ce projet.
La maison d’Aimé Césaire, acquise par la ville de Fort-de-France est devenue par donation, propriété de l’Institut Aimé Césaire.

Raymond Saint-Louis Augustin président de l’institut Aimé Césaire

Cette inscription permettra, par la mobilisation de financements publics et privés, nationaux et locaux et notamment de la Collectivité Territoriale de Martinique, d’entamer les travaux de mise en œuvre de l’installation de la Fondation Aimé Césaire.

Trois projets martiniquais sont concernés par cette opération menée par le ministère de la Culture : la maison Telle au Saint-Esprit, le fort de l’îlet à Ramiers aux Trois-Îlets et la maison d’Aimé Césaire à Fort-de-France.

Cyrille Bissette enfin réhabilité …

… dans notre mémoire collective ?

Plusieurs initiatives permettront de célébrer cette année, le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Il serait opportun de redonner toute sa place au Martiniquais Cyrille Bissette dans le combat ayant abouti à l’interdiction du travail servile.

Cyrille Bissette (1795-1858), précurseur du mouvement abolitionniste dans les colonies françaises © Wikipédia.org
© WIKIPÉDIA.ORG Cyrille Bissette (1795-1858), précurseur du mouvement abolitionniste dans les colonies françaises
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le 
Justice sera-t-elle enfin rendue à Bissette, le premier militant martiniquais en faveur de l’abolition de l’esclavage ? L’histoire officielle a retenu le nom de Victor Schoelcher comme artisan de l’interdiction du travail servile dans les colonies françaises. Ce qui peut se comprendre, vu sa participation à ce combat. Membre du gouvernement provisoire, il a signé le décret du 27 avril 1848 déclarant illégale cette abomination.

Toutefois, nul ne doit plus méconnaître le rôle central de Cyrille Bissette dans cette révolution. Espérons qu’à l’occasion du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, sa place éminente soit enfin reconnue. Accusé à tort, en décembre 1823, d’avoir distribué une brochure dénonçant la condition des mulâtres, ou hommes libres de couleur. Ce texte manuscrit, « De la situation des gens de couleur libres aux Antilles Françaises », est anonyme. Pourtant, Bissette est condamné lors d’un procès expéditif, le mois suivant.

L’historienne Stella Pame, auteure de la première biographie de Cyrille Bissette, rappelle que deux riches négociants mulâtres de Saint-Pierre, Monlouis Thébia et Joseph Eriché, ont été soupçonnés d’avoir amené secrètement cette brochure, de retour d’un séjour à Paris. Les preuves n’avaient aucune importance pour la Cour royale, composée de colons et d’alliés. Il leur fallait des boucs émissaires. Ce seront Bissette et deux soi-disant complices, Jean-Baptiste Volny et Louis Fabien.
Dans la foulée, pas moins de 200 hommes libres de couleur furent éloignés, de peur que leur influence ne devînt contagieuse. Békés et mulâtres se livraient alors une lutte politique et économique sans merci. Les premiers craignaient de perdre leur suprématie sur les seconds et leur fermaient toute possibilité d’ascension sociale.

Banni à Paris, Bissette s’attèle, dès 1825, à la fin du système esclavagiste, bien avant Schoelcher. Les deux hommes ne s’entendent pas. Le ministre écarte son rival des travaux de la commission préparant l’émancipation, en mars 1848. Il n’empêche, les faits sont têtus. Bissette est bel et bien l’abolitionniste martiniquais par excellence

La ville de Basse-Pointe honore un Maître de la culture Tamoul en Martinique.

B.-R. T.Mardi 23 janvier 2018
Une rue porte le nom d'Albert Allemele

La mémoire d’Albert Allemele, Pointois dépositaire de la culture indienne en Martinique, a été honorée dimanche avec l’inauguration d’une rue qui porte désormais son nom. La cérémonie, qui s’est déroulée en présence de ses enfants, était placée sous le signe de la tradition hindoue.

C’est la rue du Stade, quartier Hackaërt, qui a été rebaptisée au nom d’Albert Allemele. L’inauguration s’est déroulée devant l’entrée de sa maison. Décédé le 13 mars 2017 à l’âge de 90 ans, Albert Allemele était une figure emblématique pointoise.
Vatialou, c’est à dire maître du sacré, dansant, chantant lors des cérémonies religieuses hindoues, il parlait la langue tamoule et faisait partie de la troisième génération de descendants indiens installés en Martinique depuis 1853. Cette dénomination de rue a pu être réalisée, grâce à la démarche des enfants d’Albert Allemele auprès du maire de Basse-Pointe. Marie-Thérèse Casimirius a été séduite par la proposition et les membres du conseil municipal ont ensuite voté favorablement.
Lors de cette inauguration, la maire a déclaré que « les rues racontent une histoire et que celle-ci sera gravée à jamais dans la pérennité de l’histoire indienne de la commune » . Représentant la Collectivité Territoriale de Martinique, Marie-Thérèse Léotin, conseillère exécutive en charge du patrimoine et de la culture, n’a pas manqué de dire que « la culture indienne a marqué la Martinique de son empreinte » . Et de poursuivre : « Albert Allemele continue à jamais d’exister, de traverser le pays et nos esprits. Dès que le centre culturel du Grand Nord de Gradis fonctionnera, nous y exposeront les diverses pièces du « Naret » (ensemble de coiffes, de costumes traditionnels du sud de l’Inde), confectionné et transmis en héritage par Albert Allemele » , a conclu Marie-Thérèse Léotin. L’inauguration s’est poursuivie par une cérémonie hindoue au son du tapou, constituée de prières et d’offrandes végétales.
Les festivités ont pris fin à l’hôtel de ville où des danseurs indiens ont évolué sur le parvis. C’est ensuite un documentaire retraçant la vie d’Albert Allemele qui a été montré aux personnalités.
>La maire de Basse-Pointe, Marie-Thérèse Casimirius, coupe symboliquement le ruban tricolore barrant la rue du Stade, appelée désormais rue Albert-Allemele.
Une mémoire vivante
Dès l’âge de 8 ans, Albert Allemele (en médaillon) travaille avec son père à l’habitation Pécoul à Saint-Pierre, s’occupant des animaux, besogne qu’il réitérera à Basse-Pointe dans une autre habitation. Mais à côté de ce travail dédié au soin des animaux et des cultures agricoles, Albert Allemele a su transmettre et véhiculer la culture indienne tamoule de ses lointains aïeux à plusieurs générations d’Indiens installés dans les diverses îles caribéennes et surtout en Martinique. Papa de six enfants, cinq filles et un garçon, Albert Allemele a perpétué la culture indienne auprès des siens. L’une de ses filles, Maryse, disait lors de la cérémonie que son papa était à lui seul une encyclopédie, en raison de ses connaissances extraordinaires sur l’indianité et la place qu’elle détient dans les communes du Grand Nord, comme Basse-Pointe.

« PENSER LA CARAIBE PENSER LE MONDE « 

pan15janv2018f

En recevant Jean-Pierre Sainton en ce début d’année 2018, nous inaugurons une nouvelle étape de notre Cycle pluridisciplinaire « Penser la Caraïbe, penser le monde », avec une série de conférences-débats qui seront consacrées cette année, aux « Nouvelles écritures de l’histoire caribéenne ». Et en choisissant de débuter cette nouvelle série en recevant Jean-Pierre Sainton, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université des Antilles, c’est certainement par la grande porte que nous entamons notre propos sur le renouvellement actuel du discours historiographique caribéen et antillais. Car depuis 2004, c’est un travail au long cours que dirige Jean-Pierre Sainton (d’abord aux Éditions Maisonneuve et Larose puis chez Karthala depuis 2015), à la tête d’un collectif d’historiens caribéens de la jeune génération, un collectif qui a décidé de relever le pari d’une réévaluation de l’ensemble des trajectoires historiques des Petites Antilles. Cette tâche immense, qui parcourt l’ensemble de cette histoire, de l’ère précombienne à nos jours, est prévue pour se décliner en cinq volumes, dont le troisième paraît d’ailleurs en cette année 2018 (il s’agira du second volet du Temps des matrices : dynamiques sociales, culturelles et politiques des sociétés antillaises). Le premier volume, paru initialement chez Maisonneuve et Larose en 2004 puis réédité chez Karthala en 2015 couvrait la période précolombienne, jusqu’à la colonisation : Le temps des Genèses, des origines à 1685 ; le second tome paru en 2012 rendait comte du XVIIIe siècle : Le temps des matrices : économie et cadres sociaux du long XVIIIe siècle.

hcc4

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction

BU.MI.DOM , LE FILM : « Le Rêve Français »

Le Rêve Français, la série sur le BUMIDOM

il existe un cliché récurrent sur les antillais(ses). Ils sont vus comme des fainéants, de bons vivants, jovials, danseurs de Zouk, et grands buveurs de rhum, avec un accent très prononcé que, beaucoup tentent d’imiter. Quand ils travaillent,  ils sont soient infirmiers(ères), brancardiers, facteurs, gardiens(niennes) d’immeuble, ou guichetières au bureau de Poste. Cependant, rares sont ceux qui connaissent la réelle histoire de l’immigration antillaise dans cette Métropole froide et peu accueillante.

LE-RÊVE-FRANÇAIS

Avec Le Rêve Français, les ignorants rattraperont ce retard. La série devrait sortir courant du premier trimestre 2018, raconte l’histoire de deux familles, la famille RÉNIA et la famille TRÉSOR, dans une Guadeloupe post-coloniale en proie aux bouleversements sociaux des années 1960.Ces deux foyers vont connaître à travers plusieurs générations des destins mêlés et singuliers entre leur terre d’origine et la France Hexagonale.

Ce film de 2 x 90 minutes, d’un coût de production de 5,1 millions d € est en partie financé par France Télévision, a été tourné en France, mais aussi en Guadeloupe avec des prises de vue sur Pointe-à-Pitre (pour les scènes relatant la répression de Mè 67), du Mémorial Acte, de la plage de Bois Jolan. A la production, on retrouve,l’actrice et productrice martiniquaise France Zobda notamment connue pour son rôle d’Ariane dans Adieu foulards de Christian Lara. Au casting, nous retrouvons, Firmine Richard, Jacques Martial, Laurence Joseph, Jocelyne Bérouard, Aïssa Maïga, Yann Gaël et Ambroise Michel (Plus belle la vie).

Le rêve français fait écho au film Le gang des antillais de Jean-Claude Barny, sorti en salle fin 2016 et disponible en DVD. L’histoire vraie de 4 jeunes antillais qui ne parviennent pas à trouver leur place dans la société française des années 70. Trahis par le BUMIDOM, ils commettent une série de braquages médiatiques, par vengeance et par nécessité.

Synopsis :

De 1963 à nos jours, des familles d’Outre-Mer vont connaître des destins mêlés et singuliers entre leurs terres d’origine et la Métropole.

Le Bumidom (Bureau de Migration d’Outre-Mer) déclencha de nombreux départs d’Ultra-Marins entre 18 et 35 ans avec l’appel de la Loi Debré, leur proposant une vie meilleure, un « El Dorado » suite à la crise et au chômage dûs à la fermeture des industries sucrières. Samuel, Doris, originaires de Guadeloupe et Charley, de la Réunion sont de ceux qui ont franchi le cap de leur « Rêve français » faisant de notre France celle qu’elle est aujourd’hui, une France empreinte de cette richesse culturelle, de cet imaginaire du « tout-Monde ».

Une série qui raconte le BUMIDOM :

A travers cette série, le réalisateur Christian Faure a voulu raconter l’histoire du BUMIDOM (Bureau de Migration d’Outre-Mer), organisme créé par Michel Debré en 1963, en période de chômage lié à la crise de l’industrie sucrière aux Antilles et à La Réunion, pour favoriser l’émigration de milliers d’antillais et de réunionnais, entre 18 et 35 ans vers cette France, considérée comme l’El Dorado.

Pour la petite histoire, tout remonte aux années 60. La seconde guerre mondiale est terminée, l’Algérie prend son indépendance, la France qui se reconstruit a besoin de main d’œuvre. Dans le même temps, dans les départements d’Outre-mer, et notamment aux Antilles la situation économique est des plus mauvaises. L’économie sucrière décline, le chômage devient endémique. Les Dom connaissent une explosion démographique, et une volonté d’indépendance se fait entendre. Le gouvernement craint des révoltes. L’ex-premier ministre et député de la Réunion Michel Debré a alors l’idée de faire venir les jeunes ultramarins dans l’Hexagone. En 1963, le Bumidom est créé.

Placé sous la tutelle du ministère des DOM-TOM et du ministère de l’Économie. les missions du BUMIDOM sont multiples : information des futurs migrants, formation professionnelle, regroupement familial, gestion des centres d’accueil.

Le Bumidom a occasionné de manière directe la venue en France, notamment en région parisienne, de 70 615 personnes nées outre mer auxquelles l’administration faisait miroiter une vie meilleure et qui n’obtinrent que des emplois médiocres de plombiers, servantes, gardiens d’immeuble, facteurs etc . Selon les chiffres, entre sa création et décembre 1981, la Guadeloupe et la Martinique ont émis respectivement 16 562 migrants et 16 580 migrants tandis que La Réunion en a émis 37 473, soit plus de la moitié du total. Ils sont majoritairement originaires du sud de l’île, des Avirons à Saint-Philippe.

Bien qu’au début, l’émigration organisée par le Bumidom n’a d’abord été qu’une émigration de travail, elle est devenue par la suite avec la multiplication des procédures de regroupement familial, au début des années 1970 une migration de peuplement. De fait, les migrants ne passent plus toujours par les foyers provisoires de travailleurs comme durant la première décennie. Ils se fixent définitivement dans des chambres meublées en centre-ville ou surtout en banlieue avec les autres populations émigrées. Mieux diplômées, les femmes désormais plus nombreuses sont orientées vers l’aumônerie et le secteur paramédical.

Le BUMIDOM a aussi influencé indirectement l’arrivée d’autres migrants ultramarins dans le cadre du service militaire ou d’une mutation de la Fonction publique.

Fortement contesté, en 1968 les bureaux de son antenne parisienne sont saccagés. Sur les murs des inscriptions sont taguées: « A bas l’impérialisme français et ses valets. Vive les Antilles libres ». Derrière la propagande, se cachait une réalité, le déracinement mais aussi le racisme, la précarité, la violence. » Quel que soit le niveau d’instruction des migrants, ils furent embauchés à des tâches subalternes devant prouver que leur niveau était au-dessus de leur apparence, d’autres se firent happer par la pègre (énormément d’histoires de drogue et de prostitution, de disparitions…). Ce racisme sous-jacent contribua à un enfermement psychologique de ces gens qui ne pouvaient plus exister pour ce qu’ils étaient vraiment… »

Au début des années 80, plus de 260 000 Domiens ont migré dans l’Hexagone. En 1981-82 le Bumidom disparaît, au profit de l’ANT:  « Agence nationale pour l’insertion et la protection des travailleurs d’Outre-mer », à la suite de l’arrivée de la gauche au pouvoir. L’ANT, elle-même, deviendra LADOM, l’Agence de l’Outre-mer pour la mobilité.

Aujourd’hui,environ 364 800 personnes originaires de l’Outremer vivent en France. Bon nombre sont issus de cette émigration institutionnalisée. C’est un Antillais sur quatre et un Réunionnais sur sept ; les antillais se sont plutôt fixés dans l’agglomération parisienne, les réunionnais dans le sud de la France. Leur taux d’emploi et leur niveau de formation sont comparables à ceux des autres métropolitains. Les Domiennes travaillent essentiellement dans la fonction publique, territoriale ou hospitalière, les Domiens dans les secteurs des transports, de la logistique, de la poste ou du bâtiment. Qu’on le veuille ou non, le BUMIDOM c’est notre histoire.

source :La 1ère, Allociné, 50nuancesdenoir.com TheLinkFwi

En savoir plus sur https://www.sakafetmatinik.fr/arts-culture/reve-francais-serie-bumidom/#YXLsO7ArWA0l8D3M.99

Les Voeux du CM98 pour 2018

Aux Membres et Sympathisants du CM98

Madame, Monsieur,
Cher(e) Membre, Cher(e) sympathisant(e),

Je voudrais au seuil de cette année nouvelle 2018, vous souhaiter, à vous et à vos proches et à tous ceux qui vous sont chers, tous mes meilleurs vœux. Je vous souhaite avant tout, la meilleure santé possible, ainsi que le courage pour affronter les épreuves auxquelles la vie nous expose et enfin la détermination pour avancer
dans vos projets personnels et familiaux.

Cher(e) membre, cher(e) sympathisant(e), l’année 2017 a été une année exceptionnelle pour notre association le CM98, et au delà pour notre communauté toute entière. En effet, le 27 Février 2017, la République française reconnaissait enfin « le 23 Mai, journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage » ! Il s’agissait de l’aboutissement de près de vingt années de mobilisation et de travail que NOUS avons tous consentis sur cette question. Il a aussi fallu cependant une mobilisation jusqu’au bout : le président du CM98, Serge ROMANA a dû même faire une grève de la faim début Janvier, devant la menace qui pesait sur l’issue de ce combat. Ainsi, une étape majeure venait d’être franchie dans la « Révolution mémorielle » que nous avions engagée depuis 1998. Mais cette année 2017 a été aussi exceptionnelle par le fait que Serge ROMANA, président de notre association depuis sa création, soit 18 ans, et qu’il a guidée et conduite vers cette victoire majeure, a décidé de « passer le témoin » et de se retirer
des instances de direction du CM98.

Aussi, l’année 2018 est le point de départ d’une nouvelle étape pour l’association. Et 2018 est aussi l’année du 20ème anniversaire de la marche du 23 Mai 1998
par laquelle tout a commencé !

Cher(e) membre, cher(e) sympathisant(e), le Conseil d’Administration m’a confié la lourde tache d’engager cette nouvelle étape de notre travail et la continuation de notre « Révolution Mémorielle ». Je l’ai acceptée avec détermination et avec confiance, car je sais pouvoir compter sur votre engagement et votre mobilisation.

Notre Association devra continuer d’être l’interlocuteur incontournable des instances de l’état et du gouvernement, des collectivités régionales, départementales ou municipales, mais aussi des instances internationales et des gouvernements étrangers
(comme c’est la cas en Afrique notamment) sur les questions ayant trait
à la Traite négrière et à l’esclavage colonial.

Mais la tache majeure qui nous incombe aujourd’hui, et à laquelle je vous invite à prendre part active, est celle de l’édification de cette grande association mémorielle de la communauté antillaise, guyanaise et réunionnaise, qui puisse s’implanter dans toute l’Ile de France puis en Province. Mais nous devrons aussi pouvoir établir des relations plus précises avec les institutions et associations de nos
Régions et Départements d’Outre-mer.

Notre association doit être la ressource mémorielle des associations de la communauté des Français descendants d’esclaves,et le fer de lance de la défense
de la mémoire de nos Aïeux qui ont vécu déportation d’Afrique et mise en esclavage
dans le nouveau Monde.

Pour ce faire, toutes nos structures de travail : notre atelier d’Anchoukaj et de généalogie, notre université populaire, notre groupe bases de données-Archives, notre cellule de communication, notre administration, notre logistique, devront être renforcées,
grâce à vous et avec vous, et en nous appuyant
sur les forces vives, sur les talents et sur les jeunes de notre communauté.

Nos relations avec les associations de la Communauté devront être renforcées, et développées afin contribuer à son unité et son développement et afin qu’elle puisse avec les nouvelles générations, se projeter dans les vingt ans à venir, pour prendre toute sa place avec les autres communautés au sein de la communauté nationale.

Pour accomplir tout cela, je vous appelle d’ores et déjà à renouveler vos adhésionsJe souhaite que les sympathisant(e)s deviennent membres ; que les membres renouvellent leurs adhésions ; que bon nombre d’entre vous membres, deviennent membres bienfaiteurs. Je me permets aussi de solliciter d’emblée vos dons. Je veux vous annoncer l’opération des « mille premiers 20€ » à venir, qui doit nous permettre d’éponger nos 20 000€ de déficit, correspondant au « coût de l’obtention de la loi ».

Ainsi, nous pourrons alors rentrer résolument dans la préparation du projet de « Festival des Arts et traditions des sociétés créoles post-esclavagistes Limyè Ba Yo ! », à Paris, du 27 Avril au 27 Mai, dans le cadre du 20ème Anniversaire de la Marche du 23 Mai 1998, avec en point d’orgue, le 23 Mai 2018, « la cérémonie Limyè Ba Yo ! »
à la place de la République.

Par ailleurs, nous avons proposé au gouvernement le projet de construction, au Jardin des Tuileries à Paris, du « Mémorial national des victimes de la Traite négrière et de l’esclavage colonial ». Il s’agirait de graver sur les murs du Jardin des Tuileries, les prénoms, matricules et noms de tous les anciens esclaves de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de Réunion, devenus libres par le décret d’abolition du 27 Avril 1848 et qui à partir de là, ont reçu des « noms de famille ». Nous avons proposé qu’à l’occasion de la commémoration de la « journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage », que le 23 Mai 2018, le Président de la République, Emmanuel MACRON organise au cours d’une cérémonie nationale, la « pose de la première pierre » de ce Mémorial.

Cher(e) membre, cher(e) sympathisant(e), au cours de cette année 2018 je m’emploierai, avec le Conseil d’administration, à tout mettre en œuvre  pour la réalisation de ces projets, afin que nos associations, nos intellectuels, nos entrepreneurs, nos jeunes puissent en être fiers et s’en emparer avec nous, pour construire ensemble cette communauté que nous appelons de nos vœux depuis de nombreuses années, une communauté plus
unie autour de la mémoire de nos Aïeux, plus fière d’elle-même, et respectée
par les autres communautés.

Puisse 2018 nous engager dans ce véritable tournant !

Je vous prie, Cher(e) membre, cher(e) sympathisant(e), d’agréer, mes sincères salutations et vous renouvèle tous mes meilleurs vœux pour l’année 2018.

 

Le Président,
Emmanuel GORDIEN
J’adhère ou je renouvelle mon adhésion

PATRIMOINE , QUAND TU NOUS TIENS….

Le directeur de cabinet d’un maire LR corse compare Jean-Hugues Ratenon à un singe

Jeudi 28 Décembre 2017 – 00:41

Tout a commencé par un tweet de la chaine parlementaire LCP (voir ci-dessous) reprenant les propos de Jean-Hugues Ratenon dans l’hémicycle le 20 décembre dernier dans lesquels il affirmait : « Je suis fils d’engagé et d’esclave. Je ne suis pas un mendiant mais je suis un nègre, un engagé, un insoumis« , avant de rappeler le martyr subi par les esclaves à l’intérieur de la prison Juliette Dodu à Saint-Denis.

Et pour conclure, le député de la France insoumise s’élevait contre la démolition de la prison et réclamait la création d’un lieu de mémoire.

Pas vraiment de quoi fouetter un chat…

Le directeur de cabinet d'un maire LR corse compare Jean-Hugues Ratenon à un singe

 

https://www.zinfos974.com/Le-directeur-de-cabinet-d-un-maire-LR-corse-compare-Jean-Hugues-Ratenon-a-un-singe_a122577.html

la  brillante réponse de  Jürgen Léon,  candidat malheureux aux dernières législatives,  sur la page Facebook de Pierre Alessandrini

« Je fus interpellé a la vue de votre commentaire concernant les propos du député Ratenon au sujet la prison de Juliette Dodu. Je ne commenterai pas plus l’analogie que vous commencez par faire dans votre tweet car je la trouve particulièrement simpliste et j’ose penser que vous me rejoindrez sur ce constat car, je ne vous crois pas assez sot pour, en tout état de cause, comparer un zoo, a une prison d’esclaves dont les murs datent du 18e et qui fut le premier centre carcéral, judiciaire et administratif de l’île de La Réunion (Rien que ça!).

Je met donc tout cela sur le dos de l’inculture et ne vais pas me risquer a l’analyser d’avantage.

Les discours comme ceux de monsieur Ratenon n’ambitionnent pas de faire le procès la la France au temps des colonies. Il ne s’agit pas de montrer du doigt, de stigmatiser qui que ce soit, néanmoins, chaque bout de France a un devoir de mémoire envers sa propre histoire, et cela n’est bien sûr pas le monopole des outres mer mais bien de toutes les régions.

La mémoire c’est bel est bien ce qui nous reste quand on a tout perdu et voyez-vous, l’histoire de cette prison représente précisément tout un pan de la mémoire qui se retrouve empêchée comme le dit si bien le philosophe Paul Ricoeur.

Il faut savoir que les bâtiments datent du 18e siècle et que avant d’être une prison, le site a été le 1er centre administratif et judiciaire après le palais du gouverneur (aujourd’hui préfecture). Parallèlement le bâtiment a été aménagé de sorte à ce que des esclaves puissent y être emprisonnés (le 1er bloc noir) dans des conditions dont je vous passerai les détails.

Aujourd’hui ce patrimoine est en passe d’être détruit, faute a un pouvoir politique fantoche qui se livre a un exercice d’autodérision en mettant à mal l’origine même de ses fondations (au sens propre comme au sens figuré), pervertissant ainsi la généalogie de la morale. Cela est d’autant plus cocasse quand on sait que Saint-Denis est classée « Ville d’art et d’histoire ».

Je regrette vos propos et j’espère sincèrement que vous reconsidérerez votre jugement hâtif au regard de l’ignorance dont vous faites preuve au sujet de l’histoire du site.

Il ne s’agit pas là d’un justement de valeur, ni d’une attaque personnelle. Je pense simplement qu’il est important de pouvoir échanger sur le fond de ce discours qui aujourd’hui fait consensus auprès de la société civile, intellectuelle ou artistique.

Force est de constater que monsieur Ratenon est le chantre de ce combat sur la scène politique.

Il y a donc un procès de mémoire qui est entrain de se jouer sur le tribunal de l’histoire.

Je vous laisse par pièce jointe une étude psychosociologique récente portant précisément sur la mémoire à l’île de la Réunion avec un passage avec le Dr. P. Pongérard qui parle du scandale patrimonial que suscite la destruction du site. Je vous laisse par ailleurs le communiqué du collectif « Kartier Lib’ » qui vous permettra de vous documenter davantage sur le sujet« .

« Le  blog  de Pierrot  » in zinfos974.com

 

Previous Older Entries

Je débute. Laissez-moi un commentaire ou une mention J'aime :)

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Archives

%d blogueurs aiment cette page :